Signalé tendu depuis quelques jours par les divers comptes rendus et observations rédigés par les agents, le détenu D. passe à l’acte le samedi 18 novembre à son retour de promenade.
Une fois arrivé dans sa cellule, ledit détenu lance sa paire de baskets sur l’agent tout en voulant en découdre avec lui. La collègue et la gradée de quart se sont interposées et ont tenté de fermer la porte de la cellule en vain.
Le forcené a réussi à mettre un coup de pied au niveau de l’abdomen à l’un des trois agents. Des coups de poing ont été évités de justesse par les agents. Il a tenté de se saisir d’un morceau de miroir brisé afin de l’utiliser contre les agents.
Les agents arrivés en renfort ont fini par le réintégrer dans sa cellule.
Lors de l’intervention le détenu D. n’a cessé d’insulter et de menacer de mort les agents en ces termes: ” Bande de fils de pute, je vais tous vous niquer, je vais vous crever ”
Le bureau local Fo justice apporte tout son soutien aux collègues agressés et reste à leurs dispositions pour toutes démarches.
Le bureau local Fo justice félicite l’ensemble des collègues pour leur professionnalisme.
Le bureau local Fo justice demande un transfert immédiat de ce détenu.
Ce ne sont pas des trombes d’eau qui inondent le Centre de Détention, mais bien des trentièmes et des demandes d’explication qui nous submergent !
Nous assistons en ce moment à une recrudescence de pressions, créant au-dessus de notre établissement, jusqu’ici volontaire et familial, un nuage d’amertume.
Il y a encore quelques temps, tout se déroulait très bien, les agents acceptant aisément les rappels. Mais à l’heure actuelle, la feuille d’appel se transforme en gruyère, les trous n’étant plus comblés, les dispos déjà positionnés avant même le début du service, et les nuits s’effectuant de plus en plus
souvent à 9 au lieu de 10 ! Où se trouve votre chère sécurité ?
QUE SE PASSE-T-IL?
Une hypothèse ressort au sein des agents, celle d’un sentiment d’intimidation où l’on ne cherche plus à gérer des êtres humains, mais bien à sanctionner sans scrupules des agents pourtant toujours présents. L’ensemble du personnel est aussi très surpris qu’entre un transfert le lundi, une petite réunion à Rennes le mercredi avec l’intégralité du service des agents, et l’urgence de l’élaboration du service de fin d’année (toujours pas finalisé!), on trouve encore le temps de pouvoir distribuer des demandes d’explication !
Souvenez-vous d’une chose, à Argentan nous sommes des collègues, des copains, parfois même des amis, nous sommes une seule et même équipe, et jamais nous ne seront de simples noms sur une feuille, malléables à souhait, et que l’on peut piétiner sans vergogne.
Comme nous le savons tous, l’article 7 de la circulaire de la DAP n° 054/SD2du 2 avril 2008 ne stipule aucunement que les surveillants soient soumis aux astreintes téléphoniques (surveillance de leur boite vocale personnelle), notamment pour des rappels la veille pour le lendemain. Malgré ce
que l’on peut nous laisser entendre, nous avons aussi le droit à une vie de famille !
Avant de taper sur ceux qui répondent toujours présents, et s’épuisent, qu’en est-il de certains qui ne viennent pas honorer leur service annuel ?
Quand allez-vous compléter le service 13 heures pour éviter tous ces rappels ? A moins que cela soit un moyen de semer la zizanie au sein de notre établissement…
Attention, l’hiver arrive, à trop tirer sur la corde, la machine risque de s’enrhumer !
Lors de ce ler CSA FS de l’année, l’Administration nous a fourni les bilans suivants:
Accidents de travail 2022 sur le ressort de la DI
Complétude des DUERP 2022 du ressort de la DI et projection 2023|
L’UISP FO Justice de Toulouse relève le fait que les DUERP ne sont pas établis sur 2 grosses structures (CP SEYSSES et CP LANNEMEZAN) ainsi que sur les PREJ de ALBI, MURET et BÉZIERS.
L’UISP FO Justice de Toulouse a transmis les documents aux bureaux locaux FO Justice du ressort.
L’UISP FO Justice de Toulouse vous partage 2 informations données par le Directeur Interrégional durant la séance:
La DISP a engagé 37000€ pour les tee-shirts
En 2026, les futurs surveillants(es) devraient sortir de la formation à ENAP avec la labellisation ARMEMENT
Une des questions diverses de FO Justice
Bilan du nombre de contrôles médicaux effectués sur le ressort depuis le début de l’année. Nombre de contrôles ayant amené une reprise de l’agent par rapport à l’Arrêt en court.
Réponse:
158 Contrôles réalisés entre le 01/01 et le 01/09/2023
«Zéro la tête à Toto» de reprise anticipée
L’UISP FO Justice de Toulouse s’est adressé au Directeur Interrégional en lui demandant d’arrêter ce fiasco de contrôles médicaux onéreux et de mettre ces sommes d’argent perdues dans des enveloppes budgétaires pour les personnels.
Ce jour dès 08h00 au régime différencié, la détenue V. a, une fois de plus, très lourdement perturbé la détention !
Cette détenue est déjà passée par de nombreux établissements sur lesquels elle est arrivée en transferts disciplinaires, suite à de nombreuses agressions sur personnels, tapage et détérioration de matériel.
Bien connue aussi sur le CP pour ses troubles psychiatrique, mais aussi sa violence et pyromanie, elle aura déjà agressé un agent d’un coup de genou entre les jambes, en plus d’avoir allumé de nombreux feux de cellule.
Aujourd’hui, elle y mettra le feu trois fois. D’abord vers 8h00, en enflammant un vêtement placé devant sa porte, brulant partiellement le parquet de la cellule. Par chance, le feu s’éteindra rapidement.
Vers 09h15, c’est l’infirmière en charge de la distribution des médicaments, qui recevra un violent coup de pied dans les jambes par ladite détenue, qui lui tiendra les propos suivants: « tu vas me casser les couilles aujourd’hui ? … » menaçant d’agresser le personnel si la porte de la cellule était à nouveau ouverte.
S’en suivi un tapage qui durera toute la matinée, la détenue s’acharnera tellement sur la porte de cellule, qu’elle manquera de peu de la faire sauter. Elle y allumera par ailleurs deux autres feux, vers 11h30 puis 11h55. Heureusement chacun sans gravité.
Une équipe d’intervention sera constituée afin d’extraire la détenue de la cellule. Les surveillantes y parviendront malgré l’inertie de la détenue, et avec l’aide des officiers présents sur les lieux.
La détenue sera placée en CProu vers 12h05 (absence de QD sur le CP dû à une restructuration).
Durant son placement, elle menacera et tentera de charger les surveillantes avant la fermeture de la porte, sans succès.
FO Justice exige le transfert par MOS de la détenue ! C’est d’ailleurs avec étonnement que nous apprenons qu’il y avait une possibilité de transfert sur un établissement de la DI, mais que ce sera refusé par le DIA, qui ne souhaite pas de transfert le weekend…
Le bureau local FO Justice félicite à nouveau les agents qui ont mis fin à cette succession d’incidents, ainsi que l’ensemble des surveillantes qui la gèrent au quotidien.
Totalement inapte à un placement en détention classique, la détenue V. n’a clairement pas sa place sur le CP Rennes. FO Justice revendique depuis longtemps, un placement des profils psychiatriques, inaptes à une gestion en détention, vers des structures adaptées à leurs pathologies.
Les collègues ne sont pas personnels psychiatriques mais bien surveillantes pénitentiaires. Malgré une forte polyvalence et un savoir-faire, il y a des cas pour lesquels, une mission d’accompagnement et de gestion EST ET RESTERA tout bonnement impossible ! Preuve en est des trop nombreux écrits sur le secteur…
En attendant, la détenue V. doit être transférée sans délai !
Ce Vendredi 17 Novembre 2023, vers 13h05, alors que le surveillant en poste au rez-de-chaussée de la division 2, effectue l’appel, le détenu H. l’interpelle pour lui faire part d’un problème. L’agent demande à ce dernier de patienter et qu’il repasse dès que l’appel sera bon.
La validation de l’appel ayant pris du retard, l’agent retourne à la cellule de ce dernier pour envoyer son co-détenu au parloir et lui fait part qu’il n’a pas oublié sa demande mais qu’il finit ses mouvements parloirs.
C’est alors que le protagoniste, mécontent de la réponse, s’oppose à la fermeture de la porte de cellule et s’en prend dans un premier temps verbalement à l’agent «c’est quoi ton souci, tu veux que l’on se la mette ». Malgré les injonctions de l’agent de lui laisser fermer la cellule.
Le détenu H. s’en prend physiquement à lui, le pousse et l’attrape par le col. L’alarme est déclenchée, le détenu malgré une forte résistance est maîtrisé avec le concours de l’agent du premier étage. Il a été mis en prévention au QD.
Comme toujours le service médical décide de la levée de sa prévention au bout de deux heures. Ce dernier retrouve la détention ordinaire malgré les nombreux problèmes causés partout où il passe.
Le Bureau Local FO Justice demande une sanction ferme lors de son passage en commission de discipline.
Le Bureau Local FO Justice félicite l’agent en poste ainsi que les renforts pour leur professionnalisme.
Ce vendredi 10 novembre 2023 à 5H50, l’alerte a été donnée au QHB. Notre usager du service public était mécontent car le service de nuit a fait son travail de contrôle d’intégrité de la personne détenue lors de la dernière ronde, il a comme à son habitude bouché son œilleton, le 1er surveillant a donc ouvert la porte comme le prévoit le protocole pour vérifier l’intégrité de notre usager. S’en sont suivies des insultes, à savoir que nous sommes « des fils de pute, puis qu’il fallait arrêter de taper à la porte, je m’en bats les couilles de votre ronde, venez dans ma cellule si vous êtes des hommes. » A l’ouverture de la porte, il faut préciser que notre usager du service public a foncé sur nos collègues pour en découdre ! le 1er surveillant a pris en pleine figure la porte de la cellule.
Lorsqu’ils ont voulu refermer la porte, un collègue s’est coincé la main dans l’encadrement de porte ce qui a occasionné des blessures, notre collègue s’est vu prescrire une ITT de 7 jours.
Monsieur le Directeur, il est important de vous rappeler qu’il est intolérable, inacceptable qu’une personne détenue s’en prenne au personnel Pénitentiaire. Nous apprenons qu’il a écopé de 15 jours de quartier disciplinaire, les 30 jours auraient été les bienvenus par rapport au passif de ce détenu.
Cette personne détenue n’a plus sa place au sien de notre établissement, il a à son actif pas moins de 19 CRI pour violences verbales et physiques envers les personnels. est inacceptable d’avoir un agresseur de personnel parmi nous, Monsieur le Directeur attendez-vous peut-être qu’il y ait un incident plus grave pour réagir et prendre les bonnes décisions car aujourd’hui à part nous sortir de plus en plus de notes de service alambiquées, nous commençons à en avoir par-dessus la tête. L’établissement est en train de couler et par votre action vous contribuez au malêtre des agents que vous devez protéger, cela fait partie de vos missions.
Par cette décision laxiste, vous donnez un message à toute la population pénale, les détenus peuvent faire ce qu’ils veulent aux personnels pénitentiaires sans être inquiétés !
Le bureau local FO n’arrête pas de répéter constamment les mêmes choses.
Nous en avons assez de souhaiter un prompt rétablissement à nos collègues qui paient le prix fort quotidennement d’une population pénale de plus en plus agressive, irrespectueuse envers les personnels qui œuvrent tous les jours au bon fonctionnement de l’établissement. Monsieur le Directeur nous attendons encore votre appui indéfectible, dans l’expectative, nous avons de quoi lire avec toutes les notes de services qui sont à notre disposition !
Le bureau local FO Justice tient à féliciter le professionnalisme des agents, souhaite
Le jeudi 16 Novembre 2023 vers 14h45 sur le bâtiment A2 dans l’ail Est, une des nôtres a été victime d’une ignoble agression de la part d’un détenu dans l’exercice de ses missions régaliennes.
En effet, le pensionnaire lui a asséné un coup de tête, suivie de coups de poings d’une extrême violence entrainant la chute de la collègue comme dans un ring de boxe !!!
Ce geste a entrainé une perte de connaissance, des fractures de la pommette, fracture du crâne.
La maitrise de ce forcené a été particulièrement difficile. Cette résistance montre bien sans aucune ambiguïté sa détermination et sa préméditation à en découdre avec « le personnel de surveillance !!! »
Force Ouvrière attire l’attention de la direction sur les faits, il s’agit d’un profil extrêmement violent qui nécessite une prise en charge spécifique.
Force Ouvrière souhaite un prompt rétablissement à notre collègue et la soutient dans les démarches administratives.
Fo justice demande à la direction que la mesure disciplinaire soit proportionnelle à la violence de l’acte. Nous attendons une réponse pénale à la hauteur des actes !
Alors que le mois de novembre semble bien entamé, les personnels de surveillance et les premiers surveillants ne connaissent toujours pas leur service.
OUI ! En effet, un programme a été fait mais pas pour les agents.
Un comble tout de même, lorsque l’on sait qu’après la fermeture forcée de Clairvaux, les agents n’ont toujours pas été indemnisé, et ce depuis le mois de juin.
Arrive bientôt la fermeture forcée de Hennequin, et personne ne sait aujourd’hui ce qu’il va en être demain…..
Le jour ‘J’ du transfert approche
Celui-ci pourrait prendre autant de temps que l’élaboration de nos conditions de vie, c’est peu dire :
Les affectations des 1° surveillants, leur service doit tomber maintenant !
le personnel, dans l’ensemble, doit pouvoir programmer sa vie personnelle jusqu’à la fin de l’année maintenant !