FO Justice Lyon tient à saluer le sang-froid, le professionnalisme et un sens du devoir qui force le respect dont ont fait preuve les agents PREJ 63 lors de leur retour de mission du Puy en Velay (à vide) le 21 juillet à Saint-Georges-d’Aurac.
Alors qu’ils circulaient en toute sécurité, les agents ont été témoins d’un accident spectaculaire, survenu juste devant eux.
Une voiture a littéralement décollé sous leurs yeux, nos collègues ont immédiatement sécurisé les lieux, alerté les secours, porté assistance à la victime, et assuré la circulation pendant plus de trente minutes, jusqu’à l’arrivée des pompiers et de la gendarmerie.
FO Justice Lyon adresse ses félicitations sincères à l’équipe des PREJ 63 pour cette action citoyenne et responsable.
Ce type de comportement mérite d’être souligné, reconnu, et valorisé.
Hier soir, vers 21h30, une nouvelle agression entre personnes détenues s’est produite au 1er étage du bâtiment D5.
Alertés par des tapages nocturnes, les collègues sont intervenus dans une cellule triple. Selon les premiers éléments, une altercation au sujet d’un téléphone portable aurait éclaté. Une personne détenue a reçu un coup de couteau à l’œil.
Force Ouvrière Justice félicite le sang-froid des agents tous corps et grades confondus dans la gestion de cet incident.
La personne détenue blessée a été évacuée en urgence à l’hôpital. Les deux autres occupants de la cellule ont été placés en garde à vue. Une enquête a été diligentée par le parquet pour faire la lumière sur cet incident.
Force Ouvrière Justice n’a de cesse d’alerter la direction de l’établissement et l’administration centrale sur les éléments ci-dessous.
– Trop de cellules doubles détournées en triplettes.
– Effectifs de toutes les structures qui débordent.
– Conditions de détention fortement dégradées.
– Tensions explosives entre personnes détenues, mais aussi envers le personnel.
Force Ouvrière Justice rappelle et continuera d’alerter sur les risques qu’encourent les personnels quant à la gestion de cellule bondées.
« A ce jour nous comptons environ 270 matelas au sol au CPFM ».
L’incident d’hier soir est un violent rappel à la réalité !
Nos prisons débordent, notre sécurité est compromise, nos collègues sont à bout !
Force Ouvrière Justiceexige :
– L’arrêt immédiat des cellules triples dans notre établissement !
– Un allègement des charges liées aux cellules triples pesant sur le personnel !
– Des moyens humains et matériels à la hauteur des enjeux sécuritaires !
– Un signal fort de la direction face à cette nouvelle montée de violence !
Force Ouvrière Justicesaura prendre ses responsabilités si cette situation vient à s’aggraver.
Lors du CSA Ministériel du 28 Juillet 2025, FO Justice a, seul, porté la voix oubliée des personnels techniques et administratifs. Seul face au silence, seul face à l’inaction, seul face à l’abandon.
Nous avons solennellement exigé, dans notre déclaration liminaire, ce que tout syndicat digne de ce nom devrait réclamer sans relâche : une revalorisation INDEMNITAIRE pour les Personnels Techniques, à la hauteur de celle promise aux Personnels Administratifs.
Nous avons rappelé, avec force, que les protocoles d’accord n’étaient toujours pas signés pour ces agents, et qu’il était temps que justice leur soit enfin rendue.
Et là, le choc. L’inacceptable. Le scandale !
La Secrétaire Générale du ministère de la Justice, elle-même interloquée, nous informe que la réforme des Personnels Techniques est entre les mains du Conseil d’État. Jusque-là, rien d’anormal.
Mais ce qui nous a été dit ensuite dépasse l’entendement : FO Justice serait la seule organisation syndicale à revendiquer la signature d’un relevé de conclusions pour la filière technique. La seule !
Pendant que nous défendons corps et âme l’égalité de traitement entre tous les agents, les autres syndicats, UNSa Justice, CGT, et CFDT, gardent un silence complice. Pas une protestation. Pas une prise de parole. RIEN ! Ce silence n’est pas neutre. Ce silence est une trahison !
Comment peuvent-ils prétendre représenter les personnels du ministère de la Justice, quand ils tournent le dos à toute une filière ?
Comment peuvent-ils, sans frémir, laisser entendre qu’un protocole pour les Administratifs peut être signé, mais qu’aucune revalorisation ne serait accordée aux personnels techniques, au seul motif que FO Justice est seul à le demander ?
Quelle bassesse. Quelle démission. Quelle honte.
► FO Justice, fidèle à ses engagements, réclame pour les personnels techniques ce qui est obtenu pour les administratifs. Rien de plus que l’équité. Rien de moins que la dignité !
La Secrétaire Générale du ministère de la Justice nous a donc informé qu’elle continue de porter la signature de ce protocole auprès du ministre.
Dans l’attente, le 2 septembre 2025, FO Justice signera, avec honneur, le protocole en faveur des Personnels Administratifs. Mais nous espérons, nous exigeons, que ce jour-là, les Personnels Techniques ne soient pas les nouveaux grands sacrifiés de l’histoire.
FO Justice est aujourd’hui le seul syndicat à défendre, sans calcul, sans compromission, l’ensemble des personnels du ministère de la Justice !
Réunis ce jour au sein de cette instance, les membres FO JUSTICE tiennent à vous mettre en garde contre toute forme de mépris du dialogue social.
Pour commencer, FO JUSTICEdénonce le non-respect de l’obligation de tenue du CSA Formation Spécialisé, instance essentielle dans la Fonction Publique, notamment au sein du Centre de Détention du Port, instance qui ne s’est jamais réunis depuis les élections professionnelles de décembre 2022.Ce manquement est une atteinte grave au dialogue social, pilier fondamental de notre engagement syndical.
FO JUSTICEexige la révision de l’ensemble des décisions de non-imputabilité des accidents de service, qui doivent obligatoirement être examinées dans cette instance., le CSA-FS.
Par ailleurs, les agents siégeant au CSA doivent bénéficier d’une formation adaptée, aujourd’hui totalement absente.
C’est inacceptable.
AMIANTE – DES DROITS POUR NOS COLLÈGUES
FO JUSTICEexige que tous les agents ayant fréquenté la salle de sport du centre, y compris ceux partis à la retraite, reçoivent une attestation officielle confirmant leur présence dans un local amianté, conformément à la réglementation.
Ce document doit être transmis à la médecine de prévention pour assurer un suivi sanitaire transparent et rigoureux.
• Absence de l’ELSP, effectifs insuffisants, carence en matériel (PIE, bombes incapacitantes…)
• Aucune fouille générale depuis trop longtemps !
• Transfert des mises en cause liés aux derniers incidents
FO JUSTICE réclame des moyens humains et techniques renforcés ainsi que la fouille générale immédiate de l’établissement. Nous ne pouvons plus continuer à travailler dans un climat d’insécurité permanent.
DES TRAVAUX EN PANSEMENT : Á UNE RÉELLE RESTRUCTURATION ?
Le Centre de Détention du Port est vieillissant, inadapté, dégradé. Les petits travaux réalisés ici et là ne résolvent rien sur le fond.
FO JUSTICE réclame une restructuration complète de l’établissement, pensée autour des besoins des agents, de la sécurité et des conditions de travail. Ce ne sont pas des rustines qu’il nous faut : il faut un projet de rénovation global et ambitieux.
FERMETURE DU MESS : LES AGENTS NE DOIVENT PAS PAYER !
FO JUSTICEdénonce la fermeture brutale et sans solution du mess des personnels, qui a laissé les agents sans restauration ni accompagnement. Nous exigeons la prise en charge des frais de repas, à hauteur du montant réglementaire, depuis la fermeture du mess.
De plus, nous appelons à la relance de l’association de la cantine des personnels : le mess doit rester un lieu pénitentiaire, de cohésion, de convivialité et de bien-être collectif.
UNE VISITE POLITIQUE SANS DIALOGUE : FO JUSTICE DIT NON.
FO JUSTICEcondamne la venue des parlementaires européens du Rassemblement National, le samedi 19 juillet, Nous déplorons que cette visite se soit soldée sans rencontre avec les organisations syndicales. Ce mépris des représentants du personnel est une insulte. La politique pénitentiaire en outre-mer mérite un engament réel et sincères des parlementaires. La Réunion s’est construite dans l’histoire, la dignité et la résistance, que nul ne l’oublie.
FO JUSTICEdénonce cette chasse aux sorcières aux personnels administratifs avec votre projet de réduire le nombre de jours de télétravail, selon vos dires c’est une demande la MOM. Mais nous n’y croyons pas tout simplement.
FO JUSTICEconstate l’ouverture du SPIP en milieu ouvert dans ces nouveaux locaux au Port (nouveau bâtiment en face du Mc Do) sans moyen supplémentaire, QUID d’un personnel de surveillance à temps plein afin d’assurer la sécurité du personnel qui y sera affecté. Les personnels du SPIP en milieu ouvert mérite autant de sécurité qu’en milieu fermé.
FO JUSTICEréclame l’ouverture de ce poste de surveillant au SPIP en milieu ouvert dès la prochaine CPA de mobilité.
FO JUSTICESALUE LA CHARTE DES TEMPS DES OFFICIERS
Nous saluons la nouvelle charte des temps mise en place pour les officiers :
⇒ Renforcement de la présence les week-ends
⇒ Appui concret auprès des agents en détention
⇒ Meilleure organisation du commandement
Cette avancée va dans le bon sens, pour un pilotage mieux réparti et plus efficace.
PLANNINGS, REFONTE DU SERVICE DES AGENTS : LES AGENTS DOIVENT EN ÊTRE ACTEURS.
FO JUSTICEsoutient une organisation dans laquelle les agents deviennent acteurs de leur planning. Nous resterons vigilants sur les évolutions issues des groupes de travail en cours.
Nous félicitons les agents et représentants engagés qui participent à ce groupe de travail, et veillerons à ce qu’aucun service ne soit lésé. Avec les nouvelles modalités de service prévues par la DAP dès janvier, nous demandons que soient intégrées des journées de cohésion d’équipe, essentielles à un climat de travail sain et motivant.
Enfin, FO JUSTICE rappel à la direction que La Réunion n’est pas une carte postale ni un territoire de villégiature pour des visites à visée touristique, entre plage et randonnée, et très peu de travail.
La situation du Centre de Détention du Port est préoccupante et exige un soutien concret, loyal et sans faille aux personnels qui y travaillent chaque jour dans des conditions difficiles.
FO JUSTICE sera toujours debout face à vous, afin de faire respecter l’ensemble des droits de tous les personnels du CD du Port. NOUS SOMMES TOUS SUR LE MÊME BATEAU, et malheureusement il coule.
Force Ouvrière Justicetient à saluer le professionnalisme et la vigilance des collègues qui, lors d’une fouille minutieuse au sein du bâtiment D5 le samedi 26 juillet 2025, ont permis la découverte de matériel illicite dissimulé dans une cellule.
Bilan de la saisie :
• 7 iPhones
• 1 paire d’écouteurs filaires
• Plusieurs accessoires de recharge (câbles, adaptateurs, etc.)
Le tout soigneusement conditionné dans du cellophane et dissimulé dans une bassine placée sous le lavabo, démontrant une nouvelle fois l’ingéniosité des personnes détenues dans l’introduction et la dissimulation de matériel prohibé.
Cette découverte interpelle une nouvelle fois sur les défaillances structurelles et l’ampleur du trafic téléphonique en détention. Les surveillants ne peuvent pas seuls faire face à cette menace quotidienne, qui met en péril la sécurité de tous au sein de l’établissement.
Force Ouvrière Justiceexige :
• Le renforcement des moyens humains et matériels pour les fouilles ciblées ;
• L’installation de brouilleurs performants et fiables dans tous les bâtiments ;
• Une politique pénale ferme vis-à-vis des détenus impliqués dans ces trafics.
Cette saisie prouve une chose : la détermination des agents à maintenir l’ordre et la sécurité malgré un contexte de plus en plus tendu.
Force Ouvrière Justicereste aux côtés des personnels pour défendre leurs conditions de travail, leur sécurité, et leur engagement sans faille au service public pénitentiaire.
Objet : Urgence sécuritaire au Quartier Mineur du CP de Baie-Mahault.
Monsieur le Directeur Interrégional,
Le Syndicat Régional FO Justice Guadeloupe vous adresse cette lettre ouverte avec gravité. En effet, la situation sur le terrain devient chaque jour plus inquiétante au Quartier Mineur du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault.
Depuis le début de l’année, nous constatons une augmentation effrénée et alarmante de l’effectif du Quartier Mineur. Aux derniers chiffres, près d’une vingtaine de mineurs incarcérés ; un chiffre inédit sur le Centre Pénitentiaire !
Faut-il croire que ce sont les mineurs les plus impliqués dans les violences à l’extérieur ?
FO JUSTICE Guadeloupe DENONCE et surtout vous lance une ALERTE sur la gestion difficile de ce quartier tant au niveau des affectations que des conditions de travail. La direction locale a déjà pris la décision de doubler les cellules.
Monsieur le Directeur Interrégional, cette situation ne peut plus durer et devient de plus en incontrôlable pour les personnels de surveillance, ainsi que pour nos partenaires : les intervenants PJJ par exemple sont débordés face à cette montée de violences.
Cette surpopulation carcérale au Quartier Mineur est source de violences entre les jeunes détenus mais aussi à l’encontre des personnels. Depuis le début de l’année, plusieurs incidents ont émaillé les journées au Quartier Mineur. A plusieurs reprises il a fallu l’intervention du personnel, en cours de promenade, en salle d’activité ou en cellule, pour séparer et/ou empêcher ces jeunes en ébullition de passer à l’acte et de commettre l’irréparable. Fort heureusement pour l’établissement et pour nous personnels, aucuns blessés graves. Mais au cours de ces différentes interventions, un Gradé s’est blessé et dernièrement une Gradée a été agressée par un mineur. Au moment où je vous écris, un Surveillant s’est fait agresser hier après-midi par l’un de ces jeunes.
Bilan de ce premier semestre, le personnel de surveillance est à bout ; le personnel est usé par des jeunes en manque d’activités, qui sont excités par une chaleur accablante, qui sollicitent et insultent tout le temps le personnel pour un rien.
Monsieur le Directeur Interrégional, FO JUSTICE Guadeloupe refuse que le personnel du Quartier Mineur soit les nounous « d’enfants gâtés pourris », et surtout irrespectueux envers un personnel entièrement dévoué au service.
FO JUSTICE Guadeloupe vous demande de prendre toutes vos responsabilités face à ce problème et de trouver des solutions adaptées pour ces jeunes. Notre priorité est d’éviter de mettre les personnels en danger et d’éviter une souffrance au travail qui pourrait se transformer en découragement, en absentéisme ou en Burn Out.
D’où notre question, Monsieur le Directeur Interrégional, à quand la création d’un EPM (Etablissement pour Mineur) sur notre territoire ? Sachant que l’actualité sociale guadeloupéenne (et caribéenne) mentionne souvent les problèmes liés à la délinquance juvénile, la circulation des armes, mais aussi l’emploi des jeunes par des gangs et des narcotrafiquants.
Dans un contexte plus général, FO JUSTICE Guadeloupe dénonce par-dessus tout, la dégradation des conditions de travail des différents personnels. Dans ce climat de violence perpétuelle, de lassitude au travail, des risques psychosociaux, etc…qui peut nous aider ? Les personnels se sentent délaissés par les instances nationales. Souvent nous faisons remonter à la direction locale, à la DSPOM nos difficultés rencontrées sur le terrain et aucune solution et/ou préconisation ne nous est apportée.
Notre détermination à faire respecter les conditions de travail des personnels est sans faille et nous restons vigilants face à la situation désespérée des personnels du Quartier Mineur du Centre Pénitentiaire de Baie-Mahault.
Dans l’attente de votre retour, veuillez recevoir, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de nos salutations respectueuses.
Résumé des faits : Le samedi 26 juillet 2025, à 16 heures 15 encore au QM, un détenu refuse de réintégrer sa cellule, sous le prétexte fallacieux de vouloir récupérer « une commission » auprès d’un autre détenu.
Face au refus des agents, le ton monte, insultes racistes, menaces, intimidation physique, allant jusqu’à tenter de faire les poches d’un surveillant. Malgré les injonctions, l’individu persiste. Connu pour ses antécédents disciplinaires, son comportement agressif a contraint la surveillante à déclencher l’alerte. L’arrivée des renforts a permis de mettre fin à l’incident
FALLAIT S’Y ATTENDRE, UN PERSONNEL EXTÉNUÉ !
UN DÉSASTRE AU QM, UN QUARTIER LAISSÉ À LA DÉRIVE, UNE ÉQUIPE DÉDIÉE EN SOUFFRANCE :
02 agents en arrêt ;
01 agent en poste aménagé ;
01 agent démissionnaire.
LES ACTIONS INADAPTÉES DE LA DIRECTION :
La couverture de ces postes par des agents non formés ;
Des œilletons toujours obsolètes pour travailler ;
Le partenariat avec la PJJ fragilisé voir inopérant.
Ce bilan catastrophique est le résultat d’un laxisme persistant au sein de la direction du CP de Nouméa.
Malgré nos alertes répétées, le personnel continue de subir une dégradation constante de leurs conditions de travail, tandis que les incidents se multiplient. Faut-il désormais considérer la fidélisation aux agressions comme un élément intégré à la fiche de poste des agents ? FO Justice du CPN dit NON ça suffit ! Les résultats parlent d’eux même, les risques psychosociaux se manifestent au sein des équipes. Le stress chronique, la fatigue mentale et physique persistante, la perte de motivation, pouvant aller jusqu’au burn-out ou à la dépression professionnelle. Dans des contextes où les personnels sont exposés à des agressions, à des effectifs réduits, ou à un manque de moyens, ces facteurs s’amplifient et FO Justice du CPNdénonce avec force l’inaction et le silence de l’administration.
Le bureau local FO Justice exige des mesures urgentes et appropriées dans la gestion propre de ce quartier spécifique, avant que d’autres n’abandonnent le navire ;
Le bureau local FO Justice tient à exprimer son soutien aux collègues exposés aux agressions et se tient à disposition pour les accompagner dans toutes les démarches.
Le quartier mineur n’est pas une zone de non-droit, les autres aussi !
Le gouvernement brandit l’austérité comme si c’était une vertu. Ce n’est pas un redressement, c’est un abandon. Le budget 2026 n’est pas un plan de rigueur, c’est une déclaration de guerre contre les Personnels du ministère de la Justice.
Les promesses pleuvent, les actes ne suivent pas. L’Union FO Justicen’est pas dupe. Nous avons assez entendu « ça arrive bientôt », « on y travaille », « faites confiance » … À ce jour, les protocoles d’accord pour les Personnels administratifs et techniques, incluant notamment des dispositifs indemnitaires concrets et une revalorisation pluriannuelle significative, ne sont toujours pas signés. Aucune date, aucun engagement ferme. Nous sommes dans le brouillard, et les Personnels sont en train d’être sacrifiés sur l’autel du silence.
L’Union FO Justice l’affirme haut et fort : nous ne laisserons personne sur le bas-côté.
Madame la Secrétaire Générale,
Dans les établissements pénitentiaires, c’est l’explosion. La surpopulation carcérale a atteint un niveau non pas critique mais catastrophique ! Il y a quelques jours encore, à Osny, un surveillant a frôlé la mort, égorgé dans l’exercice de ses fonctions. Une agression de plus ? Non. Une tragédie évitable.
L’État regarde ailleurs pendant que nos collègues tombent !
Et pendant ce temps, la DAP tergiverse sur la mise en œuvre du PIE (Pistolet à Impulsion Électrique) et de la bombe incapacitante. Ces dispositifs ont été obtenus par FO Justice, mais leur déploiement traîne et certains aérosols achetés vont bientôt périmer sans jamais avoir été mis en service ! Quelle ironie en temps d’austérité : on achète, on stocke, on gaspille. Quelle gabegie. FO Justice exige leur généralisation immédiate pour tous les Personnels de surveillance. Assez de blabla, il faut agir. La DAP est en déliquescence !
Nous ne la laisserons pas couler sous le poids de décisions hasardeuses ou de l’inaction !
Madame la Secrétaire Générale,
Que dire également des taux de promotion obtenus dans le cadre de la réforme des Personnels de surveillance, négociée seule par FO Justice. Un arrêté triennal devait paraitre pour ne pas se retrouver dans la situation que nous avons connue. A-t-il été publié ? Non, toujours pas. Encore une fois, les Personnels attendent dans le silence d’un ministère qui semble avoir oublié qu’il a des obligations. Aujourd’hui, chaque jour d’attente supplémentaire est un mépris de plus.
Madame la Secrétaire Générale,
L’Union FOJustice n’a pas l’intention de faire de la figuration. La rentrée sociale sera explosive, et le ministère doit s’y préparer. Nous combattrons la suppression des jours fériés avec la plus grande vigueur. Nous combattrons les réformes autoritaires avec toutes les armes syndicales à notre disposition. Si le pays doit se bloquer, l’Union FO Justiceprendra toute sa part.
Ce ras-le-bol n’est plus une émotion. C’est une position.
Madame la Secrétaire Générale,
S’agissant enfin de l’unique point à l’ordre du jour, l’Union FO Justicea tenté de négocier pour apporter une véritable garantie en matière de respect du contradictoire et d’accompagnement des agents. La DPJJ reste arc-boutée sur sa position, en conséquence, nous voterons contre la déconcentration des actes disciplinaires de premier groupe.
FO Justice est préoccupé par les nombreux départs du service RH à la DI.
Bonne continuation aux personnes qui ont été mutées, mais également bonne chance à ceux qui restent en poste.
Aucune assistance supplémentaire n’est prévue pour l’instant dans un service déjà en difficulté et exigeant une technicité élevée.
Nous sollicitons notre hiérarchie pour connaître les mesures prises afin de combler ces manques, et ne pas imposer une charge supplémentaire aux agents déjà en place
Depuis 3 ans l’effectif des personnels de surveillance, telle la banquise, ne fait que diminuer pour atteindre un record bien triste. Les agents, toujours professionnels et solidaires, continuent à faire de leur mieux afin de garantir la sécurité de l’établissement.
Les heures supplémentaires s’accumulent, les compteurs explosent, la fatigue s’installe. Mais ils sont toujours là, présents !
Leurs familles, leurs amis se demandent parfois s’ils les verront plus souvent à l’avenir. Mais ils répondent présents, pour l’Administration.
On leur demande toujours plus, toujours plus vite, toujours mieux, on les presse tels des vaches à lait. Mais ils répondent présent, au détriment parfois de leur santé.
Ils désamorcent des conflits et des situations explosives. Ils ne sont pas parfaits, mais ils sont toujours présents.
Ils sont présents, mais pas infaillibles ! Et ils n’ont pas le droit à l’erreur !
Parce que la fatigue s’installe lentement avec les heures supplémentaires qui augmentent, chaque geste semble important.
La reconnaissance tarde à se manifester, alors que la sanction est rapide et foudroyante !
Des efforts pendant des mois (voire des années), des services rendus à l’Administration, et tout d’un coup un faux pas et la sanction tombe : 1/30ème pour « service mal fait » ou pour une absence.
Au lieu d’améliorer les conditions de travail de son personnel et le remercier de son investissement de tous les jours, le Directeur du CD de Neuvic préfèrerait-il le mépris ?
Il aura fallu la mort de 2 surveillants pour qu’enfin l’Administration Pénitentiaire se penche sur les rythmes de travail des agents de détention. Est-ce qu’il faudra encore un autre drame avant que tous les agents du CD de Neuvic puissent aspirer à des cycles de travail qui leur permettent de concilier mieux leurs vies personnelle et professionnelle ?
Il aura fallu un travail de longue haleine entre la Direction d’antan et les OS pour mettre en place un service de nuit cohérent, sécuritaire et équitable. Est-ce que la volonté d’un homme suffira à tout détruire pour cacher ses propres carences et des dysfonctionnements techniques ?