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Prison de Douai : Une détention à deux doigts de l’implosion

Le nombre de personnes détenues grimpe comme le mercure en été, tandis que l’effectif du personnel fond comme neige au soleil.

Notre établissement, toujours en travaux, ne fonctionne actuellement qu’avec deux bâtiments ouverts. Ce manque d’espace engendre des tensions régulières, tant entre les personnes détenues qu’envers le personnel pénitentiaire.

Les officiers doivent sans cesse procéder à des changements de cellules afin d’éviter des conflits sur les étages. Faute de cellules disponibles, l’agent d’étage doit coordonner les permutations avec ses collègues du bâtiment, en respectant un ordre précis, sans quoi la manœuvre devient impossible. Cette gestion complexe vient s’ajouter à la charge déjà conséquente de l’agent d’étage.

En matière d’effectif, nous sommes très loin de la limite initialement prévue de 430 détenus pendant les travaux. Ce dimanche, 505 personnes étaient incarcérées, et ce chiffre ne cessera d’augmenter, les transferts étant à l’arrêt… « vive les vacances ! ».

On atteint aujourd’hui un taux d’occupation à près de 195 %.

Avec la hausse des températures estivales, les conditions de travail deviennent de plus en plus pénibles. Malgré tout, les collègues continuent d’assurer leurs missions avec engagement, dans un contexte de pénurie de personnel liée aux départs en retraite, mutations et réussites aux concours.

Cette situation est inédite pour notre structure.

Les agents sur postes fixes sont désormais appelés à renforcer la détention pour garantir un service de nuit complet. Nous les en remercions sincèrement.

Des trous apparaissent sur les plannings, et la situation ne fera que se détériorer en 2026 si rien n’est anticipé. CE N’EST PAS LE PAYS DES BISOUNOURS : IL EST TEMPS D’OUVRIR LES YEUX.

Le Syndicat Local FO Justice de la Maison d’Arrêt de Douai appelle la direction à prendre ses responsabilités sur ces deux sujets majeurs. Même si la situation est tendue, des mesures peuvent encore être prises pour éviter qu’elle ne devienne incontrôlable.

Le mode dégradé et la surpopulation impactent directement la sécurité des agents.

Le Syndicat Local FO Justice de la MA de Douai restera pleinement mobilisé pour défendre les conditions de travail de l’ensemble des personnels pénitentiaires.

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Prison de Troyes-Lavau : Heures supplémentaires non payées, une honte de plus !

Depuis plusieurs mois, les agents de la MA de Troyes-Lavau se donnent sans compter pour faire tourner l’établissement.

Sous-effectif, rappels incessants, heures supplémentaires à répétition… Et pourtant, les personnels répondent toujours présents.

Les heures supplémentaires du mois de mai 2025 devaient être payées sur la paie de juillet.

Mais surprise au moment de consulter les bulletins :

RIEN. AUCUNE TRACE DE CES HEURES.

FO Justice Troyes-Lavau a immédiatement saisi la DISP face à ce dysfonctionnement.

Une réponse nous a été apportée : les heures seront reversées sur la paie du mois d’août.

Mais pour FO, cette réponse ne suffit pas.

→ Pourquoi un tel retard ?

→ Où est le respect ?

TROP, C’EST TROP

Les agents sont épuisés, méprisés, ignorés.

Ils donnent de leur temps, sacrifient leur vie personnelle, remplissent leurs missions dans des conditions de plus en plus dégradées…

Et au final ?

→ Même pas la décence de les rémunérer à temps.

Le sentiment général est clair :

“On est pris pour des moins que rien.”

Et FO partage ce ressenti.

UN AVERTISSEMENT CLAIR À L’ADMINISTRATION

FO Justice Troyes-Lavau ne laissera plus passer ce type de dysfonctionnement

Si un tel manquement venait à se reproduire,

→ FO prendra ses responsabilités.

→ L’établissement sera BLOQUÉ.

NOS EXIGENCES IMMÉDIATES

Le versement sans délai des heures supplémentaires dues aux agents.

Un engagement clair de l’administration pour garantir le paiement régulier et à échéance des heures

supplémentaires à venir.

Une reconnaissance réelle du travail des personnels.

Le respect des engagements administratifs.

FO JUSTICE NE LÂCHERA RIEN.

Les agents méritent bien plus que des promesses et des retards de paiement.

Ils méritent le respect, la transparence, et leur dû.

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Prison d’Épinal : Quand la pression déborde…

Ce mardi, vers 14h00, un nouvel incident grave est survenu à la maison d’arrêt d’Épinal. Les faits ont débuté au niveau du poste de contrôle PCI, lorsqu’un officier est venu récupérer un trousseau d’intervention, conformément à la note 31/CL/EV2025.

L’agent en poste n’a visiblement pas supporté la procédure de contre-verrouillage exigée dans ce cadre. Très vite, le ton est monté. L’agent s’est mis à invectiver l’officier, le couvrant d’insultes graves et déplacées, malgré les tentatives d’apaisement de ce dernier.

En présence de deux surveillants, l’agent a refusé de sortir calmement, s’est opposé physiquement, et a continué de proférer des insultes violentes à l’encontre de son supérieur.

L’altercation s’est malheureusement poursuivie jusqu’aux locaux administratifs, où la situation a dégénéré :

l’agent, coutumier des faits et déjà impliqué dans d’autres incidents similaires, a agressé physiquement l’officier, lui assénant deux coups de poing au visage. D’autres personnels ont dû intervenir pour éviter que la scène ne s’aggrave davantage.

🔴 Trop, c’est trop.

Ce type de comportement n’a pas sa place dans notre institution. Il n’en est pas à sa première dérive. À un moment donné, il faut avoir le courage de dire les choses : il y a des signaux qui ne peuvent plus être ignorés.

🟦 FO Justice Épinal :

• salue le sang-froid et le professionnalisme de l’officier, qui a su garder son calme malgré  la violence de l’agression,

• félicite les agents présents qui ont tenté de contenir la situation,

• exige une réponse disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits, sans complaisance ni minimisation,

• demande un suivi renforcé et une vraie prise en compte des comportements à risques connus, pour garantir la sécurité de tous.

➡ Ce n’est pas uniquement une affaire individuelle.

➡ C’est le symptôme d’un malaise plus large, d’un climat tendu, d’un besoin urgent de reconnaissance, de soutien et de structure.

Le rôle de FO Justice, c’est aussi de dire ce qui doit être dit, avec responsabilité. Protéger les agents, c’est aussi protéger les équipes de comportements destructeurs.

La solidarité ne doit jamais servir de couverture à l’impunité.

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Prison d’Épinal : Un dysfonctionnement de trop ?

Alors que le départ du CLSI fin juin aurait dû être anticipé et compensé, une nouvelle fois, c’est l’improvisation qui règne.

Un poste avait bien été ouvert pour recruter un contractuel en charge du parc informatique. Tout était calé… jusqu’à ce que, à quelques jours de sa prise de fonction, la direction interrégionale annule brutalement sa venue. Motif : absence de budget. Résultat ? Un professionnel écarté sans égards, un service laissé sans pilote, et une administration qui continue de claironner dans les médias qu’elle recrute activement. Hypocrisie ou incompétence ?

📉 Une logique absurde, des agents sous pression

Plutôt que de reprogrammer un recrutement ou de proposer une solution viable, la direction confie les missions informatiques à un agent de l’équipe ELSP, déjà en sous-effectif chronique. Rappelons-le : l’équipe ELSP d’Épinal ne compte que 1 agent et 1 officier.

➡ Comment une telle équipe peut-elle :

• assurer les extractions médicales et judiciaires,

• répondre aux urgences,

• sécuriser le périmètre,

• encadrer les fouilles,

• suppléer les PREJ,

• et maintenant, gérer l’informatique ?

Réponse : elle ne le peut pas.

Résultat : les agents habilités mais non affectés à l’ELSP sont sollicités en urgence, retirés de leur poste en détention, ce qui affaiblit les effectifs déjà tendus dans les coursives et alimente les tensions internes.

⚠ Une sécurité fragilisée

• L’ELSP ne peut fonctionner que du lundi au vendredi.

• Elle ne peut assurer aucune astreinte.

• Elle fonctionne au ralenti, sans soutien du PREJ (alors que l’inverse ne se produit jamais).

• Et plus grave encore : des agents non habilités, donc non armés, sont envoyés sur le terrain pour compenser, mettant en péril leur propre sécurité et celle de tous.

Alors que la sécurité est brandie comme priorité nationale, les établissements sont laissés sans moyens, contraints de bricoler avec ce qu’ils ont.

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🗣 FO JUSTICE ÉPINAL DIT STOP

Nous exigeons immédiatement :

✅ Le recrutement effectif d’un agent dédié au poste CLSI.

✅ Le renforcement de l’équipe ELSP avec un effectif pérenne.

✅ Le renfort des équipes de détention pour garantir une sécurité minimale.

Nous appelons l’administration locale, interrégionale et nationale à assumer leurs responsabilités.

Les agents ne peuvent plus être les variables d’ajustement d’un système à bout de souffle.

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Prison de Caen-Ifs : Agression au QD

Ce mardi 29 juillet, en fin de journée, alors que les surveillants QD procédaient à un réaménagement afin de libérer de la place pour une mise en prévention, le détenu J, connu pour ses antécédents de violence, a agressé physiquement et verbalement les agents.

Il a d’abord poussé un agent au niveau du torse, puis s’est jeté au sol en s’agrippant aux jambes du gradé dans le but de le faire chuter, tout en les insultant violemment, les traitants notamment de « sale fils de pute ».

Face à cette attitude virulente, les agents ont dû recourir à la force strictement nécessaire pour maîtriser le détenu.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige le transfert de ce détenu et tient à féliciter les agents pour le sang-froid et le professionnalisme dont ils ont fait preuve face à cette situation violente, et se tient pleinement à leur disposition pour les accompagner dans toutes leurs démarches.

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Prison de Maubeuge : Agression intolérable au Quartier d’Isolement, le CP ne doit plus être une variable d’ajustement

Une nouvelle agression a eu lieu en fin d’après-midi au Quartier d’Isolement du centre pénitentiaire, confirmant une nouvelle fois le danger que représentent certains profils maintenus dans nos murs.

Le détenu en cause, bien connu de la Direction Interrégionale pour sa multirécidive en matière de violences, s’en est violemment pris au personnel lors d’une ouverture de porte.

Le gradé de roulement, en charge de la manœuvre, a tenté de contenir le détenu qui s’est jeté sur lui. Il a été agressé, puis un agent venu immédiatement en renfort a également été violemment pris à partie.

Puis un troisième collègue intervenu à son tour pour maîtriser l’individu….

Le détenu s’est débattu avec une extrême violence, frappant à plusieurs reprises.

BILAN HUMAIN :

• Le gradé souffre de contusions à la jambe et au mollet droit.

• L’agent du quartier disciplinaire présente des contusions au coude.

• L’agent venu en renfort est victime d’une entorse à la cheville droite, avec une ITT provisoire de 8 jours.

Tous seront rapidement vus par le médecin légiste.

Nous saluons la remontée immédiate des faits par la direction locale, qui a su, dans un moment aussi tendu, se tenir au plus près de ses agents, facilitant ainsi une réaction rapide et coordonnée du parquet, que nous remercions également pour sa réactivité. Le détenu a été placé en garde à vue dans la foulée, pris en charge par dix agents de police.

Dans un climat de sous-effectif étouffant, il est important de souligner et de remercier l’engagement de l’officier sécurité et de l’adjoint au chef de détention, qui a assuré ce jour-là les fonctions de chef de détention, ainsi que L’ENSEMBLE DES AGENTS QUI SONT INTERVENUS pour leur mobilisation sans faille et leur implication dans la continuité du service.

NOUS DEMANDONS :

• Une sanction pénale exemplaire à la hauteur de la gravité des faits ;

• Une procédure judiciaire rapide, déjà bien engagée grâce à la coordination entre les services ;

• Le transfert sans délai du détenu vers une structure adaptée de type UDV ;

• Que Maubeuge cesse d’être l’établissement ciblé pour accueillir les MOS les plus problématiques, au détriment de la sécurité du personnel.

Enfin, nous exprimons NOTRE ENTIER SOUTIEN et nos vœux de PROMPT RÉTABLISSEMENT AUX COLLÈGUES BLÉSSÉS, victimes de cette nouvelle explosion de VIOLENCE. A QUAND LE PIE !?

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Prison de Châlons-en-Champagne : L’im “puni” té !

Encore une fois, lors de la commission de discipline de ce jour, la présidente de cette instance a su faire preuve de bienveillance à l’égard de détenus classés au SG de l’établissement en ne les déclassant pas malgré le non-respect de leur contrat d’engagement et les incidences probables de leur faits délictueux sur la ou les victimes.

En effet, comme à plusieurs reprises dorénavant, des détenus du SG ayant la possibilité de baguenauder dans l’établissement, malgré la possession et l’utilisation de téléphones portables, n’ont pas été déclassés. Il s’agissait pourtant, à chaque commission de ces infractions, de détenus incarcérés sous mandat de dépôt, en procédure criminelle, pour des faits liés à des moeurs incestueux et dont le dernier protagoniste, qui a interdiction de communiquer, a utilisé un des 2 téléphones portables, dissimulés dans sa cellule, pour s’épancher avec la « collègue » d’une de ses victimes mineures !

Madame la directrice, même si notre administration, dans sa grande mansuétude, préfère dorénavant que ce type de transgression soit punie de « rien » pour ne plus engorger les prétoires et permettre l’occultation des procédures disciplinaires, comment accepter qu’une personne placée sous-main de justice transgresse sans vergogne un contrat qui l’oblige, sous peine de déclassement, à respecter le règlement et les personnels, et ne soit pas suspendue et déchue de son emploi au service général, service qui, de notre point de vue, probablement rétrograde et inhumain, nécessite normalement un maximum de loyauté, d’honnêteté et d’intégrité, même de la part de supposés criminels ?

Madame la directrice, même si l’école de la « 10 -ème chance » règne en maître dans la société actuelle, notre syndicat ne peut accepter ce type de décision.

Une de nos missions n’est-elle pas aussi la protection des victimes ? Quel subterfuge de langage, et accusation des personnels, notre administration devra-t-elle encore s’employer à utiliser si ce type d’événement venait à se reproduire et que les troubles psychologiques de ces victimes ne se limitaient plus à « ne plus dormir et angoisser au quotidien » ?

Madame la directrice, nous demandons, solennellement, que vous preniez la mesure des conséquences de ces décisions qui laissent à penser que les détenus travaillant pour la maison d’arrêt soient empreints d’impunité et que, même lors de la commission d’actes disciplinaires inexcusables, ils ne puissent voir, même si leur « coup de balais » reste exceptionnel, leur délit sanctionné d’une suspension, suivi d’un déclassement.

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Plainte pour harcèlement : Soutien à notre secrétaire local FO Justice de Longuenesse

L’UISP FO Justice des Hauts de France apporte son soutien total et inconditionnel à son secrétaire local de Longuenesse, aujourd’hui injustement pris pour cible par une plainte qui ne trompe personne. Cette manœuvre pitoyable, dont l’origine ne fait aucun doute, relève davantage du règlement de compte personnel que d’un quelconque souci de justice ou de probité.

Car il faut appeler les choses par leur nom : celui qui se pose aujourd’hui en victime est en réalité un agent dont les agissements bafouent sans cesse les principes les plus élémentaires du service public. Qu’il s’agisse de la divulgation d’informations confidentielles sur des collègues, d’intrusions inacceptables dans la vie privée d’agents, de tentatives de surveillance informelle, ou encore d’interventions intempestives dans la gestion des plannings sans l’aval de la hiérarchie, tout démontre une dérive grave et préoccupante.

Nous rappelons que le secret professionnel n’est pas une option, pas plus que le respect du code de déontologie. L’agent en question en fait fi de manière répétée et assumée. Pire encore, ces comportements sont connus de tous… mais visiblement tolérés, voire encouragés par une direction locale étrangement silencieuse !

Loin d’être sanctionné, ce fonctionnaire semble au contraire bénéficier d’un traitement de faveur inquiétant : accès privilégiés, télétravail à la carte, effacement de certaines irrégularités, et cerise sur le gâteau, une promotion express au grade de brigadier-chef expertise (Merci la reforme Fo…) lors du dernier tableau d’avancement. Une décision qui interroge profondément, surtout quand tant d’agents méritants et exemplaires voient leur engagement ignoré.

Cette situation est non seulement inacceptable, mais toxique. Elle crée un climat de défiance, d’injustice et d’impunité, délétère pour l’ensemble du personnel. Il est temps que la direction locale sorte de son mutisme et assume ses responsabilités.

FO Justice dénonce avec fermeté cette tentative de déstabilisation de notre représentant, dont l’engagement au service des agents est constant, transparent et désintéressé. Nous ne laisserons pas passer cette manœuvre sans réagir.

Quand les médiocres s’attaquent aux délégués qui dérangent, c’est bien souvent parce qu’ils n’ont d’autre argument que leur proximité avec le pouvoir. Mais qu’ils le sachent : FO JUSTICE NE RECULERA PAS.

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Prison de Joux-la-Ville : L’inacceptable devint quotidien, ça suffit !!!

Notre collègue a été violemment agressée samedi matin au quartier femmes. Elle s’en sort avec 21 jours d’ITT, un constat médical inédit dans notre établissement.

Les blessures sont graves : doigts luxés, peau lacérée, multiples contusions, traumatisme psychologique profond. Ce niveau de violence est d’autant plus insupportable qu’il est prévisible.

Cette agression n’est pas un accident. Elle est le résultat d’un enchaînement de négligences, d’alertes ignorées, et d’un désintérêt manifeste pour la sécurité du personnel.

Depuis des semaines, la dangerosité de la détenue mise en cause avait été signalée à plusieurs reprises. Les observations écrites étaient multiples. Elles avaient prévenu, avec insistance. La veille même, notre collègue avait alerté directement la direction. Rien n’a été fait !!!

Aucune note de gestion spécifique. Aucune consigne claire. Aucun dispositif renforcé. Seulement une ouverture à deux surveillantes, décidée à la va-vite.

Quelques jours plus tôt

Face à cette violence prévisible, les collègues ont été une fois de plus livrées à elles-mêmes. Seules. Délaissées. Désavouées.

Les conditions de travail dans ce quartier spécifique sont inacceptables tant de jour que de nuit.

Nous saluons la réactivité des agents mobilisés lors de l’agression. Leur sang-froid, leur solidarité, et leur professionnalisme ont permis d’éviter un drame encore plus grave. Merci à eux.

Nous apportons un soutien total à notre collègue. Elle a subi une agression d’une brutalité inacceptable dans un cadre professionnel qui aurait dû la protéger. Nous pensons aussi à ses collègues présentes, choquées et profondément atteintes.

Nous remercions les chefs de roulement et la direction de permanence, présents et investis dans la gestion immédiate de la crise. Mais cela ne suffit pas. Cette chaîne de responsabilités brisée doit être réparée.

Le SLP FO Justice Joux la Ville exige :

● le transfert immédiat de la détenue concernée ;

● une sanction disciplinaire exemplaire ;

● la mise en place urgente de mesures concrètes pour garantir la sécurité du personnel au quartier femmes

Le silence, l’inaction, et la minimisation des risques ne sont plus tolérables. Ce qui s’est passé n’est pas un fait divers. C’est le symptôme d’un système à bout de souffle, qui sacrifie la santé des agents sur l’autel de l’inertie.

COCHER DES CASES NE SUFFIT PAS A ETRE ACTEUR D’UNE REELLE SECURITE

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Prison de Rennes-Vezin : Et ça continue ! Un surveillant à l’hôpital !

L’été n’en finit plus, une nouvelle agression secoue une fois de plus notre établissement. Ce lundi 28 juillet 2025, un collègue a été violemment attaqué par un détenu au profil psychiatrique instable.

Vers 14h45, les agents du rez-de-chaussée de la maison d’arrêt 1 (MA1) procèdent à la sortie de cellule du détenu B pour une extraction judiciaire. Détenu connu pour son instabilité mentale, qui évolue dans une cellule d’une saleté extrême, à l’image de son occupant, qui s’amuse entre autres à se recouvrir le visage de dentifrice pour simuler une barbe. Ces gestes incohérents s’ajoutent aux nombreuses observations récentes témoignant de la dégradation manifeste de son état psychiatrique.

Profitant du mouvement général, l’individu tente de se mêler aux autres détenus pour monter aux étages supérieurs et chaparder du tabac. Grâce à la vigilance des agents, il est intercepté à temps. Un surveillant décide alors de l’escorter pour éviter toute récidive.

Mais alors qu’ils arrivent à la grille d’accès de la MA1, le détenu tente de subtiliser une cigarette à un autre détenu.

Le surveillant intervient calmement, repoussant l’individu du plat de la main pour prévenir tout incident. C’est alors que le détenu se retourne brutalement et frappe notre collègue d’un coup de poing au menton. Le choc est violent.

Notre collègue s’effondre au sol, KO.

Les renforts sont immédiatement demandés. Le détenu est maîtrisé, monté au QD, et s’enferme dans un mutisme total.

Le collègue lui a été accompagné à l’Unité Sanitaire (infirmerie de l’établissement) et à subit deux points de suture au menton avant d’être emmené à l’hôpital par les pompiers. Il ne quittera l’hôpital que vers 21h.

La direction est dépassée, les blouses blanches du SMPR brillent par leur absence, et l’administration continue de laisser ces profils dangereux déambuler au milieu des autres, comme si de rien n’était. Pourtant, les signaux étaient clairs. Pourtant, les collègues avaient fait remonter les informations. Pourtant le bureau local FO n’a cessé d’alerter sur les risques de tels profils.

Trois agressions en deux semaines ! Combien de victimes faudra-t-il encore pour que le déni cesse

Le bureau local FO exige le transfert immédiat de ce type de profils vers des unités spécialisées.

Le bureau local FO exige la reconnaissance immédiate de la dangerosité de ces profils et la fin de leur maintien en détention classique.

Le bureau local FO demande une sanction exemplaire contre l’agresseur.

Le bureau local FO apporte son soutien total à notre collègue blessé ainsi qu’à l’ensemble du personnel exposé chaque jour à ces profils instables et dangereux.

Ce mardi 29 juillet 2025, face à cette nouvelle agression, le bureau local FO a immédiatement appelé à un débrayage dès 7h00. Une large partie du personnel s’est mobilisée pour dire STOP à cette spirale de violence.

Ce mouvement a fortement ralenti le fonctionnement de l’établissement pendant toute la matinée.

Par cette action, les collègues ont exprimé leur colère, leur fatigue, mais surtout leur détermination à ne plus accepter l’inacceptable. Il ne s’agit plus de simples incidents isolés, mais d’un système qui craque de partout pendant que l’administration détourne le regard.

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