Ce mardi, vers 14h00, un nouvel incident grave est survenu à la maison d’arrêt d’Épinal. Les faits ont débuté au niveau du poste de contrôle PCI, lorsqu’un officier est venu récupérer un trousseau d’intervention, conformément à la note 31/CL/EV2025.
L’agent en poste n’a visiblement pas supporté la procédure de contre-verrouillage exigée dans ce cadre. Très vite, le ton est monté. L’agent s’est mis à invectiver l’officier, le couvrant d’insultes graves et déplacées, malgré les tentatives d’apaisement de ce dernier.
En présence de deux surveillants, l’agent a refusé de sortir calmement, s’est opposé physiquement, et a continué de proférer des insultes violentes à l’encontre de son supérieur.
L’altercation s’est malheureusement poursuivie jusqu’aux locaux administratifs, où la situation a dégénéré :
l’agent, coutumier des faits et déjà impliqué dans d’autres incidents similaires, a agressé physiquement l’officier, lui assénant deux coups de poing au visage. D’autres personnels ont dû intervenir pour éviter que la scène ne s’aggrave davantage.
🔴 Trop, c’est trop.
Ce type de comportement n’a pas sa place dans notre institution. Il n’en est pas à sa première dérive. À un moment donné, il faut avoir le courage de dire les choses : il y a des signaux qui ne peuvent plus être ignorés.
🟦 FO Justice Épinal :
• salue le sang-froid et le professionnalisme de l’officier, qui a su garder son calme malgré la violence de l’agression,
• félicite les agents présents qui ont tenté de contenir la situation,
• exige une réponse disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits, sans complaisance ni minimisation,
• demande un suivi renforcé et une vraie prise en compte des comportements à risques connus, pour garantir la sécurité de tous.
➡ Ce n’est pas uniquement une affaire individuelle.
➡ C’est le symptôme d’un malaise plus large, d’un climat tendu, d’un besoin urgent de reconnaissance, de soutien et de structure.
Le rôle de FO Justice, c’est aussi de dire ce qui doit être dit, avec responsabilité. Protéger les agents, c’est aussi protéger les équipes de comportements destructeurs.
La solidarité ne doit jamais servir de couverture à l’impunité.