Rebelotte ce matin du Mardi 11 août 2026, de nouvelles saisies après le D1, le D3, ce sont 634 grammes de stupéfiants, conditionnés en 17 olives et 6 plaquettes, qui sont découverts, accompagnés notamment de téléphones et de matériel interdit.
634 GRAMMES. CONDITIONNÉS. EN DÉTENTION.
Ce conditionnement lève le voile sur une réalité particulièrement inquiétante : certaines cellules semblent être devenues de véritables “usines” de stockage et de conditionnement destinées à alimenter les trafics.
Et pendant ce temps, le fléau des drones continue.
Stupéfiants, téléphones et objets interdits tombent du ciel pendant que, sur le terrain, les personnels tentent d’endiguer ce qui ressemble désormais à une véritable chaîne logistique clandestine.
LIVRAISON. STOCKAGE. CONDITIONNEMENT TRAFIC
À ce rythme, faudra-t-il bientôt faire l’inventaire des stocks à chaque prise de service ?
La formule pourrait faire sourire. LA RÉALITÉ, ELLE, NE FAIT PLUS RIRE PERSONNE.
Mais ils ne peuvent pas être le dernier rempart d’une administration qui regarde la menace grandir.
IL Y A URGENCE. IL FAUT AGIR MAINTENANT.
Force Ouvrière Justiceexige :
✓ La mise en place du contrôle transpalettes.
✓ La création d’une brigade anti-drone au CP de Fleury-Mérogis avec des personnels formés et dédiés.
✓ Des moyens modernes de détection et de neutralisation.
✓ Pose de filets anti-drones
SANS REPONSES CONCRETES FORCE OUVRIÈRE JUSTICE PRENDRA SES RESPONSABILITES
Le lundi 10 août 2026 à 15h20, une fouille programmée dans une cellule du bâtiment B a permis la découverte d’une quantité particulièrement importante d’objets et de produits interdits en détention.
Les découvertes réalisées sont édifiantes :
– 7 téléphones de type iPhone au total, dont un iPhone noir retrouvé dissimulé sur un détenu et 6 autres iPhone découverts dans la cellule
– 2 routeurs, dont un ZTE et un routeur Orange
– 1 mini-balance
– 6 puffs
– 7 câbles USB/iPhone et 1 kit oreillette iPhone
– 1 dispositif Chromecast / transmetteur-adaptateur Soundwave
– environ 700 grammes de produits stupéfiants
À cela s’ajoute sans surprise la découverte des **caillebotis détériorés** dans la cellule.
COMMENT DE TELLES QUANTITÉS PEUVENT-ELLES ENTRER EN DÉTENTION ?
Au-delà de cette découverte et de l’excellent travail réalisé par les personnels ayant procédé à la fouille, une question fondamentale doit être posée : comment de telles quantités de téléphones, de matériel électronique et de produits stupéfiants peuvent-elles parvenir jusqu’à une cellule pénitentiaire ?
Ces découvertes démontrent une nouvelle fois les limites des dispositifs actuellement mis en place pour lutter contre les projections et les livraisons par drones.
Force est de constater que les moyens actuels ne permettent pas de répondre efficacement au phénomène.
Et pendant ce temps, les personnels sont en première ligne, confrontés quotidiennement aux conséquences de ces trafics et de ces failles de sécurité.
OÙ EN EST LE PROJET PORTÉ DEPUIS DES ANNÉES ?
Depuis plusieurs années, FO Justice alerte l’administration et les pouvoirs publics sur la nécessité de renforcer la sécurisation des établissements, notamment celui de Lille-Annœullin.
Quand disposerons-nous enfin de volières et de véritables systèmes anti-grappinage partout ou cela est nécessaire, d’un dispositif anti-drônes performant et de brouilleurs de téléphone efficaces, permettant de lutter efficacement contre le fléau des drones et des projections ?
Les alertes sont connues. Les solutions sont identifiées. Pourtant, l’urgence demeure.
Il est désormais de la responsabilité de l’administration pénitentiaire et des responsables politiques d’apporter des réponses concrètes, en cessant de brandir un « budget historique » pour la Justice comme un trophée, et en consacrant réellement les moyens humains, techniques et matériels nécessaires à la sécurité des établissements.
Car derrière les annonces et les chiffres, il y a une réalité : des personnels qui doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions dignes et sécurisées.
QUEL SENS DONNER ENCORE À L’INCARCÉRATION ?
Lorsque des personnes détenues peuvent disposer de plusieurs iPhone, de routeurs, de produits stupéfiants en quantité et de différents équipements électroniques au sein même d’une cellule, une question finit inévitablement par se poser :
L’incarcération a-t-elle encore un sens lorsqu’il devient possible de se réveiller à midi, d’allumer son iPhone et de consommer un joint ?
Si tel est le nouveau modèle carcéral, qu’on nous le dise clairement.
En attendant, la mascarade continue.
Et elle continue aux frais du contribuable, tandis que les personnels pénitentiaires doivent continuer à faire leur travail avec des moyens manifestement insuffisants face à l’ampleur du phénomène.
FOUILLE DE CELLULE : UNE NOUVELLE DÉCOUVERTE QUI ALERTE !
TÉLÉPHONES, STUPÉFIANTS ET ARMES ARTISANALES : JUSQU’OÙ IRA-T-ON ?
Le 5 août 2026 à 8h30, lors d’une fouille programmée d’une cellule du bâtiment D1, les personnels pénitentiaires ont une nouvelle fois démontré toute leur vigilance et leur professionnalisme.
Cette opération a permis la découverte d’un véritable arsenal :
173 grammes d’une substance brune assimilable à un produit illicite
2 couteaux en céramique dissimulés dans une chaussette
2 téléphones portables de marque iPhone
1 chargeur blanc
Plusieurs accessoires et objets soigneusement dissimulés dans la cellule.
La présence simultanée de stupéfiants, téléphones et armes artisanales dans une cellule constitue un signal particulièrement préoccupant.
Les téléphones permettent de maintenir et développer les trafics depuis la détention.
Les stupéfiants alimentent les réseaux et les tensions.
Les couteaux, quant à eux, représentent une menace directe pour la sécurité des personnels et des personnes détenues.
UNE FOIS DE PLUS, LES PERSONNELS FONT LEUR TRAVAIL !
Force Ouvrière Justice tient à saluer le professionnalisme, la vigilance et l’engagement des agents ayant participé à cette fouille.Malgré des conditions de travail toujours plus difficiles et une pression sécuritaire constante, les personnels continuent de rechercher, découvrir et neutraliser ce qui peut mettre en danger l’établissement.
Chaque fouille réussie démontre une nouvelle fois que le travail des surveillants est indispensable à la sécurité de notre établissement.
MAIS COMBIEN DE TEMPS ALLONS-NOUS CONTINUER À SUBIR ?
Le lundi 10 août 2026, notre établissement a été le théâtre d’une succession d’incidents particulièrement graves impliquant la personne détenue « L ».
Les faits se sont enchaînés tout au long de la journée et ont une nouvelle fois mis à rude épreuve les personnels pénitentiaires.
DES FAITS D’UNE GRAVITÉ EXCEPTIONNELLE
À 12h00, lors de l’ouverture de la cellule B010 pour le repas, une personne détenue a signalé avoir reçu un coup porté par le détenu « L » à l’aide d’une lame, laissant une trace rouge sur sa joue.
Dans la foulée, ce dernier a tenté de porter un coup à son autre codétenu. Les agents sont immédiatement intervenus afin de mettre fin à la situation et ont extrait l’intéressé de la cellule.
À 12h05, alors qu’il se trouvait en salle de fouille, le détenu « L » a volontairement porté plusieurs coups de pied contre la porte jusqu’à faire céder le penne et parvenir sur la coursive.
Malgré les injonctions des personnels lui demandant de patienter dans l’attente d’une nouvelle affectation en cellule, il a poursuivi son comportement violent en frappant dans la porte et en troublant le calme de la détention.
Face à cette situation, la mise en prévention au quartier disciplinaire a été nécessaire afin de mettre un terme à l’incident.
UNE INTERVENTION EXEMPLAIRE DES AGENTS DU QD
Une fois placé au quartier disciplinaire, le détenu “L” a réalisé une tentative de pendaison.
Grâce à la vigilance, la réactivité et au professionnalisme des agents du secteur QD, celui-ci a rapidement été décroché et pris en charge.
Par mesure de précaution, une extraction médicale vers le service des urgences a ensuite été organisée.
DES AGRESSIONS ET DES MENACES LORS DE L’EXTRACTION MÉDICALE
Mais les incidents ne se sont malheureusement pas arrêtés là.
Lors de son extraction médicale à destination du CHU de Lille, le détenu « L » a adopté un comportement d’une extrême violence à l’encontre des personnels chargés de son accompagnement.
Il a notamment :
craché volontairement à plusieurs reprises au visage de deux agents ;
uriné volontairement sur la jambe d’un collègue ;
tenté de se débattre et de porter des coups aux personnels ;
proféré des insultes et des menaces de mort ;
tenu des propos à caractère raciste particulièrement odieux.
Parmi les propos rapportés figurent notamment :
« Je ne parle pas aux Noirs. »
« Sale noir, retourne dans ton pays. »
« Quand je vais sortir, je vais vous tuer, toi et ta famille. »
« Fils de pute de surveillant. »
« Tu n’es pas chez toi ici. »
Ces propos et ces actes sont d’une gravité inacceptable. Ils ont été tenus à l’encontre de personnels qui ne faisaient qu’exercer leur mission de service public et assurer la sécurité de tous.
LE PARQUET AVISÉ
Face à la gravité de cette succession de faits, le parquet a été avisé dès hier.
Pour FO JUSTICE, il ne peut être question de banaliser de tels comportements.
Nous exigeons une sanction exemplaire, à la hauteur de la gravité des actes commis et des propos tenus à l’encontre des personnels.
Il est temps que les violences, les menaces, les agressions et les propos racistes dont sont victimes les personnels pénitentiaires soient systématiquement considérés avec toute la gravité qu’ils méritent.
FO JUSTICE : UN SOUTIEN TOTAL AUX PERSONNELS
FO JUSTICE tient à apporter son soutien total et indéfectible à l’ensemble des agents victimes de ces agressions et de ces menaces.
Nous adressons également nos félicitations aux personnels du secteur QD pour leur intervention, leur sang-froid, leur réactivité et leur professionnalisme, qui ont permis de mettre fin rapidement à une situation particulièrement délicate.
Plus largement, nous saluons et remercions l’ensemble des agents mobilisés dans les différents incidents de cette journée pour leur courage, leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité de tous.
Face à la violence, aux menaces, au racisme et au mépris dont nos collègues peuvent être victimes dans l’exercice de leurs fonctions, FO JUSTICE ne lâchera rien.
NOS COLLÈGUES MÉRITENT LE RESPECT. NOS COLLÈGUES MÉRITENT LA PROTECTION. LES AGRESSEURS DOIVENT ÊTRE SANCTIONNÉS.
FO JUSTICE EXIGE DES ACTES À LA HAUTEUR DES ENJEUX !
634 GRAMMES DE RÉSINE DE CANNABIS ET DE NOMBREUX OBJETS PROHIBÉS SAISIS EN D3 !
Encore une fois, ce sont les personnels qui démontrent leur vigilance et leur professionnalisme !
Grâce au recoupement d’informations et au travail collectif de nos collègues, une nouvelle saisie conséquente a été réalisée dans une cellule du bâtiment D3.
Près de 634 grammes de résine de cannabis
5 câbles iPhone
Une télécommande IPTV
Des cartes SIM
Un iPhone
Et de nombreux autres objets prohibés.
Les quantités saisies ne cessent d’augmenter.
Ces découvertes successives démontrent l’ampleur prise par les livraisons illicites par drones au sein du CP de Fleury-Mérogis véritables vecteurs logistiques au service du trafics pénitentiaire !
JUSQU’À QUAND L’ADMINISTRATION VA-T-ELLE FERMER LES YEUX ?
Faut-il attendre un drame pour que l’administration comprenne enfin la gravité de la situation ?
Des moyens permettant de préparer une évasion ou une agression ?Face à un phénomène qui se professionnalise, la réponse de
l’administration doit elle aussi changer d’échelle.
Force Ouvrière JusticeEXIGE DES MOYENS À LA HAUTEUR DE LA MENACE !
Création d’une véritable brigade anti-drones !
Déploiement de moyens de détection et de neutralisation adaptés !
Mise en place de protections physiques, notamment des filets anti-drones sur les secteurs les plus exposés !
Renforcement de la vidéoprotection et de la surveillance des abords de l’établissement !
Renforcement des effectifs et de la formation afin de permettre aux personnels de mener pleinement leurs missions de sécurité !
Une stratégie globale et pérenne contre les trafics alimentés par les drones !
FO JUSTICE FÉLICITE LES PERSONNELS POUR LEUR VIGILANCE ET LEUR TRAVAIL COLLECTIF.
Mais notre organisation syndicale refuse que cette vigilance devienne le dernier rempart face à l’insuffisance des moyens de l’administration.
Le trafic XXL par drones gangrène nos établissements.
Il met en danger les personnels.
Il fragilise la sécurité de l’établissement.
Chacun doit prendre sa part de responsabilité, Force Ouvrière Justice prendra sa part ! A bon entendeur !
Nous ne pouvons pas accepter qu’un agent, et a fortiori un officier, soit ainsi jeté en pâture publiquement à des fins qui semblent davantage relever de considérations électoralistes que de la défense collective des personnels.
Le désaccord syndical est légitime. La critique de l’organisation d’un service l’est également. Mais la mise en cause publique d’un agent, la stigmatisation et les attaques personnelles ne peuvent jamais devenir une méthode de fonctionnement.
Ce qui est particulièrement inquiétant, c’est de donner le sentiment que certains pourraient décider du devenir professionnel d’un agent en fonction de ses opinions, de son appartenance ou de ses couleurs syndicales. On ne vire pas, on n’écarte pas et on ne condamne pas un agent parce qu’il ne porte pas la bonne étiquette syndicale.
Les règles doivent être les mêmes pour tout le monde. Les décisions doivent relever de l’autorité compétente, être motivées et pouvoir être contestées dans le respect des procédures. Aucune organisation syndicale ne peut se substituer à l’administration ni s’arroger un quelconque droit de vie ou de mort professionnelle sur les agents.
Cette dérive, si elle était avérée, serait tout simplement intolérable.
Et soyons cohérents : si Force Ouvrière se permettait les mêmes méthodes, nous serions immédiatement dénoncés et cloués au pilori. Nous devons donc appliquer à nous-mêmes les exigences que nous imposons aux autres.
Le syndicalisme doit défendre les agents, pas les opposer.
Il doit protéger les droits, pas désigner des boucs émissaires.
Il doit combattre les injustices, pas en créer de nouvelles.
Nous ne laisserons pas la peur, l’intimidation ou les étiquettes syndicales devenir des critères de gestion des personnels.
Les agents méritent mieux que cette guerre de clans. Ils méritent du respect, des règles claires et une administration qui assume pleinement ses responsabilités.
La SAS n’échappe malheureusement pas aux problématiques de sécurité.
Ce dimanche 9 août 2026, vers 17h20, une surveillante en poste PIPS a repéré, un individu qui s’était introduit sur le parking du personnel afin d’effectuer une projection.
Une nouvelle fois, la vigilance et le professionnalisme des agents ont permis de détecter rapidement l’intrus, qui a néanmoins réussi à prendre la fuite.
Mais cet événement met surtout en lumière une faille de sécurité connue et particulièrement préoccupante. Le parking du personnel ne dispose actuellement d’aucune alarme permettant de signaler efficacement une intrusion.
Dans ces conditions, comment prétendre disposer d’un dispositif de sécurité suffisamment efficace lorsque des individus peuvent pénétrer sur le site et repartir avant même qu’une alerte ne soit déclenchée ?
Cette absence d’alarme facilite potentiellement les tentatives de projection et d’introduction de produits ou objets illicites.
Et ce n’est malheureusement pas le seul signal inquiétant.
Encore aujourd’hui, un détenu a réussi à se soustraire de la promenade pour rejoindre la zone neutre. Et une nouvelle fois, alors que la situation aurait mérité une présence et une réponse immédiate de l’encadrement, force est de constater qu’aucun membre de la Direction n’était présent sur place pour mesurer concrètement la réalité du terrain et les risques auxquels les agents sont exposés.
Pour FO Justice, ces événements doivent interpeller. Lorsque plusieurs incidents de ce type se produisent sur un même secteur, il devient indispensable de revoir l’ensemble du dispositif de sécurité, mais également de réévaluer les profils affectés à la SAS. Les personnels ont déjà signalé certains profils qui ne semblent pas adaptés aux exigences particulières de ce secteur.
FO Justice demande donc que les détenus dont le profil est jugé inadapté soient réaffectés au CP CAEN IFS, et parallèlement, les détenus disposant des profils adaptés soient affectés à la SAS.
La sécurité ne peut pas reposer uniquement sur la vigilance des agents, il faut mettre les bons profils au bon endroit et donner à ce secteur les moyens nécessaires.
Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS félicite les personnels présents pour leur vigilance, leur réactivité et leur professionnalisme, qui ont une nouvelle fois permis de détecter une situation potentiellement grave.
Un détenu mineur fait sa loi à la maison d’arrêt de Tours. Depuis plusieurs semaines, l’un de nos pensionnaires du quartier Mineur trouble la détention.
Outre les insultes sur personnels, les tapages et nombreuses dégradations en cellule dont il a fait preuve, ce dernier met le feu régulièrement en service de nuit. Sur une période d’un peu moins de 6 mois, notre cher enfant ne comptabilise pas moins de 31 CRI, de quoi rendre jaloux tout bon collectionneur de carte Pokémon.
Depuis peu, le jeune homme, semble s’être trouvé un nouveau passe-temps, en arrosant de liquides non identifiés l’agent en charge du ramassage des poubelles, lorsque celui-ci passe sous sa fenêtre. Informé de l’incident, la hiérarchie a fait un CHOIX FORT ! Dorénavant l’agent en charge du ramassage des poubelles en fin de journée ainsi que les personnes détenues auxiliaires chargées de ce travail seront protégées de toutes projections liquide puisqu’ils n’auront plus à passer sous cette fenêtre. En effet le CHOIX a été fait de modifier la procédure habituelle faisant maintenant passer le chariot des poubelles par l’entrée principale de la détention.
La maison d’arrêt de Tours se plie donc à son petit « dieu » du quartier mineur, son Héphaïstos des concertinas, son Poséidon du rebord de fenêtre.
Une fois de plus ce sont les agents qui subissent, obligés d’exécuter la décision de la hiérarchie mettant au passage en péril la sécurité de l’établissement.
Le SLPFOJUSTICE MA TOURSdemande le transfert immédiat de la personne détenue et le retour à la procédure habituelle.
UN COLLÈGUE FRAPPÉ AU VISAGE POUR AVOIR FAIT SON TRAVAIL
Ce lundi 10 août 2026, vers 14h35, lors du départ promenade au RDC Sud de la D2, un collègue du CP Fresnes a été victime d’une violente agression.
Une personne détenue âgée de 24 ans, condamnée au correctionnel notamment pour des faits de violences, conteste une décision prise par notre collègue concernant son départ en promenade.
PLUSIEURS COUPS VIOLENTS PORTÉS AU VISAGE !
Frappé à plusieurs reprises, notre collègue se retrouve au sol, le nez en sang, sonné par la violence des coups.
Alertés, le gradé et l’officier arrivent en courant. À leur arrivée, le collègue est toujours à terre, heureusement conscient.
IL N’A FAIT QUE SON TRAVAIL.
IL A ÉTÉ FRAPPÉ POUR ÇA.
La personne détenue a été immédiatement placée au quartier disciplinaire.
Pour FO JUSTICE CP FRESNES, cette mesure est indispensable, mais elle ne peut pas être la seule réponse.
FO JUSTICE EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES
• Une sanction disciplinaire ferme et exemplaire.
• Le transfert de l’agresseur à l’issue de la procédure disciplinaire.
LA FORCE DOIT RESTER À LA LOI !
Un détenu ne peut pas répondre par la violence lorsqu’une décision prise par un personnel ne lui convient pas.
Cette violence, cette défiance et cette attaque ne peuvent rester sans réponse.
SOUTIEN TOTAL À NOTRE COLLÈGUE
FO JUSTICE CP FRESNES apporte tout son soutien à notre collègue agressé et lui souhaite un prompt rétablissement.
Nous saluons également la réactivité des personnels intervenus immédiatement à ses côtés.
Ce lundi 10 août 2026, vers 11h00, un événement d’une extrême gravité est venu frapper les personnels du Centre Pénitentiaire de Villepinte.
À l’ouverture de sa cellule, une personne détenue, condamnée à 16 années de réclusion pour des faits présumés de meurtre, demande à rencontrer la direction afin, selon ses propos, de lui transmettre un « message divin ».
Face à cette attitude inquiétante, les collègues ont immédiatement fait preuve de professionnalisme, de vigilance et d’anticipation.
Les personnels s’équipent notamment d’un bouclier. Un surveillant, un brigadier-chef et un officier sont présents pour gérer cette situation sensible.
ET POURTANT, L’ATTAQUE ÉTAIT PRÉPARÉE.
Au cours de l’intervention, la personne détenue passe brutalement à l’acte et attaque les personnels à l’aide d’un couvercle de boîte de conserve préalablement détourné de son usage et transformé en arme artisanale tranchante.
Le bilan est lourd.
Un collègue est sérieusement blessé à l’avant-bras, nécessitant une hospitalisation et 5 points de suture.
Les deux autres collègues sont également touchés plus légèrement et subissent notamment des projections de sang durant l’agression.
Au moment de son passage à l’acte, l’agresseur crie : « ALLAH AKBAR »
Pour FO JUSTICE, compte tenu de la préparation préalable d’une arme artisanale, du comportement tenu avant l’ouverture de la cellule et des circonstances mêmes de l’agression, la question de la préméditation ne peut être écartée.
Et un autre élément doit nous interroger sérieusement :
Cette personne détenue n’avait, jusqu’alors, jamais été identifiée par les dispositifs de l’Administration pénitentiaire ou du renseignement pénitentiaire comme présentant un profil TIS.
Cela démontre une nouvelle fois que le danger ne porte pas toujours une étiquette avant de frapper.
FO JUSTICE EXIGE DES MESURES IMMÉDIATES
FO JUSTICE demande :
– le placement immédiat à l’isolement de cette personne détenue, avec un régime de gestion et de sécurité strictement adapté à sa dangerosité
– son transfert dans les meilleurs délais vers un établissement adapté, afin qu’elle ne demeure pas au CP Villepinte après une attaque d’une telle gravité
– une réponse disciplinaire maximale et immédiate
– une réponse judiciaire ferme, à la hauteur de l’agression commise contre des personnels exerçant une mission de service public
– qu’au regard des propos tenus, du cri proféré pendant l’attaque et des circonstances du passage à l’acte, les autorités judiciaires compétentes examinent sans délai une éventuelle dimension terroriste des faits et l’opportunité d’une saisine du Parquet national antiterroriste.
FO JUSTICE refuse que le moindre élément de cette agression soit banalisé ou balayé d’un revers de main.
FO JUSTICE demande également la mise en place d’une cellule psychologique à destination de l’ensemble des personnels qui en éprouveraient le besoin, directement ou indirectement confrontés à cet événement.
Nous resterons particulièrement attentifs aux suites qui seront données à l’enquête et aux conclusions qui pourront en découler.