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Prison de Caen – IFS : Demande d’une fouille générale immédiate face à l’explosion des téléphones portables en détention – Lettre Ouverte

Monsieur le Directeur,

Depuis plusieurs jours, notre organisation FO Justice observe une situation devenue critique. La découverte massive et répétée de téléphones portables, en particulier des modèles iPhone au sein de l’établissement.

Ces découvertes ne relèvent plus d’événements isolés. Elles sont désormais quotidiennes, et témoignent d’un véritable système d’introduction organisé, parfaitement structuré, et extrêmement dangereux pour la sécurité du personnel et la maîtrise de la détention.

Cette situation met en lumière :

L’existence de filières d’approvisionnement solides

Une logistique capable d’échapper aux contrôles

Une volonté manifeste de certains détenus d’exercer une emprise illégale sur les flux d’informations.

Les agents constatent également une hausse notable de l’agressivité lors des fouilles, mouvements et remises de repas. Le personnel subit quotidiennement des menaces, insultes et provocations, souvent liées à la volonté de protéger ou dissimuler ces appareils.

La prolifération de téléphones portables, en particulier d’appareils aussi performants que les iPhones, constitue un danger que nul ne peut ignorer.

Coordination de trafics internes et externes, menaces ou intimidations envers les personnels.

Ce phénomène fragilise directement l’autorité du personnel et la stabilité de l’établissement.

Il s’agit d’un risque sécuritaire manifeste, dont les conséquences pourraient être dramatiques si aucune mesure d’envergure n’est engagée.

Face à cette situation explosive, FO Justice CP CAEN IFS demande officiellement

L’organisation immédiate d’une fouille générale complète.

Cette opération constitue la seule réponse capable de neutraliser durablement ces appareils, de rétablir un cadre sécurisé et de briser les réseaux internes qui alimentent cette dérive

Sans réponse disciplinaire ferme, la violence continuera d’escalader

Les événements récents l’ont démontré refus d’obtempérer, agressions lors de fouilles, menaces continues.

À chaque fois que les téléphones circulent, l’insolence, la défiance et les violences augmentent.

Sans sanction adaptée, sans action forte, la situation ne cessera de dégénérer.

Les personnels ne peuvent plus être les seuls remparts face à cette escalade.

L’établissement ne peut continuer à fonctionner dans ces conditions.

Une fouille générale n’est pas seulement nécessaire

Elle est urgente.

Les agents, eux, continuent de tenir l’établissement avec professionnalisme, courage et abnégation, malgré la pression, les insultes, les menaces et les risques permanents. Il est temps que l’administration leur donne les moyens de garantir leur propre sécurité et celle de tous.

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Lettre Ouverte à Gérald Darmanin – Révision des Conditions d’attribution de la “prime de fouille”

Objet : Révision des conditions d’attribution de la « prime de fouille »

Monsieur le Ministre,

En ma qualité de Secrétaire Général FO Justice, je souhaite attirer votre attention sur la nécessité de réécrire les conditions d’octroi de la « prime de fouille », complément forfaitaire de l’indemnité pour charges pénitentiaires (ICP), dont le cadre est défini par la circulaire indemnitaire du 10 juin 2025.

Vous avez récemment annoncé la mise en œuvre d’opérations de « fouilles XXL » au sein de nos établissements pénitentiaires, dont plusieurs ont déjà été réalisées avec succès.

Même si, de votre propre aveu, ces opérations ne résoudront pas à elles seules la problématique de la prolifération d’objets interdits au sein de nos détentions, elles permettent au moins des saisies ponctuelles significatives, et démontrent que l’institution se refuse à céder du terrain aux trafics en tout genre.

Il en va de la sécurité des personnels pénitentiaires, de nos établissements et, plus largement, de la sécurité publique. Nous saluons donc cette initiative et encourageons sa poursuite.

Vous n’êtes pas sans savoir que ces opérations mobilisent massivement les personnels pénitentiaires, tous corps et tous grades confondus, dans un contexte de sous-effectif chronique et de charge de travail accrue. Néanmoins, ils répondent présent, avec un engagement et un professionnalisme qui leur font honneur.

FO ! FO !!!Nous déplorons le fait que, malgré l’ampleur de ces interventions et leur caractère exceptionnel, elles ne s’inscrivent pas dans le cadre indemnitaire actuel qui reste, à ce jour, exclusivement réservé aux fouilles dites « générales », désormais rarissimes.

Dans la réalité du terrain, les opérations ciblées, mais d’envergure, organisées à votre demande, représentent aujourd’hui la majorité des actions d’ampleur conduites dans les établissements. Elles sollicitent intensément les équipes, impliquent des risques importants et nécessitent une forte mobilisation. Pourtant, elles n’ouvrent pas droit à ladite prime, en raison d’un dispositif devenu manifestement obsolète.

Aussi, FO Justice vous demande de bien vouloir étudier la possibilité :

  • D’étendre l’attribution de la « prime de fouille » à l’ensemble des opérations de fouilles que vous sollicitez, qu’elles soient générales ou ciblées, dès lors qu’elles mobilisent significativement les agents
  • D’actualiser les critères prévus par la circulaire du 10 juin 2025, afin qu’ils correspondent aux pratiques réelles des établissements et reconnaissent équitablement l’engagement des personnels
  • De revaloriser le montant de cette prime, actuellement fixé à 83,75€, pour le porter à 150€, au regard de la nature, de la fréquence croissante de ces opérations et de l’engagement dont font preuve les agents sollicités

Il n’apparait pas cohérent que les agents qui participent à des opérations d’envergure, annoncées et portées par votre ministère, ne puissent bénéficier de cette prime initialement conçue pour ce type de mobilisation exceptionnelle.

Dans l’attente d’une évolution rapide de ce dispositif, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de ma considération respectueuse.

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Prison de Fresnes : Urgence Logement RLF – Ras-le-Bol Généralisé

Le 13 octobre 2025, Le bureau local FO JUSTICE Cp Fresnes, nous alertions déjà sur l’état des logements de fonction sur le domaine de Fresnes.

“LOGEMENTS DE FONCTION : HONTE ADMINISTRATIVE”

Stagiaires, brigadiers-chefs, officiers, tous logés dans des taudis. RLF, Valophis, logements du domaine : RIEN NE VA.

Procédures kafkaïennes, état des lieux déplorable, logements insalubres, pires que les cellules. On parle de fidélisation ? C’est une insulte. »

Aujourd’hui, la situation empire : des familles entières grelottent chez elles, sans chauffage, avec pour seul « bailleur » … RLF.

URGENCE – LOGEMENTS DE FONCTION : RAS-LE-BOL GÉNÉRALISÉ

Pendant que RLF ignore les demandes, des collègues et leurs enfants sont contraints de s’entasser dans une seule pièce, chauffée tant bien que mal par un appareil d’appoint.

INADMISSIBLE.

Ne nous comparons pas aux personnes détenues, c’est vrai, MAIS…

Une personne détenue bénéficie d’interventions rapides dès que son intégrité physique ou sa dignité est en jeu. Pourquoi nos collègues, garants de la mission publique, devraient-ils subir un tel mépris ?

Ce n’est pas un incident isolé : plusieurs logements sont concernés.

Les courriers et mails restent sans réponse. Le silence de RLF et de l’administration est une insulte à celles et ceux qui assurent au quotidien la sécurité et le fonctionnement de nos institutions.

Le bureau local FO JUSTICE Cp Fresnes exige :

✅ Une intervention immédiate de l’administration pour rétablir le chauffage.

✅ La mise en concurrence des bailleurs et l’attribution des marchés à des interlocuteurs compétents et responsables.

✅ La création d’une association de locataires : nous accompagnerons et soutiendrons sa formation.

Assez de paroles, place aux actes.

Si la situation n’évolue pas, Le bureau local FO JUSTICE Cp Fresnes, assumera pleinement ses responsabilités et mobilisera tous les moyens nécessaires pour faire respecter la dignité de ses collègues.

Nos familles et nos enfants méritent mieux que l’indifférence.

SOLIDAIRES ET DÉTERMINÉS !

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UISP FO Justice Paris : UHSI / UHSA, conditions de travail et situation intenable, lettre ouverte au DISP de Paris

Monsieur Stéphane SCOTTO

Directeur Interrégional des Services

Pénitentiaires de Paris

3 Avenue de la Division Leclerc

94260 Fresnes

Objet : Alerte sur la situation critique des effectifs et de la sécurité au sein des UHSA et UHSI

Monsieur le Directeur Interrégional,

FO Justice Paris, par la présente, souhaite porter à votre connaissance une situation extrêmement préoccupante concernant le fonctionnement des Unités Hospitalières Spécialement Aménagées (UHSA) et des Unités Hospitalières Sécurisées Interrégionales (UHSI) relevant de votre direction.

Comme vous le savez, ces unités assurent une mission essentielle, à la fois médicale et sécuritaire, auprès des personnes détenues nécessitant des soins spécialisés. Cependant, le sous-effectif chronique couplé au nombre insuffisant d’agents habilités ESP (Équipe de Sécurité Pénitentiaire) compromet gravement la sécurité des personnels, des patients et du public, ainsi que la continuité du service.

Nous tenons à vous exposer les éléments suivants :

Pour l’UHSA :

• Effectif théorique : 29 agents (dont 1 poste fixe)

• Effectif réel : 23 agents (dont 1 poste fixe), soit un déficit de 6 agents

• Nombre d’agents habilités ESP : 12 (aucune femme)

• Brigadiers-chefs et majors : 6 en poste (déficit de 2 par rapport aux 8 théoriques), dont seulement 4 habilités ESP, et l’un d’eux actuellement en congé longue duré

• Officiers : 2 en poste, dont 1 seul habilité ESP (l’adjoint)

Pour l’UHSI :

• Effectif réel : 25 agents

• Agents habilités ESP : 12

• Agents non habilités ESP : 13

• Brigadiers-chefs et majors : 5, tous habilités ESP (dont 2 femmes)

• Répartition par genre : 7 femmes agents (toutes non habilitées ESP) et 18 hommes agents

La distinction hommes-femmes revêt une importance cruciale dans ces structures qui accueillent des détenus de tous genres. L’absence totale d’agentes féminines habilitées ESP dans l’UHSA et la situation des 7 agentes non habilitées dans l’UHSI créent des carences opérationnelles graves, limitant notre capacité à assurer des interventions appropriées et respectueuses des spécificités de genre, notamment lors des fouilles, des transports et des interventions d’urgence.

Ces chiffres mettent en lumière un déséquilibre alarmant entre les missions confiées et les moyens humains disponibles. La pénurie d’agents habilités ESP paralyse notamment les escortes et les interventions extérieures, pourtant indispensables, et contraint les équipes à une sur sollicitation généralisée. Certains agents cumulent jusqu’à 1000 heures supplémentaires annuelles, une charge intenable qui génère épuisement professionnel et risques accrues d’incidents.

FO Justice attire particulièrement votre attention sur la situation organisationnelle des Unités Hospitalières.

Actuellement, ces agents demeurent administrativement rattachés aux établissements pénitentiaires de proximité, ce qui les place sous l’autorité directe des directions locales. Cette organisation engendre de nombreuses difficultés :

sous-effectifs chroniques, gestion disparate selon les établissements, et manque de lisibilité dans le pilotage de ces structures spécifiques. Bien qu’un organigramme de référence existe, il est rarement appliqué. Les agents concernés se retrouvent ainsi dans une situation d’instabilité et de fragilité, sans reconnaissance claire de leur rôle particulier au sein du dispositif.

La sécurité est au cœur de nos préoccupations :

• Le manque d’habilités ESP limite drastiquement la capacité à répondre aux urgences et à assurer les transferts sécurisés.

• L’absence d’agentes féminines habilitées compromet la prise en charge sécurisée des détenues.

• La fatigue extrême des agents augmente les risques d’erreurs, de blessures et de mise en danger des personnes prises en charge.

• L’impossibilité de constituer une réserve opérationnelle quotidienne d’escorteurs met en péril tant le bon déroulement des missions que la sécurité publique.

Face à cette situation intenable, FO Justice Paris exige :

• Un recrutement immédiat et proportionné aux besoins réels de ces unités, afin de combler les déficits en personnel et de sécuriser les plannings.

• Le respect strict des présélections pour les affectations en UHSA et UHSI, et l’envoi sans délai des agents retenus en formation Doctrine et ESP.

• Une attention particulière à la formation ESP des agentes féminines pour garantir une prise en charge sécurisée et respectueuse des détenues.

• La fin de la sur sollicitation des agents via la limitation des heures supplémentaires et le renfort durable des équipes.

• Le rattachement administratif des personnels des UHSA et UHSI directement à la Direction Interrégionale, sur le modèle de ce qui a été mis en œuvre à Marseille pour le Pôle centraliseur de sécurité (PCS), afin d’assurer une cohérence de fonctionnement, une meilleure prise en compte des besoins en effectifs et une juste reconnaissance de leurs missions spécifiques.

Il en va de la sécurité de tous et de l’efficacité du service public. Nous restons à votre disposition pour un rendez-vous afin d’échanger sur des solutions concrètes et urgentes.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de nos salutations syndicales.

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UISP Dijon : Double Évasion – Double Bravo !

L’UISP FO Justice Dijon tient à souligner le professionnalisme et l’engagement de très nombreux agents.

Pendant que la MA Dijon subissait l’épreuve rocambolesque d’une double évasion par bris de mur, les agents faisaient démonstration d’un engagement et d’un professionnalisme évident.

Nous ne reviendrons pas sur l’inertie d’une direction plus prompte à chicaner ses agents qu’à sanctionner des voyous qui détruisent des caillebotis tout neuf, nous l’avons dénoncé à de nombreuses reprises, il n’y avait pas de raisons que nous ne l’expliquions pas à la presse.

En de telles circonstances, nous nous serions attendus à un front syndical unanime et unis. Il faut croire que certains dénoncent et d’autres avalent, certains ont les gorges chaudes et d’autre des gorges… Bref, ça en fait des couleuvres à avaler…

Pourrait-on nous expliquer pourquoi il est possible de vider et transférer l’ensemble du QI/QD après l’évasion, alors que le 21/11 il n’a pas été possible de transférer le futur évadé après la découverte de lame de scie dans sa cellule ? De plus 6 jours n’ont pas suffit à aller au bout de la procédure disciplinaire n’était-ce pas suffisamment important ?

Nous sommes dans le cas d’une double évasion et nous parlons de lame de scie, mais nous le redisons ! A quand les armes ? A quand les meurtres ? A quand une direction qui saura le prendre en considération ?

De nombreux agents ont été déployés toutes la journée sur l’ensemble du domaine afin de le sécuriser, certains ayant du se dépatouiller à midi pour avoir un sandwich !

En dépit d’une logistique discutable et de circonstances particulières, leur mission a été accompli avec succès.

Entre nous, soyons francs, nous pourrions y voir des directions plus inquiètes de se protéger des journalistes que de nos pensionnaires. Nous avions aussi prévenu des risques de laisser la porte du domaine ouverte, il y a déjà eu des incursions malveillantes et même avec plusieurs motocross…

L’UISP FO Justice Dijon félicite donc chaleureusement tous les agents, personnels de la MA, ERIS, PREJ, administratifs qui ont permis de gérer cet évènement sans sur incident. BRAVO !

L’UISP FO Justice Dijon félicite également la direction d’avoir enfin pris en compte le problème des scies en détention et d’avoir enfin compris l’intérêt d’une porte fermée. BRAVO !

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Prison de Beziers : Deux Couteaux Saisis en Promenade ! Un Potentiel Mouvement Collectif Évité !

Ce samedi 29 novembre 2025, lors du mouvement promenade du 3ᵉ étage du CD1, un détenu a déclenché le portique de sécurité.

Grâce à la vigilance des personnels, une palpation de sécurité a immédiatement été effectuée, permettant de découvrir deux couteaux de grande taille dissimulés dans sa veste.

Cette saisie particulièrement préoccupante témoigne, une fois encore, des risques graves et constants auxquels sont confrontés quotidiennement les agents du CP Béziers.

Quelques instants après cette découverte, des altercations ont éclaté en cours de promenade du 3ᵉ étage.

Élément notable : un nombre inhabituellement élevé de détenus était descendu ce jour- là, une situation qui n’avait pas été observée depuis longtemps. Cette configuration, combinée à la présence d’armes blanches, aurait pu conduire à un mouvement collectif d’ampleur.

C’est exclusivement grâce au professionnalisme, au sang-froid et à l’intervention rapide des agents, que l’ordre a pu être rétabli et qu’un incident majeur a été évité.

FO Justice CP Béziers félicite les personnels du CD1 présents lors de cet incident. Leur réactivité et leur cohésion démontrent un engagement total dans un climat de plus en plus difficile.

Cependant, il est bon de rappeler que les collègues interviennent :

➢ Dans un contexte de hausse des tensions,

➢ Avec une population pénale de plus en plus imprévisible,

➢ Et au prix d’une fatigue et d’une pression constante.

FO Justice CP Béziers exige une reconnaissance réelle et à la hauteur du professionnalisme dont les personnels font preuve chaque jour.

Sans eux, la situation aurait pu être tout autre.

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Prison de Carcassonne : La devise de la Direction, à chaque problème son devis !

Monsieur le Chef d’établissement par intérim à l’approche des fêtes de noël et du froid qui s’installe il serait bon de prendre ce petit tract comme un vaccin avant de tomber malade !!!

Force est de constater que les erreurs du passé rencontrées sur la MA de Carcassonne ne servent pas de leçons FO JUSTICE MA CARCASSONNE va donc essayer gentiment de vous faire un petit rappel sur les attentes de nos camarades en matière de sécurité.

Alors nous savons très bien que tout n’est pas de votre responsabilité mais au vu des actualités nationales concernant la pénitentiaire FO JUSTICE MA CARCASSONNE va faire au mieux pour que tout se passe bien.

En matière de sécurité tout d’abord :

→ Comment se fait il que la problématique des caméras persiste depuis l’incident de l’été 2024 ?

→ Comment se fait il que les barrières « hyper fréquence » sonnent sans raison toutes les nuits et qu’il est impossible d’identifier l’origine puisque les caméras ne fonctionnent pas ?

→ Comment se fait il que le portique de détection des masses métalliques qui permet de contrôler les détenus qui sortent en promenade soit HS depuis plus d’une semaine ?

→ Comment se fait il que les caillebotis endommagés d’ancienne génération qui se découpent au couteau de cantine n’ont pas tous été remplacés quand cela avait été évoqué ? Cela éviterait de voir des bras de détenus aller à la pêche aux drones durant la nuit .

Les réponses aux problèmes sécuritaires qui nous sont communiquées sont toujours les mêmes :

«Pour les caméras, nous avons fait des devis, pour les barrières nous avons faits des devis, pour le portique nous avons fait des devis, pour les caillebotis nous avons fait des devis ….. »

Et que dire de la gestion de la nacelle qui s’est retrouvée dans les chemins de ronde cette semaine ! Comment se fait il que les promenades et le sport aient été maintenus durant l’intervention de cette dernière dans le chemin de ronde ?

Les évasions par les murs n’attendent pas les devis !!! Nos malheureux camarades de la MA DIJON ne diront pas le contraire et nous sommes bien placés pour en parler aussi.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE leur apporte d’ailleurs un immense soutien.

Dans un deuxième temps la gestion de certains détenus sur notre structure pose problème:

→ Le premier, le détenu A, bien connu pour ses nombreuses lettres diffamatoires à l’encontre des personnels pénitentiaires et actuellement placé au Quartier Disciplinaire (où ce dernier a mis le feu il y a quelques jours) continue de faire parler de lui. Ce dernier a de nouveau jeté l’opprobre sur notre collègue du parloir. Ses allégations immondes ont conduit bon nombre d’agents à déposer plaintes contre lui. Ce dernier « petit chouchou » de l’ancienne direction était protégé par celle-ci et commence fortement à exaspérer les agents de notre petite Maison d’Arrêt.

→ Le deuxième, le détenu S, actuellement au RDC, qui lui aussi se permet de diffamer librement les personnels pénitentiaires pose problème dans sa gestion. En effet, ce dernier ne peut même plus sortir de sa cellule sans se faire agresser par les autres détenus. Cependant aucune mesure n’est prise à son encontre. Là aussi il serait bon d’établir un devis auprès des services hospitalier car les personnels ne sont plus en capacité d’assurer correctement son intégrité physique si l’administration pénitentiaire ne prend aucune mesure. Ce dernier allant même jusqu’à accuser les agents de fermer les yeux et de le laisser se faire tabasser et racketter par les autres détenus.

À l’heure où FO JUSTICE MA CARCASSONNE rédige ce tract, notre ministre se réjouit de sa campagne de fouille XXL, notamment sur la MA NICE où une trentaine de téléphones a été saisies. Parlant même de mettre fin au laxisme en prônant le retour des fouilles au parloirs et plus de sécurité.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE invite Monsieur le Ministre à se déplacer sur notre établissement et a venir nous rencontrer.

  • Nous lui expliquerons qu’ici tout est à l’opposé de ce qu’il annonce.
  • Nous lui expliquerons qu’ici il n’y aurait pas besoin d’une fouille XXL pour découvrir si peu de téléphones.
  • Nous lui expliquerons qu’ici l’administration pénitentiaire préfère laisser des détenus jeter l’opprobre sur les personnels qui font leur travail sans jamais être félicités.
  • Nous lui passerons avec plaisir tous les devis afférents à la sécurité de l’établissement qui restent à l’état embryonnaire de DEVIS .. !

Monsieur le Chef d’établissement par intérim, notre établissement sombre petit à petit. Encore une fois cela n’est pas entièrement de votre faute. Vous n’êtes pas sans ignorer que nous allons traverser une dure épreuve dans les prochains mois avec des départs à la retraite qui vont impacter massivement notre structure. Alors par pitié, il n’y a pas de honte à demander de l’aide si le costume dans lequel vous ont mis vos supérieurs est trop grand pour vous. Il en va de la santé physique et morale de vos agents mais aussi de leur sécurité.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE dénonce une fois de plus cette attentisme de l’administration qui vient mettre en péril la sécurité de notre établissement, des personnels mais aussi de celle des citoyens pour qui nous ne pouvons garantir qu’une situation identique que celle qu’a traversé nos camarades de la MA DIJON n’arrivera pas chez nous, chez eux.

FO JUSTICE MA CARCASSONNE félicite une fois de plus le professionnalisme de tous les agents de tous les corps et grades confondus qui œuvrent dans cet établissement.

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Prison de Nice : Visite de Monsieur le Ministre de la Justice

Dans la soirée du jeudi 27 novembre 2025, une fouille massive à été réalisée à la Maison d’Arrêt de Nice en présence de M. Gérald DARMANIN, Garde des Sceaux, ainsi que de M. Sébastien CAUWEL, Directeur de l’Administration Pénitentiaire et M.Thierry ALVES, Directeur Intérregional des Services Pénitentiaires de Marseille. Les organisations syndicales ont été conviées et reçues pour échanger sur les problématiques locales. Le bureau local FO Justice n’a pas manqué ce rendez-vous important pour dénoncer des conditions de travail dégradées et revendiquer des améliorations pour garantir la sécurité des personnels.

DES TRAVAUX DE SÉCURISATION SONT LANCÉS SUR SIX ÉTABLISSEMENTS !

LA MAISON D’ARRÊT DE NICE NE DOIT PAS ÊTRE OUBLIÉE ET LAISSÉE À SON TRISTE SORT !

PROJET D’UNE NOUVELLE PRISON :

Le cabinet du Ministre est clair : il ne faut plus espérer un nouvel établissement dans un futur proche !

La solution envisagée serait une reconstruction ou une réfection globale sur site. Dans un premier temps, la remise en état de la cuisine puis étendre les travaux aux lieux de vie en envisageant la possibilité de douches en cellule.

Un projet de réfection est à l’étude et concernerait 7 établissements les plus vétustes du territoire. Pour FO Justice la Maison d’Arrêt de Nice doit en faire partie.

SOUS EFFECTIF :

FO Justice dénonce un sous-effectif chronique qui pénalise le bon fonctionnement du service.

FO Justice a rappelé la nécessité de renouer avec des taux de couverture maximale pour toutes les filières notamment le corps d’encadrement et le corps de commandement. Un effort doit être consenti sur les campagnes de mobilité et les sorties d’ENAP.

ATTRACTIVITÉ ET LOGEMENT :

Le bureau local a indiqué que le recrutement des agents est essentiel mais que les fidéliser sur l’établissement est moins aisé car beaucoup demandent leur mobilité dès leur arrivée.

Les causes sont multiples : des difficultés à trouver un logement et un coût de la vie exorbitant.

Le bureau local FO Justice a dénoncé une indemnité de résidence sous calibrée qui devrait être portée à 3% compte tenu de la cherté des loyers et des difficultés à accéder aux logements sociaux.

CONDITIONS DE TRAVAIL :

Le bureau local FO Justice a énoncé les principales difficultés :

  • Une recrudescence des violences sur les personnels en corrélation avec une augmentation des profils psychiatriques et une surpopulation carcérale en hausse.
  • Une prolifération inquiétante des nuisibles (punaises de lits, cafards et rats) confrontée à l’absence de solutions réellement efficaces.
  • Un sentiment d’abandon et un défaut d’accompagnement exprimés par les personnels. Faute d’anciens, ce sont les jeunes agents en apprentissage, et aux pratiques professionnelles fragiles, qui forment les nouvelles recrues.

LUTTE ANTI PROJECTION :

Le filet actuel est dégradé et doit être remplacé. Deux autres techniques de lutte seraient à l’étude : la couverture entière d’un filet horizontal sur le stade et une protection triple-couche aux fenêtres des cellules destinés à mettre fin aux projections ou en limiter significativement les effets.

Pour que de réelles avancées voient le jour, il faudra que des budgets soient alloués à l’établissement …

Monsieur le Ministre la balle est dans votre camp !

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Prison de Joux-la-Ville : AGRESSION – ENCORE !

Ce matin peu avant 11H une personne détenue au bâtiment 2 a une fois de plus trouvé opportun de s’en prendre verbalement et physiquement à un de nos collègues afin d’exprimer son mécontentement.

La personne détenue a agressé notre collègue à la sortie de la douche.

L’alarme a été déclenchée. L’ensemble des personnels présent a été réactif, efficace et professionnel. La personne détenue a donc rapidement pu être maîtrisée et mise en prévention.

Heureusement, aujourd’hui nous n’avons pas à déplorer de blessure grave.

Le SLP FO Justice Joux-la-Ville félicite l’ensemble des personnels pour leur réactivité et leur professionnalisme.

Le SLP FO Justice Joux-la-Ville attend que la personne détenue soit sanctionnée sévèrement.

Le SLP FO Justice Joux-la-Ville attend un questionnement, un travail et des réponses concrètes à cette hausse significative des agressions sur l’établissement.

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Prison de Grasse : Le Garde des Sceaux à la Maison d’Arrêt !

Le jeudi 27 novembre 2025, le ministre de la Justice, M. Gérald Darmanin, s’est rendu à la Maison d’arrêt (MA) de Grasse. À cette occasion, FO Justice, 1ère organisation syndicale représentative des personnels, a été reçue par le chargé de mission sur les questions pénitentiaires au cabinet du ministre.

Dès l’ouverture de l’entretien, FO Justice a interrogé le ministère sur la raison de cette visite.

La réponse est sans ambiguïté : un projet d’agrandissement modulaire de la MA de Grasse, avec 200 places supplémentaires, orientées vers un quartier de semi-liberté ou de courtes peines.

Cet échange a permis à FO Justice d’exposer sans détour, les réalités auxquelles sont confrontés les personnels de la MA de Grasse.

UNE DIFFICULTÉ PERSISTANTE DE FIDÉLISATION

Les surveillants stagiaires, à peine arrivés, envisagent déjà une mobilité. Les causes sont connues : un établissement vieillissant, l’absence de douche en cellules sont autant de freins majeurs à l’attractivité de l’établissement.

FO Justice a réaffirmé l’urgence d’accélérer la création du local douches sur le terrain de sport, une demande portée depuis des années et toujours en attente de concrétisation.

UNE GESTION INTERNE QUI NÉCESSITE UN ACCOMPAGNEMENT RENFORCÉ

Nombreux sont les agents, nouveaux comme expérimentés, qui expriment un malaise lié au fonctionnement managérial actuel, un sentiment de pression, un manque de soutien, et des difficultés relationnelles.

FO Justice ne cherche pas à pointer du doigt, mais à faire remonter une réalité qui impacte la motivation et la stabilité des équipes, et demande que ces problématiques soient objectivement identifiées, analysées et accompagnées, afin d’améliorer le climat de travail.

DES LOYERS INABORDABLES ET UNE INDEMNITÉ DE RÉSIDENCE INSUFFISANTE

Vivre en région PACA est devenu un véritable défi : manque de logements, loyers exorbitants, installation difficile pour les nouveaux arrivants.

FO Justice a rappelé l’impérieuse nécessité de porter l’indemnité de résidence de 1 % à 3 %, une mesure qui vise à soulager le coût de la vie sur la Côte d’Azur.

FO Justice a appelé à un élargissement du parc immobilier du Ministère de la Justice.

LES STAGIAIRES POLYNÉSIENS ABANDONNÉS DÈS LEUR ARRIVÉE

Les agents ultramarins, en particulier les polynésiens, recrutés en nombre se heurtent immédiatement à des obstacles administratifs : absence d’avis d’imposition, rupture de droits CAF, difficultés à se loger…

Résultat : Une démotivation immédiate, alors qu’ils n’ont même pas encore pu s’intégrer dans l’établissement.

FO Justice demande qu’un travail interministériel et ministériel soit engagé pour anticiper et résoudre ces situations.

UN AGRANDISSEMENT QUI AUGMENTERAIT LES EXTRACTIONS JUDICIAIRES

FO Justice a alerté sur une conséquence directe du projet : Si la finalité de cette extension avait pour objectif de répondre à une surpopulation carcérale niçoise cela entraînerait une augmentation des extractions vers le tribunal de Nice et exposerait davantage les personnels à un risque sécuritaire lors des trajets en véhicule. Le drame d’Incarville, omniprésent dans les consciences de chacun, doit appeler à des prises de décisions visant à protéger les personnels dans l’exercice de leurs fonctions au quotidien.

L’agrandissement ne peut être envisagé sans une prise en compte sérieuse et immédiate des difficultés opérationnelles actuelles, ni sans un apport de personnel adapté dans tous les corps.

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