Entre samedi 24 janvier et dimanche 25, plusieurs événements ont perturbé la détention.
– 7 livraisons par drone samedi soir et 1 mise en prévention suite à une fouille
Un peu avant minuit, le chef de détention et le chef infra repère une cellule approvisionnée par drone et la pêche est bonne : 3 téléphones portables, environ 500g de résine de cannabis, de la poudre blanche et 8 grammes d’herbe, et des câbles.
Un des détenus fouillé refusera d’obtempérer et détruira le téléphone portable qu’il avait dissimulé sur lui. Il a ensuite hurlé, tapé dans la porte et menacé le personnel présent. Il faudra le renfort du service de nuit pour mettre fin à l’incident.
Un autre détenu du QD sera sorti en pleine nuit pour laisser sa place.
Comme déjà dénoncé la semaine dernière : des fouilles de nuit ?! Pourquoi pas, mais sans mettre en danger le service déjà dégradé et en péril. Avec des renforts en surveillants, gradés, officiers, ELSP ou extérieurs… Dans ces conditions :
OUI !!! Faut-il un agent blessé pour enfin comprendre ?!
– 1 mise en prévention dimanche pour tentative d’agression avec arme
Dimanche matin, un autre détenu du 3ème étage MAH2 a inondé sa cellule et la coursive après avoir brûlé des morceaux de draps.
Ensuite, lorsque les surveillants ont voulu intervenir, il tenait dans sa main une fourchette avec les pics relevés, le manche enroulé dans un morceau de drap. Il sera placé, lui aussi, au Quartier Disciplinaire.
– D’autres téléphones et produits stupéfiants seront retrouvés dans le week-end.
Le Syndicat localFO JUSTICEdemande des moyens efficaces de luttes contre ce fléau des livraisons par drone. Le matériel présent n’est pas efficace !
Le Syndicat local FO JUSTICEattend toujours le transfert de 4 détenus pour lesquels des départs en MOS sont ouverts !
Ce samedi 24 Janvier 2026 un surveillant pénitentiaire a été violemment agressé par plusieurs détenus alors qu’il intervenait pour protéger un détenu en danger.
Pour avoir accompli sa mission avec professionnalisme et sang-froid, notre collègue a subi une violence collective inacceptable une pluie de coups comme à Gravelotte .
Les agents pénitentiaires ne sont ni des boucliers humains, ni des cibles.
Cette agression n’est pas un accident, elle est le résultat direct :
du manque criant d’effectifs
de conditions de travail dégradées
de l’absence de réponses fermes de l’administration.
Résultat sans appel, notre collègue surveillant blessé physiquement et choqué psychologiquement , un hématome derrière à la tête et des douleurs aux cervicales, s’est vue remettre 3 jours d’ITT.
Toucher à un agent, c’est attaquer toute la profession.
Le bureau local Fo justice CP de Bourg en Bresse demande le binômage sur les étages ouverts du Centre de Détention.
Le bureau local Fo justice CP de Bourg en Bresserefuse que la violence devienne une fatalité.
Le bureau local Fo justice CP de Bourg en Bresse refuse que le courage soit récompensé par les coups.
Le bureau local Fo justice CP de Bourg en Bresse reste à disposition de notre collègue blessé physiquement et choqué psychologiquement et l’accompagnera dans toutes les démarches qu’il souhaiterait entreprendre, et lui souhaite un prompt rétablissement.
Le bureau local Fo justice CP de Bourg en Bressedes sanctions exemplaire tant pénales et disciplinaire contre les agresseur
Ce matin, notre jeune collègue en poste à la MA0 s’est vu asséner plusieurs violents coups de poing au visage, la couchant au sol. Si l’ouverture à 7h est un moment toujours délicat, il n’en est pas moins que les profils de cet étage demandent une vigilance de tous les instants.
L ’intervention rapide des collègues suite au déclenchement de l’alarme à permis de mettre en sécurité notre collègue, très choquée par l’agression.
Si notre collègue a été prise en charge par les secours et l’encadrement qui s’est rendu sur place rapidement, cela n’enlève rien à la complexité de gestion de la population pénale depuis plus de 6 mois sur notre établissement où l’on ne dénombre pas moins de 3 agressions et une tentative dont trois à coup de poings. Il est a noté également la rapidité de l’ouverture de l’enquête judiciaire avec la présence des forces de l’ordre dès ce matin sur la structure.
Au vu du nombre de personnes détenues hébergées sur ce secteur, en moyenne 117 détenus, avec des profils particulièrement instables, le bureau FO Justiceréitère sa demande de binômage avec le deuxième agent quartier qui doit être remis en place.
Le bureau local Fo justice St Quentin Fallaviersouhaite un bon rétablissement à notre collègue blessé physiquement et psychologiquement et lui apporte tout notre soutien.
Le bureau local Fo justice St Quentin Fallavierexige un transfert rapide du détenu à l’issue de son séjour au quartier disciplinaire et une sanction pénale à la hauteur de ses actes.
Suite aux alertes répétées et insistantes de FO Justice, encore hier lors du CSA AP, concernant la situation critique du bureau RH4, l’administration a enfin pris la mesure de l’ampleur des dysfonctionnements.
À la demande de FO Justice, ce service, en charge notamment de la MOBILITÉ, des Tableaux d’Avancement et des reprises d’ancienneté va bénéficier de renforts RH afin que les personnels puissent enfin voir leurs droits respectés et leurs dossiers traités dans des délais acceptables.
► La DAP vient de nous communiquer les éléments suivants :
– Les classements après annulation de la mobilité des surveillants devraient être communiqués au milieu de la semaine prochaine ;
– Un nouveau calendrier concernant la mobilité des encadrants, ainsi que les différents tableaux d’avancement en cours, devra également être transmis prochainement, une fois les difficultés techniques résolues.
Ces mesures devraient se traduire par une accélération de la production des arrêtés, notamment en matière de reprises d’ancienneté, élévations d’échelon, titularisations, etc
FO Justice restera vigilant face à ces annonces afin qu’elles soient rapidement suivies d’actes concrets !
Nous avons eu le plaisir de venir à votre rencontre directe ce jeudi 22 janvier 2026 afin de pouvoir échanger avec vous et de répondre à vos questions.
Nous vous remercions pour l’accueil chaleureux dont vous nous avez fait part, et nul doute que nous reviendrons vous voir.
Vous nous avez témoignez votre profonde confiance en nous confiant vos craintes et vos revendications. Nous avons entendu votre souffrance et nous ne pouvons que la
déplorer.
Au terme de cette matinée riche en rencontres, nous avons plusieurs choses à dire.
► FO Justice dénoncele management toxique qui se dissimule sous des airs de fausse bienveillance.
► FO Justice constatel’engagement sans faille du personnel de justice, qui se dévoue corps et âme au service public sans attendre le moindre retour de l’administration.
► FO Justice rappellel’importance de l’évaluation annuelle, déterminante pour le versement du CIA mais également pour les promotions au choix.
► FO Justice affirmela nécessité de prendre en considération le bien-être au travail, indispensable à la santé mentale comme physique des personnels de justice.
►FO Justice encouragele maintien d’activités dédiées au bien-être ainsi que l’accès à l’assistance d’une psychologue, dont nous saluons le formidable travail auprès des collègues de plus en plus nombreux à la consulter
FO Justice continuera à défendre des valeurs humaines et de respect des personnels de justice, fonctionnaires comme contractuels.
Si vous avez une question, ou souhaitez un accompagnement, n’hésitez pas à nous contacter. Nous sommes là pour vous.
La section locale Force Ouvrière Justice dénonce avec la plus grande fermeté les faits d’une extrême gravité survenus le 23 janvier 2026 au centre pénitentiaire de Paris-La Santé, au niveau du QI, impliquant ‘un détenu.
Lors d’une fouille de cellule réglementaire, les personnels ont été confrontés à un détenu particulièrement violent, refusant toute autorité et toute injonction. Malgré un cadre strictement professionnel et maîtrisé, la situation a rapidement dégénéré.
Au moment de la réintégration en cellule, le détenu a refusé d’obtempérer, opposé une résistance active, puis frappé un agent au visage à plusieurs reprises, contraignant les personnels à une intervention de maîtrise pour préserver leur sécurité.
Quelques instants plus tard, dans le cadre d’un placement en cellule disciplinaire, ce même détenu a de nouveau fait preuve d’une violence verbale et comportementale extrême envers le personnel :
• Refus de menottage, menaces explicites, outrages d’une gravité inacceptable.
Force Ouvrière Justice souligne :
• Le sang-froid et le professionnalisme des agents dans la gestion de cet incident grave.
• Les menaces et outrages ne sont ni des faits divers, ni des incidents mineurs,
La situation est claire : ce détenu représente un danger immédiat pour les personnels.
En conséquence, Force Ouvrière Justice exige sans délai :
• Le TRANSFERT IMMÉDIAT de ce détenu.
• Des sanctions disciplinaires maximales.
• Des poursuites judiciaires
• Un accompagnement total des agents agressés, tant sur le plan administratif que pénal.
ForceOuvrière Justicerefuse la banalisation de la violence en détention.
Force Ouvrière Justicerefuse que les personnels servent de variables d’ajustement.
Ce jeudi 22 janvier 2026, la Direction de l’Administration Pénitentiaire réunissait les Organisations Syndicales représentatives pour un CSA AP au contenu déconcertant.
L’ordre du jour ne comportait que 3 points pour information, donc sans réelle consultation :
une instruction interministérielle sur la médecine du travail pour les détenus classés, les futures élections professionnelles (déjà connues des syndicats représentatifs, laissant le SPS seul dans la découverte), et un suivi des engagements du DAP… Vide de substance !
Comme à son habitude, ce n’est pas parce que l’Administration ne demande pas notre avis que FO Justice se prive de le donner !
En préambule, FO Justicea rappelé son soutien aux Collègues d’Aix et de Salon-de-Provence, victimes de lâches agressions qui les marqueront à jamais. FO Justice a remercié encore les Collègues massivement mobilisés lundi matin pour exprimer leurs inquiétudes.
FO Justicea surtout rappelé son impatience à voir les décisions validées se mettre en œuvre le plus rapidement.
En effet, le garde des Sceaux a entendu notre revendication de généralisation de l’aérosol incapacitant, qui permettrait de se sortir de situations périlleuses, puisque, depuis l’obligation généralisée du port du Gilet Pare-Lames, à la demande de l’Ufap, nos agresseurs savent mieux viser : la tête, le cou…
Le DAP a confirmé la généralisation de la bombe incapacitante par un décret en cours de rédaction, soumis en conseil d’État et qui devrait paraitre au plus tard dans les trois prochains mois.
Il a également rappelé qu’il ne servait à rien d’avoir des moyens à disposition et de ne pas les utiliser.
Ainsi, la doctrine et les ordres de déploiement seront rédigés en ce sens, à l’attention des DISP et Chefs d’établissements, histoire que tout ne reste pas dans une armoire, à moisir…
De même que pour le Pistolet à Impulsions Électriques, FO Justiceréitère la nécessité de le déployer comme cela a été validé par toutes les instances.
Le DAP a confié à FO Justiceque la CNIL était enfin saisie en format d’urgence face à la pression du garde des Sceaux, puisque le PIE est nécessairement couplé à une caméra-piéton. Ainsi, le déploiement généralisé est espéré pour cet été.
FO Justicea tenu également à avoir des précisions relatives à l’annonce récente, largement médiatisée, sur la création de “Prisons – Hôpitaux”. Le DAP a lui-même reconnu que cette annonce relevait avant tout d’une « annonce politiquefaite dans la presse», et non d’un projet opérationnel abouti.
Contrairement au discours triomphaliste tenu par l’Ufap, qualifiant cette annonce « d’historique », FO Justicerefuse cette récupération politique, surtout quand on sait que 30% de la population pénale (soit près de 26 000 détenus) serait atteinte de troubles psychiatriques graves, selon la CGLPL.
Des structures existent déjà : UHSA, UMD, Château-Thierry, et toutes souffrent des mêmes maux : une carence massive de personnels médicaux, une insuffisance chronique de personnels pénitentiaires, un taux d’occupation qui dépasse rarement les 75 %, et des affectations pas toujours pertinentes, en tout cas pas forcément conformes à NOS attentes.
FO Justice a donc exigé l’ouverture urgente de travaux relatifs à la prise en charge des détenus affectés de troubles psychiatriques incompatibles avec un maintien en détention classique et a rappelé notre revendication inchangée depuis des années : la classification des établissements et l’affectation des détenus en fonction de leur profil et de leur dangerosité dans des établissements ayant des moyens de sécurité adaptés.
Cette annonce n’a donc rien d’historique mais est surtout politique… pour ne pas dire utopique !
Enfin, nous ne pouvions tenir ce CSA AP, sans évoquer le « Projet de Loi SURE », visant à assurer une Sanction Utile, Rapide et Effective, dans lequel, la notion de numérus clausus pour les maisons d’arrêt apparait ainsi que la fin des matelas au sol.
Si, pour le DAP, c’est une « évolution assez significative », pour FO Justice, c’est avant tout un projet qui n’est pas encore sorti du labyrinthe républicain et du couperet du Conseil Constitutionnel
et dont on ne pourrait jauger de la consistance qu’à l’issue.
►FO Justice a rappelé en substance le Projet de Loi relatif aux QLCO qui a abouti à une version bien différente des intentions initiales, rappelant que les visioconférences n’ont pu être imposées aux détenus.
Alors, oui à la suppression des matelas au sol, puisque les conditions de travail des Personnels n’en seront que meilleure, mais, si c’est comme le principe de l’encellulement individuel, posé par la loi en 1875, qui n’est toujours pas appliqué dans les Maisons d’Arrêt, puisque des moratoires sont successivement pris et courent jusqu’au 31 décembre 2027 pour le dernier en date, l’intérêt serait nul.
Enfin, s’agissant d’un des points à l’ordre du jour du CSA relatif à la médecine du travail des détenus, FO Justice a tenu à porter un amendement de suppression.
En effet, nous apprenons que les visites se feront prioritairement dans les locaux de l’USMP.
Pour FO Justice, ces visites doivent se faire exclusivement au sein des établissements.
Même si toutes les Organisations syndicales ont soutenu notre amendement de suppression, en réponse, l’administration se réfugie derrière le caractère « interministériel » du texte, mais FO Justicea été clair : Hors de question d’ajouter de la charge logistique aux Personnels qui accomplissent déjà des miracles au quotidien !
Dans le cadre d’une nouvelle campagne de négociations visant à améliorer le statut des DPIP, deux réunions ont été programmées les 23 et 30 janvier 2026 afin de recueillir les positions de la filière insertion et probation.
FO Justice Cadre a rappelé que la légitimité à débattre du statut d’un corps de fonctionnaires est donnée par les textes uniquement aux organisations syndicales représentatives du personnel, dans le cadre des instances de dialogue social, notamment les groupes de travail.
► Lors de la réunion du 23 janvier 2026, FO Justice Cadre s’est positionnée sur les thématiques suivantes :
►LE PLAN STATUTAIRE
Contrairement à la majorité des organisations syndicales présentes, FO Justice Cadre a refusé de prendre comme base de discussion la grille indiciaire des directeurs de greffe judiciaire.
Nous exigeons la catégorie A+ et donc le passage dans l’encadrement supérieur pour les DPIP, rien d’autre !
FO Justice Cadre exige un alignement sur la grille indiciaire des DSP.
► LE PLAN INDEMNITAIRE
FO Justice Cadre demande une réflexion approfondie sur les quatre groupes de fonctions déterminant le montant de l’IFSE, fondée sur un travail de cartographie et d’inventaire des organisations fonctionnelles de l’ensemble des SPIP de France, à l’instar de ce qui existe pour les établissements pénitentiaires.
► LE RECRUTEMENT
FO Justice Cadre revendique la mise en place d’une voie de recrutement unique des directeurs pénitentiaires, avec comme préalable indispensable la fusion des corps des DPIP et des DSP.
► LA FIDÉLISATION ET L’ATTRACTIVITÉ
Elles passent nécessairement par la mise en œuvre d’actions concrètes, notamment :
– de réelles perspectives d’évolution de carrière accompagnées d’un suivi personnalisé,
– un droit effectif à la déconnexion,
– une culture de la confiance, appuyée par un soutien hiérarchique affirmé,
– un plan de formation ambitieux, construit avec une consultation des agents de terrain.
FO Justice Cadre déplore que le champ d’intervention des DPIP dépasse largement le cadre réglementaire de leurs missions et alerte une nouvelle fois sur les risques psychosociaux majeurs induits par cette situation.