Depuis trop longtemps, les personnels de la MA Dijon portent l’établissement à bout de bras. Mais aujourd’hui, le point de non-retour est franchi. Entre surpopulation record, insécurité chronique et abandon administratif, le navire coule et les responsables regarde ailleurs.
UNE SURPOPULATION INDÉCENTE
Avec plus de 45 matelas au sol, nous ne travaillons plus dans une prison, mais dans un entrepôt humain. Cette promiscuité est le terreau de toutes les tensions.
LA DISCIPLINE EN BERNE
Suite à la double évasion, le Quartier Disciplinaire (QD) est fermé pour des travaux qui n’ont même pas encore débuté !! Résultat ?
Les sanctions sont réduites à du simple confinement.
On immobilise des cellules pour ces confinements alors que les détenus s’entassent déjà au sol
Quelle autorité reste-t-il aux agents quand la sanction n’existe plus ?
SERVICES EN SOUFFRANCE, DÉTENTION SOUS TENSION
RH & Administration : Les services administratifs sont exsangues. Le manque d’effectifs ET l’absentéisme créer par une gestion au rabais mettent en péril l’établissement.
Activités : Le sport est annulé pour une durée indéterminée suite à l’absence prolongée du moniteur. Moins d’activités = plus d’agressivité en coursive. C’est mathématique.
Le SLPFO Justice MA Dijon ne se contentera pas de mesurettes ou de transferts au compte-gouttes.
Face à l’urgence, nous exigeons :
UN DÉSENCOMBREMENT MASSIF ET IMMÉDIAT : Nous voulons un plan de transfert d’envergure. Pas 5 ou 10 profils, mais une baisse réelle et drastique de la pression carcérale !
LA RÉOUVERTURE D’AU MOINS UNE CELLULE AU QD : La sécurité des agents passe par une réponse disciplinaire interne ferme.
La fatigue et l’inquiétude ont laissé place à la colère.
Sans décisions fortes, rapides et concrètes :
Le SLPFO Justice MA Dijon APPELLERA AU BLOCAGE TOTAL DE L’ÉTABLISSEMENT !
Nous irons jusqu’au bout pour être entendus. Préparez-vous !
Le 21 janvier 2026, le détenu R… s’est illustré lors d’une fouille de cellule, au cours de laquelle a été découverte une arme artisanale de type couteau, d’une longueur totale de 18,5 cm, dont une lame de 8 cm.
Quelques jours plus tard, ce même détenu a croisé l’un des collègues ayant participé à cette fouille. Il n’a alors pas hésité à le menacer, en le nommant explicitement.
DES FAITS GRAVES, UNE SANCTION INSUFFISANTE
Le 12 février dernier, lors de son passage en Commission de Discipline (CDD), le détenu a nié les faits qui lui étaient reprochés, affirmant n’avoir jamais tenu de propos déplacés envers un surveillant.
Il reconnaissait toutefois la détention du couteau, prétendument acheté au CP de Lannemezan et transmis par un autre détenu… selon ses dires.
Malgré la gravité des menaces proférées, la sanction prononcée s’est limitée à 15 jours de quartier disciplinaire avec sursis. Pour le détenu, le surveillant aurait menti… et pourtant… bis répétita ce week-end !
➜ Cette décision a été très mal vécue par notre collègue, et bien au-delà !
UNE SITUATION DE PLUS EN PLUS PRÉOCCUPANTE
À la demande du collègue concerné, nous avons été reçus par la direction afin de revenir sur ces faits et sur une sanction que nous jugeons largement insuffisante.
Depuis plusieurs semaines, ce détenu fait parler de lui, notamment à la suite de la perquisition de sa cellule et de sa mise en garde notamment à la suite de plusieurs faits graves ayant nécessité l’intervention des services compétents.
Ces éléments ne peuvent qu’inquiéter légitimement les personnels, au regard des risques qu’ils font peser sur la sécurité et le bon fonctionnement de l’établissement.
UN NOUVEL INCIDENT CE WEEK-END
Un nouveau compte rendu d’incident a récemment été établi pour des menaces envers un personnel.
Une fois encore, le détenu R… démontre son incapacité à respecter les règles, l’autorité et les agents.
➜ La collègue aurait aussi menti ? Trop c’est trop !
Il est désormais urgent de rétablir un climat de calme, de respect et de sécurité pour l’ensemble des personnels.
FORCE OUVRIÈRE JUSTICE LANNEMEZAN EXIGE :
Le transfert rapide de ce détenu,
Une sanction exemplaire lors de son prochain passage en Commission de Discipline,
Des réponses immédiates, fermes et adaptées de la direction face aux menaces.
Les personnels pénitentiaires ne sont pas des cibles.
Notre sécurité, notre dignité et notre engagement au service de l’État doivent être respectés.
Force Ouvrière Justice Lannemezan restera pleinement mobilisée et vigilante pour défendre les droits et la sécurité de tous les agents.
Durant ces deux dernières semaines, les relevés de décisions des TA de capitaine de classe supérieure et de commandant divisionnaire au titre de l’année 2025 ont été publiés.
Les promotions réalisées seront rétroactives et prendront effet le 1er janvier 2025 !
FO Justicetient à féliciter chaleureusement l’ensemble des personnels promus.
La production de ces tableaux d’avancement n’est pas le fruit de gesticulations syndicales d’opportunité, mais bien la résultante de la réforme historique portée par FO Justice.
Pour mémoire, concernant l’accès au grade de commandant divisionnaire (Ex CSP Classe exceptionnelle), aucune promotion n’avait été réalisée lors de la mise en place du plan de requalification de l’UFAP !
Ce sont 31 promotions en 2024 et 38 pour l’année 2025.
Concernant le TA CS, ce sont 24 promotions réalisées en 2024 et 25 en 2025 !
➡️ Grâce à la réforme HISTORIQUE de FO Justice, au 1er janvier 2027, 100% des capitaines de classe normale accéderont à la grille définitive de capitaine de CATÉGORIE A.
Dans les prochains jours, c’est la campagne de mobilité de printemps qui sera publiée.
➡️ FO Justice a obtenude la DGAP l’ouverture d’un nombre conséquent de postes, notamment concernant les postes profilés actuellement vacants ou susceptibles de l’être.
FO JUSTICE, TOUJOURS DANS L’ACTION, NÉGOCIE ET OBTIENT !!
VOUS POUVEZ COMPTER SUR FO JUSTICE POUR DÉFENDRE VOS INTÉRÊTS ET MENER À TERME LA MISE EN PLACE DE SA RÉFORME HISTORIQUE !
FO Justice tient à alerter sur la succession d’incidents graves survenus récemment au sein du quartier disciplinaire du CP PLS.
Agression armée au QD – Une sanction incompréhensible ?
Le 21 février 2026, une personne détenue a refusé de sortir de sa cellule pour un sondage des barreaux. Lors de l’ouverture, il a proféré des menaces de mort explicites à l’encontre des agents tout en brandissant une arme artisanale. Des paroles aux actes, Il a volontairement porté à deux reprises des coups en direction du visage des collègues. L’esquive des agents présents ont été leur seul rempart vis-à-vis de cet acte que FO Justice considère prémédité. Il a été maitrisé difficilement en raison de sa virulence.
➡️ Sanction prononcée : 10 jours de quartier disciplinaire assorti de 10 jours avec sursis.
FO Justice dénonce une décision totalement inadaptée à la gravité des faits.
Menaces de mort + arme artisanale + tentative d’agression = 10 jours seulement ?
C’est un signal catastrophique envoyé aux détenus violents MAIS surtout une véritable gifle pour les personnels.
Agression avec insultes racistes
Le 25 février 2026, lors de la distribution du repas, une personne détenue a jeté son repas en direction d’un agent avant de porter des coups vers son visage, tout en proférant des insultes graves et à caractère raciste.
Une maîtrise au sol a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.
FO Justice condamne avec la plus grande fermeté ces propos ignobles et exige des poursuites systématiques tant au niveau administratif que pénale.
Agression et insultes (ET OUI DANS LA MÊME JOURNEE !!!)
Le 25 février 2025, au QD10, une personne détenue a adopté un comportement agressif lors de la distribution du repas. Refusant de reculer, malgré les injonctions des personnels et du gradé, il a tenu des propos outrageants avant de pousser l’agente au niveau du torse.
L’intervention des agents a été nécessaire afin de procéder à sa maitrise et permettre la fermeture sécurisée de la cellule.
FO Justicealerte
En l’espace de quelques jours :
Une agression armée avec menaces de mort.
Deux agressions accompagnées d’insultes graves et de violences physiques.
Le quartier disciplinaire ne peut devenir une zone où l’autorité de l’État s’effrite.
FO Justiceexige :
L’application des sanctions maximales prévues par les textes (30 jours lorsque les faits le justifient).
Des poursuites pénales systématiques pour violences, menaces de mort, outrages et propos à caractère raciste ou sexiste.
Un soutien institutionnel clair et ferme aux personnels agressés.
Le transfert immédiat des détenus concernés.
FO Justicele rappelle :
La sécurité et le respect des personnels ne sont pas négociables.
Il est temps que les actes aient des conséquences à la hauteur de leur gravité.
FO Justice restera mobilisé pour défendre chaque agent et stopper cette hémorragie qui gangrène nos différentes détentions.
Le CP de Reau, une si belle structure qui tombe ou déjà tombe en ruine chacun aura son avis à ce sujet !
Un sentiment d’abandon, de lassitude pour venir au travail, le manque de soutien est ressenti par tout le monde !
Un autre baromètre affole les compteurs : la démotivation des personnels !
Un sentiment d’impunité, des meneurs, on nous rassure, sont en voie d’identification sur notre structure … MAIS toujours pas de transferts !
Un drone à quand même été récupéré en début de semaine, confirmant que les projections sont de retour, le réseau est entrain de reprendre sa place dans nos murs.
La population pénale semble avoir un sentiment de pouvoir. Le quartier disciplinaire n’a plus d’impact.
Les agressions sont toujours aussi violentes… et les réponses institutionnelles ne sont pas à hauteur. On préfère déplacer les victimes donc les collègues d’un bâtiment à l’autre afin qu’il ne retrouve pas son agresseur.
Cet engrenage d’acheter la paix carcérale quoi qu’il en coûte, ne saurait perdurer plus longtemps !
Le service national de transfèrement un « satellite » du CP de Reau fait partie aussi des mauvais élèves en dépit de la bonne volonté des collègues. Le constat est alarmant avec la charge de travail qui pèse sur ce service et le bâton répressif qui n’est pas bien loin quand on ose dire qu’on n’en peut plus !
Force Ouvrière Justicese dressera contre toute politique du « marche ou crève » ?Le personnel administratif n’est pas épargné par ce constat alarmant, un service qui croule sur une charge de travail et un personnel exténué qui n’arrive pas à sortir la tête sous l’eau !
Tout l’établissement est mis à mal, nous ne cessons de le dénoncer, la gestion est catastrophique.
Le mouvement du 3 février 2026 était un petit rappel où FO Justice a martelé avec détermination que sans le personnel, il n’y pas de centre pénitentiaire sud francilien.
L’ouverture du QLCO ne saurait se faire dans ce contexte de tension sociale !
FO Justice maintient la pression locale pour faire entendre nos revendications légitimes : écouter c’est une chose mais concrétiser les paroles en actes c’est mieux !
Nous sommes arrivées à un point à ne pas savoir à quel « Saint » se vouer, excusez de peu ce jeu de mot…
Sûrement demander le transfert de notre chef d’établissement servira d’électrochoc… il semble être un adepte et convaincu de telle pratique !
Chers Collègues, FO justice vous entend, il est temps que nous prenions nos responsabilités ENSEMBLE parce qu’il on va de notre vie, de notre santé, les conditions de travail sont devenues cauchemardesque !
Plusieurs événements récents démontrent une perte inquiétante de contrôle au sein de l’établissement.
Des bouteilles en verre ont une nouvelle fois été retrouvées en cellule après les cantines du Ramadan, exactement la mème erreur que l’an derniér. Comment une telle situation peut-elle se repéter ?
C’est INADMISSIBLE.
Un détenu, transféré en MOS de Maubeuge (déjà passé par Beauvais avant un transfert pour agression), est revenu après une nouvelle agression sur le personnel.
Il n’a effectué que 7 jours au quartier disciplinaire alors que 30 jours étaient prévus conformément a sa sanction.
En effet à son arrivée, il a été placé en cellule classique, au lieu d’être affecté immédiatement au quartier disciplinaire.
C’est INADMISSIBLE.
183 grammes de produits stupéfiants ont été saisis sur un déténu grace au professionnalisme et à la vigilance de nos collégues lors d’un parloir avec un visiteur en prison. Pourtant, la police n’a pas été avisée et le visiteur est reparti librement, sans aucune mesure.
C’est INADMISSIBLE.
Malgré ces dysfonctionnements graves, nos collègues demeurent engagés, professionnels et particulièrement vigilants.
Organisation du travail au greffe : des conditions devenues inacceptables !
Les agents du greffe dénoncent une dégradation réelle de leurs conditions de travail liée à l’application actuelle du cycle « petites et grandes semaines » et à l’organisation des horaires.
Le cycle annoncé n’est pas respecté. (Petite semaine 2 j travaillés/grande semaine 5 travaillés).
Les semaines sont déséquilibrées et imprévisibles.
La fatigue professionnelle augmente fortement.
L’équité entre agents n’est plus garantie.
La stabilité du service est fragilisée.
Résultat : perte de repères, surcharge, épuisement et fonctionnement dégradé d’un service pourtant essentiel à la chaîne pénale et à la sécurité juridique des mesures de détention.
Une activité exigeante… sans moyens adaptés !
• Service continu 24h/24
• Activité nocturne intense et double nuit éprouvante
• Gestion des écrous et levées d’écrou exclusivement par les agents du greffe
• Effectifs réduits lors des missions extérieures
• Week-ends très chargés nécessitant une vraie organisation
Les agents assurent la continuité du service dans des conditions toujours plus difficiles.
LES PROPOSITIONS CONCRÈTES DES AGENTS
Pour garantir la continuité du service public, la sécurité des procédures et la santé des personnels :
✔ Amplitude horaire de 12h15 sans pointage méridien (temps de pause insuffisant actuellement)
✔ Organisation en 2 équipes de 13 agents
✔ 6 agents en journée
✔ Service de nuit : 5 agents en semaine / 4 le samedi / 3 le dimanche
✔ Application réelle et équitable du cycle de travail annoncé
Des mesures réalistes, issues du terrain, dans le cadre du surveillant acteur, pour un service efficace et sécurisé.
Force Ouvrière Justice demande immédiatement :
• La révision de l’organisation actuelle
• Un dialogue social réel
• La mise en place rapide des solutions proposées
• La prise en compte des difficultés des agents
Les agents du greffe ne sont pas une variable d’ajustement, Force ouvrière Justice reste mobilisée pour la défense des conditions de travail, de la santé des agents et de la qualité du service public.
Depuis quelques temps, les tensions entre services se sont accentuées. Soyons clairs : diviser les personnels n’a jamais été une solution. L’unité construit. La division détruit.
Suite à notre dernier tract, certaines réactions appellent une clarification.
Force Ouvrière tient à être parfaitement claire : à aucun moment nous n’avons mis en cause le service technique.
Bien au contraire.
Depuis des années, ce service travaille dans des conditions dégradées, avec des effectifs insuffisants et des moyens matériels limités. On leur demande toujours plus, avec toujours moins. Ils tiennent la baraque malgré tout.
Cela mérite du respect, pas des reproches.
Lorsque nous dénonçons une situation, nous dénonçons des choix.
Et les choix relèvent de la direction.
Ce ne sont pas les agents qui décident des priorités.
Ce ne sont pas les chefs de service qui arbitrent les budgets.
Ce ne sont pas les responsables de terrain qui fixent les orientations.
Concernant le QI / QD, là encore, les choses doivent être dites clairement :
Le responsable n’est pas à l’origine du manque de considération que nous dénonçons. Les problèmes sont signalés depuis des mois. Les remontées existent. Les alertes ont été faites.
Mais visiblement, nous ne partageons pas les mêmes priorités que la direction.
Et lorsque les priorités ne sont pas les bonnes, ce sont toujours les personnels qui en subissent les conséquences.
Alors ne tombons pas dans le piège.
Diviser les services.
Créer des tensions internes.
Laisser croire que les difficultés viendraient des collègues.
Cette stratégie est ancienne. Elle est connue. Et elle ne trompe plus personne.
Les personnels ne sont pas dupes.
Ils savent distinguer ceux qui subissent des décisions… de ceux qui les prennent.
Force Ouvrière défend tous les agents, sans distinction de service.
Notre ligne est simple : solidarité, respect, moyens, considération.
Nous ne chercherons jamais à opposer les collègues entre eux. Parce que lorsque les agents restent unis, nous sommes plus forts !!!! Rassemblons-nous pour créer l’unité …
« Un mauvais chef divise pour régner, un bon leader rassemble pour avancer. »
La Maison d’Arrêt de Montbéliard, victime de son succès avec un taux d’occupation de 200%, n’échappe pas à la banalisation des agressions sur le personnel.
Ce week-end un de nos collègue a subi le mécontentement d’un pensionnaire non satisfait du service proposé…
L’énergumène ne comprenant pas que la possession de cannabis reste interdite et puni par la loi, se fera remarquer par plusieurs jets de vaisselles sur le personnel, insultes et menaces…
Le bureau local FO Justice tient à féliciter le sang froid de tous (surveillants et encadrement) ainsi que les 2 agents ESP revenu en renfort pour une mise en prévention en toute sécurité.
Avec la fermeture provisoire de la MA Belfort, la MA Montbéliard et au bord de l’explosion et la sécurité de tous est mise danger.
Le SLP FO Justice Montbéliard demande:
➢UN TRANSFERT IMMEDIAT DE CE DETENU AFIN DE LANCER UN SIGNAL CLAIR A L’ENSEMBLE DE LA POPULATION PENALE.
➢UN TRAITEMENT PLUS RAPIDE A U NIVEAU DE LA DISP DES DEMANDES DE TRANSFERTS EN COURS.
➢UN STOP ECROU IMMEDIAT LE TEMPS DE POUVOIR REVENIR A UNE SITUATION PLUS GERABLE POUR LES PERSONNELS.
Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,
À l’occasion de ce premier CSA de l’année 2026, FO Justice souhaite rappeler que cette instance n’est pas une formalité administrative, mais un espace de dialogue social structuré, encadré par les textes, ayant vocation à traiter des conditions de travail, de la santé, de la sécurité et de l’organisation des services. Nos interventions s’inscrivent dans ce cadre.
EXPERTISES MÉDICALES – GARANTIES STATUTAIRES
FO Justice a récemment alerté sur les conditions dans lesquelles certaines expertises psychiatriques ont été diligentées.
Nous rappelons plusieurs principes fondamentaux :
Une expertise médicale individuelle constitue un élément d’appréciation, elle ne saurait se substituer à la compétence décisionnelle du Conseil médical, toute mesure impactant l’aptitude au service doit être juridiquement sécurisée. Un arrêt de travail relève exclusivement d’une prescription médicale.
Nous avons constaté des situations dans lesquelles :
Des agents ont exprimé un manque de lisibilité de la procédure, des mesures conservatoires ont été prises sans sécurisation administrative claire, l’articulation avec le Conseil médical n’a pas été suffisamment explicitée.
FO Justice demande :
La saisine systématique du Conseil médical lorsque l’aptitude est en cause, la formalisation écrite et tracée des positions administratives des agents, le respect strict du contradictoire, une clarification des procédures internes applicables, la protection statutaire des agents ne peut souffrir d’approximation.
ABSENCE DE MÉDECIN DE PRÉVENTION
À ce jour, le CP Fresnes ne dispose pas de médecin de prévention, cette situation constitue une difficulté majeure au regard des obligations en matière de santé et sécurité au travail dans un établissement exposé à des risques psychosociaux élevés, à des contraintes sécuritaires fortes et à une charge opérationnelle importante. L’absence de médecine de prévention fragilise la politique de prévention primaire et secondaire.
FO Justice demande, un point précis sur les démarches engagées pour pourvoir ce poste.
CONDITIONS DE TRAVAIL – EFFECTIFS ET ORGANISATION
Le sous-effectif structurel continue d’impacter, Les services satellites, Le volume d’heures supplémentaires, l’équilibre vie professionnelle / vie personnelle. Une politique de fidélisation ne peut être crédible sans amélioration concrète des conditions de travail.
FO Justice demande un état des lieux objectivé des effectifs réels, service par service.
FO justice maintient fortement sa demande de la mise en place de la fin du matin/nuit pour l’ensemble du personnel
Concernant la Maison d’arrêt des femmes FO Justice demande que dans chaque mirador soient mises à disposition les trois tailles de gilets pare-balles, comme cela est pratiqué au Grand Quartier.
L’équipement doit être adapté à la morphologie de chaque agent.
Nous demandons la réalisation de travaux sur le chemin de ronde avec mise en place de gravillons, à l’identique de ce qui a été réalisé au Grand Quartier.
Cette mesure vise à prévenir les risques de chute et à améliorer la stabilité des déplacements.
PROJET DE CITY STADE – POSITION DE FO JUSTICE
Monsieur le Directeur,
Lors de vos vœux, vous avez annoncé votre projet de création d’un city stade au sein du domaine pénitentiaire, FO Justicetient à rappeler que notre organisation s’est toujours montrée défavorable à ce projet en raison des contraintes structurelles qui entraineront mécaniquement une réduction du nombre de places de stationnement. Or la problématique du stationnement est déjà structurellement tendue. Totalement conscient que ce projet favoriserait la détente et le lien social autour d’activités sportives, la création d’un « work out » avec des appareils isolés « type parcours » serait plus adapté à la configuration actuelle de notre domaine pénitentiaire.
Moins de places de parking signifie :
Difficulté accrue pour les agents à stationner, Retards involontaires liés à l’absence de stationnement disponible, exposition accrue aux demandes d’explication ou procédures disciplinaires pour retards.
Il ne peut être admis que des agents soient pénalisés pour des difficultés organisationnelles résultant d’un choix d’aménagement.
FO Justice propose une alternative constructive :
La mise en place d’un véritable parcours sportif (vélos, barres de traction, équipements fixes etc…), implanté de manière à ne pas empiéter sur les places de stationnement existantes. Cette solution permettrait, d’encourager l’activité physique, de préserver les capacités de stationnement et De maintenir un équilibre entre qualité de vie et contraintes logistiques.
Nous demandons qu’une étude d’impact précise sur le stationnement soit communiquée en CSA avant toute décision définitive.
Monsieur le Directeur FO Justice aborde ce CSA avec une approche responsable et structurée.
Nous demandons, des réponses écrites, des engagements formalisés, des calendriers précis et un suivi en instance.
Le dialogue social ne peut être efficace que s’il repose sur la transparence, la sécurité juridique et le respect des agents.