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Prison de Rouen : Une Lâche Agression au QD !

Une nouvelle fois, les personnels de la maison d’arrêt ont été la cible d’une violence aussi lâche qu’inacceptable.

Placée au quartier disciplinaire suite à plusieurs bagarres en cellule, la personne détenue B ne faisait jusqu’alors pas particulièrement parler d’elle avec le personnel.

Mais ce matin, lors de la distribution du petit-déjeuner, et sans aucune raison apparente, ce détenu a volontairement jeté un verre d’eau chaude au visage d’un agent présent à l’ouverture de cellule, avant de tenter de forcer le passage pour sortir.

Face à cette agression soudaine, les personnels sont immédiatement intervenus afin de maîtriser l’individu.

Durant l’intervention, le détenu s’est montré extrêmement virulent, tentant de mordre et de griffer les agents présents. Il a également réussi à porter un violent coup de pied au visage d’un autre collègue.

Le Bureau Local FO Justice apporte tout son soutien aux agents victimes de cette agression inadmissible et salue le professionnalisme des personnels intervenus, qui ont permis d’éviter une situation encore plus grave.

Le Bureau Local FO Justice rappelle que les agents pénitentiaires ne sont pas des cibles.

Chaque jour, ils assurent leurs missions dans des conditions de plus en plus tendues, au péril de leur intégrité physique.

Le Bureau Local FO Justice demande des sanctions disciplinaires et pénales exemplaires à l’encontre de l’auteur des faits suivies du transfert du détenu.

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SDGF : Clôture de la Campagne d’Évaluation Professionnelle 2025 – Tout n’est pas terminé pour autant…

La campagne d’évaluation de la valeur professionnelle ESTEVE au titre de l’année 2025 est en principe clôturée et vous avez dû recevoir votre CREP (compte rendu d’évaluation professionnelle).

Nous souhaitons vous rappeler à ce sujet que l’évaluation de la valeur professionnelle constitue pour l’agent un DROIT !

► Si vous n’avez pas fait l’objet d’une évaluation professionnelle cette année, alors que vous estimez que vous auriez dû l’être au regard des conditions fixées dans les notes de la sous-direction des ressources humaines des greffes ou du secrétariat général ;

► Si vous n’êtes pas satisfait de votre évaluation professionnelle que vous estimez ne pas refléter votre véritable valeur ;

N’hésitez pas à nous saisir !

POUR VOUS ACCOMPAGNEZ, CONTACTEZ-NOUS :

Isabelle BESNIER-HOUBEN / 06.08.99.81.29 / i.besnier-houben@fojustice.com

Christophe DOUCHET / 06.35.36.70.51 / c.douchet@fojustice.fr

Jean-Jacques PIERON / 07.86.99.64.02 / j.pieron@fojustice.fr

Quelques réponses à des cas particuliers :

J’ai été absent pendant la campagne d’évaluation professionnelle. Est-il toujours possible d’être évalué malgré la clôture de la campagne ESTEVE ?

✓ OUI – en cas d’absence (CMO) pendant la campagne d’évaluation professionnelle ESTEVE qui vient de se clôturer, il est toujours possible de faire l’objet d’une évaluation professionnelle pour peu que vous puissiez justifier d’une durée de présence effective suffisante ; il doit être procéder dans ce cas à l’entretien d’évaluation à l’issue du CMO, le CREP réalisé en dehors de la campagne sera ensuite intégré manuellement dans le dossier DIADEM ; de même, si vous réintégrez à la suite d’un CLM, d’un CLD, d’une disponibilité, d’un congé parental ou d’un détachement et que vous justifiez d’une durée de présence effective suffisante sur la période de référence ;

J’ai été absent une partie de l’année et ma hiérarchie a estimé que ma durée de présence effective n’était pas suffisante pour être évalué. Suis-je en droit de contester cette décision ?

✓ OUI – si vous pouvez justifier d’une durée de présence effective suffisante sur la période de référence (1er janvier au 31 décembre 2025), il n’y a aucune raison pour vous refuser votre évaluation. « Cette durée est appréciée au cas par cas selon les circonstances de l’espèce » précise la note mais sachez que le Conseil d’Etat a estimé qu’une période de 2 mois et demi était suffisante pour permettre à un agent de faire l’objet d’une évaluation de sa valeur professionnelle (CE 4ème et 5ème section – 3 septembre 2007 n°284954). En cas de maintien de la décision de refus d’évaluation, saisissez votre délégué syndical !

FO Justice Greffe un syndicat qui répond toujours présent à vos côtés pour défendre vos droits au quotidien !

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Prison de Fleury-Mérogis : Parloirs – Saisie de 23 Gr de Poudre Blanche !

Mercredi 06 Mai, aux alentours de 09h45, à l’issue de la 2ème série parloir du bâtiment D5, les personnels ont procédé à la fouille programmée d’une personne détenue.

À cette occasion, 23 grammes poudres blanche assimilés à de la cocaïne, ont été découvert dissimulée dans ses sous-vêtements.

La brigade territoriale a immédiatement été avisée et des auditions ont été réalisées dans le cadre de l’enquête diligentée par le parquet.

Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à saluer le travail remarquable des personnels affectés dans ce secteur sensible. Leur vigilance quotidienne ainsi que la qualité de leur investigation on permis de préserver la sécurité de notre établissement pénitentiaire.

Pour information le permis de visite a été suspendue à titre conservatoire par le chef d’établissement.

Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des récompenses officielles soient accordées aux agents concernés, à la hauteur de leur engagement, de leur rigueur et de leur sens aigu à la sécurité.

La clé de notre sécurité repose essentiellement sur notre rigueur collective

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Prison de Fresnes : Bilatérale avec le Chef d’Établissement – FO Justice Porte les Sujets et Obtient des Réponses !

Le mercredi 06 mai 2026, FO JUSTICE a été reçu en bilatérale avec le Chef d’établissement du CP Fresnes afin d’évoquer les nombreuses problématiques remontées par les personnels.

FO JUSTICE a porté des sujets clairs, concrets et directement liés aux conditions de travail, à la sécurité et au respect des droits des agents.

RH – AFFECTATIONS – ORGANISATION DES SERVICES

FO JUSTICE a dénoncé l’opacité de certaines décisions RH, les refus sans explication et les situations individuelles laissées sans réponse.

Réponse obtenue :

➡️ Les agents concernés auront désormais des réponses motivées concernant les refus ou blocages les concernant.

FO JUSTICE a également interpellé la direction sur les difficultés RH persistantes au sein du CP Fresnes, notamment sur la gestion des congés bonifiés ainsi que les retards liés aux reprises d’ancienneté, entre autres.

FO JUSTICE a également alerté sur l’épuisement de l’encadrement et la problématique du matin/nuit pour les brigadiers-chefs encadrement.

Réponse obtenue :

➡️ Pour les brigadiers-chefs encadrement, une expérimentation sur la fin du matin-nuit va très prochainement débuter afin d’envisager une pérennisation après validation en CSA.

Concernant les congés annuels, FO JUSTICE a obtenu l’ouverture d’un projet d’autonomisation des équipes.

Objectif :

➡️ Mettre fin progressivement aux congés imposés dans les brigades et permettre aux agents de se concerter directement au sein des services pour le positionnement des congés, avec un déploiement à terme sur l’ensemble des secteurs.TEMPS DE TRAVAIL – DROITS DES AGENTS – CADRE RÉGLEMENTAIRE

FO JUSTICE s’oppose fermement aux heures supplémentaires gelées et à l’utilisation du “plan d’équité” comme outil de sanction déguisée.

FO JUSTICE exige :

➡️ Que les agents soient notifiés des décisions prises et qu’elles leur soient expliquées clairement.

FO JUSTICE a également rappelé l’importance du respect strict des textes, notamment concernant les mi-temps thérapeutiques et certaines demandes d’expertises médicales initiées administrativement.

Parce qu’il faut parfois rappeler l’évidence : “Docteur et directeur, ça rime… mais ce sont deux métiers différents.”

SÉCURITÉ – CONDITIONS DE TRAVAIL – DÉTENTION

FO JUSTICE a rappelé les risques liés au fonctionnement en mode dégradé permanent et aux pratiques mettant des agents seuls sur plusieurs secteurs.

Concernant le 1er Sud en D1, FO JUSTICE a demandé le déplacement ou l’ajout de blocs-portes en début de coursive, là où sont positionnés les détenus les plus difficiles.

Réponse obtenue :

➡️ Une étude rapide de faisabilité va être engagée.

FO JUSTICE a également dénoncé une situation devenue absurde concernant les services de nuit, où des collègues doivent venir avec leur propre sac de couchage.

Réponse obtenue :

➡️ La direction comprend la problématique et étudie la remise à disposition de kits de draps pour les agents qui le souhaitent, tout en laissant le choix à ceux préférant leur équipement personnel.

FO JUSTICE a également demandé le remplacement ainsi que le lavage régulier des housses des gilets positionnés au mirador.

APRÈS LA BILATÉRALE : REMONTÉES DE LA 3ÈME DIVISION

FO JUSTICE a également été sollicité après la réunion concernant plusieurs situations sur la 3ème division.

Il nous a été remonté :

  • Une chaise détériorée au poste protégé de “la table”, occupé 24h/24, malgré des signalements déjà effectués auprès du chef de détention de la troisième division
  • Une porte de toilettes du personnel dégradée, avec un trou laissant apparaître les collègues lorsqu’ils s’y rendent.

Des situations inadmissibles en matière de conditions de travail et de respect minimal de l’intimité des personnels.

FO JUSTICE rappelle également la sensibilité du QD.

Retirer un agent du quartier disciplinaire lorsqu’ils ne sont déjà que trois pour renforcer ailleurs peut peut-être répondre à une logique de “solidarité de détention”… mais lorsque les collègues se retrouvent à deux avec les commissions de discipline, les rondes, les registres, la gestion administrative, les détenus et les mises en prévention à gérer simultanément, ce n’est plus de l’organisation :

C’EST DU BRICOLAGE SOUS TENSION PERMANENTE.

Et lorsque survient un incident, chacun cherche ensuite son parapluie. Les responsabilités doivent être assumées à tous les niveaux. 🌂

FO JUSTICE PREND ACTE DES RÉPONSES APPORTÉES.

MAIS FO JUSTICE SERA VIGILANT.

DES ACTES. MAINTENANT.

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Prison de Saint-Denis : Déclaration Liminaire

Madame la présidente,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration en formation spécialisée,

Le syndicat FO Justice du Centre pénitentiaire de Saint-Denis souhaite, par la présente déclaration liminaire, attirer une nouvelle fois votre attention sur une situation devenue intenable, tant pour les personnels que pour le fonctionnement même de l’établissement.

Avec près de 1 000 personnes détenues pour une capacité théorique de 576 places, notre établissement subit une surpopulation pénale chronique et massive. Cette situation n’est plus simplement préoccupante : elle est aujourd’hui critique. Elle engendre des conditions de détention difficiles et, surtout, des conditions de travail extrêmement dégradées pour les personnels pénitentiaires.

Cette surpopulation a des conséquences directes et graves sur la sécurité. Les violences à l’encontre des personnels se multiplient, dans un climat de tension permanente. Nos collègues exercent leurs missions dans un environnement où le risque est devenu quotidien.

À cela s’ajoute un manque criant d’effectifs. Avec 23 postes actuellement vacants, les équipes sont à bout de souffle. Cette carence structurelle impose aux agents des rappels incessants sur leurs jours de repos.

Ces pratiques, devenues quasi systématiques, portent gravement atteinte à l’équilibre personnel et professionnel des agents. Elles accentuent les risques psychosociaux, déjà fortement présents, et contribuent à une dégradation continue de la santé des personnels.

FO Justice tient à rappeler que les agents pénitentiaires ne sont pas une variable d’ajustement. Ils ne peuvent continuer à pallier, au prix de leur santé et de leur sécurité, les carences d’un système à bout de souffle.

Sans réponses rapides et adaptées, la situation continuera de se détériorer, avec des conséquences que nous ne pourrons plus contenir.

Le syndicat FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les droits, la sécurité et la dignité des personnels.

Nous vous remercions de votre attention.

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Prison d’Eysses : Enfin une Vraie Salle de Repos ! FO Obtient du Concret !

À l’occasion du Conseil d’évaluation annuel qui s’est tenu ce mercredi 6 mai au sein du Centre de détention d’Eysses, le Directeur interrégional de Bordeaux a confirmé la bonne nouvelle que nous attendions depuis de nombreuses années.

En effet, le projet de réaménagement complet de la salle de repos des personnels, située près de la porte 1, a été acté pour un montant prévisionnel de travaux de 108 000 €.

Cette revendication, FO Justice CD d’Eysses la porte depuis longtemps et s’est fortement investie sur ce dossier, avec l’appui du service technique de l’établissement et la volonté de la direction de s’y engager également.

Ainsi, la modeste cuisine va devenir une véritable salle de repos « quatre saisons », avec la création d’un espace extérieur carrelé, couvert, fermé, chauffé et climatisé, d’une profondeur de 3,30 m et d’une largeur de 7,70 m.

Les bons de commande ont été validés. La première réunion de chantier va très prochainement avoir lieu et les travaux vont s’engager rapidement. Nous espérons une livraison pour le dernier trimestre 2026.

Le Directeur interrégional a également confirmé la réalisation du quartier de semi-liberté « modulaire » de 100 places pour 2026-2027, avec comme date butoir l’arrivée de la première PPSMJ au 1er janvier 2027.

FO Justice CD d’Eysses tient à remercier tous ceux qui se sont investis sur ce dossier, qui profitera au confort de l’ensemble des personnels du Centre de détention.

FO Justice CD d’Eysses reste à l’écoute et au service des personnels du CD et continuera d’agir au quotidien pour améliorer les conditions de travail de tous les corps et grades confondus.

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Prison de Perpignan : Fouille Sectorielle au Centre Pénitentiaire

Une opération de fouille de grande ampleur au 1-er étage du CD, avec l’appui de la brigade cynophile et des ERIS.

21 téléphones portables avec des cartes Sim, environs 12 gr de résine de cannabis, une quinzaine de chargeurs de téléphones portables, 1 briquet chalumeau, 4 cigarettes électroniques, 8 clés USB STICK TV, 3 répartiteurs wifi, 1 balance de précision et 425 grammes de poudre non identifiée.

C’est un véritable coup de filet au vu de la liste des objets saisis, pratiquement toutes les cellules sont concernées !

FO JUSTICE CP PERPIGNAN approuve ce genre de fouilles puisqu’elles permettent de lutter efficacement contre la circulation d’objets prohibés, de renforcer la sécurité du personnel et de l’établissement, de freiner les trafics qui gangrènent depuis trop longtemps notre établissement, de restaurer l’autorité pleine et entière du personnel de l’administration pénitentiaire dans les détentions.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN tient à saluer le professionnalisme exemplaire des personnels mobilisés, leur maîtrise, leur rigueur et leur engagement qui ont permis le bon déroulement de cette opération.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN remercie le concours des ERIS, de la brigade cynophile ainsi que la participation active des FSI à cette opération.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN rappelle la réalité du terrain : les filets antiprojections sont soit tombés, soit troués, soit décrochés et surtout toujours pas réparés ; les drones volent sur le centre pénitentiaire de jour comme de nuit ; pas de brouilleur de téléphone. Malheureusement le trafic d’objets illicites en tout genre va très vite reprendre.

FO JUSTICE CP PERPIGNAN encourage vivement la reprogrammation d’une telle opération.

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Prison de Villeneuve-les-Maguelone : Une Saisie Hors Norme !

Ce mercredi 6 MAI 2026, aux alentours de 10 H30, lors d’une fouille de cellule au deuxième étage du bâtiment B, nos collègues accompagnés de leur gradé, ont mis au jour un véritable arsenal de contrebande. Le bilan de cette saisie est aussi impressionnant qu’inquiétant.

  • près de 600 g de cannabis, 30 g d’herbe
  • 2 couteaux un Opinel et un couteau en céramique.
  • 4 téléphones portables, 3 puces SIM, 1 batterie externe, 12 prises de chargeur
  • une console PS5, une console Xbox, une chaine hifi
  • une manette , 12 prises de chargeur
  • 1 câble HDMI, une télécommande, 3 puces téléphonique

Cette découverte majeure n’est pas le fruit du hasard, mais bien du flair et du professionnalisme de nos agents. Pourtant, elle intervient dans un climat de travail devenu délétère et dangereux. Avec près de 150 matelas au sol, la gestion de la détention devient une mission impossible au quotidien. Nous fonctionnons avec un nombre de postes découverts alarmant. Le personnel est épuisé, sacrifié sur l’autel de la gestion de crise permanente.la présence d’armes blanches et de tels volumes de drogue prouvent que la tension est à son comble.

FO VLM félicite solennellement les agents et le gradé présent s pour leur rigueur et leur efficacité malgré la pression. Cependant combien de temps tiendrons-nous encore à ce rythme ?

Nous réclamons depuis plusieurs semaines le départ immédiat des détenus auteurs d’agressions envers nos collègues. Ces individus sont toujours sur l’établissement !!

Nous exigeons leur transfert sans délai. Des sanctions exemplaires et des poursuites judiciaires fermes doivent être engagées contre les détenteurs des objets illicites trouvés ce jour en cellule.

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Prison d’Aix-Luynes : Déclaration Liminaire du CSA du 6 Mai 2026

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité Social d’Administration,

FO Justice refuse d’ouvrir cette instance dans le silence. Ce silence serait une trahison.

Avant toute chose, nous tenons à rendre un hommage sincère, appuyé et sans réserve à l’ensemble des personnels du centre pénitentiaire d’Aix-Luynes. Chaque jour, sur le terrain, ces femmes et ces hommes assurent leurs missions avec un professionnalisme exemplaire, un sens aigu du devoir et une loyauté sans faille envers le service public pénitentiaire dans des conditions pourtant de plus en plus difficiles.

Car la réalité est connue de tous : sous-effectif chronique, postes vacants non pourvus, multiplication des tâches, charge de travail en constante augmentation, climat de tension permanent. À cela s’ajoutent une fatigue accumulée, une pression psychologique grandissante et un sentiment d’abandon qui ne cesse de s’installer.

Mais que les choses soient parfaitement claires :

Ce dévouement n’est pas inépuisable. Il y a des limites !!

Par ailleurs, force est de constater que notre établissement fonctionne désormais de manière permanente en mode dégradé. Ce qui devait relever de l’exception est devenu la règle. Cette situation a des conséquences directes sur l’organisation du travail et entraîne une dégradation continue des conditions d’exercice des missions.

De ce fait, le schéma de relève, notamment pour assurer les pauses méridiennes, n’est plus garanti dans des conditions normales et satisfaisantes.

Dans les faits, de nombreux agents sont contraints de demeurer à leur poste sans pouvoir bénéficier de véritables temps de pause. Plus grave encore, certains sont amenés à prendre leur repas dans leur bureau, dans des conditions indignes, bien souvent sans aucune compensation financière.

Cette situation constitue une atteinte directe aux droits fondamentaux des agents. Elle n’est plus tolérable ! Elle n’est plus acceptable !!

FO Justice le dit avec gravité : poursuivre dans cette voie conduit inévitablement à une dégradation irréversible des conditions de travail et à une démobilisation croissante des personnels.

Nous refusons cette fatalité !!

FO JUSTICE ÉXIGE :

➢ Le paiement sans condition des heures de pause méridienne dès lors que les agents ne sont pas en mesure d’en bénéficier pleinement. Il s’agit d’un principe fondamental relevant du respect des agents et d’un droit légitime.

➢ Une véritable réflexion afin que les personnels ne soient plus contraints de déjeuner sur leur poste de travail.

➢ La mise en œuvre des engagements de l’administration pris en matière de comblement des postes vacants.

L’engagement quotidien des agents du CP AIX-LUYNES, dépasse bien souvent le strict cadre de leurs obligations professionnelles, mérite une reconnaissance réelle, concrète et immédiate. Il mérite du respect, des actes forts et un soutien sans ambiguïté, certainement pas le silence ou l’indifférence.

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Astreintes des Personnels de Direction en SPIP : Un Système à bout de Souffle !

Le dispositif d’astreinte des personnels de direction dans les SPIP n’est plus tenable.

Sur le principe, personne ne conteste la nécessité d’une continuité de service. Mais derrière cet affichage, la réalité est celle d’un système désorganisé, sous-dimensionné et profondément injuste.

Une astreinte permanente… pour une indemnisation dérisoire

Un seul personnel de direction est placé en astreinte :

► 7 jours consécutifs,

► 24h/24 du vendredi 20h au lundi 8h,

► Puis chaque nuit de 18h à 8h en semaine.

Pour cette disponibilité totale, la rémunération s’élève à 150 euros bruts.

Autrement dit : une présence permanente, une responsabilité maximale, pour une reconnaissance minimale.

Une réalité de travail totalement invisibilisée

Contrairement à ce que laisse penser le dispositif, l’astreinte n’est pas une simple “veille”. Chaque appel correspond à une situation sensible, souvent urgente, parfois critique.

Une intervention, c’est :

→ Analyser et décider seul, à distance,

→ Coordonner avec police, parquet, structures, victimes,

→ Sécuriser une situation potentiellement à risque,

→ Rédiger et tracer chaque décision.

→ Une heure minimum par situation. Souvent davantage.

Plusieurs appels dans une nuit ? C’est fréquent.

Des sollicitations simultanées ? Cela arrive.

Au final, une semaine d’astreinte représente régulièrement 15 à 20 heures de travail effectif, non reconnues à leur juste niveau.

Des conditions de travail inacceptables

Après une nuit d’interventions, aucun aménagement systématique : il faut être au travail le lendemain. Un seul cadre pour des services aux réalités diverses.

En effet, comment peut-on ériger un dispositif similaire à des structures ayant des spécificités telles que le nombre de personnes prises en charge, la configuration du territoire, l’importance ou non du réseau partenarial, le nombre de cadres présents pouvant assurer l’astreinte (…) ?

Des décisions lourdes de conséquences prises dans l’isolement, sans appui structuré. C’est une organisation qui expose les agents autant qu’elle fragilise le service.

Ce que révèle réellement l’astreinte

Ce dispositif met en lumière une réalité que l’administration refuse de regarder en face :

➢ Oui, le SPIP est un acteur de première ligne en matière de sécurité publique.

➢ Non, il ne bénéficie ni des moyens, ni de l’organisation, ni de la reconnaissance correspondante.

L’astreinte en SPIP est le symptôme d’un abandon : Celui d’une mission essentielle traitée comme une variable d’ajustement.

Nous refusons que cela continue !

Ce système repose aujourd’hui sur l’engagement individuel des personnels de direction. Cet engagement est réel — mais il ne peut plus servir de palliatif aux carences institutionnelles.

Nous demandons :

► Une révision immédiate du dispositif d’astreinte,

► Une adaptation des moyens à la taille des services,

► Une reconnaissance financière à la hauteur des contraintes réelles,

► La mise en place de garanties en matière de repos et de sécurité des agents.

Sans cela, l’administration prend le risque assumé d’épuiser ses cadres et de fragiliser la réponse pénale.

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