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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : SAS de Montpellier, moins d’effectifs, plus de zèle… au potager !

Depuis trop longtemps, les choix de gestion de la Structure d’Accompagnement à la sortie (SAS) de Montpellier relèvent de la haute voltige… sur le dos du personnel. Le constat est unanime et la coupe est pleine. On nous demande toujours plus avec trois fois rien !

Moins d’effectifs, toujours plus d’exigences … c’est tout l’art d’escamoter les postes … faisons les comptes ! A l’origine, l’organigramme prévoyait 1 agent supplémentaire par équipe. Evaporés, disparus du paysage …et surtout jamais remplacés au fil des ans ! Résultat des courses, ce sont 5 agents en moins sur la SAS, soit un déficit permanent d’un agent par jour et par équipe. On se retrouve ainsi réduit à l’état de marionnettes pour tenir la maison… Et la cerise sur le gâteau ? À devoir jongler en permanence avec les absences. Les collègues sont sans cesse détournés des étages pour assurer les audiences, la CPU, le remplacement de l’agent d’infirmerie, du PIPS ou toute autre mission …abandonnant la détention !

Tiraillés de toutes parts et bons à tout faire, les agents de la SAS sont officiellement devenus les couteaux suisses de la maison ! Ceux qu’on plante en urgence partout où ça fuit. Le concept du mode dégradé ou de l’ilotage ? Totalement inconnu au bataillon ! A la SAS, rassurez-vous, on n allège jamais une seule mission, faut pas exagérer. Quel talent, pourquoi s’arrêter en chemin quand on décrète qu’un agent est capable de porter à lui tout seul 150 détenus sur le bâtiment ? visiblement, voir un collègue seul … ça n’a jamais empêché personne de tourner la page…Le clou du spectacle a atteint des sommets le mardi. Entre la distribution des cantines qui requiert désormais 3 agents selon la dernière note de service et l’incontournable activité potager, on mobilise un agent de surveillance dédié à l’unique et noble tâche d’encadrer un détenu au milieu des tomates ! Faut bien nourrir la terre et veiller à l’arrosage !on se croirait replongé au XIXe siècle dans un bagne colonial. Sauf qu’aujourd’hui, faire pousser deux légumes a décidément bien plus de valeur que la vie et la sécurité des agents.

FO exige la mise en place d’un mode dégradé dès que le personnel manque, les activités secondaire et récréative doivent être suspendues, diminuées ou allégées pour garantir avant tout la sécurité des agents. Le respect strict des seuils d’agents sur les postes sensibles (cantines, infirmerie, étages et autre)

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Prison de Troyes-Lavau : Une journée qui ne laisse aucun répit…

Bienvenue au CP Troyes/Lavau où l’on ne s’ennuie jamais…………

Tout a débuté dans la nuit avec une visite particulièrement indésirable. Grace à la vigilance et au professionnalisme des ELSP, qui suivent la situation de très très près, une fouille ciblée a été menée à 11heures ce matin, permettant la reprise déposée illicitement.
Fo justice tient à saluer cette intervention réussie et à féliciter les agents engagés.
Lorsque la technologie montre ses limites, l’humain reprend toute sa place et démontre une nouvelle fois son efficacité.

A 12H30, lors d’une extraction judiciaire, les PREJ de Troyes, accompagnés d’un gradé de journée, ont été confrontés au refus d’un détenu de se soumettre aux mesures de sécurité préalables à une sortie.
Cet incident a malheureusement entrainé la blessure de deux gradés et deux agents.

Fo justice leur adresse ses vœux de prompt rétablissement.

Une nouvelle fois, l’intervention des ELSP permis de de mettre fin à l’incident en réintégrant le forcené au quartier disciplinaire.

Comme si cela ne suffisait pas, l’officier chargé du rapport d’enquête sur cette intervention a ensuite été victime d’une agression du détenu ‘’ P’’ lors de son retour du parloir.
Bilan : un officier blessé supplémentaire.

Fo justice remercie l’ensemble des personnels, malgré la multiplication des incidents, nos ELSP , les Personnels du QD/QI ,nos Encadrants démontrent chaque jour leur efficacité et réactivité sans faille.

Fo justice exige des sanctions disciplinaires et judicaires exemplaires.
Fo justice souhaite un prompt rétablissement à nos blessés
Enfin, Fo justice rappelle avoir demandé dès hier le transfert du détenu ‘’P’’, au regard des évènements d’aujourd’hui, cette demande doit être effectué dans les plus brefs délais, c’est un caractère d’urgence.

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Protection des agents et des victimes : Jusqu’où ira l’impunité au SPIP de Lyon ?

FO JUSTICE CPIP tient à dénoncer fermement une situation intolérable couverte par la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Lyon.

► Depuis plus d’un an, l’un de nos collègues CPIP affecté au SPIP de LYON dont la conjointe, mère d’une enfant en bas âge ont été victimes de Violences Intrafamiliales (VIF) par ex conjoint, subit l’incurie et les persécutions de sa hiérarchie au SPIP de Lyon.
L’auteur des faits de VIF est un profil dangereux qui fait l’objet d’un suivi dans le même SPIP que l’agent. La mesure est assortie d’une interdiction d’entrer en contact avec la victime et l’enfant, après avoir été déchu de ses droits parentaux. Interdiction qui n’a pas été respecté puisqu’un jour dans la rue, alors que notre collègue était avec sa conjointe et leurs enfants, la PPSMJ a fait irruption face à eux, les obligeant à fuir en courant. Une nouvelle plainte a ensuite été déposée et transmise également à sa direction.

➢ Malgré ces faits ayant conduits à une nouvelle plainte en cours de suivi et les alertes formelles de l’agent à sa direction ;
➢ Malgré les risques avérés pour sa sécurité et celle de la victime s’il croisait cet individu au sein de son propre service : AUCUNE mesure de sécurité n’a jamais été mise en place par la direction en lien avec les collègues successifs en charge de son suivi.

Le pire étant que pour avoir consulté les dates de convocations de la PPSMJ afin de protéger son intégrité physique et éviter un drame, notre collègue s’est vu infliger une demande d’explications par son DSPIP en ces termes : « je n’ai pas pour habitude d’en remettre mais elle est bien méritée…/… ».

Donc au lieu du soutien légitime qui était dû à l’agent, la direction a préférée remettre en cause sa probité, le monde à l’envers ?!

Et pourquoi pas un article 40 suivie d’une GAV pour le collègue pendant qu’on y est ?!

► Face à cette tentative pathétique d’installer une omerta institutionnelle pour mieux masquer les fautes et les errements de la direction locale, FO Justice a saisi le directeur interrégional afin que notre collègue CPIP puisse être reçu et fournir tous les éléments permettant de témoigner des nombreuses injustices et manquements auxquels il a été confronté.

C’est suite à cette audience avec le DISP que le DSPIP a indiqué à l’agent que la demande d’explications (DE) serait classée sans suite, tentant maladroitement de minimiser l’impact de ses propres actes et ses paroles. Cependant, ce même DSPIP a refusé de répondre en vue de faire retirer cette DE du dossier administratif de l’agent. Fidèle à ses pratiques managériales douteuses, le DSPIP du Rhône n’a décidément aucune empathie et aucune bienveillance à l’égard de ses agents.

► En plus du management sur place, le DISP de Lyon a été alerté sur les graves dysfonctionnements au sein du SPIP de Lyon dans le cadre du suivi de l’auteur (non-respect avéré de ses obligations et interdictions, absence de réponse du SPIP aux courriers des victimes, mails incessants de la PPSMJ sur la boite mail structurelle accessible à tout le service…).

D’abord choqué et conscient de la gravité des faits, nous constatons aujourd’hui que le DISP a finalement fait machine arrière, invoquant des prétextes juridiques pour couvrir ses services et refuser de saisir l’IGAP.

Ce comportement du DISP n’est hélas pas une première. C’est la deuxième fois que FO Justice CPIP constate sa duplicité et son inertie face à des pratiques managériales toxiques et des mises en danger d’agents. Après sa tentative de protéger la DSPIP des SPIP 63/15, ce n’est qu’après la saisine de notre syndicat avec demande d’arbitrage de la DGAP que la DSPIP a été invitée à quitter les lieux, avec la garantie qu’elle ne puisse plus assurer l’encadrement d’un SPIP ou d’une équipe.
FO Justice CPIP n’oubliera pas et veillera à s’assurer de l’effectivité sur la durée de cette décision de la DGAP.

Compte tenu de la situation et des positions de la direction locale et régionale de Lyon, FO Justice CPIP alerte donc la DGAP via ce communiqué et lui demande un arbitrage sur cette situation aberrante.

Notre syndicat exige :

➢ Le retrait immédiat et sans condition de la demande d’explications du dossier administratif du collègue CPIP.

➢ La saisine urgente de l’Inspection Générale de l’Administration Pénitentiaire (IGAP) pour faire toute la lumière sur les responsabilités de la direction du SPIP de Lyon et de la DISP. D’autant que depuis de nombreuses années, les agents souffrent en silence dans ce service et il n’est pas entendable d’attendre le départ à la retraite du DSPIP au lieu d’agir concrètement !

➢ Le dessaisissement immédiat par le JAP qui n’a jamais été sollicité par le DSPIP, alors qu’il s’agissait de garantir la sécurité absolue de l’agent, de sa conjointe et de leur enfant.

Rappelons que nos exigences sont en parfaite adéquation avec la partie consacrée aux priorités et à l’action des SPIP de la lettre de mission ministérielle du DGAP, plus précisément le passage en vue d’une meilleure prise en compte des victimes dans les SPIP.

FO Justice CPIP considère avoir été plus que patient !

La protection des agents et des victimes ne peut pas être sacrifiée sur l’autel du corporatisme hiérarchique. Si la direction interrégionale décide à nouveau de couvrir les agissements inacceptables de la direction locale, cela n’altéra en rien notre détermination, nous allons donc continuer d’alerter sur cette injustice, au plus haut niveau si nécessaire.

Nous invitons également tous les collègues qui pourraient rencontrer ce type de difficultés à nous saisir et ne plus rester silencieux en l’absence du soutien légitime qui leur est due.

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PREJ Troyes-Lavau : Agression lors de la prise en charge

Ce jour, lors de la prise en charge de la personne détenue R., celle-ci aurait agressé les agents venus assurer sa prise en charge.

Lors de la maîtrise de l’individu, 4 agents ont été blessés.

Des blessures, allant de 7 à 30 jours d’arrêt de travail

Une nouvelle fois, nos collègues se retrouvent exposés à la violence dans l’exercice de leurs missions.

🛑 POUR FO JUSTICE, ÇA SUFFIT !

Nos collègues ne doivent pas devenir la variable d’ajustement d’une gestion pénitentiaire qui ne prendrait pas suffisamment en compte la dangerosité et le profil de certains détenus.

Lorsqu’une personne détenue présente un comportement violent et incompatible avec une prise en charge classique, sa gestion doit être adaptée et les moyens nécessaires doivent être mis en œuvre.

⚠️ UNE PRISE EN CHARGE ADAPTÉE EST NÉCESSAIRE

Pour FO Justice, au regard des faits rapportés et du comportement de cette personne détenue, son transfert rapide vers une UDV doit être étudié et mis en œuvre, afin que sa prise en charge puisse être adaptée à son profil et à son niveau de dangerosité.

Nous demandons à l’administration :

➡️ Une évaluation du profil et du niveau de dangerosité de la personne détenue ;
➡️ Une gestion adaptée et sécurisée ;
➡️ Le transfert rapide vers une structure adaptée, notamment une UDV, si les conditions sont réunies ;
➡️ La protection des agents et la prise en compte des collègues blessés.

LA SÉCURITÉ DES AGENTS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

FO Justice PREJ Troyes-Lavau apporte son soutien total aux collègues blessés et restera particulièrement attentif aux suites données à cet événement.

Fo Justice souhaite un bon rétablissement à l’ensemble des collègues blessés.

Les agents doivent pouvoir exercer leurs missions dans des conditions de sécurité dignes de ce nom.

FO JUSTICE : TOUJOURS AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !

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Tous mobilisés !!! Le 5 novembre 2026

FO Justice appelle l’ensemble des personnels du ministère de la Justice à se mobiliser massivement le jeudi 5 novembre 2026 et à rejoindre les cortèges des manifestations organisées partout en France !

Alors que le coût de la vie ne cesse d’augmenter, que les rémunérations stagnent et que les conditions de travail continuent de se dégrader, les agents publics subissent de plein fouet des politiques budgétaires qui fragilisent chaque jour davantage notre service public.

Dans les établissements pénitentiaires, les services judiciaires, les structures de la protection judiciaire de la jeunesse et l’ensemble des services du ministère, les personnels font preuve d’un engagement quotidien exemplaire, trop souvent au prix de leur santé, de leur vie familiale et de leur pouvoir d’achat !

► FO Justice refuse que cet engagement soit payé par toujours plus de sacrifices !

À l’occasion de cette journée de mobilisation, FO Justice réaffirme ses exigences :

  • Une augmentation immédiate et significative de la valeur du point d’indice, avec son indexation sur l’inflation ;
  • Une véritable revalorisation des grilles indiciaires et des perspectives de carrière notamment pour les personnels des corps communs ;
  • Des mesures indemnitaires à la hauteur des missions exercées, des responsabilités et des contraintes professionnelles ;
  • L’abrogation du jour de carence et le rétablissement du maintien intégral de la rémunération en congé maladie ordinaire ;
  • Le rétablissement de la garantie individuelle du pouvoir d’achat (GIPA) ;
  • Des recrutements massifs et des moyens budgétaires supplémentaires pour permettre aux agents d’exercer leurs missions dans des conditions dignes.
TOUS MOBILISÉS LE JEUDI 5 NOVEMBRE 2026 !
REJOIGNONS LES CORTÈGES !
POUR NOS SALAIRES, NOS CARRIÈRES, NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC DE LA JUSTICE !
FO JUSTICE, NOTRE FORCE, C’EST VOUS !

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DI de Strasbourg : Salaires, l’administration joue à la loterie avec notre paye !

L’administration doit respecter les agents et leur rémunération !

Chaque mois, de nombreux personnels constatent des erreurs sur leur bulletin de salaire ou dans le versement de leur rémunération.

Des erreurs qui se répètent, des régularisations qui tardent, des montants qui ne correspondent pas à ce qui est dû…

L’administration ne peut pas demander aux personnels de faire leur travail avec rigueur et professionnalisme tout en étant incapable de garantir, chaque mois, le versement d’un salaire juste et conforme aux droits de chacun.

TOUS LES CORPS ET TOUS LES GRADES SONT CONCERNÉS !

Ces dysfonctionnements ne touchent pas uniquement une catégorie de personnels.

👉 Surveillants 👉 Gradés 👉 Officiers 👉 Personnels administratifs 👉 Personnels techniques
👉 Tous corps et tous grades confondus

Personne ne doit être laissé de côté !

Les erreurs de rémunération peuvent avoir des conséquences très concrètes pour les agents : prélèvements rejetés, difficultés financières, crédits, charges du quotidien…

Pour l’agent, un salaire erroné n’est pas une simple ligne informatique : c’est son pouvoir d’achat et sa vie quotidienne qui sont directement impactés.

FO JUSTICE DIT STOP !

L’UISP FO Justice Grand Est demande à l’administration :

  • 🔴 La fiabilisation immédiate des opérations de paye ;
  • 🔴 La fin des erreurs récurrentes sur les rémunérations ;
  • 🔴 La régularisation rapide de toutes les situations individuelles ;
  • 🔴 Une meilleure information des agents lorsqu’une anomalie est constatée ;
  • 🔴 Des moyens suffisants pour les services chargés de la gestion administrative et de la paye.

L’ADMINISTRATION DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITÉS !

Les agents ne devraient pas avoir à vérifier chaque mois si leur salaire a été correctement calculé.

Travailler, c’est avoir la garantie d’être payé correctement et dans les délais.

L’administration doit comprendre que derrière chaque erreur de paye, il y a un agent et une famille qui peuvent être directement impactés.

FO JUSTICE GRAND EST RESTERA AUX CÔTÉS DES PERSONNELS !

Parce que le salaire n’est pas une faveur. C’est un droit.

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Prison de Fleury-Mérogis : Déclaration liminaire Comité Social d’Administration Formation Spécialisée du 28 octobre 2026

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les membres de la Formation Spécialisée,

Force Ouvrière Justice souhaite aujourd’hui attirer votre attention sur une réalité qui ne peut plus être banalisée : les conditions de travail au sein de notre établissement se dégradent, et ce sont les personnels qui en supportent quotidiennement les conséquences.

Avec plus de 5 200 personnes détenues et un taux d’occupation de 185 %, la surpopulation carcérale exerce une pression considérable sur l’ensemble des services.

Matelas au sol, cellules occupées par trois détenus, personnes présentant des troubles psychiatriques identifiés ou non, mouvements toujours plus complexes et tensions grandissantes : voilà la réalité à laquelle nos collègues doivent faire face.

La situation de certains bâtiments, notamment le D3, doit particulièrement nous alerter. Les bagarres sur les cours de promenade, parfois avec des armes, et les incidents signalés témoignent d’un climat de tension qui exige des réponses immédiates.

Ces événements ne doivent pas devenir une fatalité ni être considérés comme de simples contraintes du métier.

À cette situation s’ajoute une autre problématique préoccupante : la présence de nuisibles dans les bâtiments de détention.

Cette situation dégrade les conditions d’hygiène et de travail des agents, qui doivent exercer leurs missions dans un environnement déjà particulièrement difficile.

La présence de nuisibles constitue un risque sanitaire potentiel et une source supplémentaire d’inconfort et de stress pour les personnels.

Il n’est pas acceptable que les agents soient contraints de travailler quotidiennement dans des locaux dont les conditions d’hygiène sont dégradées.

Force Ouvrière Justice demande un état des lieux précis des bâtiments concernés, la mise en œuvre d’un plan de lutte contre les nuisibles, des interventions régulières et un suivi des mesures engagées afin de garantir des conditions de travail dignes et respectueuses de la santé de chacun.

Derrière chaque intervention, il y a des agents exposés physiquement et psychologiquement, qui continuent d’assurer leurs missions malgré des conditions toujours plus difficiles.

Force Ouvrière Justice demande une évaluation réelle des risques, un renforcement des effectifs et des moyens humains et matériels adaptés pour garantir la sécurité des personnels, notamment dans les secteurs les plus exposés.

Cette pression permanente a également des conséquences sur la santé des agents. La surcharge de travail, les rappels, le sous-effectif et les tensions organisationnelles favorisent l’épuisement professionnel et fragilisent les équipes.

Les situations de harcèlement, de discrimination et les problématiques d’addiction nécessitent une politique de prévention, de protection et d’accompagnement clairement identifiée, dans le respect de la confidentialité et sans stigmatisation.

Aucun agent ne doit se sentir isolé face à ses difficultés ou craindre de prendre la parole.

Notre établissement dispose pourtant de ressources essentielles sur lesquelles nous devons davantage nous appuyer.

Le pôle médico-social, le service de formation et l’équipe du pôle SST constituent de véritables atouts pour prévenir les risques, accompagner les personnels et améliorer les conditions de travail.

Leur connaissance du terrain, leurs compétences et leur proximité avec les agents doivent être pleinement reconnues et valorisées.

Nous souhaitons également rappeler l’importance de pouvoir s’appuyer sur des acteurs de médiation formés, impartiaux et accessibles, capables de prévenir les conflits, de rétablir le dialogue et d’apaiser les tensions professionnelles.

Ces différents acteurs doivent pouvoir intervenir de manière complémentaire, avec des moyens adaptés et dans le respect de leurs missions respectives.

La prévention ne doit pas commencer lorsqu’un agent est déjà en souffrance. Elle doit permettre d’agir avant que les situations ne se dégradent.

Force Ouvrière Justice souhaite également revenir sur les engagements pris lors de la Formation Spécialisée du 21 juillet 2026.

Une délégation de visite avait été adoptée à l’unanimité concernant le Greffe, le DAF et la Régie des Comptes Nominatifs, avec une mise en œuvre annoncée à compter de la mi-septembre.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

Nous attendons un état d’avancement précis, les constats éventuellement établis et les mesures correctives envisagées pour répondre aux difficultés signalées.

À l’approche des fêtes de fin d’année, Force Ouvrière Justice souhaite également attirer votre attention sur les conséquences de l’ouverture annoncée du QMA/CD.

Dans un établissement déjà confronté à une surpopulation importante et à des effectifs sous tension, cette ouverture risque d’accentuer les difficultés d’organisation, notamment en matière de plannings, de rappels sur repos et de charge de travail.

L’ouverture d’une nouvelle structure ne doit pas se faire au détriment des conditions de travail et de la vie familiale des personnels.

Cette période est particulièrement importante pour les agents, qui doivent pouvoir anticiper leurs congés et organiser les fêtes auprès de leurs proches.

Un Noël loin de ses enfants ou un réveillon manqué ne sont pas de simples cases sur un planning. Ce sont des moments de vie qui ne se rattrapent pas.

Force Ouvrière Justice demande donc des garanties précises sur les effectifs affectés au QMA/CD, les conséquences de cette ouverture sur les autres services et le maintien de plannings anticipés, équitables et adaptés.

Nous demandons également qu’une évaluation des risques professionnels liés à cette ouverture soit réalisée, notamment concernant la fatigue, les risques psychosociaux et les éventuelles modifications des cycles de travail.

Préserver le lien familial, c’est aussi préserver la santé et l’équilibre psychologique des personnels.

Il est indispensable de rechercher une organisation permettant, dans la mesure des nécessités du service, à chaque agent de profiter de Noël ou du Nouvel An auprès de sa famille.

Monsieur le Président,

Cette Formation Spécialisée ne doit pas être une instance où les difficultés sont simplement constatées.

Elle doit permettre d’identifier les risques, de mettre en place des mesures de prévention et d’en assurer le suivi.

La surpopulation carcérale, les violences, les nuisibles, l’épuisement professionnel et les tensions ne peuvent pas devenir une normalité.

Nous avons des personnels engagés et des professionnels compétents sur lesquels nous pouvons nous appuyer. Il appartient désormais à l’administration de leur donner les moyens d’agir.

Force Ouvrière Justice attend des engagements concrets, un calendrier d’actions et des réponses à la hauteur des difficultés rencontrées.

Derrière chaque uniforme, il y a une personne. Derrière chaque agent, il y a une famille. Et derrière chaque alerte, il y a un risque que nous avons le devoir de prévenir.

La santé, la sécurité et les conditions de travail des personnels ne doivent jamais être une variable d’ajustement.

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Prison de Salon-de-Provence : Fouille au bâtiment B, cinq couteaux saisis !

Ce mardi après-midi, à l’occasion d’une fouille menée au 3ᵉ étage du bâtiment B, nos collègues ont découvert des produits stupéfiants, des téléphones portables… mais surtout CINQ couteaux : Opinel ,couteaux en céramique…

C’est bien la découverte de ces cinq armes blanches qui nous interpelle et nous alarme. Leur présence en détention rappelle brutalement les risques auxquels les personnels sont exposés chaque jour dans l’exercice de leurs missions.

Nos collègues font leur travail. Par leur vigilance, leur professionnalisme et leur engagement, ils ont permis ces saisies. Le bureau local FO Justice les félicite pour cette opération.

Mais soyons clairs : nous ne pouvons pas faire reposer la sécurité de tout un établissement sur la seule vigilance des agents !
La découverte de ces cinq couteaux impose une réaction à la hauteur du danger : des moyens techniques adaptés, des fouilles d’envergures, ainsi que des sanctions disciplinaires et pénales réellement dissuasives.

➢ FAUDRA-T-IL QU’UN AGENT SOIT POIGNARDÉ POUR QUE l’ADMINISTRATION PRENNE ENFIN LA MESURE DU DANGER ?

➢ CHAQUE LAME QUI CIRCULE EN DÉTENTION PEUT METTRE EN DANGER LA VIE D’UN AGENT.

➢ NOUS N’ATTENDRONS PAS QU’UN DES NÔTRES SOIT POIGNARDÉ POUR EXIGER DES ACTES !

Nous refusons que la sécurité des agents soit laissée au hasard. Nous refusons que le risque devienne une fatalité. Nous refusons d’attendre qu’un drame survienne pour que des décisions soient enfin prises.

FO JUSTICE N’ATTENDRA PAS QU’UN DES SIENS SOIT POIGNARDÉ !

FO JUSTICE EXIGE DES ACTES, PAS DES DISCOURS !

LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

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Prison de Caen-Ifs : Une agression hors normes

Ce 27 octobre vers 17H40, la Brigadière Chef de la MAH 2 se rend à la cellule occupée par le détenu B afin de traiter un problème de cohabitation entre deux détenus.

L’un d’eux, particulièrement virulent, exige sa mutation immédiate et force le passage afin de sortir de sa cellule. L’agent d’étage se rendant en renfort auprès de la gradée est saisi par le gilet et tirait dans la cellule.

Une fois dedans, le détenu lui assène plusieurs coups de poing au visage ainsi que dans le dos et s’est agrippé à la jambe du surveillant pour l’empêcher de sortir.

Le VOYOU a également tenté de forcer le passage afin de poursuivre les violences et de porter de nouveaux coups à l’agent.

La gradée et le surveillant d’étage parviendront à maitriser le détenu le temps de s’extraire d’urgence de la cellule afin de protéger leurs intégrités physiques.

Lors de l’arrivée de l’équipe d’intervention afin de placer le détenu en prévention, celui-ci attend en appui sur son lit, muni d’une partie du bloc de la fenêtre. Dès l’ouverture, il se jette sur l’agent bouclier avec ce qui lui servira d’arme et porte plusieurs coups avant d’être maitrisé et placé au quartier disciplinaire.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS félicite les agents de l’équipe d’intervention pour leurs professionnalismes ainsi que la brigadière chef et l’agent de l’étage qui ont été en mesure de maitriser le détenu face à une situation de violence hors norme afin de se mettre en sécurité.

Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS exige une réponse disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits, se tient à l’entière disposition des agents dans l’ensemble de leurs démarches et souhaite un bon rétablissement au surveillant agressé.

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