Depuis trop longtemps, les choix de gestion de la Structure d’Accompagnement à la sortie (SAS) de Montpellier relèvent de la haute voltige… sur le dos du personnel. Le constat est unanime et la coupe est pleine. On nous demande toujours plus avec trois fois rien !
Moins d’effectifs, toujours plus d’exigences … c’est tout l’art d’escamoter les postes … faisons les comptes ! A l’origine, l’organigramme prévoyait 1 agent supplémentaire par équipe. Evaporés, disparus du paysage …et surtout jamais remplacés au fil des ans ! Résultat des courses, ce sont 5 agents en moins sur la SAS, soit un déficit permanent d’un agent par jour et par équipe. On se retrouve ainsi réduit à l’état de marionnettes pour tenir la maison… Et la cerise sur le gâteau ? À devoir jongler en permanence avec les absences. Les collègues sont sans cesse détournés des étages pour assurer les audiences, la CPU, le remplacement de l’agent d’infirmerie, du PIPS ou toute autre mission …abandonnant la détention !
Tiraillés de toutes parts et bons à tout faire, les agents de la SAS sont officiellement devenus les couteaux suisses de la maison ! Ceux qu’on plante en urgence partout où ça fuit. Le concept du mode dégradé ou de l’ilotage ? Totalement inconnu au bataillon ! A la SAS, rassurez-vous, on n allège jamais une seule mission, faut pas exagérer. Quel talent, pourquoi s’arrêter en chemin quand on décrète qu’un agent est capable de porter à lui tout seul 150 détenus sur le bâtiment ? visiblement, voir un collègue seul … ça n’a jamais empêché personne de tourner la page…Le clou du spectacle a atteint des sommets le mardi. Entre la distribution des cantines qui requiert désormais 3 agents selon la dernière note de service et l’incontournable activité potager, on mobilise un agent de surveillance dédié à l’unique et noble tâche d’encadrer un détenu au milieu des tomates ! Faut bien nourrir la terre et veiller à l’arrosage !on se croirait replongé au XIXe siècle dans un bagne colonial. Sauf qu’aujourd’hui, faire pousser deux légumes a décidément bien plus de valeur que la vie et la sécurité des agents.
FO exige la mise en place d’un mode dégradé dès que le personnel manque, les activités secondaire et récréative doivent être suspendues, diminuées ou allégées pour garantir avant tout la sécurité des agents. Le respect strict des seuils d’agents sur les postes sensibles (cantines, infirmerie, étages et autre)