Décidément ce 8 octobre 2026, les agents QM ont une nouvelle fois été confrontés à une succession d’incidents mettant directement à l’épreuve leur sécurité.
Vers 17h40, Après la distribution du repas, le mineur E obstrue son œilleton avec un pot de yaourt. Les agents interviennent afin de rétablir la visibilité.
À l’ouverture de la cellule, le mineur s’avance rapidement vers un Major. Malgré la volonté de ce dernier de maintenir une distance de sécurité, il le bouscule et tente de saisir son bras afin de sortir de la cellule.
Les agents interviennent alors en utilisant la force strictement nécessaire pour mettre fin à l’incident.
Vers 17h50 lors de la distribution, le détenu mineur B, positionné au fond de sa cellule, prend de l’élan et donne un violent coup de pied dans le chariot repas.
Celui-ci est projeté en direction du Chef de détention adjoint et le percute violemment au niveau du bassin.
Quelques minutes plus tard, vers 18 h00 le détenu mineur D obstrue son œilleton et menace les personnels :
« Si vous rentrez je vous pète la tête Wallah sur le Coran, je vais tous péter. Mettez-moi au QD. »
Il poursuit son agitation en effectuant un tapage important et en jetant sa chaise dans sa cellule.
Sur instruction du Chef de détention adjoint, les agents interviennent afin de retirer les objets susceptibles de présenter un danger.
Avant même le début de cette succession d’incidents, le QM était déjà particulièrement agité, laissant présager une fin de journée sous haute tension pour les personnels. D’ailleurs, certains protagonistes étaient confinés en cellule, suite à un refus de réintégrer, en promenade.
Le Bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter les personnels pour leur réactivité et leur professionnalisme face à cette succession d’incidents et souhaite un prompt rétablissement au Chef de détention adjoint.
Durant le service de nuit, il est demandé aux personnels de surveillance de quitter l’enceinte de la Maison d’arrêt afin de rentrer des containers situés sur le trottoir communal.
Cette consigne expose les agents à intervenir sur la voie publique, dans un environnement extérieur à l’établissement, sans que le cadre de sécurité applicable à cette intervention soit clairement défini.
TOUTE INTERVENTION EXTÉRIEURE DOIT ÊTRE ENCADRÉE
Une intervention sur la voie publique exige une évaluation préalable des risques, des consignes précises, des personnels formés et des moyens adaptés.
La sécurité des agents doit primer sur toute autre considération.
LA NUIT : UN CONTEXTE QUI IMPOSE UNE VIGILANCE ACCRUE
Située en centre-ville, la Maison d’arrêt se trouve dans un secteur où les personnels constatent régulièrement la présence de personnes alcoolisées ou en état d’ébriété, ainsi que des situations pouvant nécessiter l’intervention des forces de l’ordre.
Dans ce contexte, faire sortir des agents de l’établissement pour effectuer une tâche matérielle doit être immédiatement réévalué au regard des risques encourus.
L’ADMINISTRATION DOIT ANTICIPER ET ORGANISER LA RÉPONSE
Lorsque la sécurisation des abords de l’établissement exige des moyens spécifiques, l’administration doit anticiper et mettre en place une organisation adaptée, en coordination, si nécessaire, avec :
La Police nationale ;
La Police municipale ;
La Gendarmerie nationale.
La sécurité des personnels ne peut dépendre d’une consigne générale dépourvue d’un cadre opérationnel précis.
Nos Demandes
Réévaluer immédiatement la consigne applicable durant le service de nuit.
Garantir que toute intervention extérieure se déroule dans des conditions de sécurité adaptées et clairement définies.
Clarifier le cadre réglementaire et les responsabilités liés à ces interventions sur la voie publique.
NOUS SOMMES DES SURVEILLANTS PÉNITENTIAIRES.
NOTRE PRIORITÉ : LA SÉCURITÉ DE L’ÉTABLISSEMENT ET DE NOS COLLÈGUES.
Notre sécurité n’est pas une variable d’ajustement !
Ce jeudi 8 octobre 2026, aux alentours de 14h00, à l’issue du premier tour de promenade, le détenu R est remonté en cellule dans un état d’énervement particulièrement important, tenant des propos incompréhensibles.
Une fois réintégré dans sa cellule, les surveillants ont entendu un bruit important provenant de celle-ci. Lors du contrôle à l’œilleton, les agents ont constaté que le détenu était en train de casser sa vaisselle ainsi que différents objets se trouvant à sa portée.
La Major de bâtiment a immédiatement été informée de la situation.
Lors d’un second contrôle visant notamment à vérifier l’intégrité physique du détenu, la surveillante a constaté une forte odeur de combustion et a également découvert que l’œilleton avait été obstrué.
Face à cette situation, les surveillants d’étage, accompagnés de la Major encadrement, ont procédé à l’ouverture de la cellule.
À leur ouverture, les agents ont été confrontés à une importante fumée noire ainsi qu’à de nombreuses flammes provenant du mobilier de la cellule.
Dans ce contexte particulièrement dangereux, le détenu a notamment tenu les propos suivants :
« Capitaine Flamme ! C’est la piscine ! »
Afin de permettre aux personnels de s’équiper et d’intervenir dans les meilleures conditions possibles, la Major encadrement a pris la décision de refermer immédiatement la porte de cellule.
Grâce à la réactivité et au professionnalisme des personnels présents et des ELSP, l’incident a finalement pu être maîtrisé et le détenu a été conduit en CPROU.
Le Bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à saluer la réactivité, le sang-froid et le professionnalisme des agents, qui ont une nouvelle fois dû faire face à une situation présentant un risque important.
Le 07 octobre 2026, une opération de désencombrement réalisée au D1 par les agents du bâtiment, les ELAC et la direction de ce bâtiment a permis de découvrir :
25 téléphones portables
460 grammes de produits stupéfiants
Un bilan qui en dit long sur la situation et qui doit alerter notre administration !
Pour Force Ouvrière Justice, ces découvertes ne sont malheureusement pas une surprise. Elles confirment une réalité que nous dénonçons depuis longtemps : les objets interdits continuent de circuler dans nos détentions, au détriment de la sécurité des personnels et de l’établissement.
Il ne suffit plus de constater. Il faut désormais agir
!
Force Ouvrière Justice EXIGE :
– Des opérations de désencombrement et des fouilles ciblées plus régulières.
– L’installation rapide de dispositifs anti-drones, réclamés depuis longtemps par Force Ouvrière Justice.
– Le déploiement de portiques à ondes millimétriques pour améliorer la détection des objets interdits.
La sécurité des personnels ne doit pas attendre une nouvelle saisie ou, pire, un incident grave pour devenir une priorité.
Les téléphones et les stupéfiants ne disparaîtront pas avec de simples discours. Nos collègues ont besoin d’équipements adaptés et de mesures concrètes pour travailler en sécurité.
LA SÉCURITÉ DES PERSONNELS
N’EST PAS UNE OPTION, C’EST UNE
OBLIGATION !
Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des agents mobilisés pour leur vigilance, leur engagement et leur professionnalisme.
Par ailleurs Force Ouvrière Justice prendra attache, dès ce jour avec la Direction de l’établissement afin de lui faire part de nouvelles préoccupations qui viennent s’ajouter aux difficultés déjà rencontrées et risque de compliquer la situation actuelle.
FORCE OUVRIERE JUSTICE RESTERA MOBILISÉ
JUSQU’À L’OBTENTION DE MESURES CONCRÈTES !
La parution récente de deux arrêtés au Journal Officiel apporte des nouvelles majeures concernant directement l’avenir de notre corps, nos perspectives de carrière et l’arrivée de nos futurs collègues.
OUVERTURE DES CONCOURS CPIP – Session 2027
Par l’arrêté du 25 septembre 2026 (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054912699), l’ouverture des concours pour le recrutement de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation au titre de l’année 2027 est officiellement autorisée.
Sont ouverts :
– Le concours externe sur épreuves ;
– Le concours externe sur titres ;
– Le concours interne ;
– Le troisième concours.
Calendrier des inscriptions, des épreuves et des résultats :
– Inscriptions par voie électronique : clôture de la saisie le vendredi 13 novembre 2026 à 23h59 (heure de Paris).
– Concours externe sur titres (transmission des dossiers) : jusqu’au vendredi 27 novembre 2026 (le cachet de la poste faisant foi).
– Épreuves d’admissibilité (concours externe sur épreuves) : les 2 et 3 février 2027.
– Résultats d’admissibilité : diffusés à partir du 22 mars 2027.
– Épreuves d’admission : à partir du 18 mai 2027.
– Résultats d’admission : parution des résultats à partir du 4 juin 2027.
– Entrée en formation : septembre 2027.
TAUX DE PROMOTION POUR L’AVANCEMENT AU GRADE DE CLASSE EXCEPTIONNELLE (2027-2028-2029)
L’arrêté du 5 octobre 2026 (https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054960975) fixe les taux de promotion permettant l’avancement de grade dans les corps spécifiques de l’administration pénitentiaire pour les années 2027, 2028 et 2029.Pour le corps des CPIP, le taux de promotion d’accès au grade de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation de classe exceptionnelle est arrêté ainsi qu’il suit :
– Année 2027 : 9 %
– Année 2028 : 9 %
– Année 2029 : 9 %
Un statu quo décevant face à un vivier engorgé
Ce taux constant de 9 % est une véritable déception. Depuis 2020, FO JUSTICE CPIP ne cesse de revendiquer une augmentation de ce taux de promotion. Lors de notre passage en catégorie A, les organisations syndicales représentatives de l’époque avaient dramatiquement mal négocié, omettant d’anticiper un taux plus élevé face à l’élargissement de notre corps. Résultat : cela a créé un vivier toujours plus important de collègues bloqués aux portes de la classe exceptionnelle !
En maintenant ce taux plancher pour les trois prochaines années, l’administration refuse de donner les moyens à l’ensemble des agents de progresser dignement en fin de carrière. FO JUSTICE CPIP ne baissera pas les bras et continuera de porter haut et fort la revendication d’un taux d’accès plus élevé, indispensable pour permettre à un maximum de collègues d’accéder à la classe exceptionnelle avant de faire valoir leurs droits à la retraite.
FO JUSTICE CPIP reste à votre disposition pour toute information complémentaire concernant les conditions d’accès aux concours et le suivi de vos dossiers de carrière.
Dans sa lettre ouverte au garde des Sceaux, lors de son audience du 1er septembre, et lors du dernier CSA ministériel, FO Justice a encore et encore réaffirmé ses exigences claires concernant les personnels administratifs : des engagements tenus, des échéances précises et des actes concrets.
Quelques jours plus tard, le constat est sans appel : toujours aucune réponse du secrétariat général.
IFSE : LE MINISTÈRE ANNONCE, LE MINISTÈRE CONFIRME…
MAIS PERSONNE NE SAIT QUAND LES AGENTS SERONT PAYÉS !
Le ministère s’est engagé à verser la revalorisation de l’IFSE avant la fin de l’année.
► Mais quelle année ?
Aucun calendrier de mise en paiement. Aucune échéance. Aucune consigne claire aux directions.
La situation devient ubuesque : les services paye eux-mêmes interrogent les représentants FO Justice pour savoir s’ils disposent d’informations !
Et pendant ce temps, la fin de gestion annuelle approche à grands pas.
Autrement dit, le ministère prend du retard sur une mesure annoncée, avec l’engagement d’un versement avant la fin de l’année, sans donner aux services les informations nécessaires pour l’anticiper et la mettre en œuvre dans de bonnes conditions.
► Et qui va devoir se démener une nouvelle fois pour rattraper ce retard ?
Les « petites mains sous-payées, mésestimées, maltraitées, méprisées » de l’administration.
Ces « petites mains » qui, dans les services RH et paye, devront travailler dans l’urgence, gérer les contraintes techniques et administratives et tout mettre en œuvre pour que les agents soient finalement payés dans les délais.
FO Justice refuse que l’impréparation du secrétariat général soit une nouvelle fois compensée par la mobilisation des personnels administratifs.
NOUS,Personnels Administratifs,voulons la mise en paiement, pas une nouvelle promesse.
GT PLAN DE REQUALIFICATION : ON SE MOQUE DU MONDE ?
Le groupe de travail consacré au plan de requalification de C en B est prévu lundi 12 octobre.
Nous sommes jeudi 8 octobre et toujours aucun document de travail n’a été transmis.
Le plus préoccupant reste la liste des postes qui seront requalifiés, que les personnels administratifs attendent toujours.
– Comment les représentants du personnel sont-ils censés préparer sérieusement ce groupe de travail ?
– Comment analyser les propositions ?
– Comment identifier les difficultés ?
– Comment formuler des contre-propositions ?
Le dialogue social ne peut pas consister à découvrir les dossiers en séance et à travailler dans l’urgence.
► RAPPELONS LES FAITS :
– Le plan de requalification s’étend sur quatre années : 2026, 2027, 2028 et 2029.
– Les opérations de liste d’aptitude et d’examen professionnel au titre de 2026 ont déjà été réalisées.
– Les lauréats ont dû se positionner sur la campagne de mobilité des secrétaires administratifs du printemps. Ceux qui n’ont pas obtenu de poste doivent désormais se positionner sur la campagne d’automne, actuellement en cours.
Et pendant ce temps, toujours aucune visibilité sur les postes qui seront requalifiés.
Certains agents ont donc pu effectuer une mobilité géographique ou fonctionnelle, alors qu’ils étaient peut-être déjà sur un poste appelé à être requalifié.
► Est-ce cela, la gestion prévisionnelle des carrières ?
Demander aux agents de faire des choix professionnels engageants tout en leur refusant les informations nécessaires pour les éclairer n’est pas acceptable.
Un agent qui change de poste aujourd’hui doit-il découvrir demain que le poste qu’il occupait était finalement requalifié ?
BIS RÉPÉTITA !
Allons-nous assister à nouveau à ce qui s’est passé lors du précédent plan de requalification ?
L’administration présente sa liste et les représentants du personnel devraient se contenter de l’accepter sans discussion ?
FO JUSTICE DIT NON !
Si le ministère souhaite un dialogue social de qualité, qu’il donne aux organisations syndicales les moyens de le faire vivre.
Les personnels administratifs méritent mieux qu’une navigation à l’aveugle.
FO JUSTICE EXIGE DES RÉPONSES !!!
► FO Justice exige :
– La transmission IMMÉDIATE, aux directions et aux services paye, des consignes claires permettant la mise en paiement de la revalorisation de l’IFSE ;
– La transmission IMMÉDIATE des documents nécessaires au GT du 12 octobre ;
– La communication IMMÉDIATE de la liste des postes susceptibles d’être concernés par le plan de requalification ;
– Des explications sur les conséquences pour les agents ayant déjà effectué une mobilité sur des postes qui seraient requalifiés.
Le ministère ne peut pas demander aux agents de faire des choix de carrière sans leur donner les informations indispensables.
Le ministère ne peut pas demander aux représentants du personnel de travailler sérieusement sans leur transmettre les éléments nécessaires.
Et le ministère ne peut surtout pas faire porter aux services RH et paye les conséquences de ses propres retards.
► FO Justice le dit clairement :
LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS NE VEULENT PLUS DE PROMESSES.
LES PERSONNELS ADMINISTRATIFS VEULENT DES ACTES.
Les taux de promotion 2027 pour l’avancement de grade pour certains corps de l’AP ont été publiés au Journal Officiel ce jeudi 8 octobre.
► Pour le CEA ils s’élèvent à :
Brigadier-Chef
18.33 %
⇒ 2600 promotions
Major
35.42 %
⇒ 1176 promotions
La répartition selon les filières expertise et encadrement fera l’objet d’une communication ultérieure. FO Justice est toujours en négociation à ce sujet.
Au total, ce sont près de 3800 collègues qui obtiendront, en 2027, un avancement vers les grades de brigadier-chef et de major.
C’EST HISTORIQUE !
Et ces chiffres ne sont pas le fait du hasard ni d’une bienveillance soudaine de l’administration. Ce sont les effets, toujours et encore, de la réforme historique portée et obtenue par FO Justice, ainsi que le fruit d’âpres négociations menées par FO Justice ces dernières semaines.
► Et ça n’est pas terminé :
Notre réforme n’est pas encore arrivée à son terme. FO Justice continue de travailler, de négocier, et d’obtenir des avancées concrètes pour l’ensemble des agents !
FO Justice LYON vous informe des différentes primes de l’AP :
Heures supplémentaires : Heures effectuées par mois au-delà de l’exigible pour le CEA.
Rémunérées avec un décalage de 2 mois et dans la limite de 108h au trimestre, 99h par mois ou reportées. Montant : Brut de 15,13€ de l’heure pour un stagiaire à 24,14€ pour un major en fin de grille. Textes de référence : Décret n°68-518 du 30 mai 1968 fixant le régime des indemnités horaires pour travaux supplémentaires accordées aux personnels des services extérieurs de l’administration pénitentiaire. Décret n°2002-60 du 14 janvier 2002 relatif aux indemnités horaires pour travaux supplémentaires.
PSS : Indemnité de Sujétions Spéciales
Elle est calculée en pourcentage du traitement indiciaire brut et prise en compte pour le calcul de la retraite. Montant : 28,50% du brut pour le CEA, 27,5% pour les capitaines (catégorie A), 23,5% pour les commandants (A), 25% AA, 24% SA, 24% attachés, 22% CPIP et DPIP, 25% Adj Tech, 24% Tech, 23% ingénieurs. Texte de référence : Décret n°2006-1352 du 8 novembre 2006 relatif à l’attribution d’une prime de sujétions spéciales à certains personnels des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire.
ICP : Indemnité pour Charges Pénitentiaires
Prime destinée à compenser les contraintes spécifiques du travail en détention (contact avec les détenus, sécurité, sujétions professionnelles). Montant : 3 835 € brut / an au 1er janvier 2026, versée mensuellement soit 319,58€. Textes de référence : Décret n° 2007-1777 du 17 décembre 2007 relatif à l’attribution d’une indemnité pour charges pénitentiaires à certains personnels de l’administration pénitentiaire Décret n° 2023-1343 du 29 décembre 2023 modifiant le décret n° 2007-1777 du 17 décembre 2007 relatif à l’attribution d’une indemnité pour charges pénitentiaires à certains personnels de l’administration pénitentiaire
Prime de nuit :
Peuvent bénéficier de l’indemnité de surveillance de nuit les personnels des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire qui accomplissent leurs fonctions entre 21 heures et 6 heures et pendant au moins six heures consécutives. Montant : le montant de l’indemnité de surveillance de nuit est fixé par agent à 20 euros pour la nuit en semaine et à 24 euros lorsque le service de nuit précède ou suit un dimanche ou un jour férié. Texte de référence : Note relative aux régimes indemnitaires des personnels relevant de la direction de l’administration pénitentiaire NOR : JUSK2500140N
Prime de dimanche et jour férié :
Une indemnité forfaitaire pour travail du dimanche et des jours fériés peut être versée aux personnels des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire qui accomplissent 6 heures de travail consécutif au moins et lorsqu’ils sont appelés à assurer au sein des équipes de jour leur service le dimanche ou les jours fériés. Montant : 36 euros dès lors que les agents effectuent au moins 6 heures consécutives de service et jusqu’à 8 heures de service effectif. Les agents qui effectuent moins de 6 heures de service ne perçoivent aucune indemnité. Pour les agents exerçant leurs fonctions au-delà de huit heures un dimanche ou un jour férié, l’indemnité forfaitaire est majorée de 2,64 euros de l’heure au-delà de la huitième heure, en sus des 36 euros. Texte de référence : Note relative aux régimes indemnitaires des personnels relevant de la direction de l’administration pénitentiaire NOR : JUSK2500140N
IR : Indemnité de Résidence
L’indemnité de résidence a pour but de compenser les disparités du coût de la vie selon les zones géographiques. Montant : entre 0 et 3 % du traitement indiciaire brut. Texte de référence : Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des personnels des établissements publics d’hospitalisation
SFT : Supplément Familial de Traitement
Le SFT est un complément de rémunération versé à tout agent public (fonctionnaire ou contractuel) qui a au moins 1 enfant de moins de 20 ans à charge (au sens des prestations familiales). Montant : Les conditions d’attribution du SFT varient selon que vous et l’autre parent êtes tous 2 agents publics ou qu’un seul d’entre vous est agent public. Texte de référence : Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié relatif à la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des personnels des établissements publics d’hospitalisation
Complément forfaitaire : Prime de juin
Afin de prendre en compte des situations spécifiques liées aux conditions de travail, aux sujétions spéciales ou technicités particulières liées aux fonctions exercées, les agents du corps d’encadrement et d’application peuvent bénéficier d’un complément indemnitaire dont le montant est fixé forfaitairement. Quatre critères cumulatifs : exercice en équipe selon des cycles en horaires décalés ; au contact direct de la population pénale ; en services de jour comme de nuit ; les dimanches et jours fériés. Montant : 300€ brut en juin pour la période correspondant aux mois de juillet N-1 à juin N. Texte de référence : Arrêté du 30 mai 2016 relatif au complément forfaitaire à l’indemnité pour charges pénitentiaires
Prime de surpopulation :
Agents des établissements surencombrés (+ de 150% de surpopulation durant 9 mois) jusqu’en 2025. La liste est définie annuellement par l’administration centrale. Montant : 100€ brut par an en décembre jusqu’en 2025, 300€ attendus pour 2026 Texte de référence : Note relative aux régimes indemnitaires des personnels relevant de la direction de l’administration pénitentiaire NOR : JUSK2500140N
Prime de technicité : Pour les agents exerçant des fonctions spécialisées. Moniteur de sport : 600€ par an
Ce complément est versé au mois de décembre, sous réserve de l’exercice des fonctions de moniteur de sport pendant au moins six mois sur l’année en cours. Les agents titulaires d’un monitorat à jour (moniteur de sécurité pénitentiaire ; moniteur de tir ; moniteur de techniques d’intervention ; moniteur de bâton de protection télescopique ; moniteur de sécurité incendie ; moniteur de conduite opérationnelle) bénéficient d’un complément forfaitaire annuel de 300 euros ; Ce complément est versé au mois de décembre. Texte de référence : Note relative aux régimes indemnitaires des personnels relevant de la direction de l’administration pénitentiaire NOR : JUSK2500140N
IFO : Indemnité de Fonction et d’Objectif mensuel
L’IFO est versée mensuellement au rythme de 1/12ème du montant annuel de référence. Les modalités de liquidation sont définies sur l’année civile. Elle est constituée d’un montant annuel de référence variable selon l’emploi ou les fonctions exercées par chaque fonctionnaire. Montant : de 319,58 € à 895 € par mois Texte de référence : Décret n° 2007-1776 du 17 décembre 2007 portant création d’une indemnité de fonctions et d’objectifs attribuée à différents personnels relevant de l’administration pénitentiaire.
IFO : Indemnité de Fonction et d’Objectif de fin de gestion (fin d’année)
L’IFO peut faire l’objet d’une modulation en fin de gestion. Cette éventuelle modulation, qui ne peut excéder la limite des enveloppes budgétaires résultant notamment du reliquat de fin de gestion, est versée en fonction de l’engagement professionnel et de la manière de servir de l’agent et n’est pas reconductible automatiquement d’une année sur l’autre. Montant : 100 % maximum du montant forfaitaire annuel théorique fixé. Texte de référence : Une note annuelle précise les modalités de mise en œuvre.
Prime de Fidélisation :
Pour maintenir les agents dans des établissements pénitentiaires difficiles ou peu attractifs. Montant : 4 000 € à l’affectation,1 000 € après 3 ans, 3 000 € après 5 ans de service dans l’établissement (suite concours national à affectation locale).
1000 € pour agents exerçant leurs fonctions dans les établissements et services listés par l’arrêté du 28 décembre 2018 justifiant de trois années consécutives et n’ayant pas réussi un concours national à affectation locale. Textes de référence : Décret n° 2018-1319 du 28 décembre 2018 portant création d’une prime de fidélisation attribuée à certains personnels relevant de l’administration pénitentiaire Arrêté du 28 décembre 2018 fixant les montants de la prime de fidélisation attribuée à certains personnels relevant de l’administration pénitentiaire
Prime de repas : lors d’une mission/déplacement
Concerne les déplacements effectués hors de la résidence dans le cadre d’une mission. Montant : 20 € par repas ; midi : mission couvrant intégralement 11 h – 14 h ;
soir : mission couvrant intégralement 18 h – 21 h ; Textes de référence :Décret n° 2006-781 du 3 juillet 2006
Prime de fouille :
Les agents qui participent à une opération de fouille générale organisée en dehors de leurs résidences administratives et personnelles et qui ne bénéficient pas, à ce titre, d’un temps de repos compensatoire de travaux supplémentaires, peuvent percevoir un complément forfaitaire. Montant : 83,75 € par opération Texte de référence : Note relative aux régimes indemnitaires des personnels relevant de la direction de l’administration pénitentiaire NOR : JUSK2500140N
AIP – Prime d’installation : L’Aide à l’Installation des Personnels de l’Etat Montant : de 700€ à 1500€ (pour la zone ALURE). Texte de référence : Circulaire du 21 juin 2018 relative à l’aide à l’installation des personnels de l’État (AIP)
PSI : Prime Spécifique d’Installation :
Est attribuée à un agent affecté dans un département d’outre-mer ou à Mayotte qui reçoit une première affectation en Métropole à la suite d’une mutation ou d’une promotion. OU à un agent dont la résidence familiale se situe dans un département d’outre-mer ou à Mayotte, affecté en métropole à la suite de son entrée dans l’administration. Montant : égal à 12 mois du traitement indiciaire de l’agent. Elle est payable en trois fractions égales, 1) 1/3 lors de l’installation sur le poste en tant que stagiaire, 2) 1/3 au début de la troisième année de service, 3) 1/3 au bout de quatre ans de service. Texte de référence : Décret n°2001-1225 du 20 décembre 2001
Prime de restructuration de service (PRS) :
La PRS peut être attribuée aux agents mutés ou déplacés dans le cadre de la restructuration du service dans lequel ils exercent leurs fonctions. Son versement est ouvert aux fonctionnaires ainsi qu’aux agents non titulaires recrutés pour une durée indéterminée. Montant : de 1 250 € à 30 000 € suivant la distance entre l’ancienne et la nouvelle résidence administrative et le changement de résidence familiale. Texte de référence : Décret n° 2008-366 du 17 avril 2008 Arrêté du 8 novembre 2019 Arrêté du 26 février 2019 fixant les montants de la prime de restructuration de service et de l’allocation d’aide à la mobilité du conjoint instituées par le décret n° 2008-366 du 17 avril 2008
Astreintes
Les astreintes « 2000 » :
Période pendant laquelle l’agent, sans être à la disposition permanente et immédiate de son employeur, a l’obligation de demeurer à son domicile ou à proximité afin d’être en mesure d’intervenir pour effectuer un travail au service de l’administration, la durée de cette intervention étant considérée comme un temps de travail effectif. Montant : 150 euros pour une astreinte hebdomadaire du lundi matin au lundi suivant ; 100 euros pour une astreinte de samedi et dimanche ; 50 euros pour une astreinte de jour férié ; 20 euros pour une astreinte fractionnée en semaine, en dehors des heures normales de service. Textes de référence : Décret n° 2001-1357 du 28 décembre 2001 relatif à la rémunération et à la compensation horaire des astreintes effectuées par certains agents du ministère de la justice Arrêté du 28 décembre 2001 fixant le taux de rémunération et les modalités de compensation horaire des astreintes et des interventions ou des télé-interventions effectuées par certains agents du ministère de la justice.
Les astreintes « 1998 » :
Le régime d’indemnisation des astreintes et intervention de nuit des personnels de surveillance de la filière encadrement est fixé par le décret du 9 avril 1998 fixant le régime d’indemnisation des astreintes et interventions de nuit effectuées par le personnel de surveillance des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire. Montant : L’indemnité d’astreinte de nuit forfaitisée est calculée sur la base du taux des indemnités horaires pour travaux supplémentaires fixé par le décret du 30 mai 1968. Textes de référence : Décret n° 98-287 du 9 avril 1998 fixant le régime d’indemnisation des astreintes et interventions de nuit effectuées par le personnel de surveillance des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire. Décret n° 68-518 du 30 mai 1968.
RIFSEEP
➢ IFSE : Indemnité de Fonctions, de Sujétions et d’Expertise
Concerne les PA, PT, CPIP, DPIP, DSP, PSYCHOLOGUES, ASS
Majoration IFSE pour les personnels de greffe pénitentiaire 1500€ bruts annuels ; pour les régisseurs des comptes nominatifs 1500€ bruts annuels ; pour les suppléants et adjoints RCN 500€ bruts annuels. Montant : L’IFSE des agents est fixée dans l’intervalle compris entre les montants socles et les montants plafonds afférents à leur groupe de fonctions. Textes de référence : Arrêté du 27 août 2015 pris en application de l’article 5 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat
➢ CIA : Complément Indemnitaire Annuel
Concerne principalement les PA, PT, PSYCHOLOGUES, ASS.
Le CIA permet de reconnaître l’engagement professionnel et la manière de servir d’un agent. Il vise à récompenser ses performances sur l’année écoulée en appréciant sa valeur professionnelle, son investissement personnel dans l’exercice de ses fonctions, son sens du service public, sa capacité à travailler en équipe et sa contribution au collectif de travail. Montant : individuel fixé entre 0 € et le plafond réglementaire du CIA fixé par corps et par groupe de fonctions. Textes de référence : Arrêté du 27 août 2015 pris en application de l’article 5 du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d’un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel dans la fonction publique de l’Etat
FO Justice à vos côtés pour des augmentations des primes existantes et la création de nouvelles !
Ce lundi 06 octobre 2026, les personnels de surveillance, appuyés par les E.S.P de la Maison d’arrêt d’Agen , ont procédé à la fouille d’une cellule identifiée comme sensible.
Cette opération a permis de trouver 5 smartphones, démontrant une nouvelle fois la réalité du trafic et de la circulation des moyens de communication illicites au sein de notre établissement.
Mais le plus inquiétant reste à venir…
Lors de cette fouille, les agents ont découvert un assemblage de papiers et de cartons dissimulant un trou béant au niveau du plafond.
Une ouverture suffisamment avancée pour laisser envisager, à terme, un possible accès aux combles de l’établissement.
C’est dans ce contexte, où les agents doivent faire face à un établissement sous tension, à une surpopulation carcérale qui explose (près de 90 matelas au sol), et à des phénomènes de plus en plus préoccupants, que l’engagement des agents permet chaque jour de préserver la sécurité de tous.
LA SÉCURITÉ DES AGENTS ET DE L’ÉTABLISSEMENT EST UNE PRIORITÉ !
FO JUSTICE AGEN demande que toute la lumière soit faite sur ces découvertes et que les responsabilités soient clairement établies.
FO JUSTICE AGEN félicite l’ensemble des personnels de la M.A d’Agen ayant participé à cette opération.
FO JUSTICE AGEN exige que de sévères sanctions disciplinaires soient prises à l’encontre des détenus occupant cette cellule.