Ce matin, aux alentours de 10h40, un nouvel incident s’est produit au CP de Saint-Denis, au bâtiment H , lors de la distribution des médicaments.
À l’ouverture de la porte, un détenu présentant un profil psychiatrique n’a pas hésité à forcer le passage et à tenter de saisir l’infirmière du SMPR, qui se trouvait devant la porte.
Heureusement, le surveillant de l’UCSA, qui accompagnait le personnel infirmier, a immédiatement réagi et s’est interposé entre le détenu et la professionnelle de santé, permettant ainsi de mettre rapidement un terme à l’incident.
Le bureau local FO Justice apporte son soutien total au personnel médical, qui exerce quotidiennement ses missions dans des conditions particulièrement difficiles et sous une forte pression, notamment dans un contexte de surpopulation pénale.
FO Justice tient à féliciter le surveillant de l’UCSA pour son intervention efficace qui a permis de protéger la professionnelle de santé et d’éviter que la situation ne dégénère.
Une nouvelle fois, cet incident met en lumière une problématique que FO Justice dénonce depuis longtemps : la prise en charge de personnes présentant des pathologies psychiatriques lourdes au sein d’un établissement pénitentiaire qui n’est pas toujours adapté à ces situations.
Faute de structures spécialisées et adaptées à l’extérieur de l’établissement, les personnels pénitentiaires et les professionnels de santé se retrouvent en première ligne pour gérer des situations particulièrement complexes.
FO Justice demande que des réponses concrètes soient apportées concernant la prise en charge des profils psychiatriques et les moyens nécessaires pour garantir la sécurité de tous.
En geôle toute l’après-midi, un détenu pète un câble à l’annonce d’un renvoi par son avocate.
Insultes, menaces, apologie du terrorisme et du crime en faisant référence à AMRA.
Principalement envers la juge.
À la barre, 2 minutes d’insultes et de menaces.
Redescendu immédiatement.
Pas remonté pour le délibéré.
VENDREDI – SEQUEDIN / ANNOEULLIN
Ouverture avec 1 gros cas psy de Sequedin (2+1 en détention).
Alerte des collègues : profil très instable, vigilance extrême.
Également à Annoeullin : 1 cas psy avec risque suicidaire ++.
Des situations à haut risque, en attente parfois pendant des heures en geôle.
NOTRE DÉMARCHE : ANTICIPER, PAS SUBIR !
✅ Prévoir le bouclier et les casques par précaution.
✅ Demander du matériel complémentaire (grand bouclier, protections jambes et coudes) auprès de l’ERIS.
✅ Accord immédiat du responsable ERIS, sous réserve d’une validation officielle.
LA RÉPONSE DE LA DESP DE LA DISP DE LILLE : REFUS !
❌ « On n’a pas à prendre en charge un détenu équipé ».
❌ « Ce n’est pas dans notre dotation, ni dans la doctrine ».
❌ « Si vous avez besoin, faites appel aux ELSP ».
ASSEZ D’ÊTRE EXPOSÉS !
IL N’Y A JAMAIS ÉTÉ QUESTION DE PRENDRE EN CHARGE ÉQUIPÉ MAIS D’AVOIR LE MATOS AU CAS OÙ ÇA DÉRAPE EN GEÔLE, POUR INTERVENIR ET PROTÉGER LES PERSONNELS !
NOUS EXIGEONS :
DES MOYENS ADAPTÉS À LA RÉALITÉ DU TERRAIN
et aux profils à risque que nous escortons.
LA PROTECTION DES PERSONNELS AVANT TOUT,
pas des réponses bureaucratiques déconnectées.
DES RÉPONSES CLAIRES ET COHÉRENTES
sur les moyens autorisés en geôle.
UNE CONFIANCE DANS NOTRE PROFESSIONNALISME,
pas des obstacles à chaque démarche de prévention.
NOTRE SÉCURITÉ N’EST PAS NÉGOCIABLE !
SOUTIEN À TOUS LES COLLÈGUES EN PREMIÈRE LIGNE !
ANTICIPER, PROTÉGER, NE PAS ATTENDRE L’IRRÉPARABLE !
La tension ne retombe pas au CP CAEN IFS et les personnels continuent d’en faire les frais.
Aujourd’hui, au QM lors de la distribution du repas, le détenu mineur G a délibérément donné un coup de pied dans le chariot repas positionné devant sa cellule. Sous l’impact, celui-ci a heurté un surveillant au niveau de son gilet pare-lames, provoquant par la suite des douleurs au niveau de l’abdomen.
Face à son comportement agressif, les agents ont dû procéder à une fermeture d’urgence. Le mineur a alors tenté d’empêcher cette fermeture en utilisant une chaise.
Comme si cela ne suffisait pas, il a ensuite proféré des menaces particulièrement graves envers les personnels :
Venez me chercher j’ai des lames, je vais vous trancher la gorge par Allah !
Pendant de longues minutes, il a également continué à perturber le calme du quartier en frappant violemment sur la porte de sa cellule avec une chaise.
À ces faits s’ajoute un élément particulièrement préoccupant. Le Détenu mineur est également mis en cause pour avoir réalisé sur les murs de sa cellule des inscriptions pouvant relever de l’apologie du terrorisme.
Les personnels ne peuvent pas être systématiquement placés en première ligne face à des comportements de plus en plus agressifs, tout en devant continuer à assurer leurs missions avec des moyens et des effectifs contraints.
Le bureau local FO Justice du CP CAEN IFS exige une réponse disciplinaire à la hauteur des faits et que toutes les mesures nécessaires soient prises et le transfert de ce « VOYOU ».
Le bureau local FO Justice du CP CAENfélicite les agents du QM ainsi que les ELSP intervenus lors de cet incident pour leur professionnalisme, leur sang-froid et leur réactivité. Une nouvelle fois, les personnels ont su faire face à une situation particulièrement tendue et préserver la sécurité de tous.
FO Justice tient à saluer le sang-froid, l’engagement et le professionnalisme des agents intervenus cette nuit à 1h48 sur un incendie de cellule en fère division. En quelques secondes, ils sont passés de surveillants à pompiers, secouristes, intervenants d’urgence. Malgré leurs gestes et l’intervention des secours, le décès a malhereusement été constaté.
Reconnaître le professionnalisme des personnels n’enlève rien à la gravité d’un décès.
MAIS DANS QUEL ÉTAT LEUR DEMANDE-T-ON D’ÊTRE OPÉRATIONNELS ?
»Les agents intervenus à 1h48 avaient pris leur service à 18h45.
» Quelques heures auparavant, ils avaient déjà effectué un service du matin commencé à 6h45.
» Et la veille, certains terminaient encore leur service à 19h00.
Entre 19h00 et 6h45, il y a théoriquement 11h45. Mais il faut se changer, rentrer chez soi, parfois avec près d’une heure de trajet, se doucher, manger, voir sa famille, dormir… puis repartir.
COMBIEN RESTE-T-IL RÉELLEMENT POUR RÉCUPÉRER ?
Et entre un matin et une prise de service de nuit à 18h45 ?
On dort sur un canapé ? Dans sa voiture ?On ferme les yeux deux heures et on repart?
À 1h48, l’administration attend pourtant des agents qu’ils soient parfaitement lucides :
ZÉRO DROIT À L’ERREUR. MAIS PRESQUE ZÉRO DROIT AU REPOS.
LE MATIN-NUIT DOIT CESSER !
Ce rythme use, épuise et augmente les risques pour tous.
• UN PROFIL QUI INTERROGE
La personne détenue concernée cumulait plusieurs signaux : dangerosité, vulnérabilité (risque suicidaire), ouverture à deux
agents, risque d’agression, et un signalement « INCENDIAIRE » depuis le 13/02/2026.
Un logiciel, c’est bien. Mais en détention classique, avec la surpopulation et le manque d’effectifs, comment gérer réellement ce type de profil ? Quelles mesures de prévention ? Quels moyens ? Quelles responsabilités ?
ET APRÈS L’INTERVENTION ?
Après l’extrême, les agents repartent avec le stress, les images et la pression. On peut leur proposer la psychologue.
C’est nécessaire. Mais cela ne suffit pas ! Un arrêt maladie ne doit pas être le seul moyen de souffler après un tel événement.
FO Justiceexige une reconnaissance concrète : temps de récupération, AAE, mesures adaptées.
FO JUSTICE EXIGE :
LA FIN DU MATIN-NUIT et le respect d’un véritable temps de récupération entre deux services ;
DES EFFECTIFS À LA HAUTEUR de la réalité de Fresnes :
DES MESURES CONCRETES de récupération après les interventions traumatisantes (AAE, repos adaptés) :
UN RETOUR D’EXPÉRIENCE sur cet événement et la gestion des profils à risques ;
UNE RÉPONSE IMMÉDIATE À LA SURPOPULATION CARCÉRALE qui écrase l’établissement et met tout le monde en danger.
Nos collègues répondent présents lorsque tout bascule.
À l’administration, maintenant, de faire face à ses responsabilités !
FO JUSTICE : DÉFENDRE VOS DROITS, PARTOUT ET POUR TOUS !
Objet : Mise en œuvre des engagements et demande d’audience
Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Alors que la période estivale s’achève, marquée par des épisodes de canicule, une surpopulation carcérale à son paroxysme, des tensions persistantes sur les effectifs et par l’affaire Lyhanna, les personnels du ministère de la Justice, tous corps et grades confondus, ont une nouvelle fois été confrontés à des situations d’une complexité et d’une gravité exceptionnelles.
Dans ce contexte particulièrement éprouvant, les agents de l’ensemble des directions du ministère ont répondu présents et assuré, avec professionnalisme et sens du service public, la continuité et le bon fonctionnement de notre institution, pilier essentiel de notre démocratie et de l’État de droit.
Cet engagement renouvelé jour après jour appelle, en retour, un soutien clair, une reconnaissance tangible et, surtout, la concrétisation des engagements pris à l’égard des personnels.
Depuis 2019, FO Justice a négocié et obtenu des réformes statutaires et indemnitaires majeures ainsi que d’importantes avancées en matière de sécurité. Ces résultats ont toujours été le fruit d’un dialogue social exigeant, de négociations constantes et, lorsque cela s’est avéré nécessaire, d’un rapport de force responsable et constructif.
À l’approche d’une rentrée sociale qui s’annonce particulièrement exigeante, à quelques mois des élections professionnelles de décembre 2026 et dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, FO Justice continuera d’assumer pleinement ses responsabilités d’organisation syndicale représentative de nombreux personnels du ministère. Notre ligne restera la même : défendre les agents, obtenir des résultats concrets et refuser les postures démagogiques qui ne produisent aucune avancée.
Monsieur le Ministre, les personnels attendent désormais que les engagements pris par vous-même, votre cabinet, le secrétariat général et les différentes directions soient honorés, et cela dans des délais clairement identifiés. Le temps des annonces doit laisser place à celui de la mise en œuvre.À ce titre, FO Justice sollicite des réponses précises, des arbitrages et un calendrier sur les dossiers suivants :
Pour la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire
–Surpopulation carcérale : engagement d’une initiative législative permettant une véritable régulation carcérale et, dans l’attente, mise en œuvre de mesures exceptionnelles susceptibles de réduire immédiatement la pression dans les établissements.
–Budget 2027 et triennale 2027-2029 : sécurisation d’un plan pluriannuel de recrutements à la hauteur des vacances de postes, des départs prévisibles et des ouvertures d’établissements, afin que le schéma d’emplois soit effectivement tenu et dépassé.
–Reprises d’ancienneté : résorption urgente du stock de dossiers en attente et définition d’un calendrier national de traitement permettant de rétablir les droits à carrière et à rémunération des agents concernés.
–Prime d’encadrement : concrétisation budgétaire et réglementaire de cette dernière mesure attendue de la réforme portée par FO Justice, avec une mise en œuvre effective dès 2027.
–Sécurisation des domaines pénitentiaires : accélération du déploiement des dispositifs anti-drones, des brouilleurs et des moyens de surveillance périmétrique, ainsi que renforcement des moyens opérationnels destinés à empêcher les projections et intrusions.
–Réserve pénitentiaire : sécurisation juridique du cumul emploi-retraite pour les réservistes et clarification rapide des règles applicables afin de ne pas priver les services de personnels expérimentés.
–Sécurisation des SPIP : déploiement d’un plan national de sécurisation des services en milieu ouvert, avec doctrine commune, moyens matériels adaptés, dispositifs d’alerte et protocoles opérationnels avec les forces de sécurité intérieure.
–Prime de surencombrement : extension à l’ensemble des personnels exerçant dans les établissements concernés, tous corps et grades confondus, ainsi que l’adaptation de son mode de calcul à la réalité de la densité carcérale et des matelas au sol.
–Mobilité des CPIP : révision de la note de mobilité afin d’acter une prise en compte effective et prioritaire des centres des intérêts matériels et moraux (CIMM), conformément aux engagements en faveur des personnels ultramarins.
–Conditions d’exercice : poursuite du déploiement des équipements de sécurité attendus par les personnels, notamment les PIE, les caméras-piétons et les bombes incapacitantes.
Pour les Corps Communs, les Personnels Administratifs et les Personnels Techniques
–Revalorisations IFSE 2026 : confirmation du calendrier de mise en paiement des mesures prévues par les relevés de conclusions et garantie de leur application homogène dans l’ensemble des directions et services.
–Réexamen quadriennal 2026 : publication d’un calendrier clair et traitement effectif de l’ensemble des situations individuelles concernées.
–Plans de requalification : poursuite et amplification des plans de requalification, notamment administratifs, afin de reconnaître l’évolution réelle des missions et responsabilités exercées.
–Filière technique : poursuite des travaux statutaires et indemnitaires engagés, avec des perspectives de carrière et de mobilité transparentes pour l’ensemble des personnels techniques du ministère. Accélération de la mise en œuvre qui, aujourd’hui, demeure trop lente.
Nous demandons donc l’application rapide des engagements pris, ainsi que la communication, dès la rentrée, d’un calendrier précis concernant les concours, les formations, l’avancement des grades et les campagnes de Listes d’Aptitude pérennes. Nous sommes également en attente depuis plusieurs mois, de la cartographie complète des emplois, notamment de l’organigramme de référence de la DGAP, ainsi qu’une meilleure visibilité sur les postes de catégories A et B dans les autres directions. Enfin, un suivi transparent et une communication renforcée doivent garantir l’application effective des mesures dérogatoires.Pour les agents contractuels
Face à l’accentuation de la politique d’austérité, aux coupes budgétaires et à l’absence de vision à long terme dénoncée par notre organisation, les services font face à une dégradation inédite du service public. Alors que la surpopulation carcérale atteint des niveaux alarmants et que les structures sont déjà sous-dimensionnées, l’administration s’enferme dans une politique comptable aveugle.
FO Justice refuse que les agents contractuels et le fonctionnement des services soient sacrifiés au nom de l’attente des arbitrages et des économies budgétaires.
Notre organisation exige :
L’arrêt immédiat de la purge budgétaire, notamment dans les DISP : la fin du non-renouvellement massif des contrats de personnels administratifs (catégories A, B et C) constaté particulièrement à Rennes, Lille et Lyon. Ces agents indispensables assurent le fonctionnement quotidien des services et des établissements. Leur départ entraîne une surcharge de travail supplémentaire insupportable pour les titulaires déjà épuisés.
Le déblocage des contrats de renfort à la PJJ : la levée immédiate du blocage des contrats de renfort supplémentaire et la sortie du statu quo et de l’incertitude pour les agents et les structures.
L’augmentation des moyens humains : le renouvellement des contrats indispensables, le renforcement durable des effectifs administratifs et l’augmentation indispensable des PAE à la PJJ pour répondre aux besoins réels du terrain.
Pour les Services Judiciaires et les Personnels de Greffe
–Mise en œuvre complète du protocole de la filière greffe : respect des engagements restant à concrétiser en 2026, notamment les promotions prévues, et poursuite de la reconnaissance des greffiers et cadres-greffiers.
–Directeurs des services de greffe judiciaires : ouverture d’une revalorisation indemnitaire d’ampleur, respect des engagements statutaires pris et amélioration du déroulement de carrière à la hauteur des responsabilités exercées.
–Effectifs et conditions de travail : sécurisation du plan de recrutement des personnels de greffe et affectation de moyens humains permettant de rétablir un ratio cohérent avec l’augmentation des effectifs de magistrats et la charge croissante des juridictions.
–Attachés de justice : définition d’une véritable vision à long terme pour les attachés de justice afin de sortir d’une situation de précarité et de sécuriser leurs parcours professionnels, notamment par la création de perspectives statutaires et de carrières adaptées à la pérennité des missions exercées.
Pour la Protection Judiciaire de la Jeunesse
–Réforme des CADEC : Aboutissement rapide des négociations en vue d’une réforme statutaire, indiciaire et indemnitaire prenant en compte l’évolution des responsabilités des cadres éducatifs à l’aune du déploiement des UJPE.
–Directeurs de service : poursuite des négociations en vue d’une revalorisation de la grille indiciaire et de la reconnaissance du niveau de responsabilités, avec la revendication portée par FO Justice d’un accès à la catégorie A+.
Pour les Psychologues
–Cartographie et emplois : finalisation d’une cartographie ministérielle des postes (DGAP et DSJ) et instruction donnée à la PJJ d’engager sans délai ce travail, sécurisation des emplois existants et poursuite des recrutements (au regard du déficit de couverture des postes, qui atteint 62% à la DGAP) afin que les postes de psychologues ne deviennent plus la variable d’ajustement budgétaire constatée à la PJJ et à la DGAP.–Régime indemnitaire : poursuite de la revalorisation de l’IFSE, extension du groupe 1 aux situations encore exclues, revalorisation de l’IFSE en cas de mobilité et fin des inégalités de traitement entre psychologues selon leur direction d’affectation, compensation indemnitaire de la perte de rémunération pour les lauréats concernés des trois premiers concours de psychologues du ministère de la Justice auparavant contractuels
–Reconnaissance professionnelle : résolution de la situation des psychologues en soutien des personnels, notamment concernant le CTI, mise en œuvre effective d’une seconde voie d’accès au grade hors classe dès 2026, conformément aux engagements ministériels
Pour les Assistantes et Assistants de Service Social
–CIA et transparence indemnitaire : communication des critères d’attribution, transparence sur les enveloppes et reliquats budgétaires, et garantie d’une répartition objective et équitable du complément indemnitaire annuel.
–Revalorisation : revalorisation significative du CIA, de l’IFSE et plus largement du régime indemnitaire de la filière sociale, afin de reconnaître les responsabilités exercées et l’appartenance à une véritable catégorie A.
–Effectifs et attractivité : traitement des postes vacants, remplacement des absences et définition d’un plan permettant de réduire la surcharge de travail et de restaurer l’attractivité de la profession.
Monsieur le Ministre, cette liste, non exhaustive, traduit des attentes concrètes, déjà exprimées à de nombreuses reprises par FO Justice auprès de vos services. Elle ne saurait se résumer à une accumulation de revendications : elle constitue une feuille de route indispensable pour restaurer la confiance des personnels et leur donner des perspectives claires.
Notre organisation sollicite donc une audience dans les meilleurs délais afin d’examiner l’ensemble de ces dossiers.
Nous souhaitons que cette rencontre permette d’obtenir, direction par direction, des réponses précises, des arbitrages assumés et un calendrier de mise en œuvre.
Les personnels du ministère de la Justice ont démontré, une nouvelle fois, qu’ils savaient répondre présents dans les périodes les plus difficiles. Ils sont légitimement en droit d’attendre que l’État et leur ministre répondent, à leur tour, présents pour eux.
FO Justice demeure attaché à un dialogue social rigoureux, loyal et constructif. Mais ce dialogue ne peut avoir de sens que s’il débouche sur des actes. En l’absence d’avancées concrètes et rapides, notre organisation prendra toutes ses responsabilités et n’exclura aucun moyen d’action, y compris l’engagement d’un rapport de force national susceptible de conduire au blocage de l’institution.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre haute considération.
Une délégation syndicale reçue : nous avons porté les réalités du terrain !
Lors de notre échange avec le directeur de cabinet adjoint du ministre de la Justice, nous avons une nouvelle fois porté les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels de Charleville-Mézières, mais également les problématiques qui touchent aujourd’hui l’ensemble de l’administration pénitentiaire.
Nous avons obtenu certaines réponses. Désormais, nous attendons surtout des actes concrets !
SURPOPULATION PÉNALE : UNE SITUATION QUI TOUCHE TOUS LES ÉTABLISSEMENTS
La surpopulation pénale touche aujourd’hui l’ensemble des établissements pénitentiaires.
Nous avons alerté sur l’évolution de la population pénale accueillie à Charleville-Mézières : rajeunissement de la population pénale ; profils de plus en plus criminels ; augmentation des CAP sur l’établissement ; davantage de profils présentant des problématiques psychiatriques ; des conditions de détention et de travail toujours plus difficiles.
Nous avons demandé au représentant du ministre quelles réponses étaient envisagées face à cette évolution.
QSL / MA : DES STRUCTURES PLUS ADAPTÉES AUX RÉALITÉS DU TERRAIN
Nous avons dénoncé les difficultés liées aux structures actuelles.
Le QSL n’est pas adapté aux besoins actuels et certaines problématiques nécessitent désormais une véritable réflexion structurelle.
Concernant la délégation de signature pour le QSL, celle-ci devrait arriver dans la semaine, après un échange avec la présidente du tribunal de Charleville.
Concernant les problématiques structurelles du QSL, le directeur de cabinet adjoint nous a indiqué qu’il allait se rapprocher de la DGAP afin d’étudier ce qui peut être réalisé.
Le QSL n’étant pas adapté devrais plus fermer et devenir un bureau ELSP.
➡️ Nous resterons vigilants sur la concrétisation de ces annonces.
EXTRACTIONS : UNE ORGANISATION QUI MET PARFOIS LA DÉTENTION EN DIFFICULTÉ
Nous avons particulièrement insisté sur la problématique des extractions, qui sont aujourd’hui très mal anticipées et planifiées comme il faudrait.
Ces extractions ont des conséquences directes sur le fonctionnement de la détention.
Trop souvent, lorsqu’une extraction doit être réalisée, il est nécessaire de prendre un agent affecté à la détention afin de pouvoir assurer la mission extérieure.
CONSÉQUENCE : LA DÉTENTION SE RETROUVE EN SOUS-EFFECTIF.
Cette situation peut parfois mettre en difficulté, voire en danger, la sécurité de la détention, alors même que les personnels présents doivent continuer à assurer leurs missions avec des effectifs réduits.
Nous avons donc posé une question simple :
Pourquoi ne pas créer une véritable équipe dédiée aux missions extérieures ?
Une équipe permettant d’assurer clairement et en totale autonomie les missions d’extractions et autres missions extérieures.
Cela permettrait :
de ne plus ponctionner systématiquement les effectifs de la détention ; d’améliorer l’anticipation des missions ; de sécuriser les extractions ; de préserver les effectifs nécessaires au bon fonctionnement de la détention ; de professionnaliser davantage l’organisation des missions extérieures.
La sécurité extérieure ne doit pas se faire au détriment de la sécurité intérieure !
DRONES : L’ÉTABLISSEMENT DOIT ÊTRE PROTÉGÉ !
Nous avons également abordé le problème des survols de drones qui touchent actuellement l’établissement.
Ces intrusions représentent une véritable problématique de sécurité pour l’établissement et les personnels.
Nous avons proposé différentes solutions permettant de renforcer l’étanchéité et la sécurisation de l’établissement face aux drones.
Le directeur de cabinet adjoint s’est montré sensible à cette problématique.
Il nous a indiqué qu’il allait faire le point avec la direction de l’administration pénitentiaire afin de rechercher les solutions permettant de sécuriser au mieux l’établissement.
LA MENACE ÉVOLUE, NOS MOYENS DE PROTECTION DOIVENT ÉVOLUER AUSSI !
Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à cette rencontre.
DONCHERY : LE PROJET EST TOUJOURS DANS LES TUYAUX !
Nous avons directement questionné le représentant du ministre sur la venue de celui-ci dans les Ardennes.
Il nous a expliqué que cette visite concernait notamment Laon, Château-Thierry et plusieurs petits établissements.
Nous lui avons fait part de notre étonnement, car nous pensions que cette venue devait
notamment permettre d’aborder le projet de Donchery.
La réponse est claire :
Le projet de Donchery est toujours dans les tuyaux.
Cependant, son orientation pourrait évoluer vers un QCP – quartier courtes peines.
Nous avons également obtenu l’assurance que Charleville-Mézières ne fermerait pas.
Nous avons immédiatement rappelé au ministère qu’il ne fallait surtout pas reproduire les erreurs commises à Troyes :
fermer un établissement ; se retrouver ensuite avec des besoins non couverts ; installer dans l’urgence des modulaires pour créer un quartier de semi-liberté.
MODULAIRES ET RÉFORME : DES EMPLOIS DOIVENT SUIVRE !
Le directeur de cabinet adjoint nous a indiqué que les modulaires seraient déployés en fonction des types de peines, avec des créations d’emplois associées.
LA RÉFORME HISTORIQUE EST BIEN LÀ ET FONCTIONNE !
Nous avons rappelé : que l’ENAP est pleine ; que cette réforme fidélise les agents.
Le directeur de cabinet adjoint a reconnu que la réforme commence, pour l’instant, à porter ses fruits.
Nous lui avons toutefois rappelé que cette réforme aurait dû intervenir bien avant.
L’administration pénitentiaire a accumulé du retard et ce retard, ce sont les personnels qui le paient aujourd’hui au quotidien.
ELSP : DES AGENTS QUI DOIVENT POUVOIR TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS
Nous avons rappelé le manque de place pour les ELSP, notamment l’absence d’un véritable bureau permettant aux agents de travailler dans de bonnes conditions.
UFAP à également dénoncé la situation du RLE, installé dans le bureau du BGD, une configuration qui n’est pas adaptée à l’exercice de ses missions.
Les missions évoluent. Les responsabilités augmentent. Les infrastructures doivent suivre !
GEPSA : UN PRESTATAIRE QUI DOIT RESPECTER SES ENGAGEMENTS !
Nous avons également abordé la situation de GEPSA, prestataire de l’administration pénitentiaire.
Nous avons dénoncé les difficultés rencontrées sur l’établissement de Charleville-Mézières.
Le prestataire intervient ponctuellement, mais ne remplit pas toujours les obligations prévues dans son contrat, ce qui entraîne des difficultés sur certains aspects techniques.
Pendant ce temps, l’agent technique de l’administration pénitentiaire présent sur place fait son maximum.
Mais soyons clairs : UN AGENT NE PEUT PAS TOUT FAIRE SEUL !
Nous avons également fait part de notre incompréhension face à une situation où les pénalités contractuelles semblent avoir peu d’impact sur la gestion du prestataire.
Un contrat doit être respecté. Les prestations doivent être réalisées. Les personnels ne doivent pas compenser les défaillances d’un prestataire privé.
NOS REVENDICATIONS RESTENT INCHANGÉES
Nous demandons :
Une véritable prise en compte des problématiques psychiatriques. Une meilleure anticipation des extractions. La création d’une équipe dédiée et autonome pour les missions extérieures.
Des moyens adaptés face aux survols de drones. Des locaux adaptés pour les ELSP et le RLE.
Une évolution structurelle de la QSL. Des engagements clairs concernant le projet de Donchery. La garantie du maintien de Charleville-Mézières.
DES PROMESSES, NOUS ATTENDONS MAINTENANT DES ACTES !
Les personnels pénitentiaires sont une nouvelle fois en première ligne.
Nous sommes capables de nous adapter, de prendre en charge des profils toujours plus difficiles et d’assumer des missions toujours plus nombreuses.
Mais notre engagement ne doit pas servir de prétexte pour continuer à fonctionner avec des moyens insuffisants.
Les annonces doivent maintenant être suivies d’effets concrets.
NOUS VOULONS DES MOYENS, PAS DES PROMESSES ! POUR LES PERSONNELS POUR LA SÉCURITÉ POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES POUR L’AVENIR DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES