FO Justice tient à saluer le sang-froid, l’engagement et le professionnalisme des agents intervenus cette nuit à 1h48 sur un incendie de cellule en fère division. En quelques secondes, ils sont passés de surveillants à pompiers, secouristes, intervenants d’urgence. Malgré leurs gestes et l’intervention des secours, le décès a malhereusement été constaté.
Reconnaître le professionnalisme des personnels n’enlève rien à la gravité d’un décès.
MAIS DANS QUEL ÉTAT LEUR DEMANDE-T-ON D’ÊTRE OPÉRATIONNELS ?
» Les agents intervenus à 1h48 avaient pris leur service à 18h45.
» Quelques heures auparavant, ils avaient déjà effectué un service du matin commencé à 6h45.
» Et la veille, certains terminaient encore leur service à 19h00.
Entre 19h00 et 6h45, il y a théoriquement 11h45. Mais il faut se changer, rentrer chez soi, parfois avec près d’une heure de trajet, se doucher, manger, voir sa famille, dormir… puis repartir.
COMBIEN RESTE-T-IL RÉELLEMENT POUR RÉCUPÉRER ?
Et entre un matin et une prise de service de nuit à 18h45 ?
On dort sur un canapé ? Dans sa voiture ?On ferme les yeux deux heures et on repart?
À 1h48, l’administration attend pourtant des agents qu’ils soient parfaitement lucides :
ARI, fumée, extraction, massage cardiaque, défibrillateur, incendie, décisions.
ZÉRO DROIT À L’ERREUR. MAIS PRESQUE ZÉRO DROIT AU REPOS.
LE MATIN-NUIT DOIT CESSER !
Ce rythme use, épuise et augmente les risques pour tous.
• UN PROFIL QUI INTERROGE
La personne détenue concernée cumulait plusieurs signaux : dangerosité, vulnérabilité (risque suicidaire), ouverture à deux
agents, risque d’agression, et un signalement « INCENDIAIRE » depuis le 13/02/2026.
Un logiciel, c’est bien. Mais en détention classique, avec la surpopulation et le manque d’effectifs, comment gérer réellement ce type de profil ? Quelles mesures de prévention ? Quels moyens ? Quelles responsabilités ?
ET APRÈS L’INTERVENTION ?
Après l’extrême, les agents repartent avec le stress, les images et la pression. On peut leur proposer la psychologue.
C’est nécessaire. Mais cela ne suffit pas ! Un arrêt maladie ne doit pas être le seul moyen de souffler après un tel événement.
FO Justice exige une reconnaissance concrète : temps de récupération, AAE, mesures adaptées.
FO JUSTICE EXIGE :
- LA FIN DU MATIN-NUIT et le respect d’un véritable temps de récupération entre deux services ;
- DES EFFECTIFS À LA HAUTEUR de la réalité de Fresnes :
- DES MESURES CONCRETES de récupération après les interventions traumatisantes (AAE, repos adaptés) :
- UN RETOUR D’EXPÉRIENCE sur cet événement et la gestion des profils à risques ;
- UNE RÉPONSE IMMÉDIATE À LA SURPOPULATION CARCÉRALE qui écrase l’établissement et met tout le monde en danger.
Nos collègues répondent présents lorsque tout bascule.
À l’administration, maintenant, de faire face à ses responsabilités !
FO JUSTICE : DÉFENDRE VOS DROITS, PARTOUT ET POUR TOUS !