Prison de Charleville-Mezières : Visite Garde des Sceaux, nos alertes, nos revendications, des réponses à concrétiser !

Une délégation syndicale reçue : nous avons porté les réalités du terrain !

Lors de notre échange avec le directeur de cabinet adjoint du ministre de la Justice, nous avons une nouvelle fois porté les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels de Charleville-Mézières, mais également les problématiques qui touchent aujourd’hui l’ensemble de l’administration pénitentiaire.

Nous avons obtenu certaines réponses. Désormais, nous attendons surtout des actes concrets !

SURPOPULATION PÉNALE : UNE SITUATION QUI TOUCHE TOUS LES ÉTABLISSEMENTS

La surpopulation pénale touche aujourd’hui l’ensemble des établissements pénitentiaires.

Nous avons alerté sur l’évolution de la population pénale accueillie à Charleville-Mézières : rajeunissement de la population pénale ; profils de plus en plus criminels ; augmentation des CAP sur l’établissement ; davantage de profils présentant des problématiques psychiatriques ; des conditions de détention et de travail toujours plus difficiles.

Nous avons demandé au représentant du ministre quelles réponses étaient envisagées face à cette évolution.

QSL / MA : DES STRUCTURES PLUS ADAPTÉES AUX RÉALITÉS DU TERRAIN

Nous avons dénoncé les difficultés liées aux structures actuelles.

Le QSL n’est pas adapté aux besoins actuels et certaines problématiques nécessitent désormais une véritable réflexion structurelle.

Concernant la délégation de signature pour le QSL, celle-ci devrait arriver dans la semaine, après un échange avec la présidente du tribunal de Charleville.

Concernant les problématiques structurelles du QSL, le directeur de cabinet adjoint nous a indiqué qu’il allait se rapprocher de la DGAP afin d’étudier ce qui peut être réalisé.

Le QSL n’étant pas adapté devrais plus fermer et devenir un bureau ELSP.

➡️ Nous resterons vigilants sur la concrétisation de ces annonces.

EXTRACTIONS : UNE ORGANISATION QUI MET PARFOIS LA DÉTENTION EN DIFFICULTÉ

Nous avons particulièrement insisté sur la problématique des extractions, qui sont aujourd’hui très mal anticipées et planifiées comme il faudrait.

Ces extractions ont des conséquences directes sur le fonctionnement de la détention.

Trop souvent, lorsqu’une extraction doit être réalisée, il est nécessaire de prendre un agent affecté à la détention afin de pouvoir assurer la mission extérieure.

CONSÉQUENCE : LA DÉTENTION SE RETROUVE EN SOUS-EFFECTIF.

Cette situation peut parfois mettre en difficulté, voire en danger, la sécurité de la détention, alors même que les personnels présents doivent continuer à assurer leurs missions avec des effectifs réduits.

Nous avons donc posé une question simple :

Pourquoi ne pas créer une véritable équipe dédiée aux missions extérieures ?

Une équipe permettant d’assurer clairement et en totale autonomie les missions d’extractions et autres missions extérieures.

Cela permettrait :

de ne plus ponctionner systématiquement les effectifs de la détention ; d’améliorer l’anticipation des missions ; de sécuriser les extractions ; de préserver les effectifs nécessaires au bon fonctionnement de la détention ; de professionnaliser davantage l’organisation des missions extérieures.

La sécurité extérieure ne doit pas se faire au détriment de la sécurité intérieure !

DRONES : L’ÉTABLISSEMENT DOIT ÊTRE PROTÉGÉ !

Nous avons également abordé le problème des survols de drones qui touchent actuellement l’établissement.

Ces intrusions représentent une véritable problématique de sécurité pour l’établissement et les personnels.

Nous avons proposé différentes solutions permettant de renforcer l’étanchéité et la sécurisation de l’établissement face aux drones.

Le directeur de cabinet adjoint s’est montré sensible à cette problématique.

Il nous a indiqué qu’il allait faire le point avec la direction de l’administration pénitentiaire afin de rechercher les solutions permettant de sécuriser au mieux l’établissement.

LA MENACE ÉVOLUE, NOS MOYENS DE PROTECTION DOIVENT ÉVOLUER AUSSI !

Nous serons particulièrement attentifs aux suites données à cette rencontre.

DONCHERY : LE PROJET EST TOUJOURS DANS LES TUYAUX !

Nous avons directement questionné le représentant du ministre sur la venue de celui-ci dans les Ardennes.

Il nous a expliqué que cette visite concernait notamment Laon, Château-Thierry et plusieurs petits établissements.

Nous lui avons fait part de notre étonnement, car nous pensions que cette venue devait

notamment permettre d’aborder le projet de Donchery.

La réponse est claire :

Le projet de Donchery est toujours dans les tuyaux.

Cependant, son orientation pourrait évoluer vers un QCP – quartier courtes peines.

Nous avons également obtenu l’assurance que Charleville-Mézières ne fermerait pas.

Nous avons immédiatement rappelé au ministère qu’il ne fallait surtout pas reproduire les erreurs commises à Troyes :

fermer un établissement ; se retrouver ensuite avec des besoins non couverts ; installer dans l’urgence des modulaires pour créer un quartier de semi-liberté.

MODULAIRES ET RÉFORME : DES EMPLOIS DOIVENT SUIVRE !

Le directeur de cabinet adjoint nous a indiqué que les modulaires seraient déployés en fonction des types de peines, avec des créations d’emplois associées.

LA RÉFORME HISTORIQUE EST BIEN LÀ ET FONCTIONNE !

Nous avons rappelé : que l’ENAP est pleine ; que cette réforme fidélise les agents.

Le directeur de cabinet adjoint a reconnu que la réforme commence, pour l’instant, à porter ses fruits.

Nous lui avons toutefois rappelé que cette réforme aurait dû intervenir bien avant.

L’administration pénitentiaire a accumulé du retard et ce retard, ce sont les personnels qui le paient aujourd’hui au quotidien.

ELSP : DES AGENTS QUI DOIVENT POUVOIR TRAVAILLER DANS DE BONNES CONDITIONS

Nous avons rappelé le manque de place pour les ELSP, notamment l’absence d’un véritable bureau permettant aux agents de travailler dans de bonnes conditions.

UFAP à également dénoncé la situation du RLE, installé dans le bureau du BGD, une configuration qui n’est pas adaptée à l’exercice de ses missions.

Les missions évoluent. Les responsabilités augmentent. Les infrastructures doivent suivre !

GEPSA : UN PRESTATAIRE QUI DOIT RESPECTER SES ENGAGEMENTS !

Nous avons également abordé la situation de GEPSA, prestataire de l’administration pénitentiaire.

Nous avons dénoncé les difficultés rencontrées sur l’établissement de Charleville-Mézières.

Le prestataire intervient ponctuellement, mais ne remplit pas toujours les obligations prévues dans son contrat, ce qui entraîne des difficultés sur certains aspects techniques.

Pendant ce temps, l’agent technique de l’administration pénitentiaire présent sur place fait son maximum.

Mais soyons clairs : UN AGENT NE PEUT PAS TOUT FAIRE SEUL !

Nous avons également fait part de notre incompréhension face à une situation où les pénalités contractuelles semblent avoir peu d’impact sur la gestion du prestataire.

Un contrat doit être respecté. Les prestations doivent être réalisées. Les personnels ne doivent pas compenser les défaillances d’un prestataire privé.

NOS REVENDICATIONS RESTENT INCHANGÉES

Nous demandons :

Une véritable prise en compte des problématiques psychiatriques. Une meilleure anticipation des extractions. La création d’une équipe dédiée et autonome pour les missions extérieures.

Des moyens adaptés face aux survols de drones. Des locaux adaptés pour les ELSP et le RLE.

Une évolution structurelle de la QSL. Des engagements clairs concernant le projet de Donchery. La garantie du maintien de Charleville-Mézières.

DES PROMESSES, NOUS ATTENDONS MAINTENANT DES ACTES !

Les personnels pénitentiaires sont une nouvelle fois en première ligne.

Nous sommes capables de nous adapter, de prendre en charge des profils toujours plus difficiles et d’assumer des missions toujours plus nombreuses.

Mais notre engagement ne doit pas servir de prétexte pour continuer à fonctionner avec des moyens insuffisants.

Les annonces doivent maintenant être suivies d’effets concrets.

NOUS VOULONS DES MOYENS, PAS DES PROMESSES ! POUR LES PERSONNELS POUR LA SÉCURITÉ POUR DES CONDITIONS DE TRAVAIL DIGNES POUR L’AVENIR DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

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