Démarches établies par notre syndicat pour aider des collègues non conseillés par la hierarchie
Deux collègues du TPROX de Jonzac-17 ont été victimes d’une agression à l’accueil du Tprox le 23 mars 2026 (menace avec arme). L’individu a été interpellé. La procédure a été diligenté par la Gendarmerie.
J’ai pu les rencontrer le lundi 27 avril 2026 lors d’une permanence syndicale et elles m’ont informées qu’elles n’étaient pas partie civile dans le dossier, et la protection fonctionnelle n’avait pas été déclenchée.
Le syndicat FO greffe a donc aidé les collègues à effectuer en urgence toutes les démarches.
Elles ont ainsi obtenu la protection fonctionnelle, donc la désignation d’un avocat afin de les défendre et les représenter à l’audience.
L’audience s’est déroulée le 12 juin 2026.
► Elles ont pu obtenir :
La recevabilité de la constitution de partie civile.
L’auteur a été condamné à vous verser la somme de 1200 €uros au titre du préjudice moral et 540 €uros au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale à chacune des deux victimes.
► FEGUTOU Karym
Greffier principal
Représentant syndical FO Justice sur le ressort de la CA de Bordeaux, Poitiers et Limoges
LES PERSONNELS ONT UNE NOUVELLE FOIS DÉMONTRÉ LEUR PROFESSIONNALISME, LEUR RÉACTIVITÉ ET LEUR ENGAGEMENT DANS LA LUTTE CONTRE LES TRAFICS.
Mercredi 17 juin 2026 : livraison par drone et fouille de grande ampleur !
À la suite d’une livraison par drone, au-dessus de la cour de promenade du bâtiment A, une opération de contrôle de grande ampleur a immédiatement été mise en œuvre.
Les personnes détenues présentes sur le terrain de sport, ainsi que dans les cours des bâtiments A et B, ont été fouillées intégralement.
Afin de mener ces opérations jusqu’à leur terme, des agents initialement en fin de service ont été réquisitionnés pour participer aux fouilles et aux recherches approfondies menées sur les cours de promenade.
Ces opérations ont permis la découverte de près de 250 grammes de cannabis, d’un pochon de cocaïne, de 5 grammes d’herbe de cannabis, d’une lame en céramique et de deux armes artisanales retrouvées dans les cours de promenade.
Par ailleurs, au cours de la remontée promenade du Bâtiment C, un téléphone portable a également été découvert sur une personne détenue.
Jeudi 18 juin 2026 : stupéfiants, armes et téléphones.
Lors d’une fouille intégrale réalisée à l’issue d’un parloir, une personne détenue a été surprise en possession de près de 99 grammes de cannabis ainsi que de deux couteaux en céramique !! La fouille de sa cellule a ensuite permis la saisie d’un téléphone portable, d’un câble de chargeur ainsi que d’une quantité supplémentaire de cannabis !!
Enfin, la vigilance des agents du quartier mineurs a permis la découverte, lors d’une fouille de cellule, de deux téléphones portables, d’un câble de chargeur, d’une clé USB ainsi que d’une quantité de produits stupéfiants.
BILAN DES SAISIES :
350 GRAMMES DE CANNABIS
1 POCHON DE COCAÏNE
4 TÉLÉPHONES PORTABLES
2 CÂBLES DE CHARGEUR
1 CLÉ USB
3 COUTEAUX EN CÉRAMIQUE
2 ARMES ARTISANALES
FO Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels ayant participé à ces différentes opérations. Ces résultats sont le fruit de leur professionnalisme et de leur engagement quotidien au service de la sécurité.
Cependant, ces saisies interviennent dans un contexte particulièrement préoccupant. Avec un taux de couverture en personnels avoisinant les 80 %, les agents assurent leurs missions dans des conditions toujours plus difficiles.
FO Justice alerte une nouvelle fois l’administration : LES PERSONNELS SONT À BOUT DE SOUFFLE. La lutte contre les trafics, les livraisons par drone et l’introduction d’objets illicites ne peut durablement reposer sur le SEUL DÉVOUEMENT des agents.
Il est urgent de renforcer les effectifs et de donner aux personnels les moyens humains nécessaires à l’accomplissement de leurs missions !
Le mardi 16 juin 2026, quatre agents du PREJ 45ont été convoqués successivement par leur hiérarchie afin de recevoir une demande d’explications fixée dès le lendemain, mercredi 17 juin.
Le motif ?
Des repos générés par les heures supplémentaires qu’ils avaient effectuées, les RHS étant imputés sur leur compteur d’heures supplémentaires.
En clair, les agents exécutent les missions ordonnées, dépassent leurs horaires et maintiennent le service à flot… puis doivent expliquer les conséquences du travail qu’on leur a demandé d’accomplir.
Magnifique reconnaissance !
D’autant que cette brillante initiative intervient après une mission ayant dépassé les 16 heures d’amplitude. Après les kilomètres, la fatigue et les contraintes opérationnelles, les collègues auraient pu recevoir des remerciements. Ils auront finalement gagné une demande d’explication.
Au PREJ 45, 16 heures de mission ouvrent donc droit à une prime exceptionnelle : une D.E !
Pendant ce temps, l’organisation poursuit tranquillement sa carrière dans la science-fiction. Erreurs de planning, changements incessants, missions déplacées :certains agents apparaissent simultanément en mission, en congé annuel, en repos hebdomadaire, en congé maladie ou sur plusieurs positions incompatibles.
Le PREJ 45 vient ainsi d’inventer le planning quantique : l’agent est partout à la fois, mais personne ne sait vraiment où il doit être.
Étrangement, aucune demande d’explications n’est prévue pour le service.
Le planning peut délirer, l’organisation peut bégayer et l’encadrement s’emmêler : celui qui doit s’expliquer reste toujours celui qui a obéi.
À cela s’ajoutent les appels et messages répétés sur les téléphones personnels. Les agents terminent leur service, mais le service s’accroche à eu comme certains responsables à leur incompétence.
Les agents ne sont pas d’astreinte, mais l’encadrement du PREJ 45 les appelle tellement souvent sur leur téléphone personnel que même le CPF, les panneaux solaires et l’isolation à un euro commencent à trouver cela indécent. La différence ? Les démarcheurs, eux, finissent parfois par comprendre quand personne ne répond.
Les nécessités de service peuvent évidemment justifier une sollicitation exceptionnelle. Mais lorsque l’exception devient une habitude, ce n’est plus une nécessité de service : c’est un défaut d’organisation avec forfait mobile illimité.
FO Justice pose donc les seules questions qui semblent ne jamais recevoir de convocation : qui établit ces plannings incohérents ? Qui multiplie les changements ? Qui positionne les agents sur des situations incompatibles ? Et qui pense sérieusement que convoquer ceux qui font tourner le service constitue une réponse managériale ?
Les personnels n’ont ni programmé les missions, ni créé les incohérences, ni décidé des amplitudes. Pourtant, ce sont eux que l’on met au rapport.
POUR FO JUSTICE C’EST TOUS CELA QUI DEMANDE UNE EXPLICATION !!!!!
SLP FO Justice DISP Dijonapporte son soutien total aux quatre agents concernés et restera particulièrement vigilant sur les suites données à cette affaire.
Les agents méritent du respect, de la considération et une organisation à la hauteur de leur engagement quotidien
L’art de l’inversion accusatoire : La Direction ose parler de déontologie !
Dans une réponse écrite suite à un Compte Rendu Professionnel tout à fait légitime d’une collègue de la brigade mineure, notre Directrice vient de franchir un nouveau cap dans le cynisme. Face à des agents investis, qui donnent de leur temps (jusqu’à sacrifier leurs repos) pour maintenir à flot un établissement en perdition et de surcroît un quartier mineur exigeant, quelle est la réponse de la direction ? Le mépris, le rappel à l’ordre managérial et une leçon sur le code de déontologie !
Parlons-en du code de déontologie !
Cette même direction, qui depuis son arrivée bafoue quotidiennement les principes déontologiques les plus élémentaires en pratiquant le harcèlement sur les encadrants, les mises au placard injustifiées, le gâchis budgétaire sur des contrôles d’arrêts maladie, eux, parfaitement justifiés et la stigmatisation permanente des pratiques professionnelles, ose aujourd’hui s’ériger en donneuse de leçons.
Pratiques professionnelles : Amnésie sélective à la Direction !
Depuis la double évasion, la Directrice a trouvé son bouc émissaire : les “pratiques professionnelles” des agents, dont elle se sert comme prétexte pour imposer ses décisions arbitraires à l’ensemble de la détention.
Le SLPFO Justice MA Dijon vous rafraichit la mémoire :
Septembre 2025 : L’organisme indépendant DEKRA a audité notre établissement et a loué par écrit sur son rapport la qualité des pratiques professionnelles de l’ensemble des personnels qui permettent de valider la labellisation.
Une question s’impose alors, que s’est-il passé ? Qui a été affecté à la MA Dijon et à subitement fait chuter et stigmatiser les pratiques professionnelles de l’ensemble du personnel ???
Se servir de la double évasion n’a que trop duré ! VOUS OUBLIEZ VOS RESPONSABILITÉS TROP VITE BALAYÉES ! LE PERSONNEL LE SAIT, ET VOUS NE POURREZ JAMAIS L’EFFACER
Non, Madame la Directrice, nos pratiques n’ont pas changé en quelques semaines. Ce qui a changé, c’est votre politique de management par la pression et le mépris !
Une détention exsangue : Le navire Dijon coule !
Faut-il chercher bien loin l’explication de l’explosion des arrêts de travail massifs ces dernières semaines ? Tous les corps de métiers au sein de la Maison d’Arrêt sont usés, épuisés, et unanimes face à ce désastre managérial.
Le SLPFO Justice MA Dijonl’a déjà dénoncé à maintes reprises : si rien ne change, le bateau va définitivement couler !
L’État vient d’investir 6 millions d’euros dans notre structure. Mais à quoi bon ? Nous aurons à terme un magnifique écrin, moderne et rénové, mais absolument aucun personnel à l’intérieur pour le faire tourner si la politique actuelle continue de vider l’établissement de ses forces vives.
Le moteur, c’est le terrain !
Madame la Directrice, une piqûre de rappel s’impose : ceux qui ouvrent les portes au quotidien ne sont pas les dernières roues du carrosse. Ils en sont le moteur ! Le cocher a beau être confortablement installé sur son siège, s’il refuse de tirer les rênes dans le bon sens et continue de maltraiter ses équipes, il risque fort de se faire éjecter de sa belle assise.
« Pour moi, je l’ai vu : ceux qui labourent l’iniquité et qui sèment l’injustice en moissonnent les fruits. » — Job 4:8
Un pensionnaire, visiblement mécontent de la prestation hôtelière du Centre de Détention de Neuvic sur l’Isle, a fait parler de lui un peu plus que d’habitude. Son petit séjour à l’UHSA n’aura pas eu l’effet escompté.
Dès le matin, la personne détenue exige d’aller à l’unité sanitaire immédiatement, tout en tapant violemment sur sa porte de cellule. Le chef de bâtiment lui explique poliment que sa demande est en cours de traitement.
A peine la porte refermée, le détenu W. se remet à taper sur la porte de plus en plus fort.
Quand le chef du bâtiment, accompagné de deux agents, souhaite mettre un terme à ce tapage, celui-ci en décide autrement. Lors de l’ouverture de la cellule, la personne détenue, très déterminée, fonce sur un des agents en lui assenant un coup de poing au visage.
Les agents arriveront à maîtriser le détenu mais il arrivera quand même à assener un autre coup au visage du même agent ! Pendant ces instants, le détenu proférera des insultes et menaces envers le personnel.
Il sera ensuite conduit au quartier disciplinaire pour mettre fin à l’incident.
Résultat : des hématomes et un sacré mal de tête.
Sans parler de l’impact psychologique !
FO Justice exige une sanction exemplaire et le départ de l’agresseur à l’issu de sa peine QD.
FO Justicesouhaite un prompt rétablissement à Toto et se tient à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et judiciaires.
FO Justice remercie les collègues pour leur solidarité et leur professionnalisme sur cet incident mais aussi au quotidien.