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PJJ : Île-de-France – Outre-Mer

►CHALLENGE MICHELET 2026

QUAND L’ORGANISATION TRAHIT L’ESPRIT DU CHALLENGE

Respect. Solidarité. Cohésion. Dépassement de soi.

Depuis plusieurs années, le Challenge Michelet est présenté comme l’une des plus belles manifestations éducatives de la Protection judiciaire de la jeunesse. L’édition 2026, organisée par la Direction territoriale de la Marne, laissera malheureusement un tout autre souvenir aux jeunes et aux professionnels de la délégation Île-de-France Outre-mer.

►DES CONDITIONS D’ACCUEIL INDIGNES

Jusqu’à cinq jeunes par chambre, des sanitaires insuffisants, l’absence répétée de savon et de papier toilette, l’absence d’eau chaude après certaines journées d’épreuves, des régimes alimentaires non respectés, une restauration insuffisante obligeant les professionnels à compléter eux-mêmes ainsi que plus de deux heures de transport quotidien entre le lieu d’hébergement et les installations sportives : voilà le quotidien qu’ont connu les jeunes et les encadrants franciliens.

►UNE SEMAINE DE SOUPÇONS, DE PRESSIONS ET DE DEUX POIDS DEUX MESURES

Les débriefings quotidiens se sont transformés en espaces de pression visant régulièrement la délégation Île-de-France Outre-mer : accusations de non-respect du règlement, soupçons de tricherie, remises en cause de la composition des équipes, du professionnalisme, de la vigilance et des capacités d’encadrement des agents, mais aussi mises en cause relatives à des dégradations pourtant mineures et, pour certaines, liées à la vétusté des installations.

► Pour quel résultat ?

– Aucune irrégularité.

– Aucune faute.

– Aucune sanction.

À force d’exiger des autres le respect du cahier des charges, certains semblent avoir oublié de se l’appliquer à eux-mêmes. La DT Marne a pourtant veillé à héberger sa délégation à cinq minutes des sites sportifs.

DEUX POIDS, DEUX MESURES ?

►LE SILENCE COUPABLE DE L’ADMINISTRATION CENTRALE

Présent tout au long de la semaine, le représentant de l’administration centrale a assisté aux débriefings, aux mises en cause répétées et aux dysfonctionnements constatés.

Sans jamais intervenir.

►UNE ÉDITION DE TROP

Des professionnels investis dans le Challenge Michelet depuis plus de sept ans affirment n’avoir jamais connu une telle édition. Profondément fatigués et éprouvés par cette semaine, alors même qu’ils comptent parmi les plus investis dans cette manifestation, plusieurs d’entre eux ont déjà décidé qu’ils ne participeront plus aux prochaines éditions.

►TROIS VICTOIRES CONSÉCUTIVES… ET UN GOÛT AMER

Ces tensions ont fini par peser sur les jeunes eux-mêmes, venus avant tout vivre une aventure sportive et éducative.

Une performance exceptionnelle qui aurait dû être une fête.

Elle laissera pourtant un goût amer, tant pour les jeunes que pour les professionnels.

► FO JUSTICE PJJ ÎLE-DE-FRANCE OUTRE-MER REFUSE QUE CETTE ÉDITION SOIT PASSÉE SOUS SILENCE.

– Les jeunes méritaient mieux.

– Les professionnels méritaient mieux.

– Le Challenge Michelet méritait mieux.

Aucun jeune n’a perdu ! Aucune délégation n’a perdu !

Le seul perdant de cette édition,

c’est l’esprit même du Challenge Michelet !!!

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Quand le corporatisme tombe le masque !!!

FO Justice prend connaissance avec stupeur et indignation de la réponse apportée par la CGT à notre communiqué relatif au drame du décès de la jeune Lyhanna.

Pour rappel, FO Justice n’a jamais pointé la responsabilité des agents du ministère de la Justice, qui exercent leurs missions au quotidien dans des conditions particulièrement dégradées.

Leur professionnalisme et leur dévouement ont toujours été salués par notre organisation syndicale. Les Greffiers, les Personnels Administratifs et Techniques, les Personnels Pénitentiaires ou de la PJJ sont les premières victimes d’un système judiciaire à bout de souffle, placé sous la tutelle d’une partie des magistrats qui confondent indépendance de la justice et impunité décomplexée.

FO Justice se fait l’écho d’un sentiment légitime d’une plèbe sociale qui est lassée d’assister, hagarde, à une répétition de scandales judiciaires sans que les prescripteurs ne rendent compte de leurs faits. Notre organisation syndicale assume sans détour de questionner la responsabilité de ceux qui ont permis par leur léthargie, ou autre, ce drame, n’en déplaise aux valets des syndicats de la magistrature.

L’écran de fumée des pseudo-syndicalistes de la CGT, visant à opposer FO justice aux agents du ministère, ne produira pas l’effet escompté, sauf à vouloir insulter l’intelligence de ceux qui ont confiance en FO justice, présent à leurs côtés pour améliorer leurs conditions de travail, sans dogmatisme.

Par ailleurs, la question des moyens et des personnels d’exécution n’a jamais été éludée par FO Justice.

Notre bilan plaide en notre faveur, sur ce point, nous n’avons aucune leçon à recevoir d’une organisation syndicale qui entretient le culte du NON, incapable d’apporter des avancées significatives pour les agents.

► Nous réitérons notre postulat multifactoriel : la question des moyens, de la gouvernance, ou de l’organisation du ministère est bien évidemment le point saillant des responsabilités éventuelles dans une chaîne de décisions qui a conduit à l’irréparable.

Gageons que les éléments de langage utilisés par les cégétistes reprennent directement les positions défendues depuis des années par le Syndicat de la Magistrature, qui, vaille que vaille, veille à défendre ses propres intérêts, bien souvent au détriment des agents du ministère de la Justice.

À chacun sa conscience, mais, pour notre organisation syndicale, nul ne doit échapper à ses responsabilités, fut-il le plus haut des magistrats.

Personne n’a oublié la triste affaire du « Mur des Cons », sur lequel des photos de parents de victimes étaient affichées au sein de la permanence du syndicat de la magistrature.

Cet épisode est une illustration des comportements abjects de certains syndicats de magistrats. À l’épreuve des faits, l’élite de la nation n’est pas infaillible.

La CGT, ventriloque de cette corporation, a veillé à ne pas faire apparaitre le logo de ce syndicat.

Mais personne n’est dupe et chacun connait sa source d’inspiration.

► FO Justice le réaffirme avec force : nous ne parlons pas des agents, que nous défendons sans faille au quotidien. Nous visons uniquement le refus d’introspection des organisations syndicales de magistrats qui, une fois encore, semblent davantage obsédées par la protection de leur corporation.

Face à la mort d’une enfant, la décence doit conduire à l’humilité, à la recherche de la vérité et à l’acceptation d’un examen objectif des responsabilités, à l’image de la récente prise de parole courageuse du directeur général de la Gendarmerie nationale, qui a admis un constat d’échec quant à cette affaire

Au lieu de cela, certains préfèrent se retrancher derrière un bouclier corporatiste et désigner d’autres responsables. Cette attitude est inacceptable. Elle est indigne de ce que les citoyens sont en droit d’attendre de leur institution judiciaire.

La question des moyens est évidemment centrale. Elle est dénoncée sans relâche par FO Justice qui revendique que ces derniers soient enfin à la hauteur des besoins et des enjeux. Mais le manque de moyens ne peut devenir un argument permettant d’écarter toute interrogation sur les responsabilités lorsqu’un drame survient.

Nous continuerons à exiger que toute la lumière soit faite sur ce drame, que les responsabilités soient clairement établies, quelles qu’elles soient, et que l’indépendance de la justice ne puisse jamais être invoquée comme un moyen d’échapper à toute responsabilité.

Parce que l’indépendance n’a de sens que lorsqu’elle s’accompagne de responsabilités.

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DI de Dijon : CGT / SM, la pudeur à géométrie variable

Quand FO Justice réclame des responsabilités, ils crient au scandale. Quand leurs alliés défendent leur pré carré, ils regardent ailleurs.

UISP FO Justice Dijon prend acte de l’attaque de la CGT dans son communiqué en date du 09 juin 2026, qui nous accuse d’instrumentaliser un drame humain, de protéger le pouvoir et de livrer les agents à la vindicte.

Quelle belle indignation.

Dommage qu’elle soit aussi sélective.

Car lorsque FO Justice exige vérité et responsabilités après un drame judiciaire, la CGT découvre soudain la pudeur, la nuance et la défense des professionnels. Mais lorsque le Syndicat de la magistrature, allié objectif de cette même famille syndicale, s’est empressé après Incarville de défendre son pré carré contre la visioconférence et le déplacement des magistrats en détention, cette pudeur avait visiblement disparu.

Deux agents pénitentiaires assassinés. Des collègues grièvement blessés. Une administration pénitentiaire frappée au cœur.

Et déjà, certains expliquaient surtout qu’il ne fallait pas dénaturerla mission des juges.

À Incarville, nos collègues n’ont pas seulement payé le prix du manque de moyens. Ils ont aussi payé le prix d’une chaîne judiciaire et administrative incapable de partager, d’évaluer et d’anticiper correctement le danger. Quand l’information ne circule pas, quand les signaux ne sont pas traités à la hauteur du risque, ce sont toujours les mêmes qui montent dans le fourgon. Et ce sont toujours les mêmes qui tombent.

Mais là, curieusement, la CGT n’a pas trouvé indécent que le drame serve de décor à une défense corporatiste.

En revanche, quand FO Justice ose rappeler que l’indépendance de la Justice ne peut pas devenir une zone d’irresponsabilité, alors là, c’est une faute syndicale majeure.

Soyons sérieux.

FO Justice n’a jamais protégé aucun ministre FO Justice n’a jamais épargné les gouvernements successifs, les arbitrages budgétaires, les directions ou les administrations lorsqu’ils abandonnent les personnels. Mais FO Justice refuse aussi que le politique serve de paratonnerre automatique pour éviter de regarder les défaillances professionnelles, hiérarchiques ou judiciaires.

Le manque de moyens existe. Nous le dénonçons depuis des années.

Mais il ne peut pas devenir une lessiveuse universelle pour laver toutes les responsabilités.

Défendre les agents, ce n’est pas protéger les appareils.

Défendre les agents, ce n’est pas interdire toute recherche de responsabilité.

Défendre les agents, ce n’est pas hurler au scandale dès qu’une corporation protégée est appelée à rendre des comptes.

La CGT prétend défendre les personnels. Très bien. Alors qu’elle commence par défendre tous les personnels avec la même énergie, y compris ceux de l’administration pénitentiaire, qui paient trop souvent les défaillances des autres au prix fort.

UISP FO Justice Dijon continuera à tenir une ligne simple : vérité pour les familles, responsabilité pour l’institution, protection pour les agents.

Et à ceux qui confondent solidarité syndicale et service après-vente du Syndicat de la magistrature, nous rappelons une chose :

L’indépendance de la Justice est un principe républicain.

L’irresponsabilité judiciaire n’en sera jamais un.

La dignité ne se découvre pas seulement quand elle arrange ses alliés.

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Prison de Saint-Denis : Fouille au CP

Dans le cadre des opérations de fouilles XXL décidées par le ministre de la Justice, une opération d’envergure a été menée hier au Centre Pénitentiaire de Saint-Denis.

Pour cette intervention, près de 50 personnels pénitentiaires ont été mobilisés, avec le renfort d’agents du Centre Pénitentiaire de Majicavo et du Centre de Détention du Port.

L’opération a également bénéficié de l’appui de quatre fonctionnaires de police ainsi que d’une équipe cynophile spécialisée dans la détection des stupéfiants.

Au total, 50 cellules ont été fouillées et 134 personnes détenues ont été concernées par cette vaste opération de contrôle.

Les résultats parlent d’eux-mêmes :

68 téléphones portables saisis ;

28 grammes de produits stupéfiants découverts, dont de la cocaïne ;

plusieurs armes artisanales retrouvées en détention.

Ces saisies importantes démontrent une nouvelle fois que lorsque les personnels disposent des moyens humains et matériels nécessaires, ils sont pleinement en capacité de lutter efficacement contre la détention d’objets et produits prohibés en détention.

Toutefois, cette opération a également mis en lumière une problématique récurrente et particulièrement préoccupante. Pendant le déroulement des fouilles, des projections en provenance de l’extérieur ont continué à alimenter la détention. Pas moins de 15 colis ont ainsi été lancés dans les cours de promenade.

Pour le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Saint-Denis, cette situation n’est plus acceptable. Ces projections constituent un véritable fléau qui alimente les trafics, compromet la sécurité de l’établissement et met en difficulté les personnels dans l’exercice quotidien de leurs missions.

FO Justice réaffirme qu’il est désormais urgent de mettre en place un dispositif efficace permettant d’assurer l’étanchéité des cours de promenade afin de mettre un terme à ces introductions massives d’objets et de substances prohibés.

Le bureau local FO Justice du Centre Pénitentiaire de Saint-Denis félicite l’ensemble des personnels mobilisés lors de cette opération pour leur professionnalisme, leur engagement et leur détermination. Leur investissement a permis d’obtenir des résultats significatifs au bénéfice de la sécurité de tous.

FO Justice restera particulièrement vigilant quant aux suites qui seront données à cette opération.

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Prison de Marseille : Professionnalisme exemplaire des Personnels, malgré une fin tragique …

Hier, 9 juin 2026, les agents ont fait preuve d’un professionnalisme exemplaire en portant secours à un détenu qui a mis le feu à sa cellule.

Après avoir tout tenté pour le secourir, l’issue a malheureusement été dramatique.

La personne détenue a été prise à son propre piège, qui lui a coûté la vie.

Comment comprendre un tel acte, alors que l’agent d’étage lui a simplement expliqué qu’il ne pouvait pas aller en promenade, pour sa protection, du fait de sa gestion en tant qu’isolé. A cela, il n’a rien dit et il est rentré dans sa cellule.

L’agent a continué les mouvements promenade de son étage et par acquis de conscience, est retourné voir le détenu concerné moins de cinq minutes après !

À ce moment-là, il constate que celui-ci a commencé à mettre le feu dans sa cellule.

L’agent prévient rapidement sa hiérarchie, qui met tout en œuvre pour intervenir.

Rapidement, trois agents s’équipent pour intervenir et ouvrent la cellule.

Les pompiers les rejoignent et aident les agents à sortir l’auteur des faits.

Les premiers secours sont prodigués conjointement par les agents et le BMPM.

Tout a été mis en place pour le réanimer, mais, malheureusement l’issue lui a été fatale.

Malgré des soucis d’équipement, et des conditions d’intervention difficiles, les agents pénitentiaires ont travaillé avec un très grand professionnalisme, en totale sécurité, en utilisant le matériel adéquat et approprié.

FO JUSTICE félicite tous les personnels de tout corps et de tout grade confondu, de leur réactivité et le sang-froid dont ils ont fait preuve face à cette situation difficile et dramatique.

FO JUSTICE remercie le BMPM qui est arrivé rapidement et a été en total soutien des agents qui sont intervenus.

FO JUSTICE dénonce les tailles inadaptées que tout le monde ne peut pas porter car elles sont soit trop grandes soit trop petites.

FO JUSTICE condamne l’état dégradé par les détenus des systèmes d’ouverture des portes « MALHERBA » utilisés entre autres pour les interventions incendie.

FO JUSTICE apporte tout son soutien à tous les personnels qui sont intervenus sur cet incendie et toute sa gratitude à tous les personnels du CP Marseille, qui font face tous les jours à des situations pénibles.

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Prison de Nancy-Maxeville : Intervention ELSP au cSL de Nancy

Ce mardi 9 juin, vers 14h30, les agents ELSP ont été sollicités en urgence afin de porter assistance au Centre de Semi-Liberté de Nancy.

Un détenu présentant d’importants troubles psychiatriques s’est retranché dans sa cellule et a entrepris de tout dégrader à l’aide d’une barre métallique.

Sa violence a été telle qu’il est parvenu à arracher un gond de porte, rendant celle-ci difficilement manœuvrable et compromettant la sécurité de la détention.

Grâce à leur professionnalisme, leur réactivité et leur sang-froid, les agents ELSP ont rapidement maîtrisé la situation et évité une aggravation majeure des événements.

Une ordonnance de suspension de la mesure de semi-liberté a été prononcée et une demande de transfert vers la Maison d’Arrêt de Nancy-Maxéville

Toutefois, plusieurs interrogations demeurent.

Malgré la gravité des faits, le détenu ne passera pas la nuit au quartier disciplinaire mais sera réaffecté en détention classique. Cette décision soulève de légitimes questions.

Pourquoi ne pas avoir envisagé une mesure de prévention au regard de son comportement particulièrement violent et des dégâts occasionnés ?

Au vu des propos incohérents tenus par l’intéressé et des troubles dont il semble souffrir, devons-nous craindre une nouvelle montée de violence ? Sa place est-elle réellement en détention ordinaire dans l’immédiat ?

Un détenu capable de dégonder une porte de cellule à l’aide d’une barre métallique doit nécessairement faire l’objet d’une vigilance renforcée et d’un suivi particulier sur le long terme.

Force Ouvrière Justice demande qu’une attention toute particulière soit portée à sa prise en charge médicale et psychiatrique. Tout changement de comportement devra être immédiatement signalé à la hiérarchie afin d’anticiper tout nouveau passage à l’acte.

Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des agents ELSP pour leur intervention exemplaire et leur professionnalisme.

Force Ouvrière Justice exige que toutes les mesures nécessaires soient prises concernant la prise en charge de ce détenu et que les actes commis ne restent pas sans conséquence.

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DI PACA-Corse : Ne nous trompons pas de combat !

À lire certains communiqués syndicaux, FO justice pourrait croire que les difficultés de l’administration pénitentiaire seraient causées par un projet immobilier de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires de Marseille.

Cette présentation est non seulement réductrice, mais également profondément injuste pour les personnels qui y exercent leurs missions au quotidien.

DES AGENTS QUE L’ON VOUDRAIT RENDRE RESPONSABLES DE TOUT ?

Pour rappel à certains syndicalistes, les personnels de la DISP sont composés de personnels administratifs, techniques, surveillants, gradés, officiers, personnels d’insertion et de probation…qui assurent chaque jour des missions essentielles :

o Gestion des ressources humaines,

o Recrutements et suivi des carrières,

o Formation,

o Sécurité,

o Gestion budgétaire,

o Soutien aux établissements….

Pourtant, ceux qui les désignent aujourd’hui comme responsables oublient soigneusement de parler de leur réalité quotidienne :

EUX AUSSI EXERCENT LEURS MISSIONS DANS UN CONTEXTE EXIGEANT, MARQUÉ PAR DES EFFECTIFS INSUFFISANTS, DES MOYENS LIMITÉS ET DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES.

Depuis des années, ils évoluent dans des bâtiments modulaires, des bureaux saturés, des locaux exigus et inadaptés qui ne correspondent plus aux besoins des services.

Faudrait-il considérer que ces agents continuent à travailler dans des conditions dégradées pour démontrer leur solidarité ?

N’appartiennent-ils pas à la même administration ?

Faudrait-il leur refuser toute amélioration sous prétexte que d’autres services manquent déjà de moyens ?

Pour FO JUSTICE, OPPOSER les personnels entre eux au motif de l’amélioration des conditions de travail de certains collègues est une démarche absurde qui ne résoudra aucune des difficultés rencontrées dans les établissements.

En quoi permettre à des agents de travailler dans des locaux décents supprimerait-il un seul poste de surveillant, de gradé ?

En quoi l’amélioration des conditions de travail à la DISP est-elle responsable de la surpopulation pénale ? de l’explosion de la charge de travail ? de l’épuisement professionnel des personnels ? de l’accumulation des missions sans moyens supplémentaires ? de plusieurs années de sous-investissement dans l’administration pénitentiaires.

FO justice continuera à œuvrer pour l’amélioration de l’ensemble des Personnels..

PARCE QUE LA RECONNAISSANCE DES DIFFICULTÉS DES UNS NE DOIT JAMAIS SE FAIRE AU DÉTRIMENT DES AUTRES, NOUS REFUSONS LES DIVISIONS ET LES OPPOSITIONS ARTIFICIELLES ENTRE COLLÈGUES !

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Prison de Châlons-en-Champagne : Des P’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous

Après le nivellement par le bas abondé par nos dirigeants et l’Europe pour nos prisons, depuis le début de l’année 2026, tout semble partir à vau-l’eau à la MA Chalons en Champagne et ce malgré les efforts effrénés de l’ensemble des personnels « sur le pont ».

  • Un nombre d’absence pour maladie qui ne baisse plus mais néanmoins relatif grâce à la force d’âme des personnels de notre MA
  • Des agressions de plus en plus nombreuses mais qui ne semblent pas nécessiter, pour les protagonistes, de transfert vers un autre « hôtel pénitentiaire » laissant ainsi les personnels, blessés psychologiquement et/ou dans leur chair, se confronter à leur assaillant.
  • Des écrous de MOS d’autres établissements, toujours aussi surabondants pour notre établissement composé de dortoir et où, par manque de place, certains virulents se retrouvent à 5 en cohabitation dans 20 m2, contraignant les personnels, déjà soumis à un présentiel exorbitant sans pareil, générant des heures supplémentaires bien au-delà des 108H acceptables par manque d’agent sur la structure, qu’une administration amorphe freine à fournir, à une vigilance accrue permanente pesant insidieusement sur leur état psychologique quotidien.
  • Un surencombrement de notre « prison poubelle » provoqué par le délestage ou refus d’écrou incessant de l’ensemble des établissements qui l’entourent d’accueillir en leur sein certains énergumènes, de dépasser certains quotas, de ne pas trop « charger la mule », ou, il semblerait, de travailler hors horaire de bureau.
  • Des « attaques de drones », de catapulte géante, de « lancer » de base Ball, de parloir « supérette », permettant l’acquisition par nos chiourmes de tout type de produits et objets. Lame de scie, tournevis, clef à molette, etc… mieux qu’à brico, des kilos de stupéfiants à faire rougir « les frères pétards », des centaines de smartphone permettant plus de choix que chez « SFR », de l’alcool, des aliments « kebab », viande fraîche assurés par livraison à domicile, etc…
  • Et dorénavant, des trous partout, dans le métal déployé des fenêtres de nos cellules, des cratères dans les murs, dans les sols, les plafonds, le mobilier.

Mais ne vous inquiétiez pas !! Malgré la présence d’outillage et la formation de ces cavités par nos « garou-garou » locaux, ce n’est pas pour s’évader ! D’ailleurs même notre direction ne s’y laisse pas prendre…. Quelques changements de cellule, et, il semblerait, pas de demande de transfert en urgence.

On vit dans un monde de fous et tout le monde semble s’en foutre… Ou presque. Tant que ça passe !!

Quand ça casse on s’émeut, on s’étonne, on s’insurge, on s’outre puis, on conspue, on tance, on condamne et on réprimande la bleusaille… Car tout le monde le sait !! C’est bien à cause de sa cagnardise qu’un établissement tombe en déliquescence et certainement pas par les décisions chimériques prises au quotidien par les « sachants »

Madame la directrice, il est temps de réagir et de prendre les mesures qui s’imposent pour garantir pour les personnels et l’établissement la sécurité attendue par tous et dont vous êtes responsable.

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Réforme de la filière Technique du ministère de la Justice : Liste d’aptitude dérogatoire des AT DGAP

Dans le cadre de la réforme de la filière Technique Ministérielle et après de nombreuses interventions auprès du Secrétariat Général et le bureau RH6 de la DGAP, FO Justice vous informe du lancement officiel de la campagne de promotion dite spécifique pour l’accès au corps des techniciens MJ, par voie d’inscription sur liste d’aptitude au titre de l’année 2026.

Nous vous invitons à rester attentifs aux prochaines communications.

FO Justice vous tiendra informés du classement final, arrêté à l’issue des retours des DISP.

► Quelques précisions importantes :

44 postes offerts pour l’année 2026 : la priorité est donnée aux AT de 1ère classe avec une ancienneté minimum de 3 ans à la DGAP.

Aucune mobilité n’est à prévoir : chaque agent sera nommé sur place et conservera donc son poste, quel que soit son établissement.

Les lauréats devront suivre une formation d’adaptation dès que possible.

►N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples informations à l’adresse suivante : pt@fojustice.fr

Fidèle à ses valeurs, notre syndicat poursuivra ses actions afin d’obtenir pour chacun des personnels techniques, désormais corps communs, des avancées méritées et de véritables perspectives de carrière.

FO Justice restera vigilant et déterminé à faire respecter les droits de tous les Personnels Techniques du ministère de la Justice !!!

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