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Astreintes des Personnels de Direction en SPIP : Un Système à bout de Souffle !

Le dispositif d’astreinte des personnels de direction dans les SPIP n’est plus tenable.

Sur le principe, personne ne conteste la nécessité d’une continuité de service. Mais derrière cet affichage, la réalité est celle d’un système désorganisé, sous-dimensionné et profondément injuste.

Une astreinte permanente… pour une indemnisation dérisoire

Un seul personnel de direction est placé en astreinte :

7 jours consécutifs,

24h/24 du vendredi 20h au lundi 8h,

Puis chaque nuit de 18h à 8h en semaine.

Pour cette disponibilité totale, la rémunération s’élève à 150 euros bruts.

Autrement dit : une présence permanente, une responsabilité maximale, pour une reconnaissance minimale.

Une réalité de travail totalement invisibilisée

Contrairement à ce que laisse penser le dispositif, l’astreinte n’est pas une simple “veille”. Chaque appel correspond à une situation sensible, souvent urgente, parfois critique.

Une intervention, c’est :

Analyser et décider seul, à distance,

Coordonner avec police, parquet, structures, victimes,

Sécuriser une situation potentiellement à risque,

Rédiger et tracer chaque décision.

Une heure minimum par situation. Souvent davantage.

Plusieurs appels dans une nuit ? C’est fréquent.

Des sollicitations simultanées ? Cela arrive.

Au final, une semaine d’astreinte représente régulièrement 15 à 20 heures de travail effectif, non reconnues à leur juste niveau.

Des conditions de travail inacceptables

Après une nuit d’interventions, aucun aménagement systématique : il faut être au travail le lendemain. Un seul cadre pour des services aux réalités diverses.

En effet, comment peut-on ériger un dispositif similaire à des structures ayant des spécificités telles que le nombre de personnes prises en charge, la configuration du territoire, l’importance ou non du réseau partenarial, le nombre de cadres présents pouvant assurer l’astreinte (…) ?

Des décisions lourdes de conséquences prises dans l’isolement, sans appui structuré. C’est une organisation qui expose les agents autant qu’elle fragilise le service.

Ce que révèle réellement l’astreinte

Ce dispositif met en lumière une réalité que l’administration refuse de regarder en face :

Oui, le SPIP est un acteur de première ligne en matière de sécurité publique.

Non, il ne bénéficie ni des moyens, ni de l’organisation, ni de la reconnaissance correspondante.

L’astreinte en SPIP est le symptôme d’un abandon : Celui d’une mission essentielle traitée comme une variable d’ajustement.

Nous refusons que cela continue !

Ce système repose aujourd’hui sur l’engagement individuel des personnels de direction. Cet engagement est réel — mais il ne peut plus servir de palliatif aux carences institutionnelles.

Nous demandons :

Une révision immédiate du dispositif d’astreinte,

Une adaptation des moyens à la taille des services,

Une reconnaissance financière à la hauteur des contraintes réelles,

La mise en place de garanties en matière de repos et de sécurité des agents.

Sans cela, l’administration prend le risque assumé d’épuiser ses cadres et de fragiliser la réponse pénale.

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Prison de Rennes Femmes : Une Intervention Exemplaire !

Le bureau local FO Justice tient à féliciter les collègues de l’ELSP du CP Rennes femmes, pour leur intervention exemplaire sur la voie publique hier après-midi :

Mardi 5 mai 2026 vers 15h20, alors qu’elles regagnaient le Centre Pénitentiaire de Rennes après un transfèrement à la Maison d’Arrêt de Nantes, les collègues ont été confrontées à un grave accident de circulation sur l’axe Nantes – Rennes.

À leur arrivée sur les lieux du sinistre, elles découvrent un véhicule de tourisme totalement retourné sur le toit, encore fumant, l’avant fortement endommagé, ainsi qu’un poids lourd accidenté stationné sur la bande d’arrêt d’urgence.

Elles positionnent immédiatement leur véhicule en amont de l’accident, gyrophares activés, afin de sécuriser la zone et prévenir tout risque de suraccident.

Face à l’urgence de la situation, et à l’état du véhicule laissant présager le pire, les agentes prennent sans hésiter l’initiative d’intervenir afin de porter assistance aux victimes, dans l’attente de l’arrivée des secours.

Parvenues au niveau du véhicule accidenté, elles constatent avec soulagement que la conductrice, seule à bord et toujours coincée dans l’habitacle intérieur, a néanmoins réussi à se détacher. Cette dernière se trouve accroupie sur le toit intérieur du véhicule retourné.

L’une des collègues parvient à ouvrir la portière bloquée. Après avoir échangé avec la conductrice et s’être assurée de l’absence de blessures apparentes, elle aide à son extraction en toute sécurité.

Les collègues prennent en charge la conductrice, en état de choc, et la mettent en sécurité, confiée à la vigilance des témoins présents. Elles rassurent par ailleurs le chauffeur du poids lourd, bouleversé par l’accident.

L’ELSP régule ensuite la circulation, afin de fluidifier le trafic et ouvrir une voie de passage pour l’accès des secours.

À l’arrivée des équipes de sécurisation et des sapeurs-pompiers, elles transmettent l’ensemble des informations utiles avant de rentrer sur le CP Rennes femmes.

Par leur sang-froid, leur réactivité et leur professionnalisme, les collègues de l’ELSP ont démontré un sens du devoir exemplaire, bien au-delà du cadre de leur mission initiale.

Au regard de cet engagement remarquable, FO Justice CP Rennes sollicite qu’une reconnaissance officielle de l’Administration leur soit accordée, à la hauteur de leur engagement.

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UDSP Guadeloupe : Crise pénitentiaire majeure en Guadeloupe – Lettre Ouverte au Directeur Interrégional de la DSPOM

Objet : Crise pénitentiaire majeure en Guadeloupe.

Monsieur le Directeur Interrégional,

Le syndicat FO Justice de Guadeloupe souhaite vous alerter de nouveau sur les difficultés que rencontrent les personnels, surtout ceux qui travaillent en détention. Rien n’évolue dans le bon sens au sein des établissements pénitentiaires de la Guadeloupe. Au contraire, la situation s’est considérablement dégradée. Une situation tellement critique, que certains personnels commencent à montrer leurs limites sur le terrain.

Le 14 avril 2025, vous aviez reçu les trois organisations syndicales de l’établissement suite à votre venue avec le DGAP.

Nous avions évoqué les difficultés rencontrées par les personnels en termes de crise RH, de sécurité et de surpopulation carcérale. Le 7 décembre 2025, lors de la visite du Garde des Sceaux, ces mêmes problématiques ont été rapportées au

Conseiller du Ministre, en charge de l’Outre-Mer, qui s’était engagé à tout faire remonter au Garde des Sceaux.

Depuis tout ce temps, et même des années avant, FO Justice Guadeloupe ne cesse de plaider pour une amélioration globale et sérieuse des conditions de travail des personnels. Notre organisation syndicale a lancé plusieurs alertes, que ce soit par mail ou par communiqués à destination de la DSPOM, concernant cette situation, mais malheureusement nos écrits et nos doléances sont toujours sans réponses. Aucune réponse positive en relation avec les réalités du terrain. Même les nombreuses mobilisations des personnels n’ont pas été prises au sérieux par notre administration. Pour les personnels ce n’est qu’un manque de considération de leur souffrance, eux qui portent à bout de bras les établissements et les différentes structures sous la tutelle du ministère de la Justice, pour la continuité du service public.

Pire, le 20 avril dernier, la liste des postes offerts à la mobilité du CEA de septembre 2026 a été publiée. La stupéfaction a laissé place la déception et à la colère des personnels. Uniquement 2 postes offerts pour le CP de Baie-Mahault. Une goutte d’eau qui ne résoudra en rien la situation critique des personnels.

A la Maison d’arrêt de Basse-Terre, même si l’établissement est neuf, les cellules sont déjà doublées et plus d’une vingtaine de matelas au sol. Basse-Terre montrera bientôt, elle aussi, ses limites en matière de capacité d’hébergement et conditions de travail pour les personnels. Aujourd’hui, tous les produits interdits en détention, « les colis », en provenance de l’extérieur et livrés par drones, pénètrent presque librement dans l’établissement. Ce phénomène presque quotidien engendre un climat d’insécurité pour les personnels, les premiers exposés aux risques. D’autant plus que certains détenus concernés appartiennent à la criminalité organisée.

Les saisies de produits prohibés se multiplient et traduisent une perte de contrôle particulièrement inquiétante et une grande faille de la sécurité au sein de nos détentions (CP Baie-Mahault et Basse-Terre). Notre organisation syndicale a déjà formulé le vœu de mettre en place sur Basse-Terre un système anti-drone et la mise en conformité de celui de Baie-Mahault. Prendre les devants, c’est assurer la sécurité des établissements et des personnels. Les personnes détenues, elles, ne se privent pas des dernières technologies pour leur bien-être et la gestion de leur business en détention, alors que niveau sécuritaire l’administration nous laisse à la ramasse.

Monsieur le Directeur Interrégional, ce déficit en personnels et cette surpopulation carcérale impactent directement les conditions de travail des personnels (des rappels sur les repos, un rythme de travail insupportable, une surcharge de travail,des heures supplémentaires en hausse constante et un ras-le-bol généralisé). Comme nous vous l’avions déjà expliqué, les personnels n’ont pas à souffrir des défaillances de notre Administration et de l’Etat en matière de sécurité et de RH.

Monsieur le Directeur Interrégional, souvent aux actualités, et même aux plus hautes sphères de l’état, il est question de souffrances au travail, de risques psychosociaux, de burn-out, mais sachez que c’est exactement la situation dans nos deux établissements pénitentiaires et dans les structures associées (SPIP, PJJ, tribunaux, etc…). De plus en plus d’agents sont confrontés à cette situation : plusieurs malaises survenus en plein service et deux collègues directement touchés par un AVC.

La question sur les causes à effets mérite d’être débattue car, force est de constater que ces conditions de travail déplorables au CP touchent à la santé des personnels. Avec 16 postes vacants sur le CP, toujours pas remplacés, l’avenir des personnels reste flou et le désespoir se lit sur le visage de chacun. D’autant plus que d’ici la fin de l’année, d’autres agents (environ 3) partiront à la retraite.

Par ailleurs, Monsieur le Directeur Interrégional, nous attirons aussi votre attention sur les autres corps de métiers qui interviennent au sein des différentes structures, dont font partie les personnels administratifs (PA), les Conseillers

Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP) et les personnels techniques (PT), la PJJ, dans les Tribunaux. Ces personnels sont tout aussi fatigués, usés par une course aux résultats, au « peu mieux faire », tout cela imposé de manière indirecte par notre administration au détriment du bien-être au travail et au détriment de l’Humain. Eux aussi croulent sous l’entassement des dossiers ou de travaux ouverts un peu partout. En parlant de travaux, au CP le DAC 2 avance, certes, mais tout l’intérieur de l’existant est en piteux état et méritent un vrai «rafraichissement» ; problème de mobiliers, problème sécurisation des installations électriques, problème de locaux pour certains personnels, etc… qu’il faudra aussi prendre en considération.

FO Justice Guadeloupe ne peut plus tolérer de voir la situation de l’établissement et des personnels se dégrader de la sorte.

De nouveaux, FO Justice Guadeloupe se fait l’avocat des personnels et réitère sa demande de moyens adaptés pour nos établissements :

  • Des effectifs supplémentaires tous corps confondus (des effectifs adaptés à la réalité du terrain).
  • Un état des lieux rapide des effectifs PA, CPIP et PT pour constater et palier à la carence.
  • Un plan d’urgence immédiat contre la surpopulation carcérale qui ne cesse de grimper.
  • Des mesures concrètes pour la sécurité des agents.
  • Des moyens technologiques avancés et efficaces contre les drones.
  • Une fouille générale des établissements ou, à défaut, plus de fouilles ciblées.
  • Des moyens matériels adaptés pour les ELSP (caméras piétons, le PIE, équipement renforcé…).
  • Une solution pour la gestion des détenus présentant des pathologies psy à l’instar des dispositifs spéciaux mis en place dans l’Hexagone.
  • Une prise en compte urgente de la souffrance au travail (ex : soutien psy, activités tierces pour le bien être des personnels, etc…).
  • Une reconnaissance des personnels PA de la Justice en rapport avec le régime statutaire et indemnitaire.
  • Une écoute réelle et des engagements concrets de la part de l’administration.
  • La création de nouveaux locaux dans un bâti pérenne pour les CPIP.

Pour finir, Monsieur le Directeur Interrégional, n’oubliez pas qu’en Guadeloupe, la moyenne d’âge des personnels dépasse les 50 ans sur les coursives et que nous n’avons ni stagiaires ni élèves pour nous aider. Notre organisation syndicale ne peut pas considérer cette situation des plus désagréables comme une simple fatalité, car à défaut de réponses rapides la situation risque d’empirer.

Pour FO Justice Guadeloupe, toutes ces problématiques ne posent pas les bases d’un dialogue social sain, solide et constructif, car tant que les personnels seront soumis à une souffrance aussi intense, nous resterons dans une lutte légitime.

Peut-on considérer le silence et l’inaction de notre administration comme un aveu de faiblesse, ou encore une volonté de nuire au service public pénitentiaire de Guadeloupe au profit des autres territoires ?

Dans l’attente d’un retour de votre part, FO Justice Guadeloupe vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Interrégional, l’expression de nos salutations respectueuses.

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PJJ : La Position de FO Justice – PJJ sur les UJPE

La généralisation des UJPE et la fermeture des CEF marquent un tournant majeur pour notre institution. Dès l’annonce de cette réforme, FO Justice – PJJ avait exprimé son profond désaccord avec la méthode employée et la temporalité. Les CEF, en dépit des nombreux dysfonctionnements, constituaient une alternative à l’emprisonnement des jeunes. Désormais, une gradation dans le parcours du mineur est supprimée et la prise en charge des jeunes aux profils très complexes se fera dans un dispositif de placement unique « les UJPE ».

Par ailleurs, nous avions dénoncé l’absence de concertation préalable de la part de la Chancellerie qui a lancé ce projet sans consulter les organisations syndicales. Cette réforme est particulièrement préoccupante car elle se déploie dans un temps contraint, risque d’accroître la pression sur les services qui pour beaucoup sont déjà en grande difficulté et d’augmenter le nombre de jeunes incarcérés.

Face à ce constat, FO Justice PJJ a pris ses responsabilités afin de garantir le mieux disant pour les professionnels et les mineurs. En effet, nous avons choisi de siéger et de débattre pied à pied pour amortir les décisions de l’administration et réduire au maximum l’impact de cette réforme sur le quotidien des agents.

C’est cette stratégie de présence et d’exigence qui nous a permis d’amender le cahier des charges et d’obtenir des garanties essentielles notamment dans le cadre des restructurations de services et de l’accompagnement des agents visés par cette réforme.

► Ce que FO justice – PJJ a obtenu :

  • Le Maintien du plafond d’emploi :

Nous avons négocié que les postes de professeur technique et d’infirmier, s’ils ne sont pas pourvus, soient immédiatement convertis pour recruter des éducateurs contractuels (de septembre à décembre, et au-delà si nécessaire). Ces moyens restent ainsi à la disposition directe des services.

  • Réforme statutaire CADEC et DS :

Dans le cadre de l’accroissement de la charge de travail des Cadres de la PJJ, FO Justice – PJJ a obtenu l’ouverture de négociations pour une refonte statutaire des corps de CADEC et DS.

  • Le refus des spécialisations imposées :

Nous avons exigé le renoncement au recours à une spécialisation rigide et uniforme. Aucune “étiquette” ne sera imposée d’en haut : nous avons obtenu que les équipes gardent la liberté d’apporter leur propre coloration au projet d’unité, en fonction de la réalité du terrain et des spécificités locales.

  • La baisse des collectifs :

Le cahier des charges permet désormais aux services de réduire le nombre de jeunes en collectif à un maximum de 8, favorisant une organisation plus protectrice (8 en collectif / 4 en individuel). Cette organisation doit permettre aux équipes de consacrer plus de temps aux accompagnements éducatifs et de varier les modes de prise en charge.

  • Une souplesse sur l’utilisation des téléphones portables :

Nous avons obtenu la garantie qu’aucune interdiction systématique du téléphone portable ne soit imposée aux mineurs comme aux agents. Il appartiendra aux équipes de définir les règles d’usage au sein des services notamment lors de la rédaction des projets d’unité.

  • Renforts en milieu diversifié :

L’administration s’est engagée à octroyer un ETP supplémentaire dès le sixième jeune placé en diversifié. Il est important de prendre en compte cette donnée et de réclamer systématiquement le renfort promis une fois la cible atteinte.

  • Autonomie des équipes :

Ce sont les agents de terrain qui conservent la main sur les orientations de leur projet d’unité.

Parallèlement, nous avons contraint l’administration à engager des plans pour l’adaptation nécessaire de l’immobilier.

FO Justice ne s’arrêtera pas là. Nous serons présents aux côtés des équipes, sur chaque service et instance, pour garantir que ce cahier des charges soit scrupuleusement respecté.

Le chemin est encore long et sinueux. La création des UJPE, couplée à la charge de travail liée au CJPM, impose une reconnaissance réelle de l’engagement de tous les agents.

► Par conséquent, FO Justice – PJJ continue d’exiger :

  • Une refonte totale de la grille indiciaire pour les éducateurs
  • La mise en place effective des heures supplémentaires rémunérées
  • Le doublement des nuits
  • La NBI pour tous
  • Le changement de groupe IFSE pour les SEAT et UEAT.
  • La prime narcotrafic
  • L’anonymisation des procédures à la demande des agents.
  • La revalorisation des nuits et des week-ends et des astreintes
  • La revalorisation des IFSE, la création de l’IFSE promotion de grade, la revalorisation quadriennale systématique de l’IFSE même en cas de mobilité sur un même groupe.

La liste est bien évidemment non exhaustive mais elle met en exergue le travail de fond et de revendications de notre organisation syndicale.

FO justice PJJ considère que contester une réforme est un droit mais protéger ceux qui la mettent en œuvre est pour nous un devoir. Nous continuerons de suivre cette approche afin de porter la voix d’un syndicalisme constructif, vigilant et entièrement tourné vers la défense de vos conditions de travail.

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CPIP : Campagne de Mobilité CPIP 2026 – Défense de vos Dossiers !

Dans le cadre de la campagne de mobilité 2026, le bureau FO Justice sera reçu le 1er juin 2026 par le bureau RH4 lors d’une bilatérale.

Cette rencontre est une étape cruciale pour notre organisation syndicale.  Notre objectif est clair : défendre les dossiers de nos adhérents qui présentent des situations personnelles ou professionnelles spécifiques nécessitant une attention particulière.

Ainsi nous mettrons tout en œuvre pour appuyer vos demandes, notamment concernant : les rapprochements de conjoints, les situations à caractère social, les dossiers liés à une RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé), et toute autre situation particulière justifiant un traitement prioritaire.

Vous souhaitez être représenté(e) ?

Si vous êtes concerné(e) par une situation particulière et que vous souhaitez que nous portions votre dossier auprès de l’administration lors de cette réunion, n’attendez plus. Vous pouvez nous solliciter jusqu’au 25 mai 2026 inclus.

Pour toute demande, envoyez-nous votre dossier complet à l’adresse suivante : cpip@fojustice.fr

FO Justice reste mobilisée à vos côtés pour accompagner votre mobilité et veiller au respect de votre situation personnelle.

FO Justice, engagés pour vous, présents pour vous.

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Action Sociale – Aide aux Études de la Fondation d’Aguesseau – Des Démarches ENFIN Simplifiées pour les Agents !

FO Justice, vous informe que la Fondation d’Aguesseau met désormais en place une procédure 100% en ligne pour les demandes d’aide aux études. 

► CE QUI CHANGE CONCRÈTEMENT :

  • Plus de dossier papier
  • Dépôt des justificatifs directement en ligne
  • Accès sécurisé
  • Suivi du dossier en temps réel

► QUI PEUT EN BÉNÉFICIER ?

Les agents du ministère de la Justice ayant des enfants de moins de 26 ans poursuivant des études et non éligibles à une bourse CROUS.

► À RETENIR :

  • Les demandes peuvent être effectuées dès maintenant
  • Date limite : 24 août 2026
  • Possibilité de déposer la demande sans attendre les résultats scolaires

► OBJECTIF :

Faciliter les démarches administratives et faire gagner du temps aux agents et à leurs familles.

Accès direct : www.fda-fr.org/digitalisation-AAE

Pour accéder dès maintenant à vos démarches en ligne : https://connect.fda-fr.org/aides

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Prison de Basse-Terre : Une Sécurité au Rabais !

Chers collègues,

Depuis plusieurs semaines, chaque fouille de cellule menée par les ELSP met en lumière une situation devenue intolérable : la présence en détention de téléphones portables, de produits stupéfiants, d’armes artisanales, de couteaux en céramique, etc… Les saisies se multiplient et traduisent une perte de contrôle particulièrement inquiétante au sein de notre détention.

Aujourd’hui, les projections et les colis pénètrent presque librement dans l’établissement, pendant que les personnels travaillent dans un climat d’insécurité grandissant. Cette réalité n’est plus acceptable. FO Justice Bastè le rappelle avec gravité : certains détenus concernés appartiennent à la criminalité organisée. Ils disposent de moyens importants, structurent leurs trafics depuis l’intérieur de l’établissement et renforcent chaque jour leur emprise. Pendant que ces réseaux prospèrent, ce sont les agents qui paient le prix fort, exposés quotidiennement à des risques majeurs.

Il est hors de question de laisser nos collègues seuls face à cette menace.

La nuit du 5 mai 2026 en est une nouvelle illustration. Vers 1h50, l’agent du PCS remarque le manège d’individus à l’extérieur de l’établissement. Ces derniers procèdent à des projections en direction de cellules bien ciblées. Les agents de piquet identifient rapidement la cellule concernée. À 7h00, une opération est immédiatement déclenchée avec l’équipe du matin, les agents ELSP, un agent IDEX ainsi qu’un membre de la direction.

Le bilan est sans appel :

  • 6 téléphones portables
  • 103 grammes de cannabis
  • 1 scie métallique
  • 15 accessoires téléphoniques (cordons, embouts, etc.)
  • 1 appareil à tatouage et ses accessoires
  • 3 cannes à pêche artisanales
  • 3 pilules d’ecstasy

Au cours de la ronde, deux colis supplémentaires sont également découverts, contenant chacun un téléphone portable et un cordon de rechargement.

Le bureau local FO Justice Bastè félicite l’ensemble des agents ayant participé à cette intervention, et qui ont une nouvelle fois démontré leur efficacité, leur professionnalisme et leur engagement au service de la sécurité collective.

Mais ces résultats ne doivent pas masquer la réalité : la sécurité de notre établissement présente aujourd’hui des failles majeures. Le bureau local FO Justice Bastè exige que des mesures immédiates, fortes et concrètes soient prises pour endiguer cet état de fait :

  • Des opérations massives de contrôle ;
  • Des fouilles renforcées ;
  • Des opérations cynophiles régulières et ciblées ;
  • La sécurisation totale des points de faiblesse identifiés ;
  • La neutralisation des filières d’introduction ;
  • Le transfert des détenus condamnés à de longues peines, identifiés comme étant à la tête des réseaux d’introduction et d’organisation des trafics en détention ;
  •  Le démantèlement des organisations criminelles qui prospèrent au sein de l’établissement.

Il est temps de reprendre le contrôle.

Il est temps de protéger les personnels.

Il est temps de rétablir pleinement l’autorité de l’État dans notre établissement.

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CSA – Ministériel du 6 Mai 2027 – Déclaration Liminaire

Madame la secrétaire générale,

FO Justice profite de cette instance pour dénoncer une nouvelle fois une situation paroxystique et insoutenable qui touche le ministère de la Justice, dans toutes ses composantes. En effet, nous faisons face à une accumulation de tensions profondes qui ne peuvent plus être ignorées, minimisées, ni traitées de manière isolée.

Il s’agit en l’espèce d’une crise globale du service public de la Justice qui s’installe durablement et qui frappe l’ensemble des directions, des juridictions et des services.

La première de ces urgences, et sans aucun doute la plus visible, est celle de la surpopulation carcérale. FO Justice le dit avec force et gravité : nous avons atteint un point de rupture. Nos établissements pénitentiaires sont saturés, les taux d’occupation explosent, les conditions de travail des personnels et le sous-effectif abyssal font que la situation se dégrade chaque jour un peu plus.

Derrière ces constats, il y a une réalité humaine que certains semblent encore ignorer : celle d’agents épuisés, soumis à une pression constante et à une insécurité permanente dans l’exercice de leurs missions.

Comment continuer à parler de sécurité et de réinsertion lorsque les moyens ne suivent plus et que la surcharge devient la norme ?

Et pourtant, à l’approche des élections professionnelles, nous assistons à des prises de conscience, aussi soudaines que tardives, de certaines organisations syndicales. Les mêmes qui, il y a encore quelques semaines, ont refusé de voter en faveur d’un projet de loi visant notamment à interdire les matelas au sol. FO Justice refuse cette amnésie d’opportunité !

Mais la crise ne se limite pas à l’administration pénitentiaire. Elle touche l’ensemble des directions du ministère. À la Direction des Services Judiciaires, les juridictions sont à bout de souffle, les greffes sont exsangues et les délais ne cessent de s’allonger sous le poids d’une charge de travail devenue intenable.

Dans les services supports et les directions transversales, les constats sont identiques : surcharge, manque d’effectifs, perte de repères. Ce que vivent aujourd’hui les agents du ministère de la Justice n’est pas une difficulté conjoncturelle. C’est une crise structurelle qui appelle des réponses à la hauteur des enjeux et notamment la mise en place d’un plan de recrutement massif.

S’agissant du Rapport Social Unique 2024 inscrit à l’ordre du jour, FO Justice souhaite exprimer une inquiétude majeure. Un RSU doit être un outil de vérité, un outil fiable permettant d’éclairer le dialogue social et d’orienter les politiques publiques. Or, les éléments qui nous sont présentés comportent de nombreuses erreurs et incohérences. Certaines sont particulièrement flagrantes, mais d’autres, sans doute moins perceptibles, ont pu échapper à notre lecture à toutes et tous. Cette situation pose une question fondamentale : celle de la crédibilité même de cet outil et de la confiance que l’on peut accorder à son contenu.

Comment piloter efficacement notre administration si les données sont contestables ? Comment dialoguer sereinement si la base de discussion est fragilisée ? FO Justice le dit clairement: en l’état, même si le travail nécessaire pour faire ce RSU a été colossal, il n’est pas à la hauteur des attentes.

Il est impératif d’engager rapidement une refonte profonde, avec la mise en place d’un véritable outil de base de données structuré, fiable et pérenne.

Concernant le plan de transformation numérique et plus particulièrement l’assistant lA également inscrit à l’ordre du jour, FO Justice souhaite vous alerter en pleine responsabilité. L’expérimentation menée a suscité une insatisfaction très largement majoritaire chez les personnels. Les outils proposés ne sont ni adaptés aux réalités de nos métiers ni aux contraintes du terrain.

FO Justice n’est pas opposé à l’innovation, mais refuse une transformation déconnectée des besoins réels du terrain. L’intelligence artificielle ne peut être utile que si elle est pensée pour le ministère de la Justice, maitrisée par lui et développée au service de ses agents.

Dans ce cadre, FO Justice rappelle avec fermeté qu’avant toute poursuite de ce projet, la signature de l’accord-cadre que nous avons travaillé est indispensable. Cet accord doit garantir la protection des personnels, encadrer strictement les usages, sécuriser les conditions d’utilisation et prévenir tout impact sur l’emploi. Avancer sans ces garanties serait une erreur majeure et une prise de risque inacceptable pour les agents.

Par ailleurs, FO Justice renouvelle son alerte sur la situation critique des agents du ministère de la Justice en lien avec le pouvoir d’achat. L’explosion du prix des carburants, exacerbée par les tensions internationales, asphyxie considérablement le pouvoir d’achat des personnels. Les effets du contexte international touchent de plein fouet les plus modestes d’entre nous.

Face à cette urgence sociale, nous réitérons avec force nos revendications, à savoir l’octroi immédiat d’une journée de télétravail supplémentaire pour les agents volontaires, et la mise en œuvre du cycle de travail sur 4 jours. Ces mesures concretes permettront d’alléger la facture énergétique des personnels, tout en maintenant la continuité du service public.

Nous comptons sur votre réactivité et votre célérité pour que des mesures d’urgence soient prises.

L’administration se doit d’être au rendez-vous de la solidarité envers ceux qui font fonctionner le service public au quotidien.

Enfin, FO Justice ne peut passer sous silence le positionnement de certaines organisations syndicales. Que de temps perdu en 2018 lorsque l’UFAP UNSa Justice, alors majoritaire, a refusé la catégorie B pour les surveillants, contribuant à faire perdre des postes à l’administration pendant des années. Est-il nécessaire de le rappeler ?

Ce même syndicat a combattu avec force, jusqu’à la publication des textes en 2023, une réforme pourtant ambitieuse portée par FO Justice, réforme qui produit aujourd’hui des résultats concrets et visibles dont ils ne rechignent pas à bénéficier.

Depuis que FO Justice est majoritaire à la DGAP, une réforme statutaire et indemnitaire historique a été obtenue. Cette réforme a redonné de l’attractivité aux métiers de la surveillance et permet aujourd’hui de remplir enfin le schéma d’emploi. Voilà la réalité !

Dans le même temps, nous ne pouvons que dénoncer les mensonges, les contrevérités et les campagnes de dénigrement, dont certains font leurs choux gras. Ce niveau de calomnie est indigne d’une organisation syndicale. Il ne sert ni les personnels, ni le dialogue social. Il ne poursuit qu’un objectif : tenter de glaner des voix à l’approche des prochaines élections professionnelles. En tout état de cause, cette démarche ne vise en aucun cas la défense des intérêts des agents.

FO Justice préfère faire abstraction de ces gesticulations électorales et poursuit son travail avec constance, ce qui, indéniablement, nous a permis d’obtenir des résultats incontestables.

En effet, pendant que certains pseudo-syndicalistes commentent, FO Justice agit. Pendant que d’autres tentent de diviser, FO Justice obtient des avancées concrètes pour l’ensemble des personnels. Tel est notre leitmotiv et notre unique priorité :

Répondre aux attentes légitimes des agents et défendre, avec sérieux et détermination, le service public de la Justice !

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