Ce mardi 21 avril, un CSA Formation Spécialisée s’est tenu au siège de la DISP à Bordeaux, en présence du Directeur interrégional et des organisations syndicales représentatives.
La séance a été longue, en grande partie parce que FO Justicen’a cessé de revendiquer, encore et encore, pour les personnels de la DI de Bordeaux, tous corps et grades confondus.
Notre OS a commencé la séance par une déclaration liminaire dénonçant la surpopulation pénale et le manque d’effectifs qui touchent la région de Bordeaux. Ces deux facteurs mènent à l’épuisement professionnel et constituent la cause principale des arrêts maladie ainsi que des accidents du travail, qui ont encore augmenté en 2025 sur la DI.
Nous avons ensuite étudié avec soin la déclinaison régionale du plan équité. FO Justicea pesé de tout son poids pour que ce dernier fixe des règles visant à améliorer la vie des agents et à récompenser ceux qui tiennent nos détentions à bout de bras. Le volet sanctions n’a, pour nous, aucune utilité. Il ne fait que rappeler les moyens à disposition des chefs d’établissement, qui savent d’ailleurs parfaitement s’en servir !
Dans le cadre du protocole d’Incarville, des chartes du temps de plusieurs établissements de la région nous ont été présentées par le service du DIOS. FO Justice a retoqué celle de Bedenac, jugée trop peu claire et imprécise, et qui n’avait pas été validée par nos représentants locaux.
La trop petite enveloppe (40 000 €) dédiée aux travaux dans le cadre des Améliorations des Conditions de Travail (ACT) a été ventilée entre les différents établissements de la DISP.
Les besoins exprimés étaient quatre fois supérieurs (plus de 165 000 €). Les OS ont fait des choix concertés en priorisant les établissements qui n’avaient pas été servis les années précédentes.
Le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP) du siège de la DI nous a été parfaitement présenté par les deux Assistants de Prévention (ADP) de la DI. FO a souligné la qualité du travail réalisé par les agents.
Enfin, FO Justice UISP Bordeauxa une nouvelle fois réclamé que des CSA et des CSA FS dédiés aux personnels de la DI (siège, PREJ et ERIS) soient mis en place afin que toutes les questions relatives à ces 200 personnels soient étudiées de façon sérieuse !
À ce jour, ces personnels restent des invisibles dont seul FO Justice se soucie !!!
Encore une fois, les personnels ont été confrontés à l’inacceptable.
Encore une fois, des agents ont été menacés, agressés et exposés dans l’exercice de leurs missions.
Et encore une fois, c’est le professionnalisme des personnels qui a permis d’éviter qu’un incident grave ne dégénère pas d’avantage.
Ce mardi 28 avril 2026, vers 15h40, à l’issue d’un passage en commission de discipline. Le détenu D, à son retour en maison d’arrêt 1, s’est démarqué par un comportement d’une extrême gravité.
Alors qu’un surveillant intervenait afin de simplement faire respecter les règles en retirant le tabac tandis qu’il s’apprêtait à fumer dans un local d’attente. Celui-ci a immédiatement répondu par une avalanche de menaces explicites et ciblées :
« Quand on sera tout seul et qu’il n’y aura pas de caméra, je vais te faire du sale… je vais te démolir… je vais te fracasser… »
Des propos d’une violence inouïe, assumés, répétés, accompagnés d’un refus d’obtempérer et d’une provocation ouverte envers les personnels.
Quand la brigadière chef intervient pour tenter d’apaiser la situation, elle essuie à son tour, des propos inadmissibles avant de recevoir un coup au visage durant l’intervention.
Dans le même temps, un agent est griffé à la main alors que le détenu oppose une résistance active à sa mise en prévention.
Résultat : Une brigadière chef et un agent blessés, des menaces de passage à l’acte d’une extrême gravité.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSrefuse que les agents deviennent des cibles et que les agressions soient traitées comme de simples faits divers de détention.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFSexige des actes, Maintenant.
Les personnels ne viennent pas au travail pour être menacés de mort, frappés ou blessés.
Objet : Paiement des stocks d’heures supplémentaires
Monsieur le Garde des Sceaux, ministre de la Justice,
Nous nous permettons d’attirer votre attention sur une situation devenue aujourd’hui particulièrement préoccupante au sein de l’administration pénitentiaire.
En effet, un nombre considérable de Collègues cumulent depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, un volume important d’heures supplémentaires non rémunérées. Cette problématique, qui s’inscrit dans un contexte de sous-effectif chronique et de contraintes opérationnelles croissantes, ne peut plus rester sans réponse. Les Personnels ne sauraient continuer à travailler à crédit, au détriment de leur santé, de leur vie personnelle et de la qualité du service public rendu.
Par ailleurs, cette situation met en lumière une problématique structurelle plus profonde : le manque criant d’effectifs. Le recours systématique aux heures supplémentaires ne peut constituer une réponse pérenne. Il est impératif d’engager un plan de recrutement massif afin de répondre aux besoins réels du terrain, d’assurer la sécurité des établissements et de garantir des conditions de travail dignes pour les Personnels, en corrélation avec une politique pénale visant à réduire la surpopulation carcérale et ses conséquences.
Le constat est clair : sans renforts humains significatifs, les agents continueront de subir une surcharge de travail incompatible avec les exigences de leurs missions.
C’est pourquoi, et comme réaffirmé lors de nos échanges, nous sollicitons expressément un plan d’apurement passant par le paiement immédiat des stocks d’heures supplémentaires accumulés sur les compteurs des personnels. Cette mesure s’impose aujourd’hui comme une nécessité absolue, tant pour reconnaître l’engagement des agents que pour restaurer un minimum de confiance.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Garde des Sceaux, l’expression de notre haute considération.
Encore une fois FORCE OUVRIERE JUSTICE PARIS pointe le management de la direction de l’ARPEJ qui presse ses agents jusqu’à l’épuisement, les laisse seuls face aux difficultés et détourne le regard dès qu’ils ont besoin de soutien : ASSEZ DE MEPRIS !!!
Ce mardi 28 avril 2026, les autorités judiciaires avaient validé le recours à la visioconférence pour l’ensemble des détenus devant le TJ de Batignolles.
Une organisation cohérente, sécurisée et conforme aux enjeux actuels.
Pourtant, l’ARPEJ a exigé des extractions physiques, au mépris total de cette décision.
UNE DÉCISION INCOMPRÉHENSIBLE ET IRRESPONSABLE
FO JUSTICE dénonce fermement :
Une volonté dogmatique de limiter les “impossibilités de faire”, déconnectée de la réalité opérationnelle
Une remise en cause directe des solutions alternatives validées par l’autorité judiciaire
Une décision imposée sans prise en compte des risques ni des contraintes terrain
Nous ne comprenons pas.
Nous ne cautionnons pas.
DES EXTRACTIONS = DES RISQUES MAJEURS
Rappel essentiel :
Une extraction, ce n’est jamais anodin
Ce sont des mouvements sensibles, exposés, mobilisant des moyens humains déjà sous tension
Et ici, pour quoi ?
Des audiences, dont certaines concernaient des demandes de mise en liberté, parfaitement traitables en visioconférence
DES PREJ À BOUT DE SOUFFLE
FO JUSTICEalerte :
Les PREJ fonctionnent à moins de 50 % de leur effectif
Les personnels enchaînent les heures supplémentaires, sans respiration
Une pression opérationnelle constante, incompatible avec des décisions incohérentes
👉 Continuer dans cette voie, c’est exposer inutilement les agents et dégrader encore plus le service
INCARVILLE : LA MÉMOIRE DOIT GUIDER LES ACTES
Le 14 mai approche.
Le drame d’Incarville n’est pas une date symbolique à commémorer une fois par an.
C’est un avertissement permanent.
FO JUSTICE le rappelle avec gravité :
Ce protocole a été signé dans le sang
Il impose cohérence, rigueur et responsabilité
Il ne peut pas être piétiné au gré d’objectifs statistiques ou de postures administratives
FO JUSTICE EXIGE
Le respect strict des décisions judiciaires validant la visioconférence
L’arrêt immédiat de ces pratiques incohérentes et dangereuses
Une prise en compte réelle des contraintes et risques terrain
Une ligne claire : la sécurité des agents n’est pas négociable
On ne peut pas, d’un côté, honorer les morts, et de l’autre, reproduire les conditions du drame.
La sécurité ne se commémore pas. Elle s’applique. Chaque jour.
Une nouvelle agression intolérable s’est produite ce mardi 28 avril au sein de notre établissement.
Un jeune fonctionnaire, en début de carrière, a été violemment pris pour cible dans l’exercice de ses missions.
➡️Crachat au visage, insultes, violences…
➡️Atteinte directe à la dignité et à l’intégrité du personnel
Il faut être clair : ce ne sont pas des conditions acceptables pour débuter une carrière au sein de l’administration pénitentiaire.
Entrer dans ce métier ne doit pas signifier s’exposer à l’humiliation, au mépris et à la violence dès les premiers mois.
FO Justicele rappelle fermement :
Cracher au visage d’un agent constitue une agression grave, une atteinte à l’intimité, à la dignité et à l’intégrité physique.
Cela expose également à des risques sanitaires réels.
Aucune banalisation ne sera tolérée.
Les personnels pénitentiaires ne sont pas une variable d’ajustement.
Ils assurent des missions régaliennes dans des conditions déjà dégradées.
➡️Chaque agression doit entraîner une réponse immédiate, ferme et exemplaire.
FO Justiceexige :
Des sanctions administratives et judiciaires fermes à l’encontre du détenu
Une réponse pénale immédiate et dissuasive
Zéro tolérance face aux violences contre les personnels
Une protection effective des agents.
FO Justicedemande également :
Des félicitations officielles pour les personnels ayant intervenu, qui ont fait preuve de professionnalisme, de sang-froid et d’engagement dans une situation dégradée.
FO Justiceapporte son soutien plein et entier à ce jeune agent.
Il a choisi de servir l’institution, l’institution doit aujourd’hui le protéger.
Il est temps de sortir du déni.
Former, recruter, affecter sans garantir la sécurité minimale des agents est une faute.
➡️On ne construit pas une carrière sur la violence.
➡️On ne fidélise pas avec de telles conditions de travail.
Monsieur le Préfet de l’Eure, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’évaluation, FO Justice, organisation représentative des personnels du CD Val de Reuil, a souhaité saisir le Conseil d’évaluation pour porter la voix des agents qui font vivre, jour après jour, le service public pénitentiaire de notre établissement dans des conditions, nous le disons sans détour, de plus en plus difficiles.
Trois alertes appellent aujourd’hui une attention prioritaire et conjointe : la sécurisation du site, l’état des effectifs dans l’ensemble des filières et le budget de fonctionnement. Ces trois sujets sont indissociables et nous les portons ensemble dans cette contribution.
1. La sécurisation de l’établissement : des revendications toujours sans réponse
FO Justice alerte depuis plusieurs années sur deux points critiques pour la sécurité de l’établissement et de ses personnels : la sécurisation du parking du personnel et la sécurisation du domaine pénitentiaire. Un rapport circonstancié a été transmis à l’administration en 2024 sur ces deux sujets ; à ce jour, ils restent entiers.
Le parking, partagé entre le personnel et les familles de détenus lors des parloirs du week-end, demeure exposé aux dégradations de véhicules et à des comportements inadaptés. Aucune mesure de sécurité active ni barrière à badge, ni vidéosurveillance dédiée n’encadre aujourd’hui cet espace.
Nos collègues n’ont pas à choisir entre se rendre au travail et exposer leur véhicule.
Le domaine pénitentiaire, lui, n’est délimité par endroits que par un grillage de moins d’un mètre de hauteur, partiellement affaissé, et distant du mirador. Cette configuration ouvre la voie aux projections d’objets par-dessus le mur d’enceinte : téléphones, stupéfiants dont nous avons documenté le volume dans notre rapport. Si les données chiffrées remontent à 2024 et appellent une actualisation, la tendance ne s’est pas inversée et chaque projection non interceptée constitue, à terme, un risque pour la sécurité en détention.
FO Justice ne peut se satisfaire de réponses différées sur ces deux sujets. Nous demandons l’engagement effectif des travaux de sécurisation du parking (barrières à badge, vidéosurveillance, séparation des flux personnel/visiteurs) et la mise en œuvre d’un véritable glacis avec clôture renforcée, éclairage et couverture vidéo. Ces aménagements relèvent de la responsabilité directe de l’administration et conditionnent, ensemble, la sécurité des agents comme celle de l’établissement.2. Des effectifs exsangues dans toutes les filières
FO Justice constate, mois après mois, une dégradation continue de la situation des personnels de toutes les filières du CD Val-de-Reuil. Les données les plus récentes, communiquées par l’administration au 1er avril 2026, confirment ce que nos collègues vivent au quotidien.
Personnel de surveillance
Au 1er avril 2026, la couverture réelle des postes de surveillance ne s’établit qu’à 82,80 % c’est-à-dire après déduction des indisponibilités hors arrêts maladie ordinaires et des départs prévus.
Autrement dit, près d’un poste sur cinq n’est pas tenu.
FO Justice constate au quotidien la multiplication des rappels d’agents sur leurs jours de repos. Hors événements programmés au planning annuel, le nombre d’AB1 (sanctions financières liées aux rappels sur repos hebdomadaire) a été multiplié par huit entre janvier et mars 2026 (3 en janvier, 14 en février, 24 en mars). Combler les trous d’effectifs en mobilisant les agents sur leurs repos est devenu une pratique structurelle ; et cette pratique atteint ses limites, puisque sur le premier trimestre, moins de deux agents rappelés sur trois ont été en mesure d’y répondre.
Ces chiffres ne sont pas qu’une statistique : ils racontent un personnel à bout, qui n’a plus la disponibilité physique pour absorber les défaillances du système. FO Justice refuse que l’épuisement de nos collègues soit considéré comme un mode de gestion acceptable. Cette gestion par la pénurie met directement en péril l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle des agents, et avec lui la sécurité même de l’établissement :
Nos collègues de la filières encadrements et officiers ne sont pas épargnés, eux aussi font face à un sous-effectif chronique. Or, sans encadrement à hauteur c’est toute la chaine de commandement qui s’effrite au détriment de la cohérence des décisions, de la sécurité opérationnelle et, in fine des agents qu’ils encadrent.
Un personnel épuisé est un personnel exposé.
Personnels administratifs
Les personnels administratifs sont trop souvent les oubliés des discussions sur les effectifs. FO Justice tient à rappeler ici qu’ils font face, eux aussi, à un manque d’effectifs croissant, à une accumulation continue de tâches et à une complexification constante de leur métier : réglementation, outils, dématérialisation, contentieux. Le fonctionnement quotidien de l’établissement repose, à moyens inchangés, sur leur seule capacité à compenser. Cette capacité a ses limites.
Personnels techniques
La filière technique connaît, à nos yeux, une situation aujourd’hui inacceptable : sa plus grave pénurie de personnel. Or la maintenance courante et la remise en état d’un établissement pénitentiaire ne tolèrent aucune vacance prolongée sans conséquences directes sur la sécurité, sur la salubrité et sur les conditions de détention.
Ces trois constats ne relèvent pas de difficultés isolées. Ils dessinent un ensemble dans lequel chaque filière compense les défaillances des autres, au prix de l’usure des agents et au détriment, à terme, du service public pénitentiaire lui-même. Nous ne pouvons accepter que cette compensation permanente devienne le mode normal de fonctionnement de notre établissement.3. Un budget de fonctionnement qui fragilise l’ensemble
À ce tableau s’ajoute une alerte budgétaire majeure que FO Justice tient à dénoncer formellement : le budget subit depuis plusieurs années une baisse significative qui obère directement notre capacité à entretenir une structure vieillissante, à renouveler le matériel de première nécessité et à conduire les opérations courantes d’entretien des bâtiments et des équipements.
Il y a là une incohérence structurelle que nous refusons : on attend de notre établissement un niveau élevé de sécurité et de prise en charge, tout en réduisant de moitié les moyens dont il dispose pour s’entretenir. Cette équation ne tient pas. Dans un centre de détention qui accueille, jour après jour, des personnes placées sous-main de justice et des personnels en responsabilité, l’entretien ne se négocie pas : il conditionne la sécurité, la salubrité et la dignité du cadre de travail comme du cadre de détention.
En conclusion
FO Justice CD Val-de-Reuil ne porte pas ces constats par exercice rituel. Nous les portons parce qu’ils engagent la sécurité de nos collègues, la dignité du service rendu et, à travers eux, la mission même du service public pénitentiaire. Notre rôle d’organisation syndicale est aussi de rappeler, devant cette instance, que ces alertes ne datent pas d’hier et qu’elles attendent toujours des réponses.
Nous attendons donc des autorités qu’elles prennent la mesure de ces alertes et qu’elles s’engagent, par des actes concrets et calendaires. Le bureau FO Justice CD Val-de-Reuil reste, pour sa part, à la disposition des membres du Conseil d’évaluation pour tout échange complémentaire.
C’est dans ce cadre que nous nous sommes entretenus aujourd’hui successivement avec le ministre de la Justice, puis avec le directeur adjoint du GDS, afin d’aborder des sujets majeurs qui impactent directement le quotidien des personnels pénitentiaires :
La surpopulation carcérale et les sous-effectifs chroniques au sein de l’administration pénitentiaire.
Ces échanges s’inscrivent dans la continuité des travaux engagés depuis plusieurs semaines par FO Justice, avec une ligne claire :
Porter la voix des agents et exiger des réponses concrètes à la hauteur des enjeux.
FO Justice reste pleinement mobilisé pour défendre les conditions de travail des personnels et garantir un service public pénitentiaire digne et sécurisé, sans démagogie ni populisme !
Ce lundi 27 avril 2026, au SMPR du CP de Rennes-Vezin, vers 16h45, un détenu a violemment frappé une de nos collègues du secteur, qui s’est retrouvée au sol, inconsciente et en sang.
Vers 16h45, deux agents escortent un détenu vers le SMPR depuis la MA1. Jusqu’à l’arrivée, l’individu est calme. Mais à peine le seuil du secteur franchi, il se retourne brutalement et assène un violent coup de poing au visage de la surveillante qui lui a ouvert la grille.
La collègue s’effondre au sol, inconsciente, le crâne ouvert, le visage en sang. Elle ne doit son salut qu’à l’intervention immédiate des personnels présents.
Ce drame aurait pu être évité
Une heure plus tôt, ce même détenu s’était déjà montré agressif face à la direction, allant jusqu’à tenter de frapper une autre surveillante. Malgré cela, aucune mesure adaptée n’a été prise.
Pire, il a été autorisé à sortir de cellule par l’officier MA1 et conduit au SMPR sans mesures de sécurité renforcées.
Cette gestion est inacceptable et met directement les personnels en danger. Nous refusons que nos collègues paient les conséquences de décisions inadaptées !
Et comme si cela ne suffisait pas
30 minutes après, un nouvel incident grave survient au niveau du greffe.
Un détenu de retour de permission, porteur d’environ 250 g de stupéfiants, tente de s’en débarrasser lors de sa fouille. Alors que l’agent présent lui demande de les remettre, il parvient à s’échapper nu dans les couloirs avant d’être intercepté. Lors de sa maîtrise, des personnels sont blessés.
Ces événements successifs témoignent d’une dégradation grave de la sécurité au sein de l’établissement.
Face à cette situation d’une gravité extrême, le bureau local FO Justice appelle l’ensemble des agents et des OS à un blocage total de l’établissement :
Mercredi 29 avril dès 6h00
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue gravement agressée dans cette épreuve et l’accompagnera dans toutes les démarches qu’elle souhaitera entreprendre, qu’elles soient judiciaires ou administratives.
Le bureau local FO Justice réclame une sanction exemplaire à l’encontre de cet individu, ainsi que son transfert immédiat à l’issue de son passage au quartier disciplinaire.
Le bureau local FO Justice exige la fin des prises de décisions inconsidérées.
Nous exigeons également que leurs auteurs prennent pleinement conscience de l’impact de ces décisions sur la sécurité des agents, en première ligne au contact direct des détenus, alors qu’eux-mêmes ne sont pas présents pour en assumer les effets face à la détention.
Le vendredi 24 avril 2026, vers 11h00, un nouvel incident grave est venu illustrer, une fois de plus, la dégradation alarmante des conditions de travail des personnels au sein du CP de Toulouse-Seysses.
Alors qu’un agent procédait à une distribution de repas au 1er étage, le détenu( connu et reconnu pour ces faits) occupant la cellule 107, a adopté un comportement particulièrement abject et provocateur. À plusieurs reprises, ce dernier a tenu des propos obscènes avant de se livrer à un acte d’exhibition sexuelle en direction de l’agent et des auxiliaires présents.
Face au professionnalisme et au sang-froid du collègue, qui tentait de refermer la porte, le détenu a alors empêché la fermeture et a craché au visage de l’agent, constituant ainsi une agression caractérisée.
L’intervention rapide d’un second agent a permis d’engager une mise en sécurité, mais la violence et la résistance du détenu ont nécessité l’intervention d’un troisième agent. Malgré cela, il aura fallu pas moins de six tentatives pour parvenir à immobiliser l’individu, particulièrement virulent, qui continuait à cracher et à se débattre pour éviter le menottage.
FO JUSTICE SEYSSESsalue le sang-froid, le professionnalisme et le courage des agents intervenants, qui ont su gérer une situation particulièrement dégradée dans des conditions difficiles.
FO JUSTICE SEYSSES dénonce avec la plus grande fermeté :
La multiplication des agressions physiques et psychologiques contre les personnels ;
L’absence de réponses dissuasives face à des comportements de plus en plus violents et humiliants ;
Le sentiment d’impunité dont bénéficient certains détenus.
FO JUSTICE SEYSSES demande des mesures concrètes et immédiates :
La mise en place d’un transfert systématique, dans la mesure du possible, pour tout détenu impliqué dans une agression sur un agent ;
L’application « d’un article 40 automatique par la direction » , que l’agent ait déposé plainte ou non ;
La création d’une sectorisation spécifique pour les détenus les plus dangereux, idéalement en rez-de-chaussée (type MAH2 avec ouvertures à deux), avec :
➡️ Un binômage systématique des agents sur cette aile.
➡️ La mise en place d’un équipement de protection adapté.