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Prison de Caen-Ifs : Lundi 27.04 à 6h30, pourquoi c’est non

Une organisation syndicale appelle au blocage de l’établissement lundi prochain et nous demande de la rejoindre.

Même si les revendications sont bien légitimes (puisque déjà soulevées de notre côté il y a quelque temps) nous en déplorons la forme.

Il y a 3 mois nous appelions à une intersyndicale sur ces mêmes problématiques, restée lettre morte.

Sur le fond :

Depuis notre organisation tente actuellement de faire ratifier la LOI SURE et notamment l’article 7, ce qui permettrait :

Sur la forme :

Il est décidé seul d’un mouvement, de sa date ainsi que de ses revendications. Les autres OS sont conviés par la suite, ce n’est clairement pas une façon de faire pour rassembler que d’imposer ses choix.

Un mouvement national est lancé sans propositions globales, chaque établissement y mettant des revendications locales propres et dénuées d’uniformités.

Concernant les problématiques d’escortes grandissantes, il est aisé de dénoncer leur augmentation alors même qu’à Paris certaines organisations syndicales (l’Union Syndicale des Magistrats, alliés de l’Ufap-Unsa et majoritaire dans les tribunaux) votent contre l’intensification du déploiement de la visioconférence.

La ficelle est un peu grosse malheureusement. Ni même le SPS et la CGT n’adoptent cette tactique purement électorale de fin d’année.

FO Justice, seule organisation à proposer des solutions CONCRETES nationales, est en attente prochaine des décisions concernant la loi SURE.

Nul doute que si dans ce cas nos revendications n’aboutissaient pas FO Justice appellerait à manifester en ayant pris le soin en amont de contacter ses homologues dans l’intérêt de TOUS les personnels et non dans l’intérêt d’un sigle comme c’est le cas avec cette mobilisation.

Enfin si jamais il devenait réellement question d’un mouvement purement local, et non pour servir la soupe aux commandes nationales, FO Justice CP Caen Ifs est tout à fait prête à convenir d’une date afin de cibler ensemble les problématiques des agents du CP Caen Ifs.

L’intérêt collectif passe par une plateforme revendicative commune élaborée conjointement.

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : Sans la réduction des taches, l’ilotage devient la mort programmée des personnels !!!

La situation du CP de VLM atteint un point de rupture critique. Ce jeudi 23 avril 2026, entre 13h et 16h le personnel a été contraint de subir un ilotage généralisé en raison d’un manque flagrant d’effectifs.

Hormis le centre scolaire (fermé) nos collègues ont dû assumer l’intégralité des taches habituelles avec plus de 1000 détenus écroués. On demande aux agents de tout faire avec moins de bras. Chaque mouvement maintenu sans l’effectif prévu met l’agent en première ligne et en insécurité immédiate.

S’obstiner à maintenir l’ensemble des activités en mode ilotage ne relève pas de la continuité de service, mais d’une mise en danger délibérée. Une telle gestion condamne le personnel a l’usure professionnelle, a laccident de service et à la multiplication des arrêts de travail.

FO n’hésitera pas à agir si la sécurité des agents n’est pas garantie par un ilotage efficace ou une réduction adaptée de la charge de travail.

Nous demandons une réduction drastique des activités au profit d’un fonctionnement en mode ilotage. Dans cette configuration, seules les missions prioritaires doivent être maintenues, à savoir :

  • les urgences médicales
  • le maintien des promenades et des parloirs
  • la distribution des repas

Le reste doit être systématiquement annulé. Une note de service claire et actualisée doit indiquer précisément le protocole de dégradation des taches en cas d’effectif restreint. Un affichage doit étre mis en place en salle d’appel.

Les gradés doivent pouvoir donner des consignes identiques sur les missions supprimées.

Nous vous prions, madame la directrice, de recevoir l’expression du respect de notre section.

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Prison de Val-de-Reuil : L’unité pour de vrai !

Camarades,

Depuis trop longtemps, des collègues sont sanctionnés sur leur fiche de paye pour avoir refusé un rappel sur leur jour de repos. Des AB1 tombent. Des salaires sont amputés. Des familles en paient le prix.

Et alors même que la cérémonie d’investiture de notre nouveau directeur n’a pas encore eu lieu, la direction sanctionne déjà à tour de bras !

Le bureau local UFAP-UNSa Justice Val-de-Reuil a lancé jeudi 23 avril un appel à débrayage pour le lundi 27 avril, dans le cadre de leur mouvement national. Un mouvement qui n’a pour seul but que de donner de la consistance à un bilan en souffrance, et d’emporter nos revendications de terrain aux oubliettes dans une action non préparée.

Ce mouvement est basé sur des problématiques que personne ne peut nier, et qui sont le cœur commun de toutes les organisations syndicales. La surpopulation, le sous-effectif, et localement les retenues sur salaire liées aux rappels sur RH pour lesquelles FO Justice Val de Reuil se bat chaque jour en vous accompagnant dans les recours. Sans oublier la sécurité périmétrique pour laquelle NOUS nous battons depuis des années.

Camarades, nous ne pouvons pas laisser nos problématiques locales être DILUÉES dans un mouvement national qui n’a ni queue ni tête.

C’est pourquoi FO Justice Val de Reuil n’entrera pas dans ce mouvement.

Pas parce que le sujet ne nous concerne pas, il nous concerne plus que quiconque. Mais parce qu’il mérite mieux qu’un débrayage annoncé quatre jours à l’avance, sans suite, sans cadre, sans perspective.

Nos problématiques doivent être traitées comme il se doit !

C’est pourquoi nous appelons les représentants de la CGT, du SPS ainsi que l’UFAP UNSA Justice à travailler ensemble sur une planche de revendications commune lors d’une réunion intersyndicale à une date que nous déterminerons tous ensemble.

Tous ensemble, unis, montrons qu’à Val de Reuil le combat syndical se construit à plusieurs, pas à l’ombre d’un calendrier national d’un syndicat en perdition.

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Déclaration liminaire CSA I de la DI de Paris du 24 avril 2026

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les membres du comité social d’administration interrégional FO Justice Paris tient tout d’abord à saluer la qualité du dialogue social entretenu avec votre prédécesseur, un dialogue que nous avons toujours voulu nourri, franc et constructif.

Nous formulons le souhait que cette dynamique se poursuive dans la même logique d’écoute et de respect mutuel.

Nous souhaitons également la bienvenue au nouveau Directeur Interrégional, Monsieur Thierry ALVES, et espérons pouvoir inscrire nos échanges dans une continuité efficace, au service des personnels et du bon fonctionnement de l’institution.

Cependant, cette prise de fonction intervient dans un contexte particulièrement préoccupant.

La surpopulation carcérale atteint des niveaux critiques, tandis que le manque d’effectifs demeure une réalité quotidienne pour les agents. Ce double constat est aujourd’hui largement partagé, et ses conséquences sont lourdes : dégradation des conditions de travail, tensions accrues, perte de sens, et altération de l’environnement professionnel dans son ensemble.

Nous tenons à rappeler un principe fondamental : ce sont les magistrats qui prennent les décisions judiciaires, et l’administration pénitentiaire en assure l’exécution. Les personnels ne peuvent être les variables d’ajustement d’une politique pénale sur laquelle ils n’ont aucune prise.

Dans ce contexte, FO Justice Paris considère que bloquer les établissements pénitentiaires ne constitue pas une réponse durable aux problématiques structurelles que nous rencontrons. Les véritables leviers d’action se situent ailleurs. Il est impératif de faire entendre nos revendications auprès des magistrats et des responsables politiques, afin d’agir sur les causes profondes de la surpopulation carcérale et des carences en moyens humains.

Par ailleurs, nous constatons que l’UFAP et la CGT par manque de courage ou peur sont à la botte de certains syndicats de la magistrature USM et SM dans une stratégie purement électoralistes au détriment des personnels pénitentiaires.

FO Justice Paris restera pleinement mobilisée sans artifices et sans fard pour défendre les intérêts des personnels, exiger des moyens à la hauteur des missions confiées, et contribuer à un dialogue social exigeant mais constructif.

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ÉNAP Personnels : Stop à la maltraitance institutionnelle

FO JUSTICE – personnels ÉNAP alerte : les Risques PsychoSociaux (RPS) explosent à l’école ; tous les agents sont concernés : ANT, PA, PT, PS mais également certains cadres.

Les RPS sont des risques graves pour la santé mentale, physique et sociale, provoqués par les conditions de travail, l’organisation du service et les relations professionnelles, notamment lorsqu’une certaine hiérarchie impose une pression constante et injustifiée, voir tient des propos insultants.

Il est temps d’en parler et que chacun prenne ses responsabilités ! Surtout la direction locale qui est responsable de la santé de ses agents.

Depuis plusieurs mois, les conditions de travail au sein de l’ENAP suscitent de vives inquiétudes. Les RPS ne sont plus une fiction : ils s’installent durablement dans notre quotidien professionnel et affectent la santé, l’engagement et la dignité des agents.

LES RPS : CE N’EST PAS “DANS LA TÊTE” DES AGENTS :

La souffrance au travail n’est pas une fragilité individuelle. Elle est souvent la conséquence directe de décisions et de pratiques managériales non adaptées qui peuvent être impulsées par la direction locale.

LES AGENTS SUBISSENT AUJOURD’HUI ;

une pression permanente et des urgences imposées,

des objectifs irréalisables,

des ordres contradictoires,

du mépris, des humiliations, des remarques déplacées.

IL Y A DES CONSÉQUENCES IMPORTANTES pour ne pas dire GRAVES :

stress chronique, anxiété, épuisement professionnel,

troubles du sommeil, fatigue, douleurs,

perte de confiance, démotivation, isolement,

une souffrance éthique silencieuse : les valeurs professionnelles sont mises à mal ; fragilise les agents.

Lorsque les agents craquent et sont en arrêt de travail, cela n’est pas du hasard mais un réel SIGNAL d’ALERTE qui doit être pris au sérieux.

FO JUSTICE DIT STOP

La santé des personnels n’est pas une variable d’ajustement.

NOS EXIGENCES :

l’arrêt des pratiques abusives et maltraitantes,

une prise en charge réelle des situations de RPS,

des mesures concrètes de prévention qui passent notamment par la formation des cadres et des chefs de service sur les pratiques managériales car il faut le dire : la plupart des cadres et des membres de la direction de cette école ne sait pas manager et surtout se moque éperdument des personnels et de leurs conditions de travail.

La bienveillance ne semble pas faire partie du vocabulaire de cette école.

La définition du Larousse :

« Principe éthique fondamental, la bienveillance est une valeur morale qui implique de faire preuve de gentillesse, de solidarité, de soutien, d’écoute, de compréhension envers ceux qui en ont besoin. »

En milieu professionnel, ça se traduit par :

« Le management bienveillant est un mode de management qui valorise l’humain. La bienveillance au travail repose sur la valorisation du travail des collaborateurs. Ce mode de management consiste à prendre en compte les besoins de chacun des membres de l’entreprise. Leur bien-être est la priorité. En faisant preuve de reconnaissance envers les salariés, la société les valorise. Ils sont ainsi plus impliqués et ont une meilleure productivité. »

En conséquence, les RPS ont un réel impact sur l’organisation du travail : construction de contenu pédagogique, face à face pédagogique, réunion de travail, etc mais aussi sur l’école elle-même et l’image que cela engendre à l’extérieur des murs.

Vous ne pouvez plus vous cacher derrière votre petit doigt et vous devez agir rapidement et sanctionner les cadres (et tous personnels) qui auraient des comportements déplacés, qui favoriseraient les RPS.

Ce n’est pas quand un drame sera arrivé qu’il faudra agir, il sera trop tard et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

NE RESTEZ PAS SEULS :

Contactez vos représentants FO JUSTICE – personnels ÉNAP

FO JUSTICE – personnels ÉNAP accompagnera tout agent victime de RPS.

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Prison de Caen-Ifs : Agression MAH

Hier, le 23 avril 2026 aux alentours de 16h30 au 3eme étage de la MAH1, le détenu C. (bien connu sur notre structure) a agressé un personnel du centre pénitentiaire de Caen-Ifs.

Alors qu’il empêchait la fermeture de la cellule à l’aide de son pied, le brigadier-chef encadrant a tenté de le repousser à l’intérieur de celle-ci afin de mettre fin à l’incident.

C’est à cet instant que le détenu C. lui a assené un violent coup de poing au visage au niveau du nez.

L’agent sera conduit à l’hôpital afin d’effectuer des examens.

Ces derniers montreront que son nez n’est pas cassé, un rendez-vous ORL est pris sans urgence afin de s’assurer que tout est en ordre également de ce côté.

FO Justice condamne cette agression encore une fois gratuite à l’encontre d’un personnel.

FO Justice accompagne l’agent dans ses démarches et a d’ores et déjà saisi la Direction afin de mettre en place les dispositions nécessaires suite à son souhait de déposer plainte lors de sa reprise de service.

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue touché dans l’exercice de ses fonctions et lui apporte tout notre soutien.

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Guadeloupe : Appel à la mobilisation de l’UFAP du 27 avril, tout n’est que stratégie !

Chers collègues, chers camarades,

La situation au sein des établissements pénitentiaires de Guadeloupe est grave, voire chaotique.

Le manque d’effectifs, la surpopulation carcérale, la fatigue, la dégradation des conditions de travail, FO Justice Guadeloupe ne cesse de le crier haut et fort depuis très longtemps. Et ce à tous les niveaux !!! FO Justice Guadeloupe partage entièrement la colère des personnels pénitentiaires tous corps et grades confondus face au silence et au mépris de notre administration.

Les personnels sont à bout et tiennent encore l’établissement au prix de leur santé, de leur sécurité et surtout de leur vie personnelle.

Et l’Administration pense nous faire taire en nous proposant 6 agents pour Basse-Terre à la CAP de mobilité de juillet et 2 postes pour Bémao sur celle de septembre. Une misère, des miettes !! Donc aucune perspective sérieuse pour demain !!

Que dire de la surpopulation à laquelle nous devons faire face ? FO JUSTICE a proposé une règle simple et claire en travaillant sur l’article 7 du projet de loi SURE (Sanction Utile, Rapide et Effective) à savoir :

  •  Ne pas dépasser la capacité des établissements
  •  Fin des matelas au sol
  •  Instaurer une régulation carcérale en cas de seuil de critique

Mais lors du CSA Ministériel, ce même syndicat qui en 2018 nous a obtenu une paire de magnum et un gilet pare lame a refusé de valider ce projet de loi qui pourrait mettre en berne et stopper cette surpopulation carcérale. L’Ufap tient un discours ambivalent et induit les personnels en erreur : il veut des avancées mais refuse les éléments et les projets adaptés qui pourraient nous faire y parvenir (seulement parce que ces projets sont portés par FO JUSTICE) et par la même protège leurs partenaires (exemples flagrants : l’échec du choix d’Intérial, refus de la visioconférence).

FO JUSTICE avait lancé un appel à la mobilisation nationale en novembre 2025, pour les mêmes sujets qu’ils avancent aujourd’hui, ET ILS AVAIENT REFUSÉ.

FO Justice Guadeloupe partage entièrement le constat des vacances de postes, de la densité carcérale mais bloquer sans aucune stratégie ni solution claire ne servira pas à grand-chose !!!

FO Justice Guadeloupe l’a toujours dit, c’est ensemble que l’on peut aller loin et non tout seul !

FO Justice Guadeloupe n’a jamais eu la politique du « aujourd’hui je t’aime, demain je t’aime plus ».

FO Justice Guadeloupe ne laissera aucun personnel crever devant les portes ni à l’intérieur des murs car nous continuons et continuerons à nous battre pour toujours améliorer les conditions de travail des personnels (PS, PA, PT, CPIP, PJJ…).Il faut BLOQUER, OUI ! Il faut SE BATTRE, OUI ! Il faut SE FAIRE ENTENDRE, OUI !

Mais pas n’importe comment ! Ce n’est pas une excuse mais une RÉALITÉ. Face à l’administration, il faut être fort, ferme, efficace avec un projet structuré et fiable.

C’est la raison pour laquelle, FO Justice Guadeloupe ne s’associera pas à l’appel sur un coup de tête du secrétaire général de l’Ufap. Chers collègues de Guadeloupe, ce n’est pas une intersyndicale, c’est bel et bien un appel de l’Ufap national seul, sans concerter les autres organisations syndicales. Cependant, et comme d’habitude, les forces vives de FO et les sympathisants seront bien présents sur leur lieu de travail. Non pas en intersyndicale, mais par respect et soutien aux personnels.

Même si certains tentent déjà de nous faire passer pour des lâches ou autres… Nous ne sommes pas dans une mobilisation démagogique à l’approche des élections professionnelles. C’est tous les jours que nous sommes aux côtés des personnels et ils apprécient notre sincérité, notre accompagnement au quotidien, notre discrétion sur les dossiers, le combat que nous menons… notre professionnalisme tout simplement.

Pour finir FO Justice Guadeloupe entend certains fanfaronner en disant qu’il y a eu des avancés, qu’on est passé catégorie B, on ne peut que sourire et lui dire MERCI. Merci de reconnaître que FO JUSTICE est et a toujours été au travail pour l’ensemble des personnels. A coup sûr, celui-là doit avoir une carte FO JUSTICE cachée dans son tiroir pour nous faire des éloges !

Jamais FO Justice Guadeloupe n’utilisera la souffrance morale et physique des agents à des fins populistes et électoralistes.

Et de toutes façons, comme dit le dicton : « les aigles volent seuls, les pigeons volent en groupe ».

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