Camarades,
Depuis trop longtemps, des collègues sont sanctionnés sur leur fiche de paye pour avoir refusé un rappel sur leur jour de repos. Des AB1 tombent. Des salaires sont amputés. Des familles en paient le prix.
Et alors même que la cérémonie d’investiture de notre nouveau directeur n’a pas encore eu lieu, la direction sanctionne déjà à tour de bras !
Le bureau local UFAP-UNSa Justice Val-de-Reuil a lancé jeudi 23 avril un appel à débrayage pour le lundi 27 avril, dans le cadre de leur mouvement national. Un mouvement qui n’a pour seul but que de donner de la consistance à un bilan en souffrance, et d’emporter nos revendications de terrain aux oubliettes dans une action non préparée.
Ce mouvement est basé sur des problématiques que personne ne peut nier, et qui sont le cœur commun de toutes les organisations syndicales. La surpopulation, le sous-effectif, et localement les retenues sur salaire liées aux rappels sur RH pour lesquelles FO Justice Val de Reuil se bat chaque jour en vous accompagnant dans les recours. Sans oublier la sécurité périmétrique pour laquelle NOUS nous battons depuis des années.
Camarades, nous ne pouvons pas laisser nos problématiques locales être DILUÉES dans un mouvement national qui n’a ni queue ni tête.
C’est pourquoi FO Justice Val de Reuil n’entrera pas dans ce mouvement.
Pas parce que le sujet ne nous concerne pas, il nous concerne plus que quiconque. Mais parce qu’il mérite mieux qu’un débrayage annoncé quatre jours à l’avance, sans suite, sans cadre, sans perspective.
Nos problématiques doivent être traitées comme il se doit !
C’est pourquoi nous appelons les représentants de la CGT, du SPS ainsi que l’UFAP UNSA Justice à travailler ensemble sur une planche de revendications commune lors d’une réunion intersyndicale à une date que nous déterminerons tous ensemble.
Tous ensemble, unis, montrons qu’à Val de Reuil le combat syndical se construit à plusieurs, pas à l’ombre d’un calendrier national d’un syndicat en perdition.