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Prison de Ducos : Conditions de travail, une situation critique

« Une population pénale en hausse et des effectifs en baisse : un déséquilibre dangereux. »

La surpopulation carcérale a un impact direct sur les conditions de travail des personnels pénitentiaires.

Surcharge de tâches, stress, insécurité et perte de sens du métier sont devenus le quotidien des agents.

La surpopulation pénale, les matelas au sol et le manque d’effectif ne sont malheureusement pas des situations nouvelles.

Cependant tant que nous serons dans l’incapacité à résoudre ces problématiques, il est impératif de ne pas aggraver une situation déjà critique par des dysfonctionnements matériels et par la ponction des agents de détention pour d’autres missions.

Postes non couverts = Mode dégradé= Manque d’effectif = Aucune mission supplémentaire.

Toujours ponctionner sur les agents de détention est inadmissible.

Travailler en mode dégradé avec une population pénale en hausse met en danger les agents comme les personnes détenues. Les postes doivent donc être tous couverts.

Si deux agents sont prévus sur l’organigramme, il est aujourd’hui encore plus essentiel qu’ils soient effectivement présents, notamment dans ce contexte de matelas au sol.

Face à cette situation, des solutions concrètes et immédiates doivent être mises en œuvre afin d’améliorer les conditions de travail des agents.

Planification Optimisée des mouvements de détenus :

Regroupement des activités, planification des activités par blocs horaires, mettre fin aux demandes téléphoniques intempestives.

Privilégier des déplacements collectifs encadrés plutôt que des mouvements individuels multiples.

Force Ouvrière Justice demande l’ouverture de postes pour la détention lors de la prochaine CAP de mobilité, avec des effectifs à la hauteur des missions !

Force Ouvrière Justice demande la réparation urgente des cabines téléphoniques en cellule, afin de limiter les déplacements inutiles et de garantir la sécurité de tous.

Force Ouvrière Justice demande la fixation des téléviseurs dans les cellules, pour éviter leur détérioration et renforcer la sécurité.

Le syndicat LOCAL Force Ouvrière Justice-Toujours aux côtés des agents, pour la défense de leurs droits.

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DI de Toulouse : Stop au chaos, stop à l’absurdité

Le 09 avril 2026, FO JUSTICE alertait par voie de tract, que la situation était EXPLOSIVE et qu’elle se détériorait continuellement.

7500 détenus dorment à même le sol.

Nos établissements pénitentiaires accueillaient 200 détenus de plus par semaine.

Sur le ressort de la DISP de Toulouse, pour 2688 Places se sont 5450 détenus qui sont réellement hébergés.

Cette surpopulation carcérale nous amène à une densité sur les MA/QMA de 202,8 %

Pour exemple, les MA de NÎMES et MA CARCASSONNE jouent les 1ères places avec chacune 240 % de densité carcérale.

1207 détenus dorment à même le sol.

Le 10 avril, c’était 348 matelas au sol sur le CP de SEYSSES.

Les Centres de détentions atteignent quant à eux des taux d’occupation avoisinant les 100 %.

Pour FO JUSTICE, malgré l’augmentation constante de la surpopulation carcérale derrière les murs des établissements pénitentiaires, pas moins de 10 000 bracelets électroniques demeurent inutilisés.

Les conditions de travail sont désastreuses dans les couloirs des détentions françaises.

Le nombre d’extractions judiciaires est complètement démesuré.

La SÉCURITÉ des agents à l’intérieur comme à l’extérieur est TOTALEMENT BAFOUÉE !!!

L’UISP FO JUSTICE Toulouse dit STOP

STOP aux MATELAS AU SOL !

STOP aux EXTRACTIONS JUDICIAIRES NON ESSENTIELLES !

STOP AU MÉPRIS !

STOP À LA MISE EN DANGER DES PERSONNELS !

Devant cette gestion à l’emporte-pièce, devant cette surcharge de travail exponentielle, devant cette INSÉCURITÉ…

CE SONT LES AGENTS QUI S’ÉPUISENT ET QUI TOMBENT CHAQUE JOUR SOUS LES COUPS OU SOUS LA FATIGUE.

L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE EST TOUCHÉE PAR UNE RÉELLE PÉNURIE DE PERSONNELS POUR AUTANT ELLE NE PREND AUCUNE MESURE CONCRÈTE POUR ÉVITER L’ÉPUISEMENT ET LE DÉGOÛT DE SES AGENTS.

L’UISP FO JUSTICE Toulouse NE SERA PAS LE TÉMOIN SILENCIEUX DE LA CATASTROPHE QUI S’ANNONCE !!!

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Prison de Fleury-Mérogis : Drone, une situation qui dérive

Au CP de Fleury-Mérogis, encore des découvertes qui en disent long sur les évènements récents d’une réalité alarmante : des tentatives d’introduction d’objets illicites par drones qui se multiplient et se diversifient.

– Ce samedi 11 avril 2026, lors de la promenade isolée du D4, sur un terrain de sport vaste et insuffisamment entretenu, un drone crashé a été retrouvé.

– Le lendemain, le dimanche 12 avril au bâtiment D5 plus précisément au QER un drone a été retrouvé accroché sur le toit par une cordelette orange.

À leurs bords respectivement : « deux téléphones portables, près de 100 grammes de produits stupéfiant et une ficelle de 18 mètres pour le premier, et pour le second un téléphone portable, pas moins de 64 grammes de produits stupéfiant (52g de résines et 12g d’herbes de cannabis) » .

Des découvertes loin d’être anodines.

Car le nombre de ficelles de plus de 10 mètres se multiplient depuis plusieurs mois au sein de l’établissement.

Ce n’est plus un hasard et ce n’est plus un cas isolé.

Force Ouvrière Justice tire la sonnette d’alarme et s’interroge :

👉 Sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’un véritable trafic structuré au sein même de notre établissement ?

👉 Ces nouvelles méthodes sont-elles en train de contourner de plus en plus facilement les dispositifs de sécurité ?

👉 Ou, plus grave encore, s’inscrivent-elles dans des préparatifs de tentatives d’évasion avec livraisons d’armes ou d’explosifs ?

Par ailleurs, comment ne pas s’interroger également sur l’état de certaines zones, notamment ces espaces extérieurs vastes, peu entretenus et difficilement contrôlables, alors même que le contrôle de cette cour est déjà complexe au quotidien pour les personnels ?

Pendant ce temps, les constats se multiplient : Les saisies s’enchaînent, les méthodes évoluent…

Mais les moyens, eux, demeurent insuffisants.

Force Ouvrière Justice le dit clairement :

Les établissements pénitentiaires sont aujourd’hui sous pression constante des réseaux criminels, et les réponses apportées ne sont pas à la hauteur.

– Combien de découvertes faudra-t-il encore ?

– Jusqu’à quand ces signaux seront -ils ignorés ?

Force Ouvrière Justice exige immédiatement :

👉 des dispositifs anti-drones réellement efficaces,

👉 un entretien rigoureux et une sécurisation renforcée des zones sensibles,

👉 des moyens humains à la hauteur des enjeux,

👉 une réponse pénale ferme et dissuasive pour les auteurs.

Force Ouvrière Justice tient à saluer l’engagement sans faille des personnels du CP de Fleury-Mérogis, qui assurent, malgré les difficultés, la sécurité de l’établissement au quotidien.

Il est désormais urgent que l’administration prenne pleinement la mesure de la situation.

Force Ouvrière Justice ne laissera pas cette situation s’installer.

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Prison de Toulon-la-Farlède : Des “M.A” pleines comme un oeuf !

Le C.P de Toulon a un taux d’occupation de 124% qui pourrait faire croire que notre établissement serait mieux loti que d’autres.

Ce pourcentage de la surpopulation carcérale du C.P intègre des quartiers comme le CD et la SAS qui respectent le principe de l’encellulement individuel (principe de la Loi de 1875).

Nos Maisons d’arrêt (M.A.C & M.A.D) explosent la moyenne de suroccupation en atteignant une moyenne de 150 % soit près de 180 détenus de plus rien que pour ces 2 quartiers !

Le doublement des cellules ne suffisant pas, voilà que nous en sommes à près de 60 matelas au sol !

Sachez que la moyenne nationale de la surpopulation carcérale de nos M.A en France est de 137% !

Les M.A du C.P de Toulon sont donc dans une situation de crise majeure avec des taux qui affolent les compteurs et devraient nous alarmer.

Les Agents et l’encadrement de ces 2 maisons d’arrêt subissent toute la surcharge de travail induite et les nombreuses problématiques engendrées par cette situation carcérale à flux tendue.

Si le taux général du C.P est de 124%, il ne reflète pas la réalité vécue avec les 150% sur les Maisons d’arrêt !

Le surencombrement à pour conséquence de nombreuses tensions, de violences et d’insultes en détention.

Les Surveillant(e)s voient leurs conditions de travail et de sécurité se dégrader irrémédiablement à mesure que les détenus s’entassent sur les coursives.

Les violences entre co-détenus explosent, les C.R.I pour des violences verbales contre les Agents aussi !

Ceci étant dit, les 124 % de suroccupation du C.P impacte également de nombreux services(Greffe, comp-tabilité, vestiaire, BGD, USMP…) qui doivent toujours faire plus avec les mêmes moyens disponibles !

Ajoutez-y le sous-effectif de notre C.P avec ses 38 postes laissés vacants (pour – 36 Surveillants), les nombreux rappels, les heures supps à gogo et vous aurez une explication du taux d’absentéisme et de “burn out” de nos Agents !

A l’heure où nous devons participer au “Plan Interrégional de lutte contre l’absentéisme”, le bureau Local FO JUSTICE de Toulon a jugé bon de rappeler la situation actuelle du C.P de Toulon-la Farlède !

Les vacances de postes sont de fait un “absentéisme imposé” aux Personnels !

La surpopulation carcérale amplifie cette carence de moyens humains et matériels !

Le premier dysfonctionnement de notre Administration est de contraindre ses Personnels à travailler dans de telles conditions stressantes ! Le “taux d’absentéisme” des Agents … la conséquence directe !

LA SITUATION EST CRITIQUE !

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Prison de Fleury-Mérogis : La voix syndicale ne serait être baillonnée ?

Aujourd’hui, le constat n’est plus seulement clair : il est alarmant.

De plus en plus d’agents témoignent de pressions insidieuses dès lors qu’ils exercent un droit fondamental celui de s’adresser à leur syndicat.

Rien de frontal, rien d’assumé. Mais des signaux répétés, calculés : remarques déplacées, isolement progressif, changements d’attitude.

Une mécanique silencieuse destinée à faire taire.

Ce climat n’est pas anodin. Il est inacceptable !

Car derrière ces pratiques se joue un principe essentiel :

La liberté syndicale et la liberté d’expression.

Des droits conquis de haute lutte, au prix de combats collectifs contre l’injustice, l’arbitraire et les abus de pouvoir. Des droits qui ne se négocient pas. Des droits qui ne se contournent pas.

Aller voir son syndicat ne saurait souffrir d’aucune remarque désobligeante !

C’est un droit.

C’est une protection.

C’est une nécessité.

Les syndicats existent précisément pour rompre l’isolement, pour porter la voix des agents et pour défendre chacun face aux dérives. Attenter à cela, même de manière indirecte, revient à fragiliser l’ensemble du collectif de travail.

Nous le disons fermement : aucune pression, qu’elle soit ouverte ou déguisée, ne sera tolérée.

Force Ouvrière Justice appelle à une vigilance collective et à une réaction sans ambiguïté.

Ceux qui tentent d’intimider doivent savoir que notre organisation réagira en usant tous les leviers dont elle dispose pour faire vivre l’essence même de notre combat au quotidien.

Les collègues qui hésitent doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls.

Force Ouvrière Justice met en garde contre ses dérives qui semblent être contagieuses.

La liberté syndicale n’est pas une faveur.

C’est un droit fondamental. Et nous le ferons respecter.

A bon entendeur !

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Formation des Techniciens à l’ENAP : Victoire de FO Justice

Suite à notre lettre ouverte du 19 Mars 2026, l’École Nationale de l’Administration Pénitentiaire a finalement renoncé à imposer une semaine d’immersion à Paris aux stagiaires Techniciens, notamment en informatique.

En effet, cette organisation, que nous avions fermement dénoncée, aurait contraint les agents à supporter eux-mêmes des frais importants pour une formation pourtant obligatoire, dans des conditions totalement déconnectées de la réalité .

Grâce à l’intervention de FO Justice, cette mesure injuste est abandonnée !

La semaine d’immersion sera remplacée par une formation en visioconférence, complétée par une phase pratique directement sur site à l’ENAP, sans coût supplémentaire pour les stagiaires. Désormais, ce sont les formateurs qui se déplaceront, et non les agents en formation.

Cette décision confirme la pertinence de notre alerte et démontre l’efficacité de notre action syndicale.

FO Justice a su défendre concrètement les intérêts des Personnels en empêchant une situation financièrement inacceptable pour des agents en début de carrière.

FO Justice restera toutefois vigilant et demande que cette problématique soit anticipée pour les prochaines promotions, afin d’éviter toute réédition de ce type de situation. Il est impératif que cette mesure soit pérennisée.

Cette avancée est le résultat d’une mobilisation collective forte !

Elle rappelle que l’engagement de FO Justice permet d’obtenir des résultats concrets au service de tous les Personnels !

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Prison de Caen-Ifs : Tentative d’évasion au bloc opératoire évitée de justesse

Ce vendredi 10 avril 2026, l’équipe ELSP est déclenchée afin de récupérer une détenue au CHU de Caen.

À leur arrivée, un premier constat alarmant est fait. La détenue A, n’est pas en chambre carcérale, contrairement aux informations transmises.

Après vérifications, les agents la localisent finalement aux urgences, allongée sur un brancard, contentionnée… mais sans aucune surveillance, alors même que cette détenue est parfaitement connue pour son comportement agité, instable et imprévisible.

Face à cette situation pour le moins préoccupante, les agents décident, par conscience professionnelle, de rester sur place.

Plus tard, alors que la détenue est prise en charge au bloc opératoire, les agents patientent dans un bureau à proximité, dans l’attente de son retour en chambre sécurisée.

C’est alors qu’aux alentours de 22h40, la situation bascule.

La détenue est aperçue en train de courir dans le couloir du bloc opératoire, entièrement nue, en direction de la sortie, dans une tentative manifeste d’évasion.

Grâce à la vigilance et à la réactivité immédiate des agents, celle-ci est interceptée in extremis avant de quitter le bloc opératoire.

Les agents procèdent alors à une maîtrise au sol, dans un contexte particulièrement tendu, la détenue étant agitée, désorientée et dangereuse.

Le corps médical, pourtant présent, n’avait pas anticipé ni détecté la situation à temps.

La détenue sera finalement maitrisée, sécurisée puis réintégrée en détention dans la nuit.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à saluer le professionnalisme, la vigilance et l’engagement exemplaire des agents ELSP, qui ont su éviter une évasion dans des conditions particulièrement dégradées.

Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige à la Direction de féliciter officiellement et comme il se doit les agents intervenants, à la hauteur de leur engagement et de la gravité de la situation qu’ils ont su maîtriser et le transfert de cette détenue.

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