Ce jour, vendredi 10 avril 2026, les agents se sont mobilisés dans le cadre d’un débrayage afin de dénoncer des faits graves( AGRESSIONS SUR PERSONNELS) et une dégradation continue de leurs conditions de travail.
FO JUSTICE SEYSSESa rappelé avec la plus grande fermeté les deux agressions récentes ayant visé des personnels féminins. Ces actes inacceptables rappellent l’urgence de garantir la sécurité de tous les agents sur leur lieu de travail. Nous exigeons des mesures immédiates et concrètes pour prévenir toute récidive. Il est clair que des TRANSFERTS doivent voir le jour et rapidement !
Par ailleurs, FO JUSTICE SEYSSESa également dénoncé l’incident survenu au QSL, qui vient s’ajouter à un climat déjà fortement dégradé.
Les agents expriment aujourd’hui une colère profonde. Ils sont, selon leurs propres termes, « remontés comme des coucous » face à la multiplication des tâches qui leur sont imposées, sans moyens supplémentaires ni reconnaissance adaptée. Cette surcharge de travail impacte directement leur santé, leur sécurité et la qualité du service rendu.
Face à cette situation, FO JUSTICE SEYSSESdemande :
La mise en place urgente de mesures de protection renforcées pour les personnels.
Des transferts suite aux diverses agressions ou incidents.
Un arrêt immédiat de l’accumulation des tâches sans moyens adaptés.
L’ouverture d’un dialogue social sérieux et constructif.
FO JUSTICE SEYSSESrestera mobilisé et vigilant quant aux suites qui seront données à ces revendications.
FO JUSTICE SEYSSEStient à exprimer sa plus vive indignation suite à l’incident survenu le 7 avril 2026 au sein de l’établissement. Lors du retour de promenade vers 16h30, un détenu a refusé d’obtempérer aux injonctions d’une brigadière chef encadrement lui demandant de se soumettre aux contrôles réglementaires. Face à ce refus, et dans le cadre de son intervention professionnelle, notre collègue a été violemment bousculée, chutant au sol.
Cette agression caractérisée, totalement inadmissible, s’inscrit une fois de plus dans un climat de tension et de violence quotidienne que subissent les personnels pénitentiaires.
FO JUSTICE SEYSSESrappelle que :
Les surveillants ne sont pas des cibles,
Le respect de l’autorité pénitentiaire n’est pas négociable,
La sécurité des agents doit être une priorité absolue.
La découverte de produits illicites lors de l’intervention confirme, une nouvelle fois, les risques auxquels sont exposés les personnels dans l’exercice de leurs missions.
FO JUSTICE SEYSSESdemande à la direction locale :
Une réponse pénale ferme et immédiate à l’encontre de l’agresseur,
Des sanctions disciplinaires exemplaires,
Des moyens renforcés pour assurer la sécurité des personnels (effectifs, équipements),
Une reconnaissance concrète de la dangerosité du métier.
FO JUSTICE SEYSSESapporte tout son soutien à notre collègue agressée et reste pleinement mobilisée pour défendre les droits, la sécurité et la dignité de l’ensemble des personnels.
FO JUSTICE SEYSSESfélicite les agents qui ont mis à l’incident avec un professionnalisme qui n’est plus à démontrer.
FO JUSTICE SEYSSESreste à sa disposition si besoin.
FO JUSTICE SEYSSES reste et restera mobilisé pour défendre les droits, la sécurité et la dignité de l’ensemble des personnels.
Le 9 avril 2026, une délégation de la FGF-FO, à laquelle participait FO Justice, a été reçue par François GIQUEL, conseiller en charge de la fonction publique, du dialogue social et territorial auprès du cabinet du ministre.
À cette occasion, FO Justice a de nouveau porté plusieurs revendications majeures concernant les droits et la reconnaissance des personnels.
S’agissant de notre revendication portée de très longue date et rappelée dans la mesure 25 du protocole d’Incarville, relative au dispositif du « 1/5ème », FO Justice a réaffirmé ses exigences :
Le déplafonnement : permettre aux personnels de bénéficier de ce dispositif au-delà de la limite actuelle de 5 ans.
Le décloisonnement : ouvrir la possibilité d’acquérir ces droits après l’âge de 57 ans, afin de mieux prendre en compte les réalités de carrière.
Sur ces points, notre interlocuteur s’est montré attentif et a indiqué qu’il reviendrait vers les organisations syndicales après analyse.
FO Justice a également porté la question du paiement de la RAFP dès le départ en retraite des agents relevant de la catégorie active ou super-active, revendication essentielle pour garantir une juste reconnaissance des droits acquis tout au long de la carrière.
Par ailleurs, la délégation a abordé la problématique du cumul emploi-retraite, notamment pour les réservistes.
Il a été reconnu que la situation actuelle n’est pas satisfaisante, la loi n’ayant pas pris en compte les spécificités des corps à statut particulier, comme l’administration pénitentiaire. À titre de comparaison, les gendarmes ne sont pas concernés par ces restrictions.
Le conseiller ministériel a indiqué faire de ce dossier une priorité, avec l’engagement de lancer rapidement une expertise afin d’apporter des réponses concrètes. Il a lui-même exprimé son étonnement face aux incohérences existantes.
FO Justice restera pleinement mobilisé pour faire aboutir ces revendications légitimes et obtenir des avancées concrètes pour les Personnels !!!
Le 8 avril 2026, FO Justice Psychologue était reçu par le Secrétariat Général (SG) dans le cadre d’un groupe de travail multilatéral portant sur le corps des psychologues du Ministère.
En amont, l’administration s’était attachée à extraire des données statistiques, afin de dresser un état des lieux concernant les psychologues présents au ministère de la Justice. Nous saluons ce travail, qui permet de disposer d’une base réelle et concrète, et qui permettra de veiller à l’évolution de notre corps. Nous déplorons toutefois des imprécisions et inexactitudes, que le SG s’est engagé à corriger, comme il s’est également engagé à fournir d’autres données chiffrées sollicitées par notre organisation.
Un état des lieux, c’est bien joli… mais ça ne suffit pas !
Le constat est posé (il l’était d’ailleurs depuis bien longtemps par FO Justice Psychologue), il est maintenant urgent de prendre enfin des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et de rémunération des psychologues et assurer la fidélisation du corps.
Depuis 2 ans, FO Justice Psychologue interpelle le SG au sujet d’une injustice criante : pour accéder au grade « hors classe », qui comporte peu d’élus, les psychologues n’ont actuellement qu’un seul moyen : le tableau d’avancement.
En 2025, sur un corps qui compte plus de 850 professionnels, seuls 13 psychologues ont accédé à la grille « hors classe »! Soit un taux d’avancement de 9% des professionnels qui peuvent y prétendre… c’est très largement insuffisant !
FO Justice Psychologue n’a de cesse de rappeler que les carrières des psychologues offrent peu de possibilités d’évolution et qu’il est primordial d’augmenter le taux de promotion, comme c’est le cas pour d’autres corps.
Lors de cette réunion, le SG a annoncé être prêt à négocier un taux de 14%, volonté soutenue par
FO Justice Psychologue. Quelle ne fut pas notre stupeur d’entendre les autres organisations syndicales déclarer cela irréaliste et renoncer par avance !
À refuser que des demandes soient portées, il est évident que nous n’allons rien obtenir… Ce n’est pas la vision de FO Justice Psychologue !
En outre, FO Justice Psychologue insiste sans relâche sur la nécessité pour les psychologues de défendre leur carrière en leur permettant d’accéder à l’avancement par une seconde voie : l’examen professionnel. Ce à quoi le SG souscrit depuis maintenant 2 ans, se disant persuadé du bien-fondé de notre revendication.
Pour rappel, FO Justice Psychologue a interpellé le ministre à ce sujet en novembre 2025 et ce dernier a souhaité, dans la réponse qu’il nous a apportée, rendre cela possible dès 2026 :
« Parmi les évolutions que vous appelez de vos vœux dans votre courrier, je retiens votre souhait d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles aux agents par la création d’une nouvelle voie d’accès au second grade. Je n’y suis pas opposé sur le principe ; aussi vais-je saisir très rapidement le guichet unique d’une modification des textes règlementaires afin de pouvoir mettre en œuvre cette nouvelle voie de promotion dès 2026. »
Force est de constater que plusieurs mois se sont écoulés et qu’en dépit desengagements pris par le ministre, aucune proposition de modification du décret n’a été préparée par le SG.
Ce dernier n’a de cesse d’évoquer la longue temporalité dans la mise en place de cet examen professionnel après validation du décret pour l’accès au second grade (6 mois minimum), mais par son attentisme, il est seul responsable de cet immobilisme !
FO Justice Psychologueentend à ce que l’engagement pris par le ministre soit respecté. Sous NOTRE pression, le SG nous annonce vouloir soumettre un texte ce mois-ci afin de pouvoir prétendre à une application au 1 er janvier 2027.
FO Justice Psychologuenote, non sans étonnement, quecette inertiedel’administration n’inquiète pas les autresorganisations syndicales outre mesure ! Pire, elles se font le relais de cette lenteur et clamentl’urgence deralentir !
Cela reviendrait donc à perdre une année supplémentaire d’examen professionnel et, de fait, aucune augmentation du nombre de promus. C’est un comble quand on sait que nombre de psychologues ont de longues carrières à faire valoir !
FO Justice Psychologue a d’ailleurs rappelé sa force de proposition sur le sujet, puisque nous avions transmis un document de travail sur les modalités d’organisation de cet examen.
► À l’issue de ce groupe de travail, nous retenons les engagements du SG :
➢Nous présenter avant la fin du mois d’avril la proposition de modification de l’article 16 du décret, pour y inclure une seconde voie d’avancement par le biais d’un examen professionnel.
➢Défendre et négocier un taux de pro/pro de 14% (à minima).
Notre revendication est claire : plus de psychologues doivent pouvoir accéder ausecond grade chaque année, et ceux-ci doivent pouvoir défendre leur carrièrepour un avancement au 1er janvier 2027 via la seconde voie. Il ne s’agit pas d’une offrande accordéeaux psychologues, mais d’une réparation en vertu de l’abandon dont souffrenotre corps !
Psychologues, n’hésitez pas à nous solliciter, nous continuerons de défendre l’intérêt de tous les psychologues du ministère !
Ce mardi 7 avril 2026, un événement grave est venu illustrer une fois de plus le manque de considération pour la sécurité des agents au sein de notre établissement. Un détenu, connu pour sa fragilité psychologique, s’est automutilé. Face à cette situation, la direction n’a trouvé pour seule réponse que d’imposer des ouvertures de portes toutes les deux heures durant la nuit, exposant ainsi le personnel à de graves risques, alors que la cellule était dangereuse, maculée de sang et sous surveillance caméra.
Cette décision, dictée par le SMPR, montre à quel point notre établissement est sous la coupe de ce service.
La direction se contente d’exécuter leurs volontés, sans prendre en compte ni l’avis, ni la sécurité des agents pénitentiaires.
Le SMPR impose ses choix, reléguant l’administration pénitentiaire au rang de simple exécutante.
Nous ne sommes pas médecins, mais la sécurité du personnel ne saurait dépendre uniquement d’un avis médical ! Une hospitalisation était nécessaire, mais c’est la sécurité des agents qui a été sacrifiée.
FO JUSTICE DÉNONCE l’incapacité de la direction à défendre les intérêts et la sécurité de ses agents.
Plutôt que d’écouter le terrain, la direction préfère protéger sa CARRIÈRE et trouver des coupables en cas de problème grave, au lieu d’anticiper et de prévenir les risques.
FO JUSTICE CONSTATE une direction qui délaisse la gestion de la détention.
Le SMPR a pris le contrôle de l’établissement au mépris de la sécurité des agents.
Aucune fouille générale n’a été menée, alors que le trafic de stupéfiants explose et que les tensions augmentent ! Le même détenu est régulièrement intercepté avec des substances illicites lors des parloirs, mais rien n’est fait pour endiguer ce fléau.
FO JUSTICE RÉCLAME des vraies mesures :
Organisation immédiate d’une fouille générale
Distribution des traitements SMPR dans les étages, comme cela se fait dans tous les établissements de France
Respect de la sécurité et de l’avis des agents pénitentiaires sur toutes les décisions concernant la détention.
Qui dirige le CD du Port, Le SMPR ou l’administration pénitentiaire ?
Une CARRIÈRE qui avance, c’est positif. Des agents en sécurité, c’est ESSENTIEL.
FO JUSTICE EXIGE que la direction assume pleinement ses responsabilités et place la sécurité de tous au cœur de ses priorités.
La situation carcérale a franchi un seuil critique. L’accumulation constante de détenus dans les établissements pénitentiaires conduit à une dégradation continue des conditions de détention. L’entassement de détenus sans adaptation structurelle a pour conséquence directe une saturation généralisée des établissements, entraînant une multiplication insupportable des extractions et une mise sous tension permanente des personnels.
Avec plus de 7 500 détenus contraints de dormir à même le sol, des cellules sur- occupées accueillant souvent plusieurs fois leur capacité initiale, et des établissements qui atteignent et dépassent largement les 200 % d’occupation,
la situation devient chaque jour plus insoutenable. Dans le même temps, les dispositifs alternatifs restent largement sous-exploités.
Cette incohérence, c’est davantage de tensions en détention, c’est davantage de risque sur la voie publique, c’est chaque jour davantage de fatigue et d’épuisement pour les agents. L’organisation du travail se délite, les missions qui perdent leur sens, et l’institution s’enfonce dans une logique d’urgence permanente.
Quelles sont les réponses concrètes apportées pour réduire la pression en détention ? Parce-que dans le même temps, les extractions judiciaires explosent, les kilomètres sont parcourus inutilement, les moyens humains et matériels sont mobilisés à perte. Pendant que les agents s’épuisent, les ressources continuent d’être dilapidées.
Les solutions existent, les dispositifs alternatifs pourraient être mobilisés mais les aucune décision conjoncturelle n’est prise pour alléger durablement la charge pesant sur les établissements et leurs personnels.
Pendant que les agents s’essoufflent sous une pression constante, l’administration laisse la situation se dégrader pour le petit confort de certains magistrats plus attachés à leurs dogmes qu’à la sécurité des agents.
Les risques augmentent, aucune mesure n’est engagée !
L’UISP FO JusticeDijonappelle à la responsabilité et demande :
➢La fin immédiate des matelas au sol est indispensable et le recours aux alternatives à l’incarcération doit devenir effectif.
➢La limitation stricte des extractions judiciaires aux seules nécessités absolues est incontournable.
Il devient urgent de donner aux personnels les moyens d’exercer dans des conditions dignes et sécurisées, faute de quoi, la situation actuelle ne pourra que conduire à une rupture dont chacun devra assumer les conséquences.
La publication de la note de mobilité 2026 était attendue avec impatience par de nombreux agents. Malheureusement, l’impatience a rapidement laissé place à l’exaspération.
FO Justice CPIP constate, une fois de plus, que l’administration peine à fournir des outils et des moyens à la hauteur des enjeux cruciaux de la mobilité des agents.
Le “Bug” du rapprochement de conjoint
Un nouveau dysfonctionnement majeur bloque actuellement les demandes de rapprochement de conjoint. Il est techniquement impossible pour de nombreux collègues de renseigner les dates d’éloignement, une donnée pourtant cruciale pour le calcul des points par semestre d’éloignement et la reconnaissance de la situation familiale.
FO JUSTICE CPIP a immédiatement prévenu RH4 qui en retour nous a indiqué que c’était en cours de résolution, joignant un tableau de remonté des personnes et bugs à identifier. Le souci étant que le problème persistait encore récemment et que la date limite pour déposer sa demande de mobilité a été “gracieusement” décalée d’un jour seulement, soit le 09/04/2026.
Des dysfonctionnements de plus en plus récurrents
Depuis l’ouverture de la campagne de mobilité des CPIP, les remontées de terrain convergent : la saisie des vœux s’apparente à un véritable parcours du combattant. Les délais requis pour solliciter l’Assistante de
Service Social (ASS) sont déraisonnables, et l’absence d’envoi postal des notes et annexes pénalise lourdement les collègues en congé ou en arrêt maladie.
Par ailleurs, nous constatons de manière récurrente des remises en question sur la légitimité des demandes de mutation pour raison sociale.
Ces dernières s’accompagnent de freins injustifiés lors de l’ajout ou de la prise en compte des pièces justificatives fournies par les agents eux- mêmes. Nous avons même eu un retour inédit indiquant que le service RH en local refusait de prendre en compte les justificatifs fournis en annexe du formulaire de vœux.
Nous pensions naïvement que le devoir de confidentialité, inhérent au processus de mobilité, était un principe acquis par tous les acteurs des SPIP pour protéger les dossiers de nos collègues. Malheureusement, nous constatons que ce principe est désormais remis en cause : il est inacceptable d’invoquer le principe de confidentialité pour justifier le refus de réceptionner des documents pourtant essentiels à l’étude du dossier des collègues qui sollicitent leur mobilité.
FO JUSTICE CPIP comprend mieux pourquoi parfois, lors des bilatérales avec RH4, l’administration n’a pas un dossier complet in fine, voir pas de dossier du tout. Nous ne comptons plus le nombre de justificatifs que notre syndicat a dû fournir pour s’assurer de la bonne prise en compte de la demande d’un agent.
Imaginons un instant le sort des CPIP non représentés par une organisation syndicale comme la nôtre, soucieuse de chaque situation individuelle : combien ont vu leur mutation échouer à cause de ces dysfonctionnements récurrents ?
FO JUSTICE CPIP fait le même constat chaque année et pour cette raison et avant qu’il ne soit trop tard, nous vous conseillons PLUS QUE JAMAIS de vous faire accompagner syndicalement en vue de cette mobilité et plus largement tout au long de votre carrière.
Nous invitons donc ces mêmes collègues à nous contacter sans plus attendre via la boîte mail suivante : cpip@fojustice.fr
Chaque année depuis 2020, notre taux de réussite est en moyenne de 80% de collègues mutés après nous avoir saisi.
Une nouvelle fois, les faits viennent illustrer la réalité des trafics en détention, parfois révélée là où on ne l’attend pas : sur les réseaux sociaux.
Grâce à l’exploitation d’une vidéo publiée en ligne, les agents ELSP ont pu procéder à une fouille ciblée en MAH1, permettant une découverte significative.
Ont ainsi été saisis :
3 téléphones portables, dont 2 iPhones et 1 mini téléphone,
2 AirPods,
2 câbles de charge,
3 cartes SIM,
9 grammes de cocaïnes,
Ainsi qu’un cahier contenant de nombreux numéros de téléphone.
Ces éléments démontrent une nouvelle fois que certains détenus continuent à entretenir des réseaux actifs depuis leur cellule, en toute illégalité, et n’hésitent pas à s’exposer publiquement.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter les agents ELSP pour leur réactivité, leur sens de l’initiative et leur professionnalisme, qui ont permis cette saisie grâce à une exploitation intelligente de l’information.
Au travers de son article 102, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026 modifie en profondeur les règles de cumul emploi/retraite. L’objectif assumé du Gouvernement est de satisfaire une commande de la Cour des Comptes, laquelle estime que le cumul emploi/retraite contribuerait à abaisser l’âge de départ en retraite… ce qui est évidemment contraire à leurs objectifs.
Leur brillante idée est de réduire les bénéfices du cumul emploi/retraite, et donc d’en limiter drastiquement les possibilités. Et ceci pourrait bien avoir de très lourdes conséquences sur l’engagement de nos retraités dans la Réserve Civile Pénitentiaire.
➢ En effet, ces nouvelles règles ne tiennent pas compte de l’appartenance des personnels de surveillance à la catégorie « Super active ». Voici donc quelles pourraient être les conséquences pour les agents pensionnés à compter du 1er janvier 2027, qui souhaiteraient s’engager dans la réserve :
►Avant 64 ans : écrêtement intégral de la pension (à hauteur des indemnités perçues au titre de la réserve)
►De 64 à 67 ans : réduction partielle de la pension (à hauteur de 50% de la fraction des revenus d’activité dépassant un seuil fixé par décret)
Ces dispositions s’appliquent à l’ensemble des corps des personnels pénitentiaires.
Nul besoin d’être expert en mathématiques ou en finances pour comprendre :
Aucun de nos retraités n’acceptera de s’engager dans la réserve et de travailler « pour la gloire » !
Et la conséquence serait à la fois évidente et catastrophique :
La fin de la réserve civile pénitentiaire !
Ceci, alors même que l’Administration a un besoin presque vital de ses réservistes.
➢ Attention également à un second effet pervers : vu que la règle ne s’applique qu’aux agents faisant valoir leurs droits à pension à compter du 1er janvier 2027… il ne faudrait pas que soit observé un départ anticipé de nos futurs-retraités afin d’y échapper… là aussi ça serait catastrophique en l’état actuel de nos effectifs.
Mais FO Justice ne verse pas dans le fatalisme ni le renoncement, jamais !
Ainsi, tout n’est pas encore perdu… l’emploi du conditionnel ici n’est pas le fait du hasard, et FO Justicecompte bien peser de tout son poids pour éviter ce cataclysme annoncé.
Alors, depuis des semaines, FO Justicetravaille d’arrache-pied sur ce dossier. Nous avons saisi le DGAP, le Secrétariat Général du ministère de la Justice, le Cabinet du Garde des Sceaux, et nous avons été reçus, hier encore, par le Cabinet du ministre de l’Action et des comptes publics. Chacun de nos interlocuteurs a bien saisi les enjeux et s’est engagé à travailler à nos côtés pour faire aboutir notre revendication : une dérogation pour les personnels pénitentiaires.
FO Justice exige que soient prises en compte les spécificités des personnels pénitentiaires et que nos futurs réservistes bénéficient d’une dérogation à la nouvelle règle du cumul emploi/retraite, en conservant le bénéfice de l’intégralité de leur pension en plus de l’indemnité perçue au titre de leurs activités dans la réserve.
FO Justice vous tiendra informés des suites apportées à ce dossier brûlant !
La visite effectuée par FO Justice au tribunal judiciaire de Perpignan le 27 mars confirme une dégradation préoccupante des conditions de travail : manque d’effectifs chronique, surcharge de travail, malaise généralisé des agents et risques psychosociaux désormais avérés.
Sur le terrain, les constats sont sans appel. De nombreux collègues exercent leurs missions dans un climat de tension permanente. Ils dénoncent un encadrement parfois inadapté, un manque de considération et un sentiment d’injustice grandissant.
Certains agents travaillent aujourd’hui la peur au ventre !!!
Les arrêts de travail qui se multiplient ne relèvent pas du hasard. Ils sont la conséquence directe de conditions de travail dégradées qui portent atteinte à la santé des agents.
Continuer à ignorer cette réalité serait une faute.
► FO Justicele rappelle sans détour : un arrêt maladie n’est pas un problème, c’est un signal d’alerte. Le véritable problème réside dans des conditions de travail devenues inacceptables.
► Les causes sont connues et identifiées :
Un manque d’effectifs persistant.
Une charge de travail excessive.
Une pression hiérarchique forte.
Un manque de moyens et de reconnaissance.
Les conséquences sont déjà visibles : agents épuisés, services désorganisés, qualité du service public fragilisée.
Travailler ne doit jamais rendre malade. À ce stade, il ne s’agit plus d’améliorer mais d’agir.
►FO Justice exige des mesures immédiates, concrètes et à la hauteur de la situation !
À défaut de réponses rapides, FO Justice prendra toutes ses responsabilités et engagera les actions nécessaires pour faire cesser cette dégradation.
FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les agents et porter leurs revendications !