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DI de Lille : Vers une prise de conscience… ou pas !

Le renforcement de la sécurité des extractions assurées par les Équipes de Sécurité Pénitentiaire doit se poursuivre sans aucune faille, sans aucune hésitation, et sans aucun renoncement.

Depuis l’attaque d’Incarville, qui a coûté la vie à nos collègues Fabrice et Arnaud et blessé plusieurs autres personnels, l’administration centrale, sous la pression constante des revendications de FO Justice, fait évoluer, lentement, sa doctrine en matière de sécurisation des extractions.

Mais cela reste bien trop lent. Et surtout, bien trop insuffisant.

Les niveaux d’escorte sont, en théorie, évalués avec précision, en associant les établissements ainsi que les services de la DISP. L’enjeu est pourtant clair : protéger les personnels et adapter réellement nos dispositifs aux risques actuels.

Car oui, ces risques existent. Ils sont permanents. Ils progressent. Et ils s’intensifient à un rythme alarmant.

Nous ne pouvons plus rester enfermés dans une logique de minimisation du danger, de gestion comptable et de frilosité décisionnelle. Cette logique a déjà coûté la vie à deux de nos collègues. Les femmes et les hommes qui interviennent

chaque jour sur la voie publique sont exposés à des risques majeurs, parfois mortels. L’ennemi est identifié : la criminalité organisée. Face à cela, la réponse doit être à la hauteur, partout, et par tous.

C’est pourquoi FO Justice Hauts-de-France condamne fermement la décision prise par la DISP de Lille le 31 mars 2026 d’annuler le rehaussement d’un niveau d’escorte décidé par un établissement, à la suite d’une remontée d’information sensible transmise par un agent PREJ.

L’établissement avait, lui, pris la pleine mesure de cette alerte. Il avait agi avec sérieux, discernement et responsabilité. La préfecture du Nord avait elle-même validé cette modification du niveau d’escorte. Tous les acteurs concernés avaient donc su appliquer un principe simple : le principe de précaution.

L’objectif était clair : renforcer le dispositif d’extraction de l’intéressé par des moyens adaptés, notamment par le recours aux PMF-FSI.

Mais une nouvelle fois, ce signal a été balayé d’un revers de main. Car au final, dans cette DISP, il semble que certains considèrent que seule la décision administrative centrale compte, même lorsqu’elle va à rebours du terrain, du renseignement, du bon sens et de la sécurité.

Pour rester dans une logique purement comptable et dans une lecture minimaliste du risque, le DESP a maintenu une première extraction le 1er avril 2026 sans aucun renforcement du dispositif correspondant au niveau d’escorte initial.

FO Justice Hauts-de-France fait le choix de ne pas détailler publiquement ici le dispositif mis en place. Mais nous l’affirmons clairement : au regard du contexte, il nous apparaît insuffisant, inadapté, et même irresponsable.

Nous regrettons amèrement que la notion de dispositif « à minima » soit, chez certains, devenue synonyme de fonctionnement normal. C’est inacceptable.

Oui, nous faisons référence à l’emploi de nos collègues habilités ESR. Mais pas uniquement. C’est plus largement toute la chaîne de décision, toute la doctrine d’emploi, et toute la cohérence sécuritaire qui sont aujourd’hui en cause.

FO Justice Hauts-de-France exige que, dès la prochaine extraction, un dispositif réellement renforcé soit mis en œuvre, conformément à la doctrine d’emploi existante. Nous ne demandons rien d’extraordinaire.

Nous demandons simplement l’application de ce qui est déjà prévu.

Nous constatons également que l’engagement pris par la Directrice interrégionale, à savoir le recours aux ESR sur certains convois dès lors que cela est possible, n’est toujours pas respecté.

Alors une question simple se pose : qui décide réellement dans cette DISP ?

Avant d’aller revendiquer auprès de la DAP une extension de l’emploi de certaines compétences sur des niveaux d’escorte supérieurs, encore faudrait-il déjà appliquer sérieusement la doctrine actuelle…

Les personnels nont pas besoin de discours.

Ils ont besoin de cohérence.

Ils ont besoin de décisions courageuses.

Ils ont besoin de protection.

Et cela ne peut plus attendre.

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Tableau d’Avancement : Capitaine classe supérieure – Session 2026

FO Justice vous informe du lancement de la campagne d’avancement pour l’accès au grade de Capitaine Pénitentiaire de Classe Supérieure au titre de l’année 2026.

Le nombre d’agents à promouvoir s’élève à 26

Peuvent être promus au grade de Capitaine de Classe Supérieure du grade de Capitaine Pénitentiaire, au choix, après inscription sur un tableau d’avancement les Capitaines Pénitentiaires de Classe Normale ayant atteint le 6ème échelon de leur grade et justifiant de 3 ans de services effectifs dans leur grade.

En application des dispositions de l’article 50-III du décret 2023-1341 de la RÉFORME HISTORIQUE FO Justice, l’ancienneté acquise par ces agents dans le corps de commandement régi par le titre II du décret 2006-441 doit être prise en compte (agents de catégorie B ayant opté pour le reclassement dans la catégorie A du corps de commandement au 1er janvier 2024).

La publication des résultats interviendra à compter du 10 juin 2026.

Les agents seront promus le 1er janvier 2026.

Pour rappel, la promotion au grade de Capitaine Pénitentiaire de Classe Supérieure n’est soumise à aucune obligation de mobilité.

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Prison de Muret : Mépris, désorganisation, danger ! Stop, ça suffit ! FO Justice alerte

Aujourd’hui, les agents des Équipes Locales de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) du centre de détention de Muret tirent la sonnette d’alarme. FO JUSTICE MURET dénonce une situation devenue inacceptable, marquée par un manque flagrant d’anticipation, de moyens et de considération.

Dès l’ouverture du service, FO JUSTICE MURET constate l’absence totale de préparation sérieuse : aucun rendez-vous de travail, aucune concertation, une mise en place improvisée, loin des standards professionnels attendus. Cette inertie de la direction compromet dès le départ le bon fonctionnement du service.

FO JUSTICE MURET dénonce également des agents laissés pour compte, contraints d’assurer des missions d’extractions sans les équipements indispensables. Dans un contexte sécuritaire tendu, les personnels interviennent sans armement adapté, avec des gilets pare-balles périmés et des moyens de communication obsolètes.

Pour FO JUSTICE MURET, engager des agents sans sécurité est tout simplement inacceptable.

Le constat est tout aussi alarmant concernant les moyens matériels.

FO JUSTICE MURET souligne un parc de véhicules indigne : un véhicule inadapté aux extractions hospitalières, un seul véhicule léger et aucune solution de remplacement en cas de panne.

FO JUSTICE MURET exige des moyens cohérents avec les missions, notamment l’attribution d’un véhicule supplémentaire pour garantir une réelle capacité opérationnelle.

FO JUSTICE MURET dénonce également des blocages injustifiés en fin de journée, pénalisant l’équipe ELSP. En effet, celle-ci est maintenue au-delà de 16h10 en cas d’urgence médicale malgré l’absence des secours sur site, et nous demandons une limite de maintien fixée à 16h30, au-delà de laquelle l’équipe ne doit plus être bloquée.

FO JUSTICE MURET rappelle que les ELSP ne sont pas une variable d’ajustement, mais une unité spécialisée avec des missions précises : extractions, transferts, escortes, sécurisation intérieure et extérieure.

À cela s’ajoute une absence totale de reconnaissance du travail fourni.

FO JUSTICE MURET alerte sur des agents en poste fixe générant jusqu’à 30 heures supplémentaires par mois, sans prise en compte des contraintes ni des spécificités du service. Cet engagement mérite d’être reconnu à sa juste valeur.

Malgré un chef d’infrastructure responsable de l’équipe à l’écoute et engagé,

FO JUSTICE MURET constate que rien ne semble être entendu au niveau de la direction.

FO JUSTICE MURET exprime un ras-le-bol général.

FO JUSTICE MURET demande à la direction de lancer un groupe de travail afin que nous puissions apporter toute notre connaissance et que nous puissions œuvrer avec des équipements conformes et opérationnels, des moyens de matériels adaptés (véhicules et communication), une organisation claire, une écoute de notre direction et pour finir une véritable reconnaissance du travail des agents

FO JUSTICE MURET rappelle avec fermeté que le respect des agents n’est pas une option, tout comme leur sécurité.

FO JUSTICE MURET – Toujours aux côtés des agents.

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Prison de Nancy-Maxéville : Agression à l’UHSI reste sans réponse

Le mardi 31 mars 2026, le professionnalisme de nos collègues a une nouvelle fois été mis à rude épreuve lors d’une intervention à l’UHSI de Nancy.

Alors qu’un agent intervenait vers 10h50 pour faire cesser un tapage, la réponse de la personne détenue a été d’une violence inacceptable : insultes, menaces de mort caractérisées et agression physique.

Menaces de mort : « Fucking, je vais te tuer » .

Violences physiques : Prise au collet et agrippement violent au niveau de l’épaule.

Blessure : Notre collègue ressort de cette intervention avec une griffure au poignet, témoin de la lutte nécessaire pour se dégager de l’emprise de l’individu.

LA RÉPONSE DE LA DIRECTION ?

Envoyer un agent ELSP de Nancy pour constater si la situation nécessitait une mise en prévention.

L’encadrement de l’UHSI n’est-il pas apte à gérer ces situations-là ??

L’incompréhension des Personnels de l’UHSI ne s’arrête pas là…

La direction a décidé de faire raccompagner l’agresseur chez lui « tranquillement », comme si cela suffisait à effacer l’incident !

Aucun passage au quartier disciplinaire !!

Une situation qui n’est pas isolée…

Il y a 6 mois, lors d’une intervention similaire, un détenu s’était retranché dans sa cellule, armé d’une fourchette, menaçant les agents de prise d’otages et de mort…

Résultat : celui-ci avait été placé au quartier disciplinaire avant que la direction ne décide de le sortir et de le placer au quartier arrivants 2 heures après… avant son retour à son établissement d’origine.

Jusqu’à quand devrons-nous accepter l’inacceptable ? Ce n’est pas parce que nous portons l’uniforme que nous sommes des cibles mouvantes ou des punching-balls ! Derrière chaque agent, il y a un homme, une femme, une famille. Cette agression n’est pas un “aléa du métier”, c’est une dérive que FO Justice ne tolérera jamais.

FO Justice tient à saluer le sang-froid exemplaire des agents qui ont su faire face, malgré la tension.

FO Justice reste aux côtés de nos collègues dans toutes leurs démarches judiciaires. Ces actes doivent faire l’objet de poursuites pénales fermes !

FO Justice demande des sanctions disciplinaires à la hauteur de la gravité des faits et la mise en place en cellule disciplinaire systématique lors d’agressions.

FO Justice demande une audience avec la direction pour trouver des solutions afin d’éviter au maximum ce genre d’événements.

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Prison de Béziers : Nouvelle agression en maison d’arrêt, l’inacceptable devient quotidien

Ce jour, aux alentours de 11 heures, un agent a une nouvelle fois été victime d’une agression lors de la distribution des repas en maison d’arrêt.

Alors qu’une tension survenait en cellule, un détenu a adopté un comportement violent en projetant plusieurs assiettes en direction de la porte. Sous l’impact, ces dernières se sont brisées, entraînant la projection de débris qui ont atteint notre collègue au visage.

Malgré la brutalité et la soudaineté de la situation, l’agent a su garder son sang-froid. Il est parvenu à sécuriser les lieux en refermant immédiatement la cellule et en déclenchant l’alarme, évitant ainsi une aggravation des faits.

FO Justice CP Béziers tient à apporter tout son soutien au collègue blessé et lui souhaite un prompt rétablissement.

Cet incident, loin d’être isolé, s’inscrit dans une série préoccupante de violences qui se répètent jour après jour. Les personnels pénitentiaires sont devenus des cibles, exposés en permanence à des comportements agressifs, parfois pour des motifs dérisoires.

Il devient évident que la banalisation de ces actes est en train de s’installer. Cette situation est intolérable.

FO Justice CP Béziers alerte une nouvelle fois sur l’urgence de réagir. Les agents ne peuvent plus exercer leurs missions dans un climat aussi dégradé, sans réponses fermes et sans moyens adaptés pour assurer leur sécurité.

Il est impératif que des mesures concrètes soient prises rapidement afin de mettre un terme à cette spirale de violence. La protection des personnels doit être une priorité absolue, et non une option.

FO Justice CP Béziers restera pleinement mobilisé pour défendre les agents et exiger des réponses à la hauteur de la situation.

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Prison du Port : Non au sacrifice des effectifs en détention

L’administration veut créer des ELSP, mais pas question que cela se fasse sur le dos de la détention.

Les personnels travaillent déjà en sous-effectif chronique, avec des postes vacants non pourvus et des conditions de travail dégradées.

Ponctionner 4 agents de détention pour débuter la formation des ELSP est inacceptable.

Notre position est ferme :

 Tous les postes vacants en détention doivent être comblés.

 Le début de la formation ELSP doit se faire à minima avec 9 agents dédiés.

 Aucun agent ne doit être retiré de la détention pour cette formation.

Sans effectifs suffisants, il n’y a ni sécurité, ni conditions de travail dignes,

Et encore moins des missions assurées correctement.

FO JUSTICE EXIGE pour la prochaine CAP de mobilité :

  • Ouverture de 9 postes à minima pour le début de la formation ELSP.
  • Ouverture des 15 postes vacants en détention.

FO JUSTICE l’affirme clairement :

  • Si zéro poste en détention et seulement 5 postes pour les ELSP, il n’y aura pas d’ELSP.
  • Si zéro poste en détention et seulement 9 postes pour les ELSP, il n’y aura pas d’ELSP.

SANS POSTES EN DÉTENTION, IL N’Y AURA PAS D’ELSP.

Le respect des personnels passe par des moyens humains à la hauteur des missions.

La détention ne doit plus être la variable d’ajustement des réformes successives.

FO JUSTICE RÉCLAME le remplacement des 15 postes vacants en détention, la vie de famille n’a pas de prix, tout comme les conditions de travail. Les palettes sont déjà prêtes.

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Base PREJ / ÉRIS d’Aix : Danger grave et iminent

FO JUSTICE tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme !

Combien de temps faudra-t-il attendre avant qu’un drame survienne ?

Aujourd’hui, les agents travaillent dans des conditions indignes et dangereuses, alors même que l’administration semble se retrancher derrière des procédures judiciaires et assurantielles pour justifier son inaction sur certains points.

Si, pour certains sujets, l’urgence semble pouvoir attendre, ce qui est déjà inacceptable, pour d’autres, cela ne l’est absolument pas. Cette situation n’est plus acceptable !

LA RÉALITÉ SUR LE TERRAIN :

Fuites d’eau sur les câbles électriques, jusque dans le compteur risque d’électrocution

Bureaux inondés avec installations électriques au sol danger immédiat pour les agents

Odeurs nauséabondes persistantes conditions de travail dégradées

Double porte de sécurité HS sur un site avec armureries faille sécuritaire majeure

Morceau de plafond prêt à tomber accident imminent

Terrasse déformée, pavés soulevés risque de chute grave

Douches insalubres atteinte à la dignité et à la santé

QUE FAUT-IL DE PLUS ? UN ACCIDENT ? UN DRAME ?

La DI de Marseille compte-t-elle réagir avant l’irréparable ou continuera-t-elle à ignorer la sécurité de ses agents ?

FO JUSTICE EXIGE :

Une intervention immédiate pour sécuriser la base

Des travaux urgents sur les installations électriques et les structures dangereuses

La remise en état des accès sécurisés

Des sanitaires et douches conformes aux normes d’hygiène

LA SÉCURITÉ DES AGENTS N’EST PAS NÉGOCIABLE !

L’HEURE N’EST PLUS AUX PROMESSES. L’HEURE EST À L’ACTION.

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SPIP 62 – ALIP de Béthune : Mercredi 1er avril 2026

Le mercredi 1er avril 2026, une délégation FO JUSTICE, composée de représentants régionaux et départementaux, s’est rendue sur l’ALIP de Béthune, tant en milieu ouvert qu’à la maison d’arrêt.

Malgré le renfort de deux CPIP mis à disposition en milieu ouvert et d’une CPIP placée en milieu fermé, l’antenne demeure confrontée à d’importantes carences en ressources humaines.

D’une part, la maison d’arrêt fait face à une surpopulation significative, avec des vagues d’arrivées comparables à celles des établissements de grande capacité. Le flux constant de personnes détenues mobilise fortement le temps de travail des agents. À cela s’ajoutent des instances nombreuses et des échéances particulièrement contraintes, laissant peu de place à un exercice professionnel serein.

D’autre part, le milieu ouvert est lui aussi fortement engorgé. Le nombre de personnes placées sous-main de justice ne cesse d’augmenter, notamment dans un objectif de désengorgement des établissements pénitentiaires à l’échelle de la direction interrégionale. Le recours à la DDSE s’intensifie, y compris pour des profils parfois peu adaptés. Certains comportements inappropriés restent insuffisamment sanctionnés, en raison de marges de manœuvre limitées en matière de révocation. Le volume important de PPSMJ suivies impacte directement la qualité du travail des agents ainsi que leur bien-être au sein du service.

Dans ce contexte, il est demandé aux agents d’évoluer vers un mode de fonctionnement qui tend vers un mode « mixte » alors même que les personnels du milieu ouvert sont déjà sollicités pour venir en soutien au milieu fermé. Par ailleurs, la mise en place de groupes de travail est annoncée pour juin 2026 afin d’aborder cette « mixité » non avouée.

Ce calendrier interroge : la période estivale apparaît peu propice à une réflexion approfondie sur l’organisation du service.

Pourquoi ne pas avoir engagé plus tôt une réflexion collective sur ces problématiques, pourtant connues de longue date ?

Pourquoi attendre, alors même que l’antenne a déjà traversé des périodes de fortes tensions ?

Faut-il rappeler qu’une enquête sur les risques psychosociaux a été menée ?

Force est de constater qu’une logique de fonctionnement à marche forcée semble aujourd’hui privilégiée, sans réelle concertation avec les personnels ni avec les organisations syndicales.

Pourtant, il est indispensable d’engager une réflexion sérieuse sur des modalités d’organisation à la fois efficaces et adaptées aux réalités de terrain.

La note de service départementale relative aux seuils de criticité, actuellement en cours de rédaction et de validation, ne saurait constituer une réponse suffisante à elle seule. Si ce dispositif en mode dégradé permettra de clarifier ce qui peut, ou ne peut plus, être réalisé à partir de certains seuils, il ne saurait se substituer à une déclinaison locale. Les SPIP du département présentent en effet des réalités hétérogènes : une note unique ne pourra ni refléter l’ensemble des spécificités locales, ni garantir une lisibilité optimale pour les agents. Si cette note peut, en partie, être perçue comme une avancée — notamment en ce qu’elle vise à protéger les agents et à introduire davantage de souplesse pour mettre fin à une logique du « toujours plus avec toujours moins » — elle ne constitue qu’une réponse partielle.

Il convient de rappeler que cette politique du « pansement » est épuisante pour l’ensemble des personnels, tous corps confondus. Le véritable enjeu demeure celui des effectifs. Or, dans un contexte marqué par la diminution des promotions, il est difficile d’entrevoir une amélioration durable de la situation.

Dans ce contexte, il est légitime de s’interroger sur le fonctionnement de l’ALIP de Béthune dans les mois à venir, d’autant plus que l’antenne devra également faire face au départ à la retraite d’un ASE.

Il n’est pas acceptable que ce poste soit remplacé de manière ponctuelle par des agents différents, sans continuité, et que l’organisation locale repose de facto sur une seule personne.

Le ratio atteindra alors approximativement 1 ASE pour 180 personnes placées (au lieu des 50 PPSMJ/ASE prévu par les effectifs de référence).

Par ailleurs, plusieurs incertitudes majeures demeurent :

– Qu’adviendra-t-il de la CPIP placée ? Son affectation sera-t-elle pérennisée sur le milieu fermé ?

– Les CPIP actuellement mis à disposition pourront-ils être maintenus dans leurs fonctions ?

Autant de questions en suspens qui fragilisent fortement l’équilibre déjà précaire de l’antenne.

À ces difficultés structurelles s’ajoutent des conditions matérielles particulièrement dégradées :

– l’état très préoccupant de la maison d’arrêt de Béthune ;

– des fuites d’eau récurrentes et non résolues en milieu ouvert ;

– la présence d’une seule imprimante pour l’ensemble du service en milieu ouvert ;

– l’absence de sas sécurisé à l’entrée du milieu ouvert ;

– salle de réunion / action collective non sécurisé (problématique connue depuis l’installation de la nouvelle porte « sécurisée »)

Par ailleurs, à l’approche de la campagne ACT, des interrogations concrètes se posent. Le SPIP de Béthune doit-il financer de nouvelles tables extérieures afin d’accueillir les probationnaires sur

le temps de pause des actions collectives, au risque de détériorer davantage un matériel déjà limité ?

Ne serait-il pas plus pertinent de concrétiser enfin les engagements pris par l’ancienne direction départementale, notamment la mise en place d’une barrière permettant de limiter l’accès des publics afin qu’ils n’aient pas accès au garage à vélos réservé aux agents ainsi qu’aux équipements extérieurs financés pour l’usage des personnels ? De plus il n’y a aucune caméra extérieure à cet endroit donc les personnes qui entrent dans le domaine peuvent aller et venir autour d’une partie de la structure à leur guise. Qu’en sera-t-il en cas de dégradation d’un véhicule personnel ?

Notre équipe remercie les agents qui ont bien voulu échanger avec nous.

Nous remercions également la directrice présente en milieu fermé.

Nous avons cependant été étonnés de ne pas rencontrer la cheffe d’antenne sur l’un des sites.

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DI de Rennes : Nous n’oublierons jamais, soyez à la hauteur

Ce lundi 30 mars 2025, les agents devaient conduire un détenu bénéficiant potentiellement de soutien extérieur au tribunal.

Le transfèrement judiciaire de ce détenu placé en escorte 4, au vu des risques, nécessite donc l’appui de forces de sécurité lourdement armées.

D’ailleurs lors de son transfert le vendredi précédent les ERIS assuraient la sécurisation de la mission effectuée par l’ELSP.

Après des tergiversations les FSI se sont finalement déplacées et nos collègues du PREJ étaient accompagnés de 2 motards !!!

Aucun armement de dissuasion ou de riposte en cas d’attaque !!!

Si, comme nous l’entendons, l’ARPEJ avait connaissance de l’impossibilité des FSI d’assurer la sécurité des agents PREJ pourquoi avoir pris le risque de potentiellement les emmener à l’abattoir ???

FO Justice de la DISP Rennes s’indigne de la considération portée conjointement par l’ARPEJ et les Forces de sécurité à nos agents et à nos 2 collègues motards.

FO Justice de la DISP de Rennes exige que l’ARPEJ renonce à mettre en danger, en connaissance de cause, les personnels et qu’elle annule les missions lorsque la sécurité de tous ne peut pas être assurée.

FO Justice de la DISP de Rennes s’indigne qu’après la tragédie d’Incarville l’Administration persiste et oublie.

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Formation spécialisée du CSA SPIP : Séance du 31-03-2026

La Formation Spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail (FS) du CSA des SPIP s’est réunie le mardi 31 mars 2026. L’ordre du jour portait sur des enjeux majeurs : PAPRIPACT risque d’agression, plan national de lutte contre les violences, rapports du médecin du travail et de l’ISST, ainsi que les données des DUERP 2025.

Une victoire syndicale sur la méthode

Dès l’ouverture, FO Justice a porté un propos liminaire ferme pour dénoncer une approche déconnectée de la réalité de terrain :

« En préambule […] FO Justice souhaite exprimer une réserve concernant le point 3 […] relatif au PAPRIPACT : le risque d’agression. Si nous partageons l’importance de traiter la question des violences professionnelles, la méthode employée nous interpelle. […] Nous sollicitons le retrait de ce point afin qu’il soit soumis, au préalable, à un groupe de travail (GT) en multilatérale. Le focus du document présenté aujourd’hui est mis quasi exclusivement sur les agressions, omettant des pans entiers de notre réalité (les sujets des risques routiers et des RPS ne devant pas être traités avant les mois de juillet et septembre 2026 par la FS) :

L’oubli du risque routier : Nos missions nous imposent des déplacements permanents (VAD, permanences, enquêtes). Ce risque est totalement absent alors qu’il est un danger quotidien.

Le besoin d’une approche globale : Un PAPRIPACT doit couvrir la mobilité et l’isolement lors des interventions extérieures. »

Cette analyse a été partagée par l’ensemble des organisations syndicales présentes, qui se sont montrées unanimes sur un point précis : la complexité du sujet “risques d’agressions” ne permettait pas de trancher le dossier sans un travail de fond préalable en groupe de travail.

Recul de l’administration et ouverture de Groupes de Travail (GT)

Face à la pertinence de nos arguments et au soutien des autres organisations sur la nécessité d’un travail préparatoire, la DGAP a reconnu la légitimité de notre demande. En conséquence, des GT seront prochainement organisés en multilatérale sur les thématiques suivantes :

– Le risque agression.

– Le risque routier.

– Les Risques Psychosociaux (RPS).

Vigilance de FO Justice : Un PAPRIPACT est un tout !

Si nous saluons l’ouverture de ces concertations, FO Justice ne comprend pas la volonté de la DGAP de vouloir faire voter ce PAPRIPACT en trois points distincts. Nous rappelons qu’un Programme Annuel de

Prévention (PAPRIPACT) doit réglementairement être voté dans sa globalité pour garantir la cohérence des actions de prévention.

Autres points traités lors de l’instance

– Rapports d’activité : Présentation du rapport 2024 de l’ISST et du rapport du médecin du travail.

– Données Santé : Analyse des DUERP 2025.

– Informations diverses : Suivi des points bâtimentaires et du plan canicule.

FO Justice reste mobilisée pour que vos conditions de travail et votre sécurité en déplacement soient enfin prises en compte par l’administration !

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