Aujourd’hui, lors d’une mission ESR au retour de Lyon, un incident pour le moins inhabituel s’est produit.
À la sortie de l’autoroute, alors que le voyant de carburant était allumé et que le véhicule n’indiquait plus que 30 km d’autonomie, aucune décision n’a été prise par le Chef d’escorte pour prévoir un arrêt afin de faire le plein et poursuivre la mission dans de bonnes conditions.
Résultat :panne sèche à 500 mètres de la destination finale, obligeant les agents à dévier la circulation dans l’urgence.
L’escorte ESR a néanmoins pu ramener le détenu à bon port, avant de revenir sécuriser la situation jusqu’à ce que l’équipage PREJ puisse redémarrer et rentrer sur base.
Cet incident aurait pu être facilement évité.
Chaque décision prise en mission doit l’être dans le bon sens, avec, pour priorité, la sécurité des agents, du public et le bon déroulement de la mission.
Il n’est pas nécessaire de prendre des risques pour gagner cinq minutes sur une mission.
Cette fois-ci, l’histoire se termine bien.
Mais cela ne doit pas faire oublier qu’une situation évitable aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.
C’est avec une émotion non dissimulée (et une certaine incompréhension) que nous vous annonçons la réception de notre tout nouveau fleuron de l’automobile pour nos missions ESR et d’extractions judiciaires !!!
Oubliez vos vieilles exigences opérationnelles liées à la sécurité, à la rapidité et à la réactivité.
L’Administration Pénitentiaire a vu plus grand pour nous avec l’attribution d’un magnifique minibus de tourisme !
Afin que vous puissiez tous apprécier cette merveille de logistique à sa juste valeur, voici un petit tour d’horizon de ses qualités :
L’agilité d’un paquebot de croisière.
Pourquoi avoir un véhicule maniable pour s’insérer dans la circulation urbaine ou dans les accès étroits des tribunaux et centres pénitentiaires ? Ce modèle rallongé est parfait pour bloquer trois voies de circulation à chaque créneau. Un vrai bonheur pour la discrétion de nos missions !
Le salon “Classe Éco” indémontable.
Fini le coffre pratique et sécurisé ! Place à deux superbes banquettes arrière, particulièrement lourdes et impossibles à moduler rapidement. Parfait pour faire du covoiturage de masse, beaucoup moins pour gérer des détenus !
L’option “Ambulance clandestine”.
Cerise sur le gâteau, le véhicule est équipé d’une rampe pour Personnes à Mobilité Réduite (PMR). Bien sûr, nos effectifs ne disposent d’absolument aucune habilitation pour manipuler ce matériel ou encadrer ce type de transport. Mais rassurez-vous, l’improvisation est notre nouveau cœur de métier !
Face à un tel niveau de pertinence dans le choix de notre matériel, nous avons d’ores et déjà une idée brillante pour la suite. Selon nos sources, la prochaine commande de la flotte pour les PREJ devrait logiquement être composée de camping-cars !
Ce sera en effet l’évolution logique : un coin cuisine pour offrir un café chaud pendant les transfèrements à rallonge, une capucine pour que les collègues puissent faire une sieste pendant qu’on essaie de manœuvrer l’engin de 7 mètres de long devant la cour d’appel, et un auvent pour le côté convivial !
En attendant de percevoir nos futurs véhicules avec coin douche et antenne satellite, nous vous souhaitons bien du courage pour vos prochaine missions !!!
Ce jour, le 5 Mars 2026, notre organisation syndicale été reçu par la cheffe d’établissement ainsi que par la cheffe de détention.
Vous trouverez ci-dessous les différents points que nous avons évoqués au cours de ces 3 heures d’audience :
– Réfection des pics promenade et installation de caméras PTZ
Suite à notre demande formulée auprès de la cheffe d’établissement lors de notre dernière réunion bilatérale, une étude est actuellement en cours concernant l’installation de caméras PTZ dans les cours de promenade des bâtiments.
Ces caméras seraient pilotées à l’aide d’un joystick directement depuis les pics promenade, ce qui permettrait d’améliorer considérablement la visibilité et la gestion des incidents sur les cours. Des plans nous ont été présentés et nous sommes désormais dans l’attente de connaître le coût de cette installation.
Par ailleurs, un plan de rénovation des pics promenade est également prévu. Un ordinateur devrait également y être installé, comme nous le réclamons depuis plusieurs années.
– Seuils de criticité
Nous demandons l’ouverture d’un groupe de travail sur la mise en place des seuils de criticité au sein de l’établissement.
Le seuil de criticité permet de définir le niveau à partir duquel la situation de l’établissement ne permet plus d’assurer un fonctionnement normal et sécurisé des services. Il prend notamment en compte le nombre d’agents présents, les postes essentiels à couvrir, ainsi que les missions prioritaires à garantir.
La définition claire de ces seuils permettrait d’anticiper les situations de sous-effectif critique et de mettre en place des mesures adaptées (réorganisation des services, limitation de certaines activités, renforts éventuels), afin de garantir la sécurité des personnels, et le bon fonctionnement de l’établissement.– Installation d’arrêtoirs de porte au QEPEC
Nous demandons l’installation d’arrêtoirs de porte sur l’ensemble des cellules du QEPEC.
La note de la DAP relative au déploiement et à la doctrine d’emploi des arrêtoirs de porte au sein des établissements pénitentiaires précise que les UDV doivent être prioritaires dans leur installation.
Par ailleurs, les récents événements survenus au sein du CNE nous amènent à considérer que ce secteur devrait également être doté de ces arrêtoirs de porte, afin de renforcer la sécurité des personnels et d’améliorer les conditions d’intervention.
La cheffe d’établissement est favorable à notre demande. Une intervention régionale de notre organisation syndicale est également en cours sur ce sujet au niveau de la DISP.
– Installation d’un portique de détection au socio
Nous demandons l’installation d’un portique de détection au niveau du secteur socio-éducatif.
Pour notre organisation syndicale, il est particulièrement inquiétant que ce secteur n’ait jamais été équipé d’un portique, au regard du flux important de détenus qui y accèdent quotidiennement.
La cheffe d’établissement ne s’oppose pas à cette proposition, mais souhaite que celle-ci fasse l’objet d’une étude par le directeur technique avant de nous apporter une réponse concrète.
Par ailleurs, il nous a été indiqué que le Bagage X du QI/QD serait installé courant 2026.
– Situations UH
Au cours de ces dernières semaines, nous avons appris que deux gradés de l’UHSI quitteront prochainement leurs fonctions.
Face à l’absence de ressources en gradés, il était absolument intolérable pour notre organisation syndicale que des brigadiers-chefs ou majors de la filière expertise soient amenés à endosser le rôle de faisant fonction de gradé sans être volontaires, et que leurs plannings soient modifiés en conséquence.
Un consensus a toutefois rapidement été trouvé, plusieurs brigadiers-chefs et majors de la filière expertise s’étant portés volontaires afin de pallier les carences actuelles de l’administration. Nous tenons à les remercier pour leur sens des responsabilités et leur engagement.
Par ailleurs, leur planning annuel ne sera pas impacté, puisqu’ils continueront de suivre leur roulement actuel, comme nous l’évoquions depuis plusieurs semaines. Malheureusement, les éventuels renforts d’agents pour l’UHSI ou l’UHSA seront conditionnés aux résultats de la CAP de mobilité actuellement en cours. À ce stade, la cheffe d’établissement n’est pas en mesure de nous assurer l’arrivée de renforts au sein de ces deux structures.
Notre organisation syndicale remercie la direction pour l’audience qui nous a été accordée. Nous resterons néanmoins particulièrement vigilant quant au suivi et à la mise en œuvre de l’ensemble des sujets abordés lors de cette bilatérale.
Suite aux échanges intervenus hier et aujourd’hui concernant la situation des effectifs au CD de Joux-la-Ville, des précisions importantes ont pu être apportées à l’issue de nouvelles consultations avec les services compétents de l’administration centrale.
Dans un premier temps, la question s’est naturellement concentrée sur la CAP en cours et sur le nombre de postes susceptibles d’être ouverts à la mobilité. Toutefois, après examen plus approfondi par les services de la DAP et de la DISP de Dijon, il apparaît que la difficulté ne réside pas dans une fermeture ou non de la CAP.
En effet, une fois la situation apaisée au sein de l’établissement et le mouvement suspendu dans un esprit de responsabilité collective, la direction interrégionale a étudié avec bienveillance la possibilité d’augmenter encore le nombre de postes proposés à Joux-la-Ville.
Les vérifications effectuées avec les services compétents ont cependant mis en évidence qu’une telle mesure ne serait pas pertinente.
Compte tenu du jeu des tiroirs entre établissements et du nombre de candidatures susceptibles de rejoindre la structure, ouvrir davantage de postes aurait eu pour effet de déséquilibrer un autre établissement sans garantir leur pourvoi effectif. Dans ce cas de figure, des postes auraient pu être retiré ailleurs pour finalement rester vacants à Joux.
Dans ces conditions, il est apparu plus cohérent de concentrer l’effort RH sur les sorties d’école à venir, levier aujourd’hui le plus efficace pour renforcer durablement les effectifs.
La DISP de Dijon s’est engagée à défendre avec détermination les besoins du CD de Joux-la-Ville lors des arbitrages à venir. L’objectif est d’obtenir le maximum de sorties d’école possibles, notamment en personnels féminins afin de consolider le fonctionnement du quartier femmes en plus de renforcer les RH de l’établissement.
À ce stade, aucun chiffre précis ne peut être avancé, les fléchages définitifs n’intervenant qu’à l’issue de la CAP, dont le calendrier a été récemment modifié. Néanmoins, l’engagement pris est clair : Parce que les personnels de Joux la Ville ont su faire preuve de responsabilité, absolument tout sera mis en œuvre pour obtenir un renfort supérieur aux 2 personnels de plus évoquées. L’engagement pris dépasse les simples déclarations : la volonté affichée est d’obtenir un renfort significatif, supérieur aux revendications initiales.Il est important de souligner que ces éléments n’ont pu être consolidés qu’après consultation complète des services de l’administration centrale.
Les informations communiquées localement l’ont été au regard des données disponibles à cet instant et dans le cadre des compétences de chacun.
S’il y a eu incompréhension, elle ne procède ni d’un manque de volonté ni d’un renoncement, mais d’une évolution des éléments techniques au fur et à mesure des consultations.
Ce que personne ne conteste aujourd’hui, en revanche, c’est la réalité des tensions subies par les personnels de Joux-la-Ville et leur sens des responsabilités. La mobilisation a été ferme, mais elle a été responsable.
Elle a permis d’obtenir des engagements concrets et de replacer notre établissement au cœur des priorités RH, elle aura permis de remettre en lumière les besoins réels de l’établissement et de faire reconnaître, à tous les niveaux de l’administration, l’engagement et le sens des responsabilités dont font preuve les agents de Joux-la-Ville.
Dans cet esprit, la DISP de Dijon affirme sa volonté d’être à la hauteur de cet engagement en poursuivant activement les démarches nécessaires afin d’obtenir le maximum d’effectifs pour la structure dans les prochains arbitrages.
L’ensemble des acteurs reste attaché à poursuivre ce travail dans un climat d’échanges constructifs, au service du bon fonctionnement de l’établissement et des conditions de travail des personnels.
Prudents nous resterons malgré tout, attentifs à la concrétisation des engagements pris.
►À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes :
FO justice souhaite saluer l’engagement quotidien de toutes les femmes qui exercent au sein de l’administration pénitentiaire et, plus largement, du ministère de la Justice.
Qu’elles soient Personnels Administratifs, Surveillantes, Conseillères Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (CPIP), Psychologues, Personnels Techniques, d’encadrement ou intervenantes spécialisées, elles contribuent chaque jour au fonctionnement de nos institutions.
Leur présence dans des métiers exigeants, parfois exposés, souvent contraints, mérite reconnaissance, respect et égalité de traitement.
Pourtant, les inégalités professionnelles, les discriminations et les violences sexistes et sexuelles demeurent une réalité que nous ne pouvons ignorer. Les écarts de parcours, les freins à l’évolution de carrière, les stéréotypes de genre ou encore les situations de harcèlement constituent autant d’obstacles qui doivent être combattus avec détermination.
C’est dans cette perspective que FO justice rappelle l’importance de la prévention, de l’information et de l’accompagnement des personnels confrontés à des situations de discrimination.
Notre site Anti-Discrim s’inscrit pleinement dans cette démarche : il vise à informer sur les droits, orienter les agentes et agents, faciliter les démarches et contribuer à faire reculer toutes les formes de discriminations au travail.
L’égalité professionnelle et la lutte contre les discriminations ne sont pas uniquement des obligations réglementaires : elles sont une condition essentielle du respect des personnes, de la cohésion des équipes et de la qualité du service public rendu.
Le 8 mars ne doit pas être une simple date symbolique. C’est un moment pour rappeler notre engagement collectif à construire une administration plus juste, plus inclusive et plus protectrice pour toutes et tous.
FO Justice continuera à porter ces exigences, à accompagner les personnels et à promouvoir des actions concrètes pour que l’égalité devienne une réalité vécue au quotidien.
Il y a quelques semaines, FO JusticeNANCY alertait la direction sur les dérives constatées au sein du service des agents.
Malheureusement, nous constatons aujourd’hui que rien n’a évolué.
Suite à l’intervention de FO Justice, une tentative d’intimidation visant notre organisation a été commise par un proche d’un agent du service des agents.
À la suite de cet incident, un CRP ainsi qu’une demande d’explication ont été rédigés.
Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre que cette demande d’explication n’a jamais été remise à l’intéressé par la chefferie de détention.
Pour quelles raisons ? Par peur ? Par copinage ?
Pire encore, cette demande d’explications a été transmise au service des agents par un membre de la Direction, alors même que l’intéressé lui-même ne l’avait pas reçue.…
FO Justice tient à rassurer l’ensemble des personnels :
Nous ne nous laisserons jamais intimider, ni menacer.
Ces tentatives n’auront aucun effet sur notre détermination.
La peur ne fait pas partie de notre ADN.
Nous continuerons à défendre les personnels et à dénoncer les comportements déviants.
FO Justicene laissera ni le copinage ni la peur mettre la poussière sous le tapis.
FO Justice demande que certain membre de la Direction :
Cesse les pratiques consistant à botter en touche,
que tous les agents soient traités à la même enseigne,
et que les situations de copinage cessent immédiatement.
FO Justicerestera vigilante et continuera à défendre tous les personnels.
FO Justice, vous informe de l’ouverture de la sélection professionnelle des personnels des unités cynotechniques, session 2026.
► Elle concerne le recrutement au sein des fonctions suivantes :
Assistant cynotechnique
Conducteur cynotechnique
► Ouverture de la sélection à compter du mardi 3 mars 2026.
► La date de clôture des inscriptions est fixée au vendredi 10 avril 2026 (23h59 heure de Paris).
► Déroulement des épreuves :
► Épreuves physiques le mardi 16 juin 2026: au sein de la DISP de Paris.
► Tests psychotechniques, entretien avec le psychologue et épreuve d’entretien avec le jury le lundi 15 juin, du mercredi 17 au mercredi 24 juin 2026à la DISP de Paris
► Les inscriptions s’effectuent, dans un premier temps, par voie électronique sur le site APNET du ministère de la justice à l’adresse suivante : rubrique «ressources humaines» puis «recrutement».
Certificats médicaux : effectuées auprès de médecins généralistes agréés.
Le Mardi 5 mars 2026, lors d’une fouille programmée d’une cellule du bâtiment D1, des équipements pour le moins surprenants ont été découverts exposés tout naturellement sur une étagère : un véritable attirail de cuisine comprenant notamment un batteur, une cafetière et un mixeur.
Cette découverte interroge légitimement sur l’accumulation d’objets non autorisés en détention et rappelle l’importance fondamentale des contrôles réguliers.
Force Ouvrière Justice tient donc à rappeler la nécessité de procéder à des fouilles de cellule régulières ainsi qu’à des opérations de désencombrement, indispensables pour garantir la sécurité des personnels et le bon ordre au sein de l’établissement.
Ces actions permettent d’éviter tout cumul d’objets interdits ou détournés de leur usage, susceptibles de compromettre la sécurité en détention.
Force Ouvrière Justice restera vigilant sur le respect et l’application de ces mesures essentielles au maintien de la sécurité de tous.
FO Justice PJJ IDF OM avait déjà alerté la DIR IDF-OM en novembre 2022, au sujet d’agissements impliquant des violences internes par un cadre au sein de la DEPAFI, et au sujet d’indicateurs de risques psycho-sociaux (RPS) très préoccupants, suite à des saisines de nombreux agents du pôle. Aujourd’hui, le schéma de dysfonctionnement managérial se répète sans que des décisions satisfaisantes ne soient prises, et révèle une organisation managériale dysfonctionnant à tous les étages de la pyramide hiérarchique. Notre organisation syndicale lève le voile sur la situation gravissime d’agents de cette direction inter-régionale, très exposés aux RPS, qu’ils soient titulaires, contractuels ou alternants.
Un climat délétère et une souffrance au travail non traités correctement
La DIR IDF OM est aujourd’hui gangrénée par des dérives managériales qui minent le quotidien des agents. À la DEPAFI, la situation est devenue épouvantable : un climat social délétère, un management anxiogène, des humiliations répétées, de l’intimidation et une minimisation voire une invisibilisation des alertes. Une culture professionnelle ambiante de souffrance au travail inacceptable au sein de notre institution.
FO Justice PJJ IDF OM refuse de laisser cette situation perdurer.
Un traitement lamentable des agents
Depuis des mois, les signaux d’alerte se multiplient. Les témoignages s’accumulent. Les agents expriment leur détresse et leur anxiété.
FO Justice PJJ IDF OM a alerté dès novembre, mais aucune mesure sérieuse n’a été prise. Les agents décrivent une surveillance quotidienne via les outils électroniques comme Cisco Jaber, un mode de gestion des congés et des jours de télétravail par la pression, des réunions faites de mises en gardes et de menaces à peine voilées. Pendant ce temps, des responsables se réfugient derrière une communication de façade : des auto-proclamations de « bienveillance », des affiches malaisantes de Saint-Valentin placardées sur les portes prétendant défendre l’altruisme, la vantardise d’un projet de service très abouti, mais qui ne vaut rien s’il n’est pas accompagné dans la sérénité et qu’il traduit un mode de travail oppressant. Rien de tout cela ne remplace l’écoute, le respect et un traitement humain des professionnels. Des agents le disent : ils viennent travailler la boule au ventre, redoutent les réunions et voient leur santé se dégrader du fait notamment d’une hypervigilance.
Des comportements de cadres indignes de leur fonction à la DEPAFI
Les faits rapportés par des agents sont graves et incompatibles avec l’exercice de responsabilités d’encadrement. Un cadre, entre autres choses, se vante d’être surnommé «la teigne », menace « ceux qui parlent dans son dos » de représailles, il somme publiquement un agent d’« enlever le sourire de son visage » et il impose des règles de télétravail différenciées à son avantage au motif qu’il est cadre (flottant pour les cadres et fixe pour les agents, sauf quand il s’agit des besoins du service où les règles fluctuent à leur détriment). Ce même cadre, selon plusieurs témoins s’en prend à une professionnelle dans son bureau sur un ton inadapté, et outre cela, en entretien individuel, il interdit à ses agents d’évoquer son prédécesseur. Une autre cadre humilie un agent en fin de réunion en lançant de manière dénigrante «Alors papy a faim ? » devant ses collègues, elle utilise un alternant comme son sous-fifre pour recopier des notes illisibles à partir d’une photographie d’un tableau blanc, et ce alors même qu’il n’était pas présent à la réunion concernée, et elle prend position de manière péremptoire en faveur de son subordonné problématique en dépit des signalements et du passif évoqués par FO Justice PJJ IDF OM, qu’elle réfute malgré nos interventions antérieures. Une troisième cadre quant à elle minimise les faits en évoquant simplement des difficultés là où un danger a été signalé et une alerte effectuée, et elle réinterpréte aussi parfois les préconisations du médecin de prévention à sa manière et semble être une pratique non isolée. Et ce n’est là qu’une partie des éléments repérés, sachant que d’anciens agents font aussi abonder des témoignages qui vont dans le même sens. Et lorsque les agents osent parler ou quand ils questionnent des fonctionnements douteux, ils le disent : on les culpabilise, on les dissuade, on les décrédibilise, on se sépare d’eux, on leur fait des demandes d’explications etc…
Des risques psychosociaux majeurs qui devraient interpeller et alerter
Les indicateurs de souffrance au travail sont accablants : arrêts maladie multiples, déclarations d’accidents de service, plusieurs mentions au registre SST, préconisations de mi-temps thérapeutiques par le médecin de prévention, alertes et témoignages écrits, saisines syndicales, demandes de protection fonctionnelle, et ils sont tous explicitement liés à la souffrance au travail au sein de la DEPAFI. À la DIR, les RPS ne sont plus des risques psychosociaux : ce sont des Relations Pathogènes Subies. Les 6 critères Gollac de RPS sont réunis : pression au travail, exposition à la souffrance, manque d’autonomie, ambiance toxique, conflit de valeurs et insécurité au travail. Ils devraient préoccuper la DIR IDF OM qui ne semble pas prendre la juste mesure de la situation. La maltraitance institutionnalisée ne doit pas se développer.
D’autres dérives ont été identifiées au sein de la DIR IDF-OM :
FO Justice PJJ IDF OM, constate également le développement de risques psycho-sociaux importants au sein de la DIR IDF-OM lors des auditions conduites notamment par le bureau prévention, discipline et contentieux, car de nombreux agents qui ont été convoqués dans ce cadre témoignent avoir subi des entretiens insécurisants et maltraitants, sur un ton souvent méprisant, cynique, inquisiteur et menaçant.
FO Justice PJJ IDF OM rappelle que notre institution ne dispose pas d’une autorité judiciaire mais bien d’une autorité administrative qui ne doit pas être détournée de sa fonction initiale censée apporter des éclairages de manière neutre et objectivée.
Un discours de vérité de FO Justice PJJ qui dérange
La présence de notre organisation syndicale a pu être refusée alors qu’un agent demandait notre accompagnement pour un entretien où il ne se sentait pas en sécurité. Nos interlocuteurs ont pu refuser de retranscrire certains de nos propos dans les procès-verbaux d’auditions. Des comptes rendus d’entretien sont clairement lacunaires omettant des éléments essentiels portés par notre organisation syndicale, et d’autres au contraire ajoutent ou modifient des éléments d’une audition, ce qui est fortement questionnant.
La présence et le discours de vérité deFO Justice PJJ IDF OM semble gêner au sein de la DIR IDF-OM, mais nous nous disons tout haut ce que beaucoup subissent tout bas. Et nous resterons vigilants pour défendre les droits de tous les agents malmenés, sans relâche.
Une direction qui n’apporte pas de réponse satisfaisante
Au sommet de la DIR, la situation n’est guère plus rassurante : on minimise beaucoup, on temporise parfois et on invisibilise trop souvent. Les réponses sont inadéquates, insatisfaisantes et insuffisantes.
FO Justice PJJ IDF OM a été profondément choquée par la réponse inadmissible faite par le secrétariat général à notre alerte concernant une humiliation doublée d’un acte d’intimidation d’un agent par unresponsable, mettant en cause des lacunes professionnelles et l’apparence de la victime en écartant d’office toute responsabilité du supérieur hiérarchique, sans aucune mesure de protection et sans réaction de la direction. On questionne aussi l’attitude ambivalente du secrétariat général qui adopte parfois des positionnement ambigus ou ambivalents vis-à-vis de sa propre direction. En outre, du côté de la direction des agents sont renvoyés vers les mêmes personnes qu’ils dénoncent, pour être entendus par eux, ce qui est cynique. Et côté direction toujours, la seule réponse annoncée est une énième enquête « interne », dont l’objectivité interroge puisque ces cadres assument de se soutenir mutuellement malgré ce contexte anormal. Pendant ce temps, les agents restent exposés dans un système vicié et vicieux où la maltraitance s’installe.
La DIR, pourtant si prompte à suspendre des agents pour des faits bien moindres, laisse ici perdurer des comportements destructeurs et une recrudescence des violences internes au sein de différents pôles.
Quel exemple pour une direction qui se targue d’être à la pointe de la lutte contre les RPS !
FO justice PJJ IDF OM avait d’ailleurs été la seule organisation syndicale à claquer la porte d’un COPIL RPS de façade.
FO Justice PJJ exige des mesures immédiates
Notre organisation syndicale constate que des comportements et propos indignes sont aujourd’hui tolérés au sein de la DEPAFI. L’enquête interne n’est pas la solution. Une enquête interne ne peut constituer une réponse satisfaisante tant que subsistent des doutes sérieux sur son indépendance et sur sa capacité à garantir un traitement réellement protecteur pour les agents. En effet, le cadre principalement mis en cause a affirmé devant témoins avoir des appuis internes issus de son ancien territoire, aujourd’hui présents respectivement dans sa hiérarchie qui a fait son éloge malgré les multiples alertes de différents agents, et au sein des services des RH qui conduisent l’enquête. La prise en charge des risques psychosociaux est insuffisante et inadaptée. La responsabilité de la DIR est pleinement engagée. Si la DIR ne prend pas des mesures drastiques, rapides et protectrices, FO Justice PJJ IDF OM portera le dossier à l’administration centrale. La souffrance au travail n’est pas une variable d’ajustement. La dignité des agents n’est pas négociable. Il est temps que des décisions concrètes soient prises pour mettre fin à cette organisation institutionnelle maltraitante.
FO JUSTICE PREJ MURET est scandalisé par l’acte de propagande ayant visé les véhicules des personnels de la base aujourd’hui jeudi 5 mars 2026.
Au delà du fait que des journaux aient été déposés sur les véhicules, cela démontre surtout que les moyens de transports des agents sont connus ainsi que les plaques minéralogiques. Nous savons comment il est très facile une fois cette information connue de retrouver l’adresse postale liée à la voiture.
Pour FO JUSTICE PREJ MURET c’est inadmissible et cette propagande bien ciblée peut être assimilée comme un moyen de pression ou d’intimidation vis-à-vis des agents concernés.
FO JUSTICE PREJ MURET exige de l’administration qu’elle soit en mesure de protéger ses personnels à l’intérieur des murs comme sur le domaine.
C’est pourquoi, il est extrêmement urgent que le projet d’un parking sécurisé soit une priorité
L’administration détient la place nécessaire pour implanter une zone entre la CYNO et le PREJ. Ce parking est attendu depuis des lustres. Ça ne peut plus durer !!!
FO JUSTICE PREJ MURET alerte les autorités et l’administration sur cet incident visant les véhicules des agents.
Maintenant que nous sommes certains que les moyens de locomotions des personnels sont identifiés par ce groupe ANTI-PRISONS que faut il mettre en place dès demain pour que la sécurité des agents soit garantie ?
FO JUSTICE PREJ MURET demande qui sera responsable si une mésaventure devait survenir sur un des véhicules ? Évidemment le ou les coupables mais également l’administration qui n’aura pris aucune mesure pour mettre à l’abri un éventuel incident !!!
FO JUSTICE PREJ MURET se trouve dans l’obligation de rappeler qu’un groupe ultra- gauche a revendiqué des attaques de domiciles et de biens il y a quelque temps.
FO JUSTICE PREJ MURET exige que les véhicules puissent être stationnés dans l’enceinte aux abords des locaux du PREJ-ARPJ.
FO JUSTICE PREJ MURET exige que des dispositions soient prises dans les plus brefs délais afin que les personnels puissent bénéficier d’un parking sécurisé comme leurs collègues des autres PREJ du ressort de TOULOUSE.