Suite aux annonces de la politique de M. Darmanin contre le narco-trafic et les évènements du printemps dernier où des agents ont été attaqués parfois au sein même de leur foyer, l’importance de l’anonymisation des personnels de surveillance dans toutes leurs fonctions est de la plus haute importance.
Force est de constater que les recommandations du ministère de la Justice ne sont pas partout respectées comme à Béziers et maintenant nous voilà, sur notre établissement, confrontés à la divulgation des identités des agents.
Tout d’abord, la rétention d’informations de la part de la Cheffe de Détention avisée pourtant la veille dans l’après-midi est tout simplement révoltante et incommensurable dans la période que nous traversons.
Pire, l’affichage inapproprié d’une note de service sur un bâtiment ouvert (module de
Respect), à la vue de près de 200 détenus, démontre l’amateurisme du chef de bâtiment et la non prise en compte de la gravité de cette divulgation.
La mise en danger des agents cités sur cette note de service est plus qu’alarmante.
Ainsi, en début de semaine, un détenu suivi a menacé de représailles la Directrice adjointe et un surveillant en particulier. Pour préserver son anonymat, l’agent a renoncé à porter plainte afin de se protéger lui et les siens.
Il est purement intolérable que son nom ainsi que ceux de ses collègues puissent être révélés par un affichage intempestif.
Le Bureau local Force Ouvrière Justiceattend de la Direction que toute la lumière soit faite sur cet incident majeur et restera vigilant quant aux suites données.
Le Bureau local Force OuvrièreJustice réaffirme son soutien aux agents et se tient aux côtés de tous les personnels pour un accompagnement administratif et moral.
Le Bureau local Force Ouvrière Justice s’insurge sur le manque de considération apporté aux personnels de surveillance du CP de Mont-de-Marsan et veillera à ce que la peur ne change pas de camp.
Hier soir, une opération de fouille d’ampleur exceptionnelle a été menée au sein de l’établissement, avec la présence de :
Monsieur le Procureur Général
Le Directeur de cabinet du Préfet
Le Directeur Interrégional
Les ERIS et La Gendarmerie avec 2 équipes cynophiles
Et des agents VLM réquisitionnés en fin de service.
52 cellules ont été ciblées au 2emeB, au 2emeC ainsi qu’une cellule au 3eme
Les résultats sont saisissants :
1,2 kg de résine de cannabis
28 grammes de cocaïne
29 téléphones portables
1 lame de scie
1 lame en céramique
1 drone dans l’enceinte du CP
Ces saisies démontrent une fois de plus la gravité de la situation sécuritaire, les failles persistantes et les risques quotidiens auxquels sont exposés les personnels.
Les livraisons par drones se multiplient, l’administration doit prendre des mesures urgentes et exceptionnelles afin d’enrayer ce fléau.
UNE OUVERTURE CE MATIN SOUS HAUTE TENSION !
Ce matin, les agents étaient en grande difficulté à l’ouverture :
Manque criant de personnel
Un seul gradé posté à l’ouverture, au lieu de 2 gradés + 1 gradé au QD
Appel réalisé en îlotage
Aucun gradé au QD
Une ouverture clairement risquée et sous tension.
Si l’ouverture et l’appel se sont bien déroulés, ce n’est pas grâce à l’organisation et l’anticipation de l’administration, mais grâce uniquement au professionnalisme, au sang-froid et à l’engagement des agents. Des agents qui eux étaient présents jusqu’à tard dans la nuit et qui ce matin étaient à l’appel.
Pour FO VLM, cette situation aurait nécessité de mettre les moyens humains nécessaires afin d’assurer une mise en sécurité maximale des agents sur le créneau sensible de l’ouverture. L’encadrement aurait dû être appelés en renfort afin de soutenir les agents du matin face au caractère sensible et dangereux de la situation.
FO Justice DÉNONCE :
Le sous-effectif chronique
L’absence d’anticipation
La gestion improvisée des situations critiques.
FO Justice EXIGE IMMÉDIATEMENT :
Des renforts pérennes en personnels
Une présence systématique de l’encadrement sur les situations sensibles
Une organisation sécuritaire à la hauteur des risques
Le respect absolu des agents qui tiennent l’établissement à bout de bras.
La sécurité ne doit jamais dépendre uniquement du courage des agents ! Aucun agent ne doit être mis en danger par manque d’effectifs ou de commandement !
FO Justicerestera en vigilance permanente et n’hésitera pas à monter au créneau si la situation perdure.
Depuis le 26 novembre 2025, notre ministère a enfin, ou plutôt seulement, découvert que les cellules de ses établissements se sont transformées en véritable « drugstore » contenant plus de produits illicites, que de boîtes de RICORé légales.
Depuis, pour exaucer le souhait de notre ministère, les directions se font des cadeaux entre elles en prêtant leurs agents, par mont et par vaux, pour satisfaire la commande de « Noël » de tonton Gégé.
En effet, ce dernier, outrageusement outré de se rendre compte que, malgré les affaires révélées médiatiquement depuis de nombreuses années, nos pensionnaires continuent leurs trafics, menaces, commandes, préparation d’évasion et autres joyeusetés depuis leur location pénitentiaire, a décidé du coup d’éclat médiatique « des fouilles XXL ».
Ainsi, ce dernier a exigé que nos « taules » soient toutes fouillées avant la fin de l’année…
Enfin quelques cellules ou/et locaux de chaque établissement, faudrait pas non plus tout trouver pour ne pas démontrer la porosité sécuritaire de nos passoires pénitentiaires
Ce n’est pas comme si les budgets justice, plus bas que les pâquerettes, et les lois, insufflées par l’europe avant d’être mises en place par les gouvernements successifs pour rendre nos établissements pleins de droits pour nos « usagers du service public », ne permettent pas à nos hôtes de rentrer ou recevoir tout ce qui est illégal…Plus ou pratiquement plus de fouilles lors de contact avec des personnes extérieures, assouplissement des règles de contrôles sécuritaires lors de l’accès à l’établissement, pas de dispositif anti-drones et/ou portables, pas ou peu de sanctions pénales et très peu de condamnations disciplinaires lors de découverte de trafics en tous genres, etc…
Après tout, peu importe que les personnels soient fourbus d’heures supplémentaires, que la fatigue s’accumule et que les fêtes approchent, comme le laisse entendre notre direction locale…On peut déroger au droit du travail, les personnels sont sous statut spécial… Encore des heures à absorber par les larbins en bleus, malléables au bon vouloir de leur administration, qui en dehors de leur service ou en supplément d’un jour de service déjà programmé, voir travaillé, sont contraints de s’exécuter pour satisfaire la hiérarchie.
Alors arrêtons de satisfaire, en acceptant toujours tout et n’importe quoi, pour une administration qui n’a cure de la sécurité et risques psychosociaux de ses personnels sans un intérêt médiatico-politique ! Et si pour certains, il s’agit de mettre du « beurre dans les épinards » en cumulant toujours plus d’heures, plutôt que d’aller vous battre pour trouver et saisir ce que d’autres ont permis l’entrée, sachez que de nombreux rappels sont probablement encore à prévoir dans la hotte du père noël.
Dans le cadre des opérations de sécurité menées récemment au CP de Troyes–Lavau, plusieurs fouilles de grande ampleur (fouille XXL) ont été réalisées.
Des fouilles ont été conduites sur les bâtiments MA2, MA3 ainsi que sur le quartier Isolement, confirmant une fois encore la nécessité de renforcer les moyens et les effectifs pour assurer la sécurité de l’établissement et des agents.
Ces interventions ont permis la découverte et la saisie de plusieurs téléphones portables, des puces, ainsi que quelques grammes de produits stupéfiants.
FO Justice rappelle que :
Ces opérations, essentielles au maintien de l’ordre et de la sécurité, ne peuvent être efficaces que si les personnels disposent des moyens nécessaires
Le renforcement matériel et humain doit être une priorité absolue
FO Justice salue le professionnalisme des équipes mobilisées et continuera à défendre des conditions de travail dignes, sûres et respectueuses des missions confiées aux personnels pénitentiaires.
Comme le dit le vieil adage, mieux vaut prévenir que guérir FO justiceanticipe une hypothétique finalisation des travaux de la porte d’entrée principale.
C’est ainsi et en responsabilité que le bureau local demande la création de 6 postes supplémentaires correspondant à 1 agent journalier pour un total de 6 équipes œuvrant au sein du centre de détention.
Cette demande est d’autant plus justifiée que la décomposition des postes à la porte va s’articuler autour de deux agents portier et la création d’un POSTE SURVEILLANT SAS qui fera la navette entre les portiers et les entrées au portail de l’établissement.
Ajouter à cela les nombreux départs à la retraite qui n’ont pas été comblés suscitant une année 2025 riche en rappel en tout genre instituant un service lourd à supporter pour de nombreux agents ainsi que les probables missions judiciaires à venir des ELSP, n’en rajoutez plus la coupe est pleine…
FO justice a pour leitmotiv une vision global et l’intérêt de tous !!!
Le 4 décembre 2025 s’est tenu le CSA ministériel consacré à la présentation du projet de réforme statutaire des Directeurs des Services de Greffe (DSG), tel qu’issu des négociations du guichet unique.
Dès l’ouverture, un constat s’est imposé : la grille présentée ne correspond pas à celle inscrite dans le relevé d’engagements signé en juin par le ministère de la Justice et les organisations syndicales. Elle est nettement en retrait, tant sur l’échelonnement indiciaire que sur la durée des échelons.
►FO Justice a porté plusieurs amendements pour rétablir, la grille indiciaire telle que négociée et l’échelonnement prévu dans le relevé d’engagements.
Mais l’Administration a refusé d’y donner suite.
Certaines avancées existent mais elles ne compensent pas les reculs introduits, par le non-respect du relevé d’engagements signé par les organisations syndicales et le ministère de la Justice
Par rapport à la grille actuelle, la nouvelle grille CSAM permet un gain d’IM pour la plupart des agents, même si ce gain reste souvent symbolique. La réduction de la durée de certains échelons constitue une évolution positive, mais elle demeure modeste. Par ailleurs, le reclassement des directeurs hors classe n’apporte aucun avantage sur plusieurs échelons, et la grille HC reste peu attractive, à l’exception des échelons terminaux.
►Il convient malgré tout de relever deux améliorations, même si leur portée doit être relativisée :
La mise en place d’un avancement linéaire sur les échelons sommitaux de la hors classe, qui ouvre des perspectives nouvelles, mais limitées, pour ceux qui plafonnaient ;
L’accès aux échelons hors échelle B (HEB), qui rapproche la grille des DSG de celle d’un « petit A+ », sans toutefois atteindre pleinement le niveau attendu par la profession.
Le projet de texte prévoit également de reconnaître les fonctions supérieures d’encadrement et de direction exercées par les directeurs, une reconnaissance bienvenue mais encore insuffisante au regard des responsabilités réelles.
►FO Justice tient à souligner avec force un point inexplicable : L’UNSA et la CGT ont voté POUR ces projets de décret, alors même qu’ils ne reflètent pas les engagements signés conjointement avec les syndicats et le ministère. Comment ne pas sentir ce point comme une trahison après les beaux discours de certains ?
Le vernis craque et les masques tombent !
Ce choix interroge profondément. Comment valider des textes qui s’écartent explicitement du relevé d’engagements ? Comment se satisfaire d’une réforme affaiblie, alors que les directeurs attendaient une revalorisation réelle et cohérente ?
Comment cautionner une proposition qui ne tient que partiellement compte des responsabilités et du niveau d’encadrement des DSG ?
Ce vote favorable apparaît en totale contradiction avec les exigences portées collectivement lors de la négociation. Il traduit surtout une inquiétante facilité à se contenter de peu, même lorsque les engagements formels de l’État ne sont pas respectés.
►FO Justice, pour sa part, refuse d’avaliser un texte qui n’est pas conforme aux engagements écrits. C’est pourquoi notre organisation s’est abstenue, marquant clairement son refus d’un chèque en blanc donné à une revalorisation en demi-teinte.
En effet, la réforme est moins ambitieuse que prévue. Le coût annoncé par la DSJ s’élève à 2,9 M€, loin de l’enveloppe initiale de 4 M€. La différence, plus de 1 M€, a été absorbée par les mesures concernant les EDMJ et par la réduction du taux promus/promouvables, passé de 14 % à seulement 9 %. Là encore, l’écart avec les engagements initiaux est manifeste.
►Pour analyser les choses, FO Justice met à disposition :
Une comparaison de la grille actuelle et de la nouvelle grille (avec reclassement),
Trois graphiques comparatifs avec les Cadres Greffiers et Attachés,
Des projections de carrière pour mieux mesurer l’impact de la réforme.
FO Justice reste déterminé à obtenir une véritable revalorisation !
Conforme à sa ligne de conduite, FO Justice continuera à défendre les directeurs et leurs responsabilités, à exiger le respect des engagements signés et à revendiquer, dès 2026, une revalorisation indemnitaire d’ampleur, indispensable pour aligner le statut des DSG sur leurs fonctions réelles.
Les Directeurs des Services de Greffes méritent mieux !
FO Justice ne se satisfera jamais d’une réforme partielle ou d’engagements reniés.
La nuit du 04 décembre 2025, les personnels ont conduit une vaste opération de fouille à PLS, des saisies qui interrogent encore l’administration !
Secteur QI : 10 cellules fouillées → RAS et heureusement pour un QI.
Secteur QB1 (Respecto) – 25 cellules fouillées → 02 téléphones, 01 routeur, 05g de produits stupéfiants, nous demandons fermement que les intéressés sortent de ce secteur.
Secteur QH5 (Prévenus) – 20 cellules fouillées → 25 téléphones et des stupéfiants en quantité non négligeable
Ces saisies, encore nombreuses, confirment une circulation préoccupante d’objets interdits dans l’établissement. Elles révèlent une fois de plus les carences en moyens humains et matériels destinés à lutter contre l’introduction illicite dans les détentions.
Engagement des personnels & soutien aux consignes ministérielles
FO Justicetient à saluer les consignes récentes du garde des sceaux visant à remettre de l’ordre dans les prisons. Nous soutenons toute initiative qui renforce la sécurité et la sérénité au sein des établissements pénitentiaires.
Cependant, ces directives doivent impérativement s’accompagner de moyens à la hauteur des enjeux :
Des agents déjà sursollicités : au quotidien, ils assurent avec professionnalisme des missions complexes et exposées.
Félicitations à tous : leur détermination et leur efficacité ont permis le succès de cette opération.
Exposition quotidienne : les personnels sont en première ligne face aux trafics et aux violences. Ils méritent protection et reconnaissance.
Il ne suffit pas d’agir ponctuellement, c’est au quotidien qu’il faut leur donner les outils pour travailler en sécurité et en efficacité.
FO Justice exige :
✔️ Un renforcement conséquent des effectifs pour réduire la pression sur les agents.
✔️ Du matériel moderne et performant pour les fouilles et la détection (analyseurs de réseaux, scanners corporels, etc.).
✔️ Une politique claire, ambitieuse et suivie contre le trafic en détention, avec des moyens pérennes.
✔️ Une attention permanente aux conditions de travail et à la protection des personnels.
FO JUSTICE
➡️ Toujours aux côtés des personnels !
➡️ Toujours en première ligne pour défendre vos conditions de travail !
FO Justice est heureux d’informer l’ensemble des Personnels Pénitentiaires que la transformation de la Direction de l’Administration Pénitentiaire (DAP) en Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP) a été validée lors du CSA ministériel du 27 novembre.
Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er février 2026, selon le calendrier annoncé, constitue une évolution historique et la reconnaissance politique attendue depuis des années.
Lors du CSA-M, FO Justice a été le seul syndicat à voter POUR cette avancée. D’autres organisations ont, une fois encore, fait le choix de l’immobilisme et du refus catégorique, comme elles l’avaient déjà fait lors de la création des ERIS, la reprise des extractions judiciaires ou encore le passage du Corps d’Encadrement et d’Application en catégorie B. Leur opposition à la création d’une DGAP répond davantage à des logiques d’alliances avec des syndicats de magistrats, soucieux de préserver leur influence, qu’à la défense réelle des intérêts des Personnels Pénitentiaires.
Les récentes annonces du Garde des Sceaux concernant la création d’une Direction Générale des Services Judiciaires, destinée à renforcer le positionnement des magistrats, éclairent d’ailleurs ces postures syndicales. On peut légitimement se demander si ces mêmes organisations s’y opposeront, avec la même virulence. Mais, la réponse est évidente :NON ! Ce qu’elles refusent aujourd’hui aux Personnels Pénitentiaires, elles l’accepteront sans nul doute demain lorsqu’il s’agira des magistrats. Cette dichotomie démontre l’absence de ligne syndicale cohérente et l’importance que ces organisations accordent davantage aux équilibres internes de la magistrature qu’aux intérêts des fonctionnaires de ce ministère.
La création de la DGAP n’est pas une simple réorganisation : c’est une élévation stratégique du poids politique de l’Administration Pénitentiaire. Jusqu’ici dépendante du Secrétariat Général pour porter ses dossiers, elle pourra désormais intervenir directement dans les arbitrages nationaux, défendre ses positions auprès de la Fonction Publique et dialoguer d’égal à égal avec les autres acteurs de la sécurité intérieure.
Cette évolution place enfin notre administration au même niveau que la Police Nationale, dont la Direction Générale bénéficie depuis longtemps d’un accès direct aux discussions interministérielles. Le nouveau statut renforcera la capacité de l’administration pénitentiaire à obtenir les moyens, les évolutions statutaires et les améliorations organisationnelles indispensables à la modernisation de ses missions. Il constitue aussi un socle essentiel pour les évolutions futures : commandement central des ERIS, Police Pénitentiaire structurée et reconnue, etc.
FO Justice réaffirme que la naissance de la DGAP est une victoire stratégique pour tous les personnels. Elle donnera à notre administration les moyens de peser réellement dans les décisions nationales et d’obtenir des arbitrages plus favorables.
Plus que jamais, FO Justice appelle les agents à rejoindre une organisation libre, indépendante et apolitique, qui place l’intérêt des personnels au centre de son action et qui continue de démontrer sa capacité à obtenir des avancées majeures !