Depuis 2011 et notre rattachement aux SPIP, les Agents de Surveillance Électronique (ASE) ont prouvé au quotidien leur professionnalisme et leur engagement sur le terrain. Nos missions sont déjà lourdes, complexes et exposées (violences, menaces, sous-effectif chronique, outils et matériels défaillants…).
À l’issue de plusieurs groupes de travail initiés à la demande de FO Justice, une nouvelle fiche de poste ASE vient d’être validée par la DAP.
Malheureusement, cette fiche reste totalement déconnectée de la réalité que nous vivons chaque jour.
Parmi les nouveautés contestées :
L’ajout de la « transcription et transmission des demandes de modification d’horaires » des personnes placées, présenté comme une simple « option » par l’administration.
Sur le terrain, cela se traduira par une charge supplémentaire très importante, sans aucun moyen humain ou technique en plus.
FO Justice a dénoncé à plusieurs reprises cette vision théorique et irréaliste lors des comités sociaux (CSA).
Nous refusons que notre métier soit redéfini sans concertation réelle et sans prise en compte des conditions d’exercice actuelles.
Ajouter des tâches sans recruter de personnels supplémentaires et sans améliorer nos outils et nos conditions de travail est inacceptable et dangereux.
Nous invitons solennellement la DAP et la direction interrégionale à venir constater par elles-mêmes, sur nos services, l’écart abyssal qui existe entre la théorie et la pratique.
Et, pour celles et ceux qui viendraient, n’oubliez pas votre Tonfa Sageo : la sécurité n’est même plus garantie dans nos propres bureaux.
Les ASE ne sont pas prêts à accepter n’importe quelle évolution à n’importe quel prix.
FO Justice reste mobilisé et déterminé à défendre nos missions, notre sécurité et nos conditions de travail.
Pas de nouvelle fiche de poste sans moyens à la hauteur !
M. Jérôme NOBECOURT, Secrétaire général adjoint FO Justice
M. Jérémy JEANNIOT, Secrétaire interrégional FO Justice
M. Maxime ALBERTIER, Secrétaire interrégional FO Justice
A été reçue par le chef d’établissement adjoint et a pu échanger longuement avec les personnels.
Les points suivants ont été abordés avec la direction :
1. Agression grave du 3 septembre 2025
Une CPIP blessée au visage, un faisant-fonction brigadier-chef expertise touché à plusieurs reprises à la tête et au visage avec une arme artisanale, un surveillant brigadier toujours en arrêt de travail depuis cette date.
Les gradés n’étaient toujours pas équipés de PIE lors de cette agression : c’est inacceptable.
FO Justice exige la dotation immédiate en PIE pour notre établissement.
Les quatre agents victimes doivent être reconnus et récompensés pour leur courage.
Trois mois après les faits, rien n’a été fait.
Surtout, l’administration refuse encore de reconnaître l’accident de service pour l’un d’entre eux, qui va passer à demi-traitement. FO Justice demande la reconnaissance immédiate de l’accident de service et le maintien en traitement plein pour cet agent.
2. Hygiène et état des locaux personnels
Cuisine et chambres du personnel en très mauvais état. Un projet au titre des AMCT pourrait être porté régionalement.
Matelas usagés jusqu’à la corde ! FO Justice exige leur remplacement complet.
Chambres du personnel féminin situées dans les vestiaires femmes ! FO Justice demande la séparation physique
vestiaires / chambres.
Absence de porte-essuie-mains dans les toilettes des divisions A, B, C et CD. Nous demandons leur mise en place dans les plus brefs délais dans chaque bâtiment.
3. Organisation du service
Dans les services de détention, la répartition des week-ends et jours de repos des gradés de roulement est inéquitable et ne respecte ni la charte des temps ni l’équilibre annuel prévus par la circulaire du 20 mars 2012. Le recours systématique aux faisant fonctions de brigadier-chef a ces limites. Cela fragilise durablement le service.
Ces pratiques perçues comme des arrangements entre amis, génèrent une profonde colère et détruisent la confiance.Nous exigeons le respect strict des règles : un gradé qui prend le service encadrement doit en assumer pleinement le roulement, faute de quoi il peut retourner immédiatement en surveillance. L’équité n’est pas négociable.
3. Absence de local syndical
Conformément aux dispositions légales (articles L. 2142-8 et suivants du Code du travail et accord national pénitentiaire), tout établissement doit disposer d’un local syndical.
Le bâtiment de la Madeleine est vide depuis plusieurs années : des locaux syndicaux décents et un réfectoire pour les personnels peuvent y être aménagés. FO Justice demande qu’une étude soit menée pour que cette attribution puisse se faire le plus rapidement possible.
4. Ateliers de travail
Les ateliers sont à l’arrêt faute de prestataire. Nos partenaires de longues dates ont tous jetés l’éponge. L’administration doit lancer sans délai un nouvel appel d’offres pour permettre leur redémarrage effectif.
5. Activités sportives
Établissement à vocation psychiatrique : les détenus ne bénéficient d’aucune activité sportive encadrée hormis la musculation en salle.
FO Justice demande que soit envisagé le recrutement ou la mise à disposition d’un moniteur de sport ou à défaut, d’un intervenant extérieur via la DAP ou la DI.
6. Formation ELSP
Trois de nos agents ont été recalés à la formation ELSP en raison de blessures survenues durant le stage… Ce n’est pas acceptable.
Cette formation n’est pas une formation « ERIS » : il n’est pas normal que les stagiaires reviennent systématiquement blessés.
FO Justice demande aux formateurs d’adapter leurs méthodes et de préserver l’intégrité physique des personnels. On peut certainement faire mieux sans pour autant renier sur leurs exigences.
Rappel : les ELSP doivent être opérationnels au 1er mai 2026. Si tous les agents reviennent blessés ou sont écartés, qui assurera les missions ?
7. MUTUELLE INTERIALE
Les personnels dénoncent le caractère imposé et obligatoire du passage à la mutuelle INTERIALE, s’inquiètent fortement de l’augmentation du coût, notamment pour les ayants droit, et refusent que leur pouvoir d’achat déjà fragilisé soit davantage amputé.
FO Justice est la seule OS à s’être opposée à ce marché ! La seule à avoir déposé plainte sur l’attribution de ce marché à l’INTERIALE. Nous exigeons et revendiquons une couverture digne et intégralement pris en charge pour l’ensemble des personnels !
FO Justice remercie vivement les secrétaires généraux et le secrétaire interrégional d’avoir pris le temps de venir à la rencontre des personnels et de porter ces légitimes revendications auprès de la direction.
Le bureau local FO Justice reste pleinement mobilisé et attend des réponses concrètes et rapides sur l’ensemble de ces points.
Ce jour, une personne détenue a été découverte en arrêt vital à la MA1.
Les agents ont immédiatement réagi en réalisant les gestes de premiers secours et en appliquant l’ensemble des procédures d’urgence, sans aucune hésitation.
MALGRE TOUS LES EFFORTS DEPLOYES, LE DECES A ETE CONSTATE.
FO Justice CP Béziers souhaite féliciter l’ensemble des agents ainsi que l’encadrement présents lors de cet événement dramatique.
Leur réactivité et le respect des procédures démontrent une nouvelle fois la qualité et l’engagement des personnels, même confrontés à des situations difficiles.
Depuis plusieurs semaines, le CP Béziers fait face à une accumulation d’incidents :
➢ Agressions sur personnels,
➢ Découvertes d’armes artisanales,
➢ Projections et objets illicites en hausse,
➢ Tentatives de sortie de cour de promenade,
➢ Interventions de plus en plus risquées,
➢ Surcharge mentale et fatigue des agents,
➢ Effectifs insuffisants au regard d’une population pénale croissante et de plus en plus instable.
Ce décès survient donc dans un contexte pénitentiaire déjà particulièrement lourd, où les personnels doivent gérer toujours plus d’événements graves avec toujours moins de moyens.
FO Justice CP Bézierstient donc à apporter tout son soutien aux personnels impliqués, rappelant que leur engagement au quotidien mérite reconnaissance et considération.
FO Justice continuera à défendre les conditions de travail des agents, leur sécurité, et la nécessité d’obtenir des moyens adaptés à la réalité du terrain !
Aujourd’hui, un collègue a été confronté à des propos violents et inacceptables, tenus cette fois par une famille détenue.
En effet ce matin vers 10H15 à l’abris famille, alors qu’un agent procédait aux vérifications et à l’enregistrement de plusieurs visiteurs, l’un d’eux, contrarié par un simple rappel réglementaire concernant les horaires d’accès, a immédiatement adopté un comportement agressif.
Interpellé par l’agent GEPSA, le visiteur a répondu avec la plus grande grossièreté :
« Vas-y ferme ta gueule, je parle pas à toi, J’vais te faire fermer ta gueule toi ».
Face à cette attitude, le surveillant présent est intervenu pour rappeler les règles. C’est alors que le visiteur a dérapé dans une violence verbale extrême, visant directement le fonctionnaire.
« Il va m’casser les couilles lui » et « Sale négro de mort ».
À la sortie de l’accueil famille, la situation s’est encore aggravée, le visiteur a avancé vers l’agent en mimant un coup de tête, puis un coup de poing, tout en hurlant :
« Sale négro, ferme ta gueule ! »
Après les menaces, les insultes, les agressions en détention, aux parloirs, à l’US, c’est maintenant l’accueil famille qui devient une zone à risques.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS condamne fermement ces actes et demande la suspension du permis de cette famille. Il exige également de la Direction que toutes les mesures nécessaires soient prises afin que ces faits ne restent pas sans réponse.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS reste à la disposition du collègue pour l’accompagner dans l’ensemble de ses démarches.
Monsieur le Directeur de l’Administration Pénitentiaire,
La formation spécialisée de la DAP, créée en 2022, a désormais trois années d’existence. Trois années qui suffisent largement à tirer un premier bilan.
Et autant vous le dire sans détour :il est particulièrement affligeant !
Dès sa mise en place, alors même que FO Justiceest le syndicat largement majoritaire au sein de l’administration pénitentiaire, l’UFAP a choisi de s’allier avec la CGT et le SPS pour prendre le secrétariat permanent de cette instance.
►Trois ans plus tard, l’heure du bilan a sonné : cette instance n’a pas joué son rôle de garde-fou, elle n’a pas été la protection que les personnels étaient, en droit d’attendre.
La FSSSCT devait analyser les risques professionnels, améliorer les conditions de travail, prévenir les accidents, suivre les actions de prévention, contrôler l’application des règles de sécurité et être force de propositions. Bref, être au cœur de la protection quotidienne des agents.
Encore aurait-il fallu que ceux qui en avaient la charge s’en saisissent réellement. Et que constatons-nous après trois ans ? Toujours la même musique… du vent et du vide !
Un vide sidéral !
Nous avons reçu les documents préparatoires à la réunion de ce jour, qu’hier après-midi ce qui est l’illustration parfaite de cette instance : le néant. Rien. Nada.
Absolument rien pour travailler, rien pour anticiper, rien pour éclairer les débats.
Aujourd’hui encore, nous sommes convoqués à une réunion dont l’ordre du jour n’indique même pas les points pour avis ou pour information. Une instance censée protéger les agents qui ne fournit même plus les éléments nécessaires à son propre fonctionnement… voilà où nous en sommes.
Comment justifier, par exemple, qu’il ait fallu plus de deux ans pour mettre en place les formations réglementaires obligatoires pour nos siégeants FSSSCT ?
Deux ans. Pendant ce temps-là, les élus siégeaient sans les connaissances minimales indispensables, alors même que leurs décisions engagent la santé et la sécurité des personnels.
Face à cette accumulation de carences, d’inaction et de désintérêt évident pour les missions essentielles de prévention, FO Justice le dit clairement :Nous boycotterons cette réunion si celle-ci n’est pas reportée.
Nous refusons d’être associés, de près ou de loin, à ce bilan catastrophique !
Nous ne siégerons pas dans une instance devenue une simple façade, vidée de son sens, incapable de fournir les documents, les informations et les outils nécessaires à un travail rigoureux. Une instance simplement là pour cocher des cases de statistiques.
FO Justicetient néanmoins à renouveler sa gratitude envers les assistants et conseillers de prévention, ainsi qu’envers nos référents handicap et addictologie.
Ces collègues accomplissent un travail essentiel, souvent avec des moyens dérisoires, parfois même sans matériel adapté et temps nécessaire. Leur engagement total ne saurait masquer la pauvreté structurelle de cette instance.
L’élection d’un nouveau secrétaire permanent pour un mandat moribond, d’à peine un an, ne fera pas oublier trois années d’incurie.
FO Justice ne présentera aucun candidat, refusant d’endosser les conséquences d’un fonctionnement que d’autres ont laissé s’enliser.
Ils ont creusé un trou pour les autres… mais ils ont surtout fini par creuser leur propre fosse syndicale.
FO Justice continuera, comme toujours, à défendre concrètement les personnels, LEUR SÉCURITÉ ET LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL !!!
Mais nous ne participerons plus à une instance détournée de son objectif, incapable de produire le moindre document et redite à une instance de façade!
Mesdames et Messieurs les membres du CSA Inter-Régional,
FOJustice PJJtient à consacrer ce temps de parole pour dénoncer ce qui s’avère être un véritable scandale pour les agents de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Une nouvelle fois, une surprise estivale pour les agents du ministère de la Justice.
Chaque été, c’est désormais la même histoire !
L’année dernière déjà, un plan social massif de non-renouvellement de contractuels a frappé les services de la Protection Judiciaire de la Jeunesse en plein cœur de la période estivale.
Cette année, rebelote : en plein été, alors que nombre d’agents sont en congés, on nous pousse à souscrire dans l’urgence à la mutuelle de groupe obligatoire Intériale.
Les agents reçoivent des mails pressants, des rappels incessants, parfois contradictoires : bienvenue dans la grande loterie administrative. Aucun temps pour réfléchir, aucun droit réel de comparaison. Juste l’illusion d’un choix…imposé.
Au départ, la mutuelle de groupe avait été présentée comme un avantage pour les agents, pensée pour offrir une couverture de qualité à un tarif préférentiel. Or, il n’en est rien. Si certaines mutuelles de groupe proposent par exemple la gratuité pour les ayants droits, notre ministère a fait le choix d’un compromis honteux.
Quelle considération pour ses agents et anciens actifs ! Aucune prise en charge pour les conjoints et enfants mais 110% de la cotisation d’équilibre pour l’un et 50% pour l’autre. Rien non plus pour les retraités…
Enfin si, une augmentation de la cotisation en fonction des années de retraites. Ne les remerciez pas c’est cadeau. Et oui, si vous êtes retraité depuis plus de 5 ans vous payerez 175% de la cotisation équilibre soit 134 euros sans option. Si vous souscrivez à l’option 3 il vous en coutera 205 euros. Et ainsi de suite…
La santé a un prix au ministère. Il faut savoir faire des choix Mesdames et
Messieurs les agents. Votre santé… celle de votre conjoint…celle de vos enfants… et pendant ce temps, les assureurs se frottent les mains et comptent leurs milliards.
La nouvelle prévoyance est tout aussi scandaleuse, avec des tarifs qui doublent par rapport à aujourd’hui.
Certains agents font déjà l’impasse sur cette option pourtant nécessaire, d’autres repoussent sa souscription. Attention à compter de mars 2026, vous serez soumis à un questionnaire médical qui pourrait entrainer la non prise en charge de certaines pathologies voire un refus complet de l’adhésion de l’agent. Un délai de carence de deux mois s’appliquera également.
Mais pas de panique ! Le ministère a pensé à tout, à l’issue d’un premier bilan prévu en décembre 2026, la prévoyance pourrait également devenir obligatoire ajoutant un fardeau financier supplémentaire sur les agents mais des milliers d’euros dans les poches d’AXA Intériale.
Pour finir rappelons que le contrat avec Intériale est conclu pour 6 ans. La cotisation équilibre est fixée cette année à 75,24 € mais quand est-il pour les années suivantes ?
Mystère complet.
FO national demande l’ouverture immédiate d’une enquête administrative concernant la procédure d’attribution du marché de protection sociale complémentaire.
► 347,8 millions de chiffre d’affaires chez Intériale, 8,1 milliards de profits pour AXA…
Et chez nous ? Des agents et des retraités de la PJJ qui se serrent la ceinture parce que l’Etat se défausse de sa solidarité.
FOJustice PJJdénonce, il est grand temps de dire STOP ! Chaque agent et retraité mérite respect, transparence et protection sociale réelle. Rien de moins. Rien de négociable !
Le bureau local FO Justice du CP de Bois-d’Arcy dénonce avec force le rôle néfaste et l’influence occulte des « bruits de couloir » et « des conseils de l’ombre » qui biaisent les décisions de la Direction au détriment du quotidien des agents.
Nous exigeons que la gestion du personnel ne soit plus soumise à des avis subjectifs, fondés sur le copinage ou les préjugés. Ces « conseils fantômes » empoisonnent le climat social et sapent la cohésion au sein de l’établissement.
Ministère de la Justice : s’il y a justice, soyez juste et impartial ! Les décisions doivent reposer sur les textes, les faits et l’équité, pas sur des influences officieuses.
DES INJUSTICES INACCEPTABLES
La gestion actuelle génère des situations intolérables pour les collègues :
Le mépris des parents : Il est inadmissible que des agentes de retour de congé maternité soient systématiquement réaffectées en équipe sans période d’adaptation ni prise en compte de leurs contraintes familiales.
Le bureau local FO Justice du CP de Bois-d’Arcyrevendique la mise en place d’un protocole humain garantissant un retour progressif et des postes adaptés.
L’humiliation des victimes : Lorsque nos collègues subissent des violences en détention et se retrouvent en Incapacité Totale de Travail, il est intolérable que la hiérarchie tente de classer ces agressions en « accident non imputable au service ».
Le bureau local FO Justice du CP de Bois-d’Arcydénonce cette pratique scandaleuse qui méprise les risques professionnels et cherche à économiser sur le dos des victimes. Un agent agressé en service est une victime professionnelle, point final !
ASSEZ !
Assez du favoritisme, des décisions opaques et du management toxique !
Assez des décisions qui sabotent l’équité et bafouent le professionnalisme !
Le bureau local FO Justice du CP de Bois-d’Arcyexige :
• La fin immédiate des influences occultes dans les processus décisionnels.
• La clarification des rôles et des circuits de décision.
• Des décisions transparentes, équitables, et fondées sur le droit, pas sur les relations personnelles.
Pour que justice soit rendue, que le respect et l’équité reviennent au CP de Bois-d’Arcy, la Direction doit entendre notre colère !
Alors que les agents de la MA Dijon tirent chaque jour la sonnette d’alarme sur la dégradation des conditions de sécurité, la direction persiste dans son aveuglement le plus total.
Dernier épisode en date : l’installation des caillebotis aux fenêtres des cellules, censés limiter les livraisons par drones et les échanges illicites.
Sur le papier, une mesure de sécurité, dans les faits, un naufrage consternant !
À peine posés, les caillebotis flambant neufs sont déjà troués, tordus, arrachés par des personnes détenues qui n’ont rien à craindre de leurs actes. Pas de sanctions.
Pas de transferts. Rien.
La direction regarde l’argent public partir en fumée, impassible… Devrait-on dire satisfaite ?
Et pourtant, le chantier continue ! Comme si de rien n’était, on installe, pour recommencer bientôt, dans un simulacre d’action publique vidé de tout bon sens.
Des dizaines de milliers d’euros gaspillés pour un dispositif rendu délibérément inefficace avant même sa mise en service.
Pas la moindre remise en question, pas la moindre analyse, pas le moindre suivi de chantier et encore moins de correctif.
La direction n’a cure de l’efficacité de ses propres projets.
Elle n’a cure, une fois de plus, de la sécurité de ses agents.
Et elle n’a cure, c’est évident, de l’argent du contribuable !
Qu’importe son niveau d’incompétence, la direction constante, reste sourde et présomptueuse.
Elle refuse d’échanger sans prendre rendez-vous, mais laisse les détenus saboter les installations.
Force est de constater les bégaiements de l’histoire, une fois de plus, la direction abandonne ses agents sur le bord de la route, pour le confort des personnes détenues.
Que devons-nous penser de ces caillebotis neufs aussitôt rendus inopérants par l’action conjointe des détenus à l’inaction de la direction ? Sont-ils pour la direction une sorte de moisissure comestible, contribuant à offrir « un goût et une texture unique » à sa gestion désastreuse ?
Pendant que les agents encaissent les carences RH, les insultes et les risques, la direction, elle, tourne ce chantier important à la farce.
Ce mépris permanent des réalités du terrain n’est pas tolérable !
L’UISP FO JusticeDijon exige la mise en pause immédiate du chantier, une vraie réflexion sur la vulnérabilité des caillebotis.
L’UISP FO JusticeDijon exige l’ouverture d’enquêtes internes sur les dégradations, et des mesures disciplinaires exemplaires.
L’UISP FO Justice Dijon restera aux côtés des agents, abandonnés sur le bord de la route !