Le 06 août 2025, au bâtiment D5, une découverte hors norme a été réalisée grâce à la vigilance redoutable des agents encadrant les auxiliaires.
Alerté par les agents de cette zone, une fouille a été diligentée par les gradés
Cette fouille minutieuse a permis de révéler un, véritable trafic carcéral dissimuler dans le faux plafond des WC.
DES TRACES DE PIED… UNE INTUITION… UN COUP DE FILET !
Un détail anodin : des empreintes suspectes sur la cuvette des toilettes.
Une observation aiguisée.
Une fouille chirurgicale.
Résultat ? Une saisie explosive.
19 smartphones iPhone
19 chargeurs complets
20chargeurs USB
4 flacons de parfum
Un stock minutieusement planqué, destiné sans aucun doute à alimenter un réseau structuré en plein cœur de notre détention. Et pour cause, sur ce même jour, les fouilles de cellules ont permis la découverte de :
4 iphone
2 câbles USB
1 manette XBOX
Malgré des conditions favorables : accès au travail, ouverture de cellule, cadre structurant…
Certains préfèrent utiliser ces opportunités comme tremplin pour leurs combines illicites.
❝ La réinsertion ne se proclame pas. Elle se construit, pas à pas… mais certains préfèrent miser sur des intérêts bien plus sombres. ❞
FO JUSTICE TIRE SON CHAPEAU À nos collègues, qui ont su faire parler leur instinct professionnel, leur expérience du terrain et leur sang-froid. Une opération réussie, sans faille, qui mérite une reconnaissance concrète.
FO JUSTICE exige des récompenses officielles à la hauteur de l’acte !
FOJUSTICE DEMANDE DES MESURES FORTES
Des sanctions immédiates et exemplaires contre les auteurs de cette “click & collect” made in prison.
Un soutien renforcé aux équipes de terrain, en première ligne face aux dérives et aux réseaux mafieux.
FO Justice vous informe du lancement de la campagne d’avancement pour l’accès au grade de Capitaine de classe supérieure au titre de l’année 2025.
Peuvent être promus au grade Capitaine de classe supérieure du grade de Capitaine pénitentiaire, au choix, après inscription sur un Tableau d’Avancement, les Capitaines pénitentiaires de classe normale ayant atteint le 6èmeéchelon de leur grade et justifiant de trois ans de services effectifs dans leur grade.
► Le nombre d’agents à promouvoir s’élève à 25.
► La publication des résultats des promotions au titre du TA interviendra au plus tard le 1er décembre 2025.
► Les agents seront promus au 1er janvier 2025.
Pour rappel, la promotion au grade de Capitaine pénitentiaire de classe supérieure, n’est soumise à aucune obligation de mobilité.
Ce mercredi 06 août 2025 s’est tenu un CSA spécial, entièrement dédié à la création de l’Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) de la MA Basse-Terre. Quelle déception !
Plutôt que de débattre sur les conditions de travail, l’organisation, les moyens humains et matériels nécessaires à la mise en place d’une véritable équipe ELSP digne de ce nom, nous avons assisté à une relecture indigeste de la « charte de gestion » … Une charte totalement hors sujet, sans aucun lien réel avec la création concrète de l’ELSP. Un moment surréaliste où les représentants du personnel ont été réduits à corriger une dictée, comme des écoliers.C’est une honte !
Monsieur le Directeur, à force de vouloir imposer votre vision, sans aucune concertation préalable avec les organisations syndicales, vous faites tourner ce projet en rond. Résultat : aucune avancée sérieuse pour notre établissement. Un entêtement mal placé, motivé peut- être par une quête d’honneurs à la DSPOM. En tout cas certainement pas pour l’intérêt des agents.
Pendant ce temps, les seuls à trinquer sont les agents ELSP : deux mois de formation intensive, exigeante et technique ; tout cela pour un retour en détention !!
Monsieur le Directeur veut nous soumettre : 2 agents pour l’ouverture, 2 pour la fermeture, (gros LOL). Tout le monde sait que les ELSP fonctionnent au minimum en TRINÔME.
Encore une preuve flagrante de votre amateurisme pour cette gestion !
FO Justice Bastè dit STOP, cette mascaradea assez duré !
Nous exigeons :
✅ Une véritable discussion de fond sur la création des ELSP à Basse-Terre, avec les syndicats représentatifs et les agents concernés.
✅ Un planning cohérent, à la hauteur des missions exigées.
✅ Un équipement complet et conforme aux exigences du protocole d’Incarville.
✅ Une communication claire, franche, et sans langue de bois.
✅ Le respect dû aux agents, qui ont sacrifié leur vie de famille pour intégrer cette unité spécialisée.
L’ELSP mérite mieux. Nos collègues méritent mieux. FO Justice Bastè restera debout, vigilant, et déterminé à défendre une ELSP forte, organisée, et respectée à Basse-Terre !
Ce mercredi 6 août 2025, un détenu bien connu pour son agressivité chronique et ses troubles mentaux a une fois de plus semé le chaos au centre pénitentiaire de Laon.
Lors de la distribution du repas du soir, la tension était palpable. Par précaution, les surveillants ont ouvert la cellule à plusieurs pour remettre le repas. Face à un détenu récalcitrant qui bloquait la porte, nos collègues ont dû employer la force strictement nécessaire pour le maîtriser.
Résultat : UN COUP DE POING AU VISAGE D’UN SURVEILLANT, un acte inacceptable qui met en lumière, une fois de plus, les conditions de travail intolérables dans notre établissement.
Par chance, une cellule au quartier disciplinaire (QD) était disponible pour la mise en prévention – un fait rarissime ! Depuis des mois, chaque mise en prévention ressemble à un jeu de chaises musicales : il faut sortir un détenu du QD pour faire de la place. Certains, comme ce détenu en attente de transfert depuis le 27 mars 2025, encombrent le QD sans qu’aucune solution ne soit trouvée. Des mesures administratives (MA 127) s’empilent, mais les transferts urgents restent au point mort.
Où est l’action ? Où est la gestion ?
Et que dire de notre directeur intérimaire ? Il passe des heures dans son bureau, parfois jusqu’à 22h, bien après le service de nuit. Travaille-t-il à résoudre ces blocages ? Apparemment non ! Les transferts n’avancent pas, les problèmes s’accumulent, et le personnel est à bout. Serait-il trop occupé à jouer au Démineur ou au Solitaire pour s’attaquer aux vrais enjeux ? Il nous dit que le blocage convient de la direction interrégionale (DI) de Lille.
Ce jeu de la patate chaude entre la DI et notre direction intérimaire a assez duré ! LES EXCUSES NE SUFFISENT PLUS.
Pire encore, l’attitude de la direction face à cette nouvelle agression est scandaleuse. Notre collègue, victime d’un coup de poing, n’a reçu aucun soutien, pas même un mot de compassion de la part de la direction. Ce mépris est intolérable ! Comment peut-on laisser un agent agressé dans l’exercice de ses fonctions sans un minimum de considération ? Monsieur le Directeur intérimaire, il est temps de vous réveiller ! Laissez vos distractions numériques de côté et reconnectez-vous avec la réalité du terrain. Le personnel du CP Laon est épuisé, à bout de souffle, et saturé par cette indifférence chronique. Prenez vos responsabilités, soutenez vos agents, et agissez pour désengorger le QD et sécuriser l’établissement !
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue agressé. Nous nous tenons à sa disposition pour l’accompagner dans ses démarches administratives et lui souhaitons un prompt rétablissement. Cette situation ne peut plus durer.
Monsieur le Directeur, la colère monte, l’inaction doit cesser, et des mesures concrètes doivent être prises maintenant !
Le bureau local FO Justice, aux côtés des personnels, souhaite encore une fois, vous faire part de la dégradation des conditions de travail des collègues. C’est aujourd’hui l’épuisement général qui domine. Une grande majorité des agents exprime un ras-le-bol légitime.
Malgré une gestion allégée du fait de la période estivale, les personnels affichent une profonde usure. Beaucoup affirment leur volonté de quitter l’établissement si des mesures concrètes ne sont pas prises dès septembre. Il est nécessaire de prendre en compte la situation RH devenue critique et de ralentir CONSIDÉRABLEMENT la charge à l’intérieur dès la rentrée.
Madame la Directrice, avez-vous seulement conscience de la détresse des collègues ?
Si le CP Rennes peut donner, de l’extérieur, l’image d’un établissement structuré et exemplaire, la réalité en coulisses est tout autre. Les agents postés courent dans tous les sens. L’effectif en surveillantes chute mais la charge de travail ne cesse d’augmenter et les compteurs d’heures supplémentaires explosent.
Sachant qu’il est déjà difficile d’assurer la surveillance, les fouilles, les écrits, les mouvements et accompagnements… du fait, comme sur beaucoup d’établissements, de la carence persistante en personnel de surveillance, à quoi s’attendre à la rentrée, rien qu’avec la reprise du travail, du scolaire et de la formation ?
Madame la Directrice, si vous avez pour objectif de préserver les collègues et de leur donner les moyens d’exercer leurs missions dans des conditions respectueuses de leur engagement, vous comprendrez qu’il est IMPOSSIBLE ET IMPENSABLE, d’avoir une rentrée encore chargée en activités et en diversités d’actions au sein de l’établissement.
Madame la Directrice, nous n’avons pas les moyens de vos ambitions. L’usure des collègues est criante, leur mise en danger évidente. Vous devez agir rapidement dans l’intérêt de leur préservation et de leur sécurité.
Nos revendications vous sont connues. Il est vrai que nous apprécions la possibilité de vous rencontrer facilement pour échanger, mais force est de constater que rien ne change. Les propositions des collègues, auxquelles vous semblez pourtant adhérer, ne trouvent pas de suite.
Ce que les agents accompagnés de FO Justice exigent, ce sont des résultats, des avancées.
Comment justifier l’absence de réponse aux sollicitations répétées des personnels, alors même qu’il vous arrive d’accompagner des détenues en permission de sortie ? Cette situation interroge légitimement et peut, à juste titre, être perçue comme un manque de considération à leur égard.
Les rythmes de travail des collègues postés, déjà exigeants et fatigants avec de la ressources RH, sont devenus extrêmement néfastes à leur santé et leur sécurité. Pourtant :
Pas moins de 5 sorties médiation équine sont déjà programmées sur le mois de septembre – dont la dernière avec « nuitée en gîte » digne d’une Wonderbox – et vont mobiliser des surveillantes, malgré un effectif insuffisant pour leur permettre d’avoir des rythmes décents, et sachant qu’elles croulent, pour rappel, déjà sous les heures supplémentaires (malgré la présence de 7 élèves en stage 2…).
De qui se moque-t-on ?
Est-il nécessaire d’évoquer une sortie extérieure Badminton programmée un samedi, toujours en septembre, et pour laquelle la présence d’une surveillante est également requise. N’y a-t-il pas un gymnase suffisamment grand pour accueillir une telle activité à l’intérieur de la structure ?
Cela dure depuis trop longtemps. FO Justice n’a eu cesse d’être force de propositions et de dénoncer les difficultés que subissent les agents au quotidien. Aujourd’hui l’usure est bien présente et s’ancre davantage jour après jour. Comme l’a souligné une collègue pourtant très investie cette semaine :
« Ce n’est pas parce qu’on est là qu’on va bien. »
Une phase courte mais qui en dit long…
Outre ces problématiques, les personnels font face à des comportements inacceptables de la part de détenues, qui en sont à considérer les agents comme de simples exécutant-e-s à leur service, multipliant les exigences et sollicitations excessives. Les collègues ont beau recadrer, la remise en question n’y est pas. Elles veulent et exigent. Le respect de l’autorité des personnels dépositaires de l’autorité publique doit être remis à l’ordre du jour.
Que penser des conditions de travail dans lesquelles les surveillantes effectuent la surveillance promenade CD ? Plus qu’une honte, c’est un scandale ! Il est inacceptable qu’en 2025, après de multiples signalements de notre OS depuis de nombreuses années, les collègues y assurent encore la surveillance dans une guérite vétuste, poreuse et étroite, à peine digne d’une cabine téléphonique.
L’aberration nationale du placement des cas psy en détention ordinaire, qui sont extrêmement énergivores pour les collègues d’étages – qui n’ont pas vocation ni les moyens de leur prise en charge – ne fait qu’accentuer les difficultés rencontrées et l’usure des agents.
L’administration a de la chance de pouvoir compter sur l’engagement de personnels consciencieux et investis, mais jusqu’à quand ? Les arrêts tombent, les signes de fatigue s’intensifient : réveils difficiles, malaises, détresse psychologique… Les conséquences sont graves.
Le manque d’attractivité de l’établissement est flagrant. À chaque CAP de mobilité, les départs dépassent largement les arrivées, à l’instar de la dernière CAP, où nous comptabilisons huit départs pour une seule arrivée.
Avec une meilleure prise en compte des conditions de travail éprouvantes des collègues, de leurs demandes et propositions, peut-être que le CP Rennes retrouverait un peu d’attractivité et n’aurait plus, pour plaire, que sa belle structure, malheureusement elle aussi éprouvée, mais du fait de son ancienneté. Soulignons ici le travail remarquable du service technique, qui maintient les lieux dans un état de fonctionnement, malgré une charge de travail conséquente.
Madame la Directrice, ne dit-on pas qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ?