Suite à la dernière lettre ouverte de FO Justice Guadeloupeau Directeur Interrégional de la DSPOM, et qui a trouvé l’approbation de l’ensemble des personnels, les choses ont légèrement évolué au Quartier Mineur. Il y a eu quelques transferts. Aujourd’hui, l’effectif est redescendu à 16 jeunes au lieu des 21 de la semaine dernière. Un bon geste mais qui reste insuffisant pour de bonnes conditions de travail.
Pour FO Justice Bémao, voici quelques pistes de travail qui mériteraient d’être étudiées par la direction :
1 – Tout d’abord, FO Justice Bémaodemande la mise en place rapide d’un groupe de travail dédié au QM, avec l’ensemble de nos partenaires et des intervenants pour un état des lieux et des recherches de solutions pour une amélioration pérenne du service.
2 – Aménagement rapide de la cour de promenade du QM. Faire un petit terrain omnisport avec panier de basket, table de ping pong, etc…
3 – Repenser l’hébergement dans l’unité et le réaménagement de la salle d’activité.
4 – Recruter un nouveau moniteur de sport en permanence pour le QM, de manière à proposer des activités aux jeunes et les occuper.
5 – Installation des douches en cellule pour diminuer les ouvertures/fermetures à risques et améliorer les conditions de détention des jeunes.
6 – A terme, la création d’un EPM sur la Guadeloupe. Cela permettrait d’accueillir cette catégorie de personnes dans de meilleures conditions d’hébergement, et pour le personnel l’amélioration des conditions de travail.
7 – Rééduquer les jeunes au respect des règles, au respect des personnels et du vivre ensemble.
Ces propositions, simples mais non exhaustives, ont été envoyées au Directeur Interrégional pour une étude.
FO Justice, toujours à votre écoute et FORCE de propositions pour l’amélioration des conditions de travail des personnels.
Dans notre établissement, on ne compte plus le nombre d’IPHONES saisis.
En effet . On pourrait croire que notre structure s’est transformée en un Apple Store tant la saisie de matériel de téléphonie devient ahurissante.
Pourtant, un système de brouillage est censé exister !!!
Cependant, au vu des trouvailles quotidiennes il ne sert à rien !!
Pour les agents, c’est une véritable chasse au trésor, permanente, épuisante, éprouvante et surtout dangereuse, pour tenter de contenir ce fléau qui prend de l’ampleur.
IRONIE du sort déjà dénoncé par FO justice dans son communiqué « TOUT VA MAL » en date du 17/07/2025
Les personnels, doivent faire avec des moyens de communication dignes du siècle dernier :ICOMS HS, Téléphones dans les étages qui captent très mal, matériels défectueux….
Pendant ce temps, les détenus téléphonent tranquillement, passent leurs commandes illégales, coordonnent leurs affaires, menacent… Lorsque l’administration nous parle de « LUTTE contre la CRIMINALITÉ… »
Les détenus sont mieux appareillés et connectés que les agents
Pendant ce temps, les délinquants écoulent leurs stocks de téléphones
Il est inacceptable que les détenus soient mieux équipés que les agents censés garantir l’ordre et la sécurité !
ALORS POSE LES QUESTIONS :
Qui contrôle encore quoi au CP AIX-LUYNES ?
À quand des moyens concrets pour ceux qui assurent la sécurité ?
À quand une direction qui ouvre les yeux sur cette mascarade ?
Il est grand temps d’agir
➡️ Mise en place de fouilles sectorisées régulières et coordonnées
➡️ Intervention de l’équipe de fouille régionale spécialisée
➡️ Modernisation du système de brouillage, totalement inefficace à ce jour
➡️ Du matériel de communication fiable et fonctionnel pour les agents
Si rien n’est fait rapidement, notre établissement ne sera plus un lieu de détention, mais bien le futur siège social non-officiel de la marque à la pomme croquée !
Trop, c’est trop !!
Les collègues ne sont pas là pour jouer aux détectives télécoms.
Il est temps que la direction sorte de sa léthargie et rétablisse l’ordre avec des moyens
Encore une fois, depuis hier, notre établissement fait face à des actes de violence extrême exercés contre nos personnels féminins.
En effet, le dimanche 3 août 2025, lors de la distribution sur le bâtiment D3, un pensionnaire mécontent du sondage de barreau a lâchement agressé une collègue qui a perdu connaissance.
L’alarme a été déclenchée pour le maîtriser et aussitôt l’acheminer au quartier disciplinaire afin de mettre un terme à sa folie sanguinaire.
Les conséquences de cette lourde agression sont inadmissibles en attendant les examens complémentaires
Traumatisme crânien
Nez cassé
Œil tuméfié
Douleur aux cervicales
Un agent choqué
Ce lundi 04 août 2025, au quartier mineur, lors de la distribution de ce midi, un détenu a violemment projeté son bol en direction de la cellule d’en face qui s’est fracassé en plein visage d’une surveillante de ce secteur.
L’alarme a été déclenché, l’agresseur maîtrisé et placé au quartier disciplinaire.
Notre collègue présente une énorme marque qui traverse son front du nez aux cheveux. Les examens médicaux devraient malheureusement nous confirmer l’ampleur de la violence qu’elle a subie lors de ses fonctions.
Notre organisation alerte et pointe du doigt depuis trop longtemps toutes ces agressions et prendra ses responsabilités pour mettre y mettre un terme !
Le bureau local Force Ouvrière Justiceaccompagnera nos deux collègues dans leurs démarches administratives.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceexige une réaction rapide des autorités compétentes pour garantir la sécurité des agents.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceexige des sanctions à la hauteur de ces agressions ainsi que le transfert des deux auteurs.
Le bureau local Force Ouvrière Justicecondamne fermement ces agressions, qui rappelle une fois de plus les conditions de travail difficile et les risques encourus quotidiennement par les personnels.
Une fois de plus, lors de ce week-end de chassé-croisé, les agents ont fait preuve de professionnalisme en luttant contre le trafic en tout genre.
L’ensemble des structures et des services transversaux ont ainsi pu endiguer et participer pleinement à la sécurité de notre établissement.
En effet, ils ont pu saisir de nombreux objets prohibés :
130 grammes de stupéfiants
10 téléphones portable
1 clé USB
Plusieurs cartes SIM
Divers câbles et chargeurs
Le bureau local Force Ouvrière félicite les agents pour la qualité de leurs observations et de leurs gestes professionnels qui ont contribué à la politique de lutte contre la prolifération des produits prohibés au sein de notre établissement.
Le bureau local Force Ouvrièredemande des récompenses pour l’ensemble des agents pour la qualité de leurs observations et leur investissement au quotidien.
Le vendredi 1er août, une visite officielle du Directeur de l’Administration Pénitentiaire (DAP), accompagné du Directeur Interrégional (DI) de Toulouse, était programmée sur notre structure.
À cette occasion, Force Ouvrière Justice Lannemezan, accompagné de représentants de la région, s’est mobilisé dès les premières heures de la journée pour aller à la rencontre des agents dans les différents services : détention, greffe, ateliers, l’administratif, et autres secteurs stratégiques.
Cette démarche de proximité avait pour objectif de recueillir directement les remontées, interrogations, besoins et attentes des personnels, afin de pouvoir les relayer avec précision et réactivité auprès du DAP, du DI, mais aussi auprès d’autres services concernés par les problématiques soulevées.
Cette présence constante sur le terrain reflète l’engagement total de notre organisation à défendre, au plus près des réalités, les intérêts des personnels du centre pénitentiaire.
Soutien au personnel agressé
En amont de la visite et de la réunion, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire et le Directeur Interrégional se sont rendus au domicile de notre collègue lâchement agressée le 13 juillet dernier. Ce déplacement avait pour but de lui témoigner leur soutien personnel et institutionnel.
Visite de l’établissement
À l’issue de ce moment de solidarité, le DAP et le DI ont visité l’établissement, prenant le temps d’échanger avec les agents en poste. Ces discussions, directes et sans filtre, ont permis de faire remonter les difficultés rencontrées sur le terrain. Les agents ont pu exprimer leurs réalités sans intermédiaire.
Réunion avec les organisations syndicales
Dans la continuité de cette visite, les organisations syndicales ont été reçues pour une réunion d’échange avec le DAP.
Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs sujets touchant au fonctionnement de l’établissement, aux conditions de travail, au climat social et aux attentes légitimes des personnels.
Prise de parole du DAP
Le Directeur de l’Administration Pénitentiaire a introduit la réunion en exprimant sa satisfaction d’être présent à Lannemezan, particulièrement dans le contexte de la récente fermeture des portes. Il a salué l’important travail mené sur l’établissement, soulignant que l’objectif, bien que difficile, était nécessaire et a été pleinement accompli.
Il a tenu à remercier la Direction Interrégionale, l’équipe de direction du CP, mais surtout les agents, qu’il a qualifiés de « véritables artisans » de cette réussite. Il a insisté sur le fait que cette mission n’était pas simple, et que le professionnalisme des équipes avait permis sa réussite.
Le DAP a également transmis les félicitations et remerciements du Ministre de la Justice, qui salue lui aussi le travail exemplaire réalisé par l’ensemble des acteurs de l’établissement.
Soutien réaffirmé à la collègue agressée
Revenant sur l’agression de notre collègue survenue le 13 juillet, le DAP a réaffirmé son soutien total. Il a eu une pensée particulière pour la victime, mais aussi pour les agents intervenants et ceux qui l’ont soutenue depuis les faits.
Ses mots ont été clairs : elle ne sera pas abandonnée. L’administration centrale assure un soutien constant et durable, tant sur le plan humain qu’administratif, avec une volonté affirmée d’accompagner pleinement notre collègue dans toutes les étapes de sa reconstruction.
Le DAP a également tenu à revenir sur le mouvement de protestation du 14 juillet, qu’il a dit comprendre pleinement, au regard du contexte local et des tensions vécues par les agents. Il a exprimé ses regrets de ne pas avoir pu se rendre plus tôt sur l’établissement, en raison d’un agenda institutionnel particulièrement chargé, notamment lié à la création du Quartier de Lutte contre la Criminalité Organisée (QLCO) de Vendin-le-Vieil.
Parole aux organisations syndicales
Après son introduction, le Directeur de l’Administration Pénitentiaire a souhaité donner rapidement la parole aux organisations syndicales, en commençant par Force Ouvrière Justice Lannemezan, en rappelant notre position d’organisation ultra-majoritaire sur l’établissement.
Ce geste a été perçu comme une reconnaissance du poids de notre représentativité et de l’importance de nos revendications dans le dialogue social local.
Prise de parole de Force Ouvrière Justice Lannemezan
Force Ouvrière Justice Lannemezan a ouvert les échanges en souhaitant la bienvenue au Directeur de l’Administration Pénitentiaire ainsi qu’au Directeur Interrégional dans notre établissement.
Notre organisation a tenu à remercier sincèrement le DAP et le DI pour le soutien sans faille exprimé envers notre collègue lâchement agressée le 13 juillet.
1. Ressources humaines
FO Justice Lannemezan a ouvert les échanges sur le sujet central des ressources humaines, en interrogeant directement le DAP sur la perspective de renforts en effectif, et sur la possibilité que des sorties d’école soient prochainement affectées au centre pénitentiaire de Lannemezan.
En réponse à notre interpellation, le DAP a reconnu un réel déficit d’effectifs sur la maison centrale de Lannemezan. Il a toutefois rappelé que cette problématique est nationale et concerne l’ensemble des établissements pénitentiaires, avec une tension structurelle sur les recrutements.
En complément, le DAP a précisé qu’à ce jour, l’administration pénitentiaire accuse un déficit de près de 4 000 surveillants sur l’ensemble du territoire national. Ce chiffre alarmant illustre l’ampleur de la crise des effectifs que traverse actuellement notre institution.
Il a tenu à souligner la spécificité de notre établissement, en indiquant que « l’on ne gère pas les mêmes profils ici qu’ailleurs ». Conscient de cette réalité, il a assuré qu’un effort particulier serait engagé pour notre maison centrale dans les semaines et mois à venir.
Le DAP a également indiqué que tout était mis en œuvre pour tenter de maintenir un équilibre pour les personnels, notamment entre les heures effectuées, le temps de repos et le volet indemnitaire. Un équilibre fragile mais indispensable, que l’administration centrale dit vouloir préserver au maximum.
Concernant notre question sur les sorties d’école, le DAP a précisé qu’il ne pouvait pas se prononcer à ce jour, dans l’attente des chiffres définitifs de la future promotion. Il a également rappelé qu’un établissement en ouverture prioritaire a, de fait, besoin de recevoir des effectifs.
Néanmoins, il a affirmé que la porte n’était pas fermée pour Lannemezan et qu’une affectation de stagiaires restait envisageable. Une réponse plus précise nous sera apportée dès que possible.
Enfin, le DAP a indiqué qu’il était agréablement satisfait de revoir des élèves en formation sur notre structure.
Le DAP a ensuite laissé la parole au Directeur Interrégional de Toulouse, afin qu’il apporte des précisions sur les futures mobilités.
Le DI a indiqué que l’enveloppe des mobilités venait de tomber, 48 heures avant la réunion, avec un total de 111 surveillants affectés au niveau interrégional. Il a tenu à rappeler que la DI de Toulouse est l’une des plus touchées au niveau national en matière de sous-effectif.
Concernant notre établissement, le chiffre MINIMUM de 10 agents affectés à Lannemezan a été annoncé, avec une marge encore négociable.
Cela constitue une base de discussion solide pour revendiquer une enveloppe plus conséquente, au regard de la spécificité et de la charge de notre maison centrale, sans oublier les départs en retraite de plusieurs agents dans les mois à venir.
Le DAP confirme qu’un effort sera fait et que le souhait de revenir un taux de couverture de 93% est réel (84 à 86% à ce jour)2. Sécurité
Le second point abordé par FO Justice Lannemezan a concerné la sécurité, avec un retour direct sur l’agression du brigadier-chef au QI. Nous avons demandé si des formations spécifiques et adaptées allaient être mises en place pour les agents affectés à ce type de détention, qui nécessite une technicité particulière, ainsi qu’une gestion fine du risque.
Le Directeur Interrégional a répondu que des formations étaient en cours d’élaboration et que, dès à présent, deux dates étaient déjà programmées pour les agents du bâtiment C, en lien avec l’encadrement local. Il s’agit là d’un premier pas, mais qui devra être élargi à l’ensemble des personnels concernés par la gestion des profils les plus complexes.
Le DAP a confirmé que des études étaient en cours à ce sujet, en reconnaissant que nous ne disposons pas encore de retours d’expérience consolidés entre les QI-QD des autres maisons centrales. Il a insisté sur la nécessité d’analyser ces retours pour ajuster les méthodes de prise en charge, sécuriser les interventions et améliorer les conditions de travail des agents au contact direct des personnes détenues les plus dangereuses.
Le DAP a également rappelé avec fermeté que le port du gilet pare-lames était obligatoire, soulignant que les récents événements en démontrent l’utilité, notamment dans le cadre de l’agression de notre collègue, mais aussi celle d’un agent en QI-QD, agressé ces dernières heures.
FO Justice Lannemezan a également alerté le DAP sur le retrait récent des grilles de sécurité au sein du quartier d’isolement (QI). Cette décision a suscité une incompréhension forte chez les personnels du bâtiment C, qui estiment que leur sécurité a été clairement diminuée.
Sur ce point, le DAP s’est montré étonné de notre retour, précisant que nous sommes actuellement la seule maison centrale à demander la réinstallation de ces grilles. Toutefois, il a indiqué avoir reçu des explications directes de la part des agents concernés lors de la visite de l’établissement, ce qui a permis d’éclairer leur demande.
Le DAP a confirmé que l’installation de telles grilles est aujourd’hui interdite selon les directives en vigueur. Cependant, il a précisé ne pas être fermé à la discussion et a laissé entendre qu’une évaluation pourrait être menée pour envisager un retour ciblé de ces dispositifs, si les arguments avancés le justifient en matière de sécurité.
Les agents du bâtiment C ont également signalé un point de vulnérabilité important : le secteur USMP ne dispose à ce jour d’aucun circuit d’intervention défini. Une situation d’autant plus problématique qu’il s’agit d’une zone classée comme très sensible, accueillant des profils particulièrement complexes et potentiellement dangereux.
Cette information a surpris à la fois le DAP et le DI, qui n’étaient pas informés de cette absence de dispositif sécurisé. Ils ont immédiatement réagi en indiquant qu’une étude rapide serait menée afin de vérifier les conditions d’intervention dans cette zone, avec l’objectif de mettre en place un schéma opérationnel clair, efficace et conforme aux exigences de sécurité.
Les agents du bâtiment C ont attiré l’attention du DAP sur un problème récurrent concernant les cours de promenade, jugées mal adaptées à la gestion des personnes détenues placées au QI et au QA.
Le DAP a indiqué comprendre pleinement l’inquiétude des agents, et s’est dit surpris que cette problématique n’ait pas été anticipée lors de la conception du centre pénitentiaire.
Il a précisé qu’une étude pourrait être envisagée pour améliorer la situation, tout en soulignant que les aménagements des cours de promenade représentent un coût financier très important, ce qui implique une réflexion approfondie en amont.
Force Ouvrière Justice Lannemezan a également abordé la question du déploiement du PIE (Pistolet à Impulsion Électrique), outil dont Force Ouvrière Justice demande depuis longtemps la généralisation dans les structures comme la nôtre, confrontées à des profils extrêmement violents et imprévisibles.
Sur ce point, le DAP a confirmé que le PIE est actuellement au cœur des discussions nationales. Il a précisé que des études sont en cours, qu’il faudra mettre en place des formations spécifiques, et que cela devra s’accompagner d’achats de caméras-piétons, afin d’assurer la traçabilité et la légitimité des interventions.
Il a insisté sur le fait que le PIE est un véritable outil professionnel, au même titre que la bombe incapacitante, regrettant d’ailleurs que cette dernière soit très peu utilisée sur notre établissement, alors qu’elle constitue un moyen de défense non létal efficace, permettant d’éviter des situations de contact physique à risque.
Enfin, le DAP a informé qu’un état des lieux national sur l’armement de l’administration pénitentiaire serait réalisé d’ici le 15 octobre, et que ce rapport serait remis au Ministre de la Justice. Ce travail vise à dresser un panorama complet des besoins et des moyens, en vue d’adapter l’équipement des personnels pénitentiaires à la réalité du terrain.
Le Directeur Interrégional a également précisé que le POM (Portique à Ondes Millimétriques) serait installé dans notre établissement d’ici fin septembre. Ce dispositif de détection performant permettra de renforcer la sécurité en améliorant le contrôle des entrées et en limitant les risques d’introduction d’objets interdits dans l’établissement.
3. Direction
Le sujet de la directrice actuelle n’a pas été abordé lors de la réunion, la décision d’en ne pas discuter ayant été prise en amont afin de ne pas perdre de temps, la réunion étant limitée à une heure.
FO Justice Lannemezan a donc centré son intervention sur l’avenir de la direction et a interrogé la direction sur l’évolution du poste, en demandant s’il y avait déjà un nom désigné pour le ou la remplaçant(e) de la directrice actuelle.
Le DAP a confirmé qu’à ce jour, aucun candidat n’a postulé pour ce poste, ce qui l’a beaucoup surpris, compte tenu de la région et de la nature de la structure.
En conséquence, M. Delsol assurera l’intérim jusqu’à la nomination d’un(e) directeur(trice) définitif(ve).
4. Travail
Le temps étant assez limité nous avons recueilli les informations auprès du responsable atelier :
En réponse, le DAP a indiqué qu’il prendrait contact avec le directeur de l’ATIGIP (Agence du Travail d’Intérêt Général et de l’Insertion Professionnelle) afin d’échanger sur cette problématique spécifique et d’envisager des solutions concrètes pour dynamiser l’activité en détention… et ainsi avoir une attention plus que particulière pour Lannemezan.
Le DAP a ajouté que nous avons un super outil et qu’il faut l utiliser.
Après l’intervention de Force Ouvrière Justice Lannemezan, la parole a été donnée à l’organisation syndicale UFAP, afin qu’elle puisse, à son tour, exprimer ses revendications et préoccupations devant le DAP et le DI.
Intervention de l’UFAP
L’UFAP est revenue sur plusieurs points de préoccupation relatifs à la sécurité et aux conditions de travail en détention :
– Le binômage, qui selon eux n’est pas appliqué de manière systématique, malgré son importance en matière de sécurité et de protection des agents.
– La porte d’entrée de l’établissement, signalée comme présentant plusieurs défauts de sécurité, ce qui constitue un risque non négligeable.
– Les PIC d’étage, qui poseraient également problème dans leur fonctionnement ou leur utilisation.
– L’UFAP a également interpellé le DAP sur les engagements pris lors du mouvement du 14 juillet, notamment la promesse de transferts de personnes détenues dans les jours à venir. Ils ont exprimé leur attente quant à la concrétisation rapide de ces engagements.
Réponse du DAP et du DI à l’UFAP
– Concernant le binômage, le DAP a exprimé son incompréhension, indiquant qu’au moment de sa visite, le binômage était bien effectif, y compris avec l’élève, qui n’était pas laissé seul en détention.
– Pour la porte d’entrée, le DI a confirmé que les travaux sont actés et budgétisés, et qu’ils feront l’objet d’une mise en œuvre prochaine.
– Au sujet des PIC d’étage, le DI a précisé que des améliorations sont en cours. Il a reconnu que des retards ont été constatés, mais a assuré que la situation est en voie de régularisation, avec une volonté claire de remettre l’ensemble en conformité.
– Concernant les transferts promis le 14 juillet, le DAP a regretté fortement le retard pris. Il a rappelé avoir promis deux transferts, et a expliqué que leur non-réalisation dans les temps était due à d’autres priorités opérationnelles liées à l’actualité récente. Il a toutefois réaffirmé son engagement, en assurant que ces transferts interviendront très prochainement.
Force Ouvrière Justice Lannemezan n’est pas intervenue sur ces points, car ces sujets sont déjà suivis depuis plusieurs semaines en lien avec la direction locale, la direction interrégionale et l’attaché d’administration du centre pénitentiaire. Un travail de fond est en cours et les échanges se poursuivent dans ce cadre.Intervention de SPS
L’intervention de SPS a été brève mais marquante.
– Le représentant syndical a tout d’abord demandé que notre collègue, lâchement agressée le 13 juillet dernier, puisse bénéficier d’un passage au grade de brigadier-chef expertise. Il a souligné qu’un tel avancement constituerait un geste fort de reconnaissance de la part de l’administration pénitentiaire envers son engagement et son courage.
– Il a également formulé une demande de mutation vers l’outre-mer en faveur de Madame la Directrice Adjointe, afin de récompenser sa gestion de crise au cours des dernières semaines. Il a salué son implication constante et sa maîtrise des événements, malgré un contexte particulièrement tendu : le mouvement du 14 juillet, les agressions d’agents, les transferts liés au QLCO, ainsi que la libération de Georges Ibrahim Abdallah.
– Dans le prolongement de cette reconnaissance, SPS a également demandé l’attribution d’un Témoignage Officiel de Satisfaction (TOS) à Madame la Directrice Adjointe, en signe de gratitude institutionnelle pour son investissement.
Réponse du DAP aux demandes de SPS
– Le DAP a répondu aux deux demandes formulées par SPS en précisant qu’une étude pouvait être envisagée pour le passage au grade de brigadier-chef expertise de la collègue lâchement agressée.
– Quant à la demande concernant Madame la Directrice Adjointe, le DAP a terminé sur une note humoristique en exprimant sa surprise que SPS, Syndicat Pour les Surveillants, prenne la défense du corps de direction.
Clôture de la réunion
La réunion s’est terminée par les remerciements du DAP, qui a salué l’engagement de toutes les parties présentes et a insisté sur la nécessité de poursuivre le dialogue constructif pour améliorer les conditions de travail au sein de l’établissement
Au nom de Force Ouvrière Justice Lannemezan et des représentants régionaux présents à nos côtés, nous tenons à remercier sincèrement l’ensemble des personnels du Centre Pénitentiaire pour leur accueil chaleureux, leur écoute attentive, leur patience tout au long de cette journée, et surtout pour la confiance qu’ils nous témoignent.
C’est cette confiance qui nous donne la force de continuer à porter haut et fort leurs revendications, à défendre leurs intérêts, et à rester au plus près du terrain.
Dans une période où l’action syndicale se doit d’être à la fois efficace, discrète et fiable, il est regrettable de constater que certains choisissent de privilégier la communication à tout prix, quitte à compromettre la sécurité des collègues et la réussite des actions mises en place.
Ces derniers jours, une communication précipitée provenant d’une autre OS a dévoilé prématurément des informations relatives à une action préparée soigneusement. Cette divulgation, outre qu’elle s’approprie de manière peu élégante le fruit d’un travail collectif engagé bien en amont par nos équipes, a eu pour effet de forcer le report de l’action initialement prévue.
Heureusement, grâce à la réactivité des différentes parties prenantes et à une réorganisation en urgence, les conséquences de cette imprudence ont pu être contenues. L’action a pu aboutir, mais au prix de tensions évitables et d’un surcroît de vigilance imposé à tous.
Nous aurions préféré nous en tenir à une satisfaction partagée face à une réussite commune. Mais il nous semble important, en toute transparence, de rappeler qu’une communication syndicale ne peut pas se substituer à une stratégie réfléchie et à des actions efficaces, elle ne peut pas s’affranchir des impératifs de sécurité qui protègent avant tout nos collègues.
Ce que nous dénonçons ici, ce n’est pas une rivalité stérile, cela, nous le laissons à d’autres, mais un comportement qui traduit un manque de maîtrise des réalités de terrain. Nous pensons que nous sommes tous d’accord pour vouloir éviter un nouvel Incarville. L’amateurisme n’a pas sa place lorsqu’il s’agit de ne pas exposer inutilement nos collègues et de travailler à la sécurité de tous. L’efficacité exige de la méthode, de la coordination et de la rigueur, qualités que nous continuerons à mettre au service de toutes et tous, même si pour cela nous devons parfois choisir de temporiser notre communication.
Nous poursuivrons notre travail, avec la même exigence que d’habitude, en veillant toujours à ce que la forme ne prenne jamais le pas sur le fond, et que les intérêts collectifs passent avant les logiques de vitrine.
SLP FO JusticeChâteaudun : Pour le sérieux, la sécurité, et l’efficacité de l’action syndicale.
Dans la DISP de Lyon, les murs des prisons craquent sous la pression, les agents tombent comme des mouches et la magistrature continue de déverser des flots de décisions déconnectées de la réalité carcérale.
L’UISPFO Justice de Lyon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme, à en perdre la voix.
Il n’y a plus rien à prouver, plus rien à démontrer : les chiffres suffisent à eux seuls pour illustrer le naufrage, mais derrière les chiffres, ce sont des vies, celles des agents pénitentiaires, en première ligne sacrifiées dans le silence, épuisés dans l’indifférence, broyés dans un système qui les laisse seuls !
À Lyon-Corbas et dans nos autres établissements , les coursives débordent, les cellules dégueulent de monde :
QMA Saint-Quentin 203% de taux d’occupation, Lyon Corbas 170%, Villefranche 149%, à Saint-Étienne 159%, à Riom 150%, Chambéry 216% , le Puy 265%, QMA Moulins 184%.
Ce n’est plus de la surpopulation, c’est de la maltraitance institutionnelle envers le personnel
Il n’y a plus d’espace, plus de sécurité, plus de respect des missions, mais la machine continue, alimentée par des décisions judiciaires aveugles, des juges qui libèrent un jour pour enfermer dix le lendemain, des magistrats qui empilent les peines comme des dossiers sur leurs bureaux climatisés pendant que nous, sur le terrain, on gère l’ingérable avec des effectifs réduits à peau de chagrin, des moyens inexistants et des promesses…
Qu’on ne vienne plus nous parler de dignité des conditions de détention tant que la dignité des personnels, tous corps, tous grades et toutes fonctions confondus, est piétinée chaque jour, qu’on ne vienne plus parler de réinsertion quand la sécurité la plus élémentaire n’est même plus assurée dans nos établissements.
La pénitentiaire est en train de crever à petit feu sous les ordres d’une République qui se voile la face et d’une magistrature qui joue les équilibristes de la morale, sans jamais mettre un pied dans le réel.
À force de condamner sans compter, on sacrifie les surveillants, à force de remplir les cellules sans penser aux conséquences, on déshumanise les détentions et on expose les agents à un climat violent.
L’UISPFO Justice de Lyon refuse de s’habituer à l’inacceptable, il n’y a pas de gestion possible dans ces conditions, il n’y a plus de patience, il n’y a plus de marge, il y a juste des femmes et des hommes qui tiennent encore debout parce qu’ils n’ont pas le choix.
Nous exigeons. Un désencombrement massif, immédiat ! Des transferts d’urgence ! Des solutions concrètes ! L’administration doit reprendre le contrôle ! La justice doit ouvrir les yeux ! Le personnel n’est pas une variable d’ajustement, on ne joue pas avec la santé, la sécurité, ni la vie des agents !
Ce n’est pas à nous de payer l’addition d’un système pénal devenu fou.