C’est pourtant ce que semblent croire nos dirigeants, tant notre établissement est ignoré depuis trop longtemps. Oublié, délaissé, abandonné : voilà la réalité quotidienne du Centre Pénitentiaire de Béziers.
– Manque criant de personnel,
– Accueil de détenus issus de tous les secteurs de la DI,
– Pas loin de 180 matelas au sol,
– Des secteurs dépourvus d’encadrement…
FO Justice CP Béziers, tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme. Au-delà d’une insécurité croissante, c’est un véritable effondrement des effectifs que nous constatons jour après jour.
Et comme si cela ne suffisait pas, nous apprenons avec stupeur la validation d’un projet visant à doubler voire tripler l’occupation des cellules du QSL, portant la capacité à 40 personnes pour seulement 20 places théoriques !
Pire encore : pour pallier le manque d’effectifs, les deux membres de l’encadrement du QSL vont être réintégrés en détention. Résultat : des agents livrés à eux-mêmes, confrontés à une surpopulation inévitable et à tous les risques qui en découleront.
C’EST INACCEPTABLE !
À cela s’ajoute une gestion incompréhensible des profils incarcérés : comment peut-on écrouer au CP Béziers, trois jours après sa sortie, une personne internée depuis 4 ans ?
Et comme seule solution, le laisser stagner plus d’un mois sur le Quartier Arrivant, attendant une potentielle place au QI ? Notre établissement n’est pas adapté à ce type de profil !
Résultat : une agression sur deux personnels.
Sa place n’aurait-elle pas été en SMPR ?
FO Justice CP Béziers refuse de se taire face à cette situation.
Quand un syndicat local majoritaire ironise sur ceux qui dénoncent les conditions de travail, il ne fait que confirmer son rôle historique : gérer l’inacceptable plutôt que le combattre. Les « groupes de travail », « réflexions en cours », et autres promesses vous les avez brandis pendant des années. Où sont les résultats pour les ELSP entassés dans des sous-sols dignes d’un décor postapocalyptique ? Où sont les effectifs, les équipements modernes, la lumière dans les parloirs ?
L’art de noyer le poisson… et les agents.
Votre réponse est un chef-d’œuvre de diversion :
• Plus Moquerie que d’Action : Comparer nos alertes à des scénarios Netflix, c’est joli. Mais pendant que vous jouez les critiques ciné, les agents étouffent littéralement.
• Plus de Communication que de Solutions : Des « réorganisations en cours » ? Le parloir est toujours un chaos, les outils datent du Minitel, et vous osez parler de « progrès » ? Si c’est ça votre «terrain», les agents préféreraient moins de slogans, plus de fenêtres.
• Plus d’autocongratulation que de remise en question : Vous vous félicitez d’agir… mais pourquoi rien ne change ? Parce qu’être « majoritaire », c’est facile quand on valide l’existant en l’habillant de jargon syndical.
FO Justice ne réclame pas de trophées… mais des actes.
Contrairement à vos insinuations, nous ne cherchons pas à « piquer » vos idées. Nous exigeons simplement ceci :
Arrêter de tourner en rond : Vos « promesses » sont des cercles vicieux. Les agents veulent des dates, des budgets, des engagements écrits.
Assumer votre héritage :Vous êtes majoritaires à Bois d’Arcy… Les sous-sols, les équipements obsolètes, les effectifs en berne… c’est votre bilan. Le nôtre, c’est de refuser de l’enfumer.
Choisir son camp : Entretenir le statu quo ou se battre ? Nous, on a choisi.
La guerre syndicale ? Non. La lucidité ? Oui.
Nous n’avons que faire des guéguerres de chapelle. Mais quand un syndicat majoritaire répond à des alertes graves par de l’humour noir et des leçons de morale, il légitime une question : Comment a-t-on pu en arriver là sans que vous réagissiez ?
Le bureau local FO Justice Bois d’Arcycontinuera à dénoncer sans filtre les conditions indignes.
Le bureau local FO Justice Bois d’Arcy continuera à exiger des comptes, pas des promesses.
Le bureau local FO Justice Bois d’Arcy continuera à rester du côté des agents, pas des gestionnaires de l’échec.
Nous ne lâcherons rien. Parce que les agents valent mieux qu’un syndicalisme en mode “potiche”. FO Justice – Ni complaisance, ni fiction. Juste des combats.
Le CPOS, plus grande structure de la DISP de Dijon, ressemble aujourd’hui à un navire qui tangue dangereusement, à deux doigts du naufrage.
Sur l’établissement, plus aucune règle ne semble exister. Aucun cadre, aucune ligne directrice : chacun agit à sa guise, selon ses humeurs et ses intérêts.
Le poste est vacant ? Qu’à cela ne tienne, chacun se proclame Calife à la place du Calife !
Ici, quand on travaille, on vous met des bâtons dans les roues. Mais si vous ne faites rien, tout va bien, circulez, il n’y a rien à voir…
Un établissement qui a chaviré, la logique est inversée.
La rétention d’information atteint des sommets. Elle est érigée en méthode, à tous les niveaux de la hiérarchie. Cette pratique, menée sans scrupule, met en péril la sécurité du personnel comme celle de l’établissement.
Pendant la rédaction de ce communiqué, le syndicat local Force Ouvrière Justice apprend, stupéfait :
• Qu’aucun officier n’est présent sur la Maison d’Arrêt 2
• Qu’aucun Brigadier-Chef Encadrant n’est présent au Centre de Détention
• Qu’il n’y a ni officier ni Brigadier-Chef Encadrant dédié au Quartier d’Isolement et Disciplinaire.
Des absences majeures, non anticipées, non compensées.
Force Ouvrière Justice tire la sonnette d’alarme concernant la situation critique au sein du greffe de Fleury-Merogis, exacerbée par des conditions de travail dégradées et le manque de considération.
C’est un véritable laboratoire des risques psychosociaux !
Surcharge et Manque de Moyens : Un Cocktail Explosif !
Les agents du greffe sont soumis à une pression constante due à une surcharge de travail, des effectifs insuffisants face à une population pénale croissante, et un manque de communication interne.
Le poste de brigade fixe, autrefois stable, est devenu un simple bouche-trou, avec des agents affectés contre leur volonté et contraints à des heures supplémentaires pénalisantes pour leur vie personnelle.
Visio : Chaos Organisationnel et Tensions Accrues
La gestion des visioconférences est une source majeure de désorganisation. Les créneaux horaires ne sont pas respectés, entraînant des chevauchements et des tensions avec les juridictions.
La direction reste impuissante et sourde aux alertes répétées, envisage même de sacrifier des salles d’entretien avocat pour installer davantage de Visio, ce qui ne manquera pas d’attiser les tensions avec les détenus, magistrats et avocats. OUI à la visioconférence mais avec plus de moyens !
Pôle CAP : Un Service à Bout de Souffle
Le pôle CAP est au bord de la rupture. Les audiences qui débordent, les CAP tardifs incompatibles avec les horaires des agents, et le manque de soutien hiérarchique poussent les agents à l’épuisement moral et physique.
La mauvaise répartition des tâches et le manque d’effectifs rendent impossible la récupération des heures supplémentaires, accentuant le sentiment d’abandon.
Force Ouvrière JusticeExige des Mesures Urgentes !
Face à cette situation alarmante, FO Justice revendique :
➢ Une augmentation significative des effectifs pour faire face à la charge de travail.
➢ Une révision de l’organisation des services pour une meilleure répartition des tâches.
➢ Une communication transparente et une écoute attentive des agents par la hiérarchie.
➢ Une amélioration des conditions de travail et de moyens pour préserver la santé et la motivation des agents.
➢ Force Ouvrière Justice demande une bilatérale avec le CE.
Force Ouvrière Justice appelle la direction à prendre ses responsabilités et à agir sans délai pour garantir un service public de qualité et des conditions de travail dignes.
Ce mardi 08 avril, un transfert qui devait arriver le midi et a été retardé par le détenu M suite à un incident qu’il avait créé au QD du Havre. Après renseignement, ça devait être un transfert standard mais surprise c’était un transfert disciplinaire
L’équipe de transfert nous informe que le détenu est une personne très agressive, instable psychologiquement, qu’il peut nous sauter dessus à tout moment pour aucune raison et qu’il sort du QD avec une sanction disciplinaire non effectuée entièrement.
À son arrivée au greffe, le détenu refuse de se faire écrouer et réclame son placement au quartier disciplinaire.
L’ordre a été donné de son placement au QD !!
Mais après d’âpres négociations, en lui vendant qu’à Argentan son nouveau lieu de villégiature serait le quartier arrivant, et qu’ici ce n’est pas comme ailleurs, celui-ci accepte malgré le fait que cette zone ne soit pas efficiente pour la gestion de tels profils (gestions équipées, passe menotte).
Après une heure passée au quartier arrivant, le chef d’établissement décide son placement au quartier isolement au vu de son pedigree.
Le détenu refuse. S’ensuit une mise en prévention au quartier disciplinaire.
Compte tenu de son palmarès, il aurait dû aller dans une maison centrale plus à même de gérer ce type profil, car le CD d’ARGENTAN n’est pas prévu pour de telles gestions.
Estimons-nous heureux que les mouvements inutiles se soient passés sans
INCIDENT GRAVE.
Nous n’avons pas assez d’effectif pour garder ce détenu, 6 agents équipés pour lui hier, 3 gestions équipées en même temps au QD.
Nous n’avons pas la ressource pour effectuer toutes ces missions.
Il est intolérable que nos têtes pensantes envoient ce genre d’individu dangereux dans des structures comme la nôtre, qui plus est en temps de vache maigre en effectif que nous subissons depuis un certain temps !
L’ENTENTE exige son transfert immédiat sur une structure adaptée car l’établissement n’est pas prévu pour la gestion d’un tel client et si un incident grave devait arriver les décideurs de cette affectation devront s’en expliquer.
Comme il est de coutume depuis bien longtemps à argentan les surveillants servent de punchingball aux détenus mécontents de leurs conditions de détention.
Une fois de plus des collègues lâchement agressés, leurs seuls torts avoir porté assistance à une personne détenue indiquant vouloir se suicider, bilan des comptes DEUX collègues blessés et un détenu ingérable.
Sommes-nous devenus les plastrons de la population pénale ?
Le bureau FO apporte tout son soutien aux agents victimes de l’agression.
Comme si ça ne suffisait pas qu’elle ne fut pas la stupéfaction des agents du week end de découvrir un sabre fait maison d’environ 50 cm dans un lieu de cuisine du bâtiment B
Le bureau FO tient à féliciter le surveillant qui a fait la découverte.
Sommes-nous à l’aube d’un changement en détention ou l’administration centrale va-t-elle enfin enlever ses œillères pour se rendre compte dans quel marasme nous travaillons ?
Entre les postes fixes rappelés à tour de bras sans aucune considération pour leur travail hebdomadaire et sans aucune forme de possibilité de refus sous peine que leur probité professionnelle soit remise en question.
Ou encore les collègues de quart et de 13h qui sont à bout de souffle avec des heures supplémentaires à n’en plus finir et à qui on chante que tout va se régler avec les mutations d’octobre.
Ne soyons pas dupes entre les départs en retraite, les mutations et les réussites de concours rien ne va changer tant que nos hauts dirigeants n’accepteront pas la vérité il faut procéder à la fermeture des UVF ainsi que d’un bâtiment au vu du peu de ressource dont nous disposons et dans l’espoir de pouvoir passer le chaud été qui nous attend.
Le bureau FO exhorte le directeur de procéder à la fermeture des deux zones mentionnées car la santé mentale et physique de nos personnels ne tiendra pas encore très longtemps.
FO Greffetient à remercier tous les agents des SAR et SAIJ pour leur implication ainsi que pour le travail accompli dans le cadre de la réforme des métiers de greffe que ce soit pour le plan de requalification des faisant-fonction de greffier ou pour la création du corps des cadres-greffiers.
Les arrêtés arrivent, les rémunérations sont versées et la formation s’engage rapidement.
En ces temps de volonté gouvernementale de simplification des démarches administratives, on peut souligner que nous n’avons pas la même définition de ce terme. Le décret relatif à la procédure applicable au contentieux de l’indemnisation et de l’assistance des passagers en cas de refus d’embarquement ou de retard important d’un vol va sérieusement compliquer la tâche de l’usager. Il était déjà extrêmement difficile d’obtenir une indemnisation auprès des compagnies aériennes, cela va devenir encore plus rare.
Est-ce encore un cadeau fait au lobbying de certains ?
Le lobbying est encore d’actualité avec l’entreprise retenue en tout opacité pour la PSC. Bien entendu, on se doutait depuis le référencement d’INTERIALE qu’elle serait retenue, peu importe les questions des organisations syndicales sur les offres qui n’ont pas reçu de réponse claire. FO Justices’est vu refuser l’accès aux offres intégrales des sous-missionnaires.
Que veut on cacher ?
Nous avions prévenu que les entretiens d’évaluation professionnelle pour l’année 2024 risquaient d’être tendus. Nous avions raison. Nous sommes saisis en grand nombre de questionnements de nos collègues de tous corps. Entre la grogne des directeurs de service de greffe qui retardent la transmission des CREP voire même les entretiens, les avis laissés pour la promotion dans le corps de cadre-greffier, l’inquiétude des DSGJ concernant leur revalorisation, la tension est palpable dans les greffes. Il est temps de rassurer nos directeurs sur la considération que vous devez leur assurer par des propositions qui les contentent.
► FO Greffe, en ce sens, exige une véritable revalorisation des directeurs de service de greffe judiciaire à la fois indiciaire pour 2026 mais également indemnitaire dès 2025.
Certains SAR ont déjà mis en place des sessions de formation de préparation à l’examen professionnel du cadre-greffier.
Pourquoi seulement certains ?
► FO Greffe sollicite donc que vous veilliez à ce que cette formation soit proposée dans tous les ressorts de cour d’appel afin qu’il y ait une véritable égalité entre tous les agents.
Par ailleurs, les conditions de travail de nos collègues ne cessent de se dégrader en juridiction à l’heure où les notions de qualité de vie ou de santé au travail sont devenus des termes « branchés » qu’il est bon de répéter à l’envie pour faire bien.
La Mutuelle des métiers de la Justice et de la Sécurité a dévoilé, dans un baromètre choc publié le 8 avril 2025 par Le Figaro, une dégradation alarmante de la qualité de vie au travail des agents de la Justice.
Magistrats, gardiens de prison, greffiers et personnels de la protection judiciaire de la jeunesse souffrent d’épuisement mental (72 % ont connu une fragilité psychologique), de stress record (7,6/10), et d’insécurité croissante.
Sachez que ces notions de QVCT ne sont pas toujours concrètes en juridiction. Ainsi quand certaines juridictions ne mettent même pas à jour leur DUERP ou encore certaines avouant qu’elles ne l’ont pas fait depuis des années ayant perdu le premier, c’est dire. Ou encore certaines juridictions qui n’entendent pas faire disposer les assistants de prévention du temps nécessaire à l’exercice de leur mission pourtant très importante.
Est-ce que l’administration entend résoudre les nombreuses difficultés que rencontrent les greffes grâce à l’intelligence artificielle ?
Une expérimentation pour les magistrats est lancée dans 21 juridictions sur le temps de travail des magistrats, sur le temps de travail effectif passé sur les activités juridictionnelles. A quand une remise à plat réel d’Outilgreffe pour les fonctionnaires. L’arrivée des cadres greffiers va forcément changer la modélisation des organisations. FO Grefferappelle son souhait tant de voir retravailler avec les organisations syndicales Outilgreffe que la mise en place d’organigramme dans les juridictions.
Sachez que sur ce sujet comme tant d’autres, FO Greffe prendra toute sa part pour qu’enfin la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail soit une réalité et non plus des termes à la mode pour se donner bonne conscience.
Enfin, l’actualité récente avec l’incarcération d’une jeune greffière au tribunal judiciaire de Marseille doit vous rappeler que FO Greffe ne cesse de seriner que la déontologie dans la formation initiale et continue doit rapidement être revue et reprendre toute la place qu’elle avait encore il y a quelques années.