Le CPOS : un navire à la dérive
Le CPOS, plus grande structure de la DISP de Dijon, ressemble aujourd’hui à un navire qui tangue dangereusement, à deux doigts du naufrage.
Sur l’établissement, plus aucune règle ne semble exister. Aucun cadre, aucune ligne directrice : chacun agit à sa guise, selon ses humeurs et ses intérêts.
Le poste est vacant ? Qu’à cela ne tienne, chacun se proclame Calife à la place du Calife !
Ici, quand on travaille, on vous met des bâtons dans les roues. Mais si vous ne faites rien, tout va bien, circulez, il n’y a rien à voir…
Un établissement qui a chaviré, la logique est inversée.
La rétention d’information atteint des sommets. Elle est érigée en méthode, à tous les niveaux de la hiérarchie. Cette pratique, menée sans scrupule, met en péril la sécurité du personnel comme celle de l’établissement.
Pendant la rédaction de ce communiqué, le syndicat local Force Ouvrière Justice apprend, stupéfait :
• Qu’aucun officier n’est présent sur la Maison d’Arrêt 2
• Qu’aucun Brigadier-Chef Encadrant n’est présent au Centre de Détention
• Qu’il n’y a ni officier ni Brigadier-Chef Encadrant dédié au Quartier d’Isolement et Disciplinaire.
Des absences majeures, non anticipées, non compensées.
Force Ouvrière Justice s’interroge :
• Ces absences ont-elles été validées ?
• Si oui, par qui ?
• Surtout, pourquoi aucun responsable n’a pris les mesures nécessaires ?
Vous étiez informés. Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi cette inaction ?
Honte à vous.
La sécurité, la cohérence et le bien-être du personnel ont toujours été au cœur des priorités de Force Ouvrière Justice.
Monsieur le Chef d’établissement, si ce titre a encore un sens, il est temps
– et surtout URGENT – d’assumer vos responsabilités.
Il est encore temps d’éviter le naufrage. Mais plus pour longtemps.