


Ce samedi 1Mars 2025 a commencé un début de revolte au 263.
Tout a commencé par une demande de renfort pour une bagarre entre personnes détenues. Les collègues y sont allés pour essayer d’extraire le détenu blessé, mais un autre détenu a tenté de lui prendre son trousseau de clefs. Heureusement les collègues ont réussi à sortir de l’aile sans blessure à part le choc psychologique.La sectorisation de tout le bâtiment B1 à eu lieu non sans difficulté avec le 263 ou c était barricadé les détenus y compris en bloquant les chemins d intervention et en ayant huilé le sol, un détenu attendant les collègues avec une arme par destination en l état un câble électrique .
L’officier de permanence et le Directeur se sont déplacés pour gérer cette situation de crise, les ÉRIS de Strasbourg ont été mis en alerte.
Finalement après d âpres négociations les détenus ont été réintégrés et le blessé évacué.
Le dimanche, le 263 et le 264 ont été placés en gestion portes fermées toute la journée. La distribution des repas a été faite en gestion équipée pour le midi et le soir.
Le bureau Local demande une sanction au détenu qui a tenté d agresser la collègue et inciter à l émeute . Nous demandons également des transferts disciplinaires pour les détenus les plus vindicatifs.
Le bureau local souhaite un prompt rétablissement à la collègue, remercie également le professionnalisme de tous les agents, et le soutien de la hiérarchie dans ce moment de crise.
Nous ne lâchons rien, nous continuons à sécuriser notre détention

Ce dimanche, un de nos pensionnaires classé au SG se voit ordonner un changement de cellule suite à une altercation avec ses co-cellulaires.
Tout au long de la préparation de son paquetage, il s’en prend ouvertement avec un ton acerbe, belliqueux, insultant et menaçant au personnel en poste le matin ayant signalé son comportement vis-à-vis des détenus partageant son travail.
Devant l’outrecuidance outrageante et blessante de l’intéressé qui réalise des va-et- vient de la coursive à sa cellule, les personnels, montés en renfort, lui réitèrent de se calmer, il semble ou feint d’obtempérer, mais manifeste néanmoins une animosité plus prégnante envers l’un des personnels présents.
Alors que ce dernier, l’accompagne dans sa cellule pour s’assurer qu’il ne se saisisse pas d’objets dangereux, tout en continuant à lui demander de revenir à un cadre plus respectueux envers les personnels, ce dernier profite d’un instant d’inattention de l’agent pour lui porter un coup de poing au visage. Malgré tout, notre collègue meurtri et étourdi réussi à bloquer l’individu et le plaquer au sol avant que d’autres interviennent pour finir de le maîtriser et permettre à notre camarade de se dégager et tenter de retrouver ses esprits.
Monsieur le directeur, nous vous interpellons aujourd’hui pour que vous vous rapprochiez au plus vite du parquet, auprès du tribunal judiciaire de votre compétence, pour que ce délit injustifiable soit rapidement judiciarisé et que notre confrère blessé physiquement et dans son âme, victime de cet acte odieux soit reconnu comme tel, et que dès que la justice aura accompli son œuvre, ce dernier qui, de fait, a été placé en prévention au quartier disciplinaire, placement qui nous l’espérons apportera de votre diligence la plus sévère des sanctions, soit transféré vers d’autres cieux. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que notre collègue officie au quotidien dans ce secteur et qu’il ne serait pas tolérable qu’il soit confronté au quotidien à son agresseur.
Notre syndicat local FO justice félicite l’ensemble des agents présents pour leur intervention et leur professionnalisme et apporte tout son soutien à notre collègue et ami touché par cet acte lâche. Que force reste à la loi et à ses dignes représentants molestés au quotidien par une détention de plus en plus compliquée à gérer et contenir.

Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice fait un constat accablant:
A ce jour plus de 170 personnes détenues sont hébergées à l’établissement pour une capacité théorique de 99 places.
Les 10 cellules du quartier des arrivants sont particulièrement saturées avec 4 occupants chacune.
Cela représente 2 matelas au sol par cellule !
On dénombre en moyenne une trentaine de matelas au sol tout bâtiment confondu.
L’établissement ne peut plus absorber les incarcérations quotidiennes
Faut-il ouvrir de nouvelles places de prison ? Sans aucun doute!
Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice dénonce des conditions de détention devenues indignes.
Pas de séparation prévenus/condamnés, criminels/correctionnels, fumeurs/non-fumeurs,…Bref on mélange tout le monde faute de places!
Cela va sans dire, les conflits et les tensions sont courants parmi la population pénale.
Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice s’insurge face à des conditions de travail dégradées pour les personnels qui, à bout de souffle, subissent un épuisement professionnel grandissant.
Tous ces facteurs nuisent à la bonne marche de l’établissement, car qui dit hausse du nombre d’incarcération, dit aussi hausse de l’activité en détention pour les personnels.
Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice souligne que la situation est aggravée par un manque de personnel récurrent. Cela engendre des rappels sur des repos et une explosion du nombre d’heures supplémentaires.
De fait, les agents travaillent régulièrement en mode dégradé, des postes sont découverts de jour comme de nuit!
Le syndicat local FORCE OUVRIERE Justice ne peut se résoudre à accepter une surpopulation pénale en sans cesse augmentation, et parallèlement un manque important de personnels, sans rien dire, car malheureusement…rien ne change !!!

Lors du CSA du 19 décembre 2024, la direction interrégionale a affiché sa volonté de déployer une Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) sur l’ensemble des sites de l’interrégional et de mettre en place des astreintes d’ici la fin d’année (cf. compte rendu du CSA).
La doctrine relative aux ELSP prévoit que chaque chef d’établissement soumette des propositions de dimensionnement à la direction interrégionale, après avis du CSA local, en fonction de l’organisation du service et du périmètre des missions à réaliser. Ces propositions sont ensuite validées par la direction interrégionale avec l’appui du DIOS.
Il est impératif de rappeler que l’équipe doit comporter un nombre suffisant d’agents pour assurer une couverture horaire permettant de remplir L’ENSEMBLE DES MISSIONS, y compris celles déjà en vigueur au sein de l’établissement (sans création de postes supplémentaires à l’organigramme de référence).
Les nouvelles missions, quant à elles, doivent conduire à une révision des organigrammes de référence. Il en est de même sur la mise en place d’astreintes ou à l’habilitation des agents de roulement.
Nous déplorons que ces discussions s’engagent dès le départ À MOYENS CONSTANTS, et ce, en totale contradiction avec la nouvelle doctrine ESP. Comme d’habitude, l’administration, bien que poursuivant un objectif louable, met encore une fois la charrue avant les bœufs. Les propositions d’organisation de service sont attendues à la DISP pour la fin mars, et nous étudierons l’ensemble de ces propositions lors du CSA interrégional début avril.
Nous déplorons également que, sur consigne, les discussions nécessaires à l’ajustement des organigrammes en lien avec ces nouvelles missions ne soient pas clairement mises à l’ordre du jour. Dès lors, il n’est donc pas surprenant que localement, les chefs d’établissement se retrouvent à faire des propositions déstructurées et incohérentes sur le plan sécuritaire… (poste inoccupé une partie de la journée, fermeture de mirador, emploi d’agents UH en service de nuit…)
A moyens constants, il n’y aura pas de miracle : certaines missions se feront au détriment d’autres, et pour FO Justice, il est hors de question d’opposer les missions extérieures à celles de la détention et de la sécurité périmétrique !
En l’état des discussions engagées, pour FO Justice c’est près de 50 ETP supplémentaires qui seront nécessaires sur les Hauts-de-France !

Monsieur le directeur,
Avec les déclarations de notre Ministre le 11 février, tout le monde pouvait légitimement penser que les négociations s’annonçaient sous les meilleurs auspices, façon conte de fée :
II était une fois place Vendôme, un Garde des Sceaux qui déclarait publiquement devant les DSG attroupés et mobilisés :
« les sous c’est pas un problème, c’est pas un très gros montant pour les 1600 que vous êtes et on vous le doit avec ce qui s’est passé avec la réforme des greffes. Vous avez mon engagement. Je prends l’engagement que ce soit réglé pour le budget de l’année prochaine et si je peux je le ferai avant ».
La suite est moins « conte de fée » que « comptes faits » : une grille qui ne propose rien pour la très grande majorité des directeurs, un calendrier resserré nous invitant sans doute à signer un protocole à la hussarde et un « contexte budgétaire contraint » sans cesse rappelé pour mieux dissimuler la vacuité des propositions de la DSJ et justifier le rejet des nôtres.
Votre proposition était censée apporter une réponse financière au manque d’attractivité des postes de directeurs en même temps qu’une juste revalorisation en compensation de ce qu’ont pu bénéficier les cadres greffiers et les magistrats. Or, il n’en est rien !
Que doit-on répondre aux directeurs qui se plaignent d’un manque d’attractivité pour leurs fonctions et de perspectives de carrière ? Qu’ils n’ont qu’à « traverser la rue » pour trouver un détachement dans un autre ministère, plus reconnaissant que le nôtre envers ses équipes encadrantes, comme l’a déjà fait 10% du corps de directeurs ?
► Car en l’état votre proposition peut se résumer ainsi :
Des primes pour les uns, déprime pour les autres !
Alors, que les magistrats ont déjà été servis à hauteur de 1000 euros bruts par mois, la DSJ travaille sur la création d’un 3ème grade, qui permettra à bon nombre d’entre eux de devenir HH (tous les chefs de juridiction quel que soit leur groupe de juridiction), ce qui nécessitera sans doute d’augmenter d’autant les autres magistrats déjà HH. Vous ne pouvez donc pas raisonnablement balayer d’un revers de la main nos revendications en arguant d’un « contexte budgétaire contraint ou difficile ».
Monsieur le Directeur, les DSG sont mobilisés et déterminés à obtenir la revalorisation qu’ils méritent, et « on le (leur) doit avec ce qui s’est passé avec la réforme des greffes ».
Nous espérons vivement que de nouvelles propositions nous seront faites le 6 mars et qu’elles seront à la hauteur des attentes des directeurs !

Le bureau local Force Ouvrière Justice du CP de Fresnes souhaite attirer l’attention sur la situation critique que nous vivons actuellement au CP FRESNES. La surpopulation carcérale atteint des niveaux alarmants, avec un taux de 150 % au 24 février 2025. Ce problème ne se limite pas à Fresnes, mais reflète une crise généralisée dans toute la région parisienne. Malgré cela, notre établissement doit accueillir des détenus supplémentaires en provenance d’autres établissements, également en difficulté.
Nos collègues, que nous tenons à féliciter, continuent de maintenir le service public dans des conditions de plus en plus précaires. Les infrastructures de Fresnes, déjà insalubres, rendent leur quotidien encore plus éprouvant. Par exemple, Fresnes qui est constamment en travaux, ne voit jamais le bout du tunnel. A quand une vraie rénovation de l’établissement ?
Fresnes est devenu un carrefour où stagiaires et agents mutés se succèdent. Cette rotation incessante rend difficile la fidélisation du personnel dans un tel environnement de travail. Pour les nouveaux stagiaires, les logements au petit ou grand foyer représentent une opportunité rare d’accéder à des loyers abordables en région parisienne. Cependant, ces logements au grand foyer sont gérés de manière déplorable par RLF, avec des coupures fréquentes d’eau chaude, de chauffage et d’électricité, sans intervention rapide. Là où des solutions sont vite trouvées pour les détenus. Les surveillants, eux, subissent ces conditions inacceptables. L’administration devrait montrer que le conditions de vie des surveillants sont tout aussi importantes que celle des personnes détenues, en mettant la pression au bailleur RLF sur sa gestion du parc immobilier se trouvant sur le domaine pénitentiaire de Fresnes.
La pression sur les surveillants est immense. Le cycle de travail en 4/2 déjà épuisant ne peux être respecté à la vue du sous-effectif, les heures supplémentaires s’accumulent, et les agents sont souvent rappelés pendant leurs jours de repos, rendant leur vie personnelle chaotique et sans reconnaissance adéquate. Bien que le métier ait évolué, il est crucial de ne pas oublier que la détention reste le cœur de notre métier. Nos collègues affectés en détention, méritent autant de reconnaissance et de bienveillance.
Le manque de formation continue, notamment sur les techniques d’intervention et le self-control, est préoccupant. Autrefois, la force incarnait la loi, mais aujourd’hui, à la moindre occasion, l’administration déclenche l’article 40, retournant souvent la situation contre les agents. Nous dénonçons cette situation et soutenons l’ensemble des collègues mobilisés à Fresnes.
Face à ces défis, Force Ouvrière Justice appelle à une classification des établissements pénitentiaires pour séparer les différents profils de détenus et permettre un travail plus approfondi et sécuritaire en détention. Les récentes arrestations en lien avec le drame d’Incarville de mai 2024 remplissent nos quartiers d’isolement de profils de plus en plus dangereux, augmentant la tension. En attendant cette classification, nous demandons une gestion adaptée à ces profils.
Enfin, pour réduire les risques lors des extractions, Force Ouvrière Justice préconise que la visioconférence devienne la règle et l’extraction l’exception.
Nous restons déterminés à défendre les droits et les conditions de travail de nos collègues de terrain, car ils sont le pilier de notre institution.
Le bureau local FO Justice CP Fresnes tient à féliciter l’ensemble du personnel de Fresnes, tous corps confondus pour leur dévouement au quotidien.