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UISP – Toulouse : PREJ DE MURET – BRAVO CHERS COLLÈGUES !

Le jeudi 27 février, 3 agents du PREJ de MURET ont comme mission de présenter un détenu de la MA de TARBES au Tribunal Judiciaire d’ALÈS.

Arrivés sur les lieux, le chef d’escorte décide de faire ré-évaluer les moyens de contrainte pour donner suite aux informations fournies par les collègues de TARBES ! (Ceinture abdominale rajoutée)

Vers 16h00, à l’issue de son passage devant la Juge d’Instruction, le détenu est remis en geôle en attendant d’être vu par la JLD. Les 3 Agents sont postés non loin de celle-ci et aux alentours de 16h10, ils entendent un cri provenant de la geôle. Aussitôt les agents se rendent sur place et découvrent le détenu au sol à côté d’une mare de sang.

C’est alors que le chef d’escorte décide de rendre compte et de faire appeler les POMPIERS par le service de sécurité du Tribunal.

En attendant, un des agents prodigue les premiers soins en faisant un point de compression au niveau du bras. Cet agent demande au chef d’escorte de procéder à un Garrot : il lui explique où le mettre. Entre temps, le 3eme agent est parti chercher la trousse de secours dans le VL et grâce au « garrot tourniquer », l’agent procède à l’opération et l’hémorragie s’arrête !

A ce même moment, les Pompiers arrivent et prennent la suite ! Il est à noter qu’ils remercient les agents pénitentiaires de leur intervention !

« Nous n’aurions pas fait mieux » dixit un pompier.

16h53, un médecin a pu recoudre le détenu et il a pu rédiger un certificat afin qu’il puisse comparaitre devant la JLD. Chose qui sera faite sans aucune embûche.

A la suite, les 3 agents informent leur hiérarchie qu’ils rentrent et le déposent au CP de TOULOUSE SEYSSES comme l’indique le délibéré.

FO JUSTICE PREJ MURET félicite les 3 agents qui ont su faire preuve de sang-froid face à cet incident ! UNE MENTION PARTICULIERE à l’agent qui a la formation PSC1 et SOP ! Il a pu diriger les opérations avec un franc succès avant l’arrivée des pompiers.

FO JUSTICE PREJ MURET demande à leur direction qu’ils soient remerciés à la hauteur de leurs actes ! Ils ont sauvé une vie à n’en pas douter !

FO JUSTICE PREJ MURET demande que la Formation PSC1 et SOP soit déployée à l’ensemble des agents le plus rapidement : on a vu l’importance de celle-ci sur cet incident !

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Prison de Lannemezan : STOP À LA CASSE HUMAINE

Les agents de la prison de Lannemezan sont à bout. Nous subissons une gestion irresponsable, une direction aveugle et un manque de soutien flagrant, qui mettent en péril non seulement notre sécurité, mais aussi notre santé mentale et physique.

Les faits sont là : des arrêts maladie répétés, des départs en retraite accélérés, des collègues poussés vers la sortie, une pression de plus en plus intense et un sentiment de dévalorisation qui s’amplifie chaque jour.

PRESSION ET INJUSTICE : TROP C’EST TROP !

Un de nos collègues en a encore fait les frais récemment : retenue de salaire injustifiée (1/30e) sans demande d’explication, pression constante, accusations exagérées…

Depuis plusieurs mois il est dans le viseur de la direction, et à la moindre occasion, même minime, il prend de plein fouet des sanctions disproportionnées.

Aujourd’hui c’est lui, hier c’était………………………………………………. et demain ???

Par ces pressions morales et financières répétées, la direction dans son ensemble est responsable des risques psychosociaux qui en découlent !

Punir un agent est plus simple que sanctionner un de nos pensionnaires, même quand ce dernier insulte ouvertement un fonctionnaire avec des propos intolérables (“N…. T. M…”).

Ce détenu, après son passage en commission, n’a écopé que de 7 heures de TIG, alors qu’une faute pareille aurait au moins dû entraîner la privation de télévision, radio, voire le confinement.

Que cherchons-nous à protéger ici ? Les agents ou les détenus qui attaquent et insultent ?

Malheureusement ce n’est pas un cas isolé !

Cette situation crée un profond sentiment d’injustice et de non-reconnaissance parmi les agents qui sebattent chaque jour dans des conditions de plus en plus difficiles. Comment ne pas ressentir une frustration immense face à cette inégalité de traitement ?

UN SOUS-EFFECTIF QUI NOUS ENVOIE DROIT DANS LE MUR !

Nous comptons 24 agents en moins sur l’organigramme + 17 en arrêt maladie. 41 agents manquants, et toujours aucune réaction !

Détention, postes fixes, ateliers… Tout le monde est en sur-sollicitation, et les quotas d’heures explosent.

La fatigue physique s’ajoute aux pressions psychologiques.

Les agents ne le cachent plus : ils refuseront de plus en plus à boucher les trous dans les plannings.

Nous ne sommes pas des pièces de rechange, et il est hors de question de continuer à supporter une surcharge de travail à l’infini.

Et le pire ? Nous n’avons même pas encore commencé la procédure de fermeture, et déjà les agents tombent un par un. À qui la faute ?

OUI, NOUS AVONS UN TRAVAIL À FAIRE… MAIS PAS À N’IMPORTE QUEL PRIX !

La fermeture approche à grands pas, tandis que la population pénale devient de plus en plus complexe, avec des détenus dont le profil semble plus adapté à un service relevant de la médecine qu’à un établissement de type Centrale.

Alors OUI les agents sont professionnels, et nous savons ce que nous avons à faire.

Mais pas avec -41 agents !

Pas avec des collègues épuisés !

Pas avec des agents sous pression permanente !

Pas en mettant nos vies en danger !

Nous sommes en Centrale, pas dans le monde des Bisounours !

Face à cette population pénale, notre sécurité doit être absolue.

Pas de renforts = mise en danger des agents.

LE RAS-LE-BOL EST GÉNÉRAL !

Depuis des mois, nous réclamons des effectifs. Depuis des mois, nous alertons.

Mais notre direction reste aveugle et sourde, laissant les agents s’épuiser et craquer sous la charge de travail.

La situation est devenue tellement catastrophique que les agents sont obligés de quitter leurs postes spécialisés pour devenir des agents polyvalents, un phénomène jamais vu auparavant. Jusqu’à quand cela durera-t-il ? Avec un peu de chance, peut-être que la direction sera bientôt en poste dans nos PIC et les étages seront gérés par nos officiers, car, de toute évidence, les postes spécialisés n’ont plus aucune valeur. Mais ne vous inquiétez pas, l’État semble miser sur l’Intelligence Artificielle pour pallier à la gestion des ressources humaines…

Que cherche-t-on ? Attendre un drame pour enfin réagir ? Il est temps que chacun retrouve sa place !

FO JUSTICE DONNE LA PAROLE AUX AGENTS !

FO Justice Lannemezan, face à cette situation insupportable, consultera l’ensemble du personnel afin de déterminer les actions à entreprendre. Il est impossible de continuer ainsi !

FO Justice Lannemezan exige que la direction reçoive le collègue concerné, présente des excuses formelles et prenne les mesures nécessaires pour remettre les choses à plat, afin de repartir sur des bases solides et constructives.

FO Justice Lannemezan réclame des renforts immédiats : aujourd’hui, nous manquons déjà de 41 agents !

Et demain ? Cette situation est intenable !

FO Justice Lannemezan demande à la Direction de différer la fermeture (article R213-13) tant que les effectifs ne sont pas adaptés aux défis à relever.

FO Justice Lannemezan NE LAISSERA PAS LA DIRECTION BROYER LES AGENTS !

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Prison du Mans : Déclaration Liminaire du CSA du 28 Février 2025

Madame la Présidente du CSA, Mesdames et messieurs les représentants.

Nous devons nous prononcer sur 2 projets d’organisation d’une équipe dédiée au QI / QD et évoquer une prochaine réorganisation de la détention.

Concernant le premier point, nous sommes persuadés que les modifications qui sont proposées, si elles sont acceptées, impacteront négativement l’ensemble des services et particulièrement le 3/2, le service mixte et le 12 h détention, sans parler de la zone parloir famille aujourd’hui sous contrôle grâce à l’équipe en place.

En effet, le système de longues journées, partagées entre une faction QI / QD et une faction parloir famille a fait ses preuves sur son efficacité et sa pertinence : non seulement, les agents référents sont les seuls à intervenir sur la zone QI / QD, constituant ainsi l’équipe dédiée demandée pour la labellisation, mais

ils ont aussi permis la mise en place d’un suivi bénéfique au niveau des parloirs familles.

Qui plus est, la majorité des agents de cette équipe souhaitent conserver cette organisation qui leur assure un équilibre certain entre vie professionnelle et vie personnelle.

Concernant la réorganisation de la détention, ce sujet mérite plus qu’une évocation : nous souhaitons la mise en place d’un groupe de travail dédié à l’étude des différentes possibilités incluant au besoin la réorganisation de l’ensemble des brigades et services du CP Le Mans Les Croisettes.

Ce travail devient urgent compte tenu de l’état de fatigue, voire pour certains d’épuisement, des agents placés sous votre autorité qui souffrent des rappels à répétition dû à un manque chronique de personnel mais aussi de la mise en place d’une volante anxiogène devenue aussi injuste que délétère dans son application.

C’est pourquoi Madame la Présidente, mesdames et messieurs les représentants, FO Justice décide de boycotter ce CSA afin de montrer l’ampleur du mécontentement des agents et l’urgente nécessité de travailler ENSEMBLE sur l’élaboration de solutions pérennes et équitables pour tous.

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Prison de Lyon-Corbas : Le Portable – Fléau de la détention

Entre le 26 et le 27 février, en dehors des fouilles habituelles, les personnels ont découvert trois téléphones dans des conditions inhabituelles dans notre établissement. Le premier sur un détenu venu en consultation à l’USN, son téléphone n’a cessé de sonner en pleine consultation avec le médecin, et il le sortit pour l’éteindre. Le deuxième sur un détenu libérable, qui n’a trouvé mieux à faire que de l’utiliser alors qu’il était encore en phase de levée d’écrou au vestiaire du greffe. Le troisième sur un détenu qui devait partir en extraction médicale. Cela pose questions ?

Une préparation d’évasion, une prise d’otage, une désinvolture totale envers l’autorité, le sentiment que rien ne peut leur arriver.

Heureusement que le professionnalisme des collègues a permis d’éviter le pire.

Il devient urgent de renforcer la sécurité au sein de notre établissement. FORCE DOIT RESTER A LA LOI.

Pour notre protection, la visioconférence doit devenir la règle et l’extraction l’exception.

L’épisode tragique de l’assassinat de nos collègues en mai dernier ne doit plus se reproduire.

Des moyens conséquents doivent être mis en place sur notre établissement qui a un taux d’encombrement de pratiquement 170 % chez les hommes et 175 % chez les femmes.

Les collègues sont régulièrement filmés à leur insu et entendent souvent après les fouilles : « Vous avez pris mon portable ? Ce soir, j’en aurai un autre. »

Quelle image a le personnel de son administration, face à son impuissance ?

Le bureau local FO justice demande la multiplication des fouilles sectorielles.

Le bureau local FO Justice demande le brouillage des détentions.

Le bureau local FO Justice demande l’accélération du désencombrement tant chez les hommes, que les femmes.

Le bureau local FO Justice félicite l’ensemble des collègues pour leur dévouement.

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PJJ – Quand l’arbitrage vire à l’arbitraire : Le Grand Nord sacrifié sur l’autel de l’austérité ?

Depuis quelques semaines, de nombreuses structures ont sollicité FO Justice PJJ afin de nous faire part de difficultés quant au renouvellement d’agents contractuels.

Une situation inadmissible qui ravive les stigmates de la crise des contractuels ayant secoué notre administration durant l’été 2024.

Conscients des difficultés de projection dans un contexte politique où le budget de l’Etat n’avait pas été adopté, il apparaît que ces arbitrages soient récents et donc dans un contexte budgétaire certain.

Le 20 février, nous avons interpellé le DIR Grand Nord afin de lui faire part de nos questionnements et celui-ci nous a confirmé que des arbitrages avaient été rendus au niveau national et que le Grand Nord serait impacté… Allant même jusqu’à justifier les arbitrages défavorables par un absentéisme plus important au sein de la DIR Grand Nord !

Comment alors donc expliquer la situation du Milieu Ouvert de Lille Bois Blanc qui doit faire face aux absences de deux agents dont la date de retour n’est pas encore connue ni même leurs conditions de reprise ? Ce service doit faire face à un fonctionnement en mode dégradé et, dès qu’il retrouve un équilibre précaire se retrouve dans une situation dans laquelle les agents doivent œuvrer avec moins de moyens ?

N’est-ce pas justement là où il y a le plus d’absentéisme qu’il faudrait compenser et pallier aux absences ?

Ou est-ce une façon de faire culpabiliser les agents malades ou en accident de service ?

De même, notre Organisation Syndicale s’inquiète de la situation des services d’hébergement à Maubeuge, Villeneuve-d’Ascq, Tourcoing et Douai.

Dans ces unités, les jeunes pris en charge ne peuvent compter que sur des équipes réduites, qui dépendent de la solidarité des agents plutôt que des moyens alloués par l’administration.

En résumé, c’est l’ensemble des services de la Direction Territoriale du Nord qui se retrouve en difficulté.

À brève échéance, toutes les directions territoriales du Grand-Nord seront lourdement impactées.

Comment expliquer cette situation paradoxale alors qu’une hausse de plusieurs centaines de millions d’euros du budget est annoncée ?

Nous nous insurgeons face à ses méthodes et il conviendrait plutôt de changer de paradigme dans la façon de traiter l’absentéisme au sein de notre direction.

Si l’absentéisme est élevé (et encore… cela reste à mettre en perspective et à analyser) peut-être est- ce dû à des conditions de travail de plus en plus difficiles ?

A un épuisement face à un manque de considération des personnels ?

Nous aurons l’occasion de porter nos constats et faire entendre votre voix lors d’une audience avec le DIR prochainement.

Dans l’attente, n’hésitez pas à nous faire remonter vos difficultés.

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SDGF : Flash-inFO Mobilité des Greffiers

Cher(e) collègue,

La liste pour la mobilité des greffiers est sortie.

Vous avez besoin de votre mobilité, votre dossier est prioritaire, il doit être étudié.

La CAP n’existe plus en tant que tel, MAIS nous vous aidons dans vos démarches : constitution du dossier et plaidoirie devant la sous directrice.

Si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté, n’hésitez pas à nous confier votre dossier afin d’être certain que l’administration l’étudie avec attention !

Le syndicat FO Justice peut vous aider à faire avancer votre dossier de mutation

►N’hésitez pas à contacter votre délégué régional OU en contactant :

  • Pour les Greffiers

Christophe DOUCHET : 06.35.36.70.51 c.douchet@fojustice.fr

Jean-Jacques PIERON : 07.86.99.64.02 j.pieron@fojustice.fr

  • Pour les Directeurs des Services de Greffe

Philippe DELISE, Directeur : philippe.delise@justice.fr

N’oubliez pas nous sommes là pour vous aider , saisissez-nous !

FO Justice défendra toujours les personnels de justice sans qui rien n’est possible !!!

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UISP Strasbourg : Déclaration Liminaire du CSA du 28 Février 2025

M. le Président, mesdames et messieurs les participants à ce 1er CSA Interrégional de l’année 2025.

Le syndicat FO Justice Grand Est ne pouvait commencer cette instance sans avoir une pensée pour notre collègue de CHAUMONT décédé samedi dernier.

Le 1er syndicat de notre interrégion va continuer son travail inlassable pour le bien-être de l’ensemble des personnels, tous corps et tous grades confondus.

Les sujets que nous avons souhaités mettre à l’ordre du jour de ce CSA en apportent déjà la preuve.

Nous avons décidé de démarrer efficacement cette année 2025 afin de donner le ton et de mettre en perspective les manques de notre administration.

Nationalement, nous sommes en adéquation avec les projets soutenus par le nouveau Garde des sceaux , celui-ci reprenant en majorité les revendications portées par notre organisation syndicale depuis des années.

Certains de nos camarades d’autres OS sont dans l’embarras, car leurs « bases » sont en adéquation avec nos propositions mais les enjeux électoraux à venir et leurs alliances avec les syndicats de magistrats les empêchent de le dire trop fort et ne facilitent pas les tractations.

Comment ne pas être pour la création de prisons plus sécurisées, aller contre les CIMM pour nos collègues Ultramarins et ne dire au fort que la visioconférence doit être la règle et l’extraction judiciaire l’exception. Les PREJ, ELSP et ERIS apprécieront !!!!!

Régionalement, l’ouverture de 30 bureaux locaux estampillés FO Justice marque la qualité du travail accompli au cours de cette année 2024 et nous encourage à poursuivre nos multiples actions pour nos collègues.

Nous regrettons le manque de professionnalisme d’OS dans la diffusion des tracts et des écrits sur les réseaux sociaux et la presse.

Il est juste impossible de poster des photos intérieures d’une structure, de divulguer des l’informations ultra-sécuritaires du fonctionnement d’un établissement et le « peut-être » torpillage d’une fouille sectorielle au simple motif de l’organisation d’un repas de nuit !!!

Dans la continuité de nos propos , nous déplorons qu’en cette année 2024 nous nous soyons attardés de manière chronophage à la gestion plus problématique de 4-5 établissements.Nous connaissons les efforts faits par l’équipe de direction de la DI pour rappeler à ces CE de faciliter le dialogue social et le bon sens dans les prises de décisions mais 2025 commence de la même manière, ils n’ont toujours pas pris la mesure et les enjeux dont ils ont la responsabilité.

Nous avions déjà marqué notre mécontentement que ce soit oralement ou par écrit.

Nous allons passer aux différents blocages des structures si ceux-ci n’entendent pas vos et nos demandes répétées.

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Prison de Brest : Déclaration Liminaire du CSA du 27 Février 2025

EFFECTIF, MANAGEMENT, TROUBLES PSYCHOSOCIAUX

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs les membres du CSA

Le bureau Local Force Ouvrière justice, à travers cette déclaration liminaire, a souhaité vous faire part à nouveau de ses inquiétudes sur l’état physique et moral du personnel de la Maison d’Arrêt de BREST.

Lors de notre entretien avec Madame la Directrice Adjointe du 20 Février 2025, nous avons déjà échangé sur plusieurs situations qui nous semblaient indispensable de mentionner ici plus solennellement.

En effet, l’année 2025 devra marquer un tournant dans l’organisation et le management des différents services de notre établissement.

La première catégorie de personnel pour laquelle nous vous formulons nos inquiétudes concernent les personnels techniques.

La surpopulation carcérale entraine une usure prématurée de notre outil de travail mettant constamment le service technique sur la brèche.

Les compétences de ce service ne sont plus à démontrer nous permettant de voir l’ouverture de nouveaux chantiers de manière plus sereine.

Cependant l’absence d’un Directeur Technique à l’organigramme de référence de l’établissement nous inquiète tant son rôle nous apparait indispensable.

La situation de notre contractuel pouvant être remise en cause chaque année nous inquiète fortement car son apport est également primordial.

La seconde catégorie de personnel pour laquelle nous formulons des inquiétudes est le corps de commandement.

La surpopulation carcérale implique une surcharge de travail conséquente notamment des officiers de bâtiment à la tête chacun de véritable petite maison d’arrêt.

L’arrivée prochaine d’une nouvelle chef de détention au 1er Avril 2025 permettra la mise à niveau des effectifs du corps de commandement, nécessitant une nouvelle organisation des services non plus en fonction des personnalités de chacun mais bien en fonction des besoins du service.

Dorénavant nous n’aurons plus la nécessité de faisant fonction pour pallier le manque d’effectifs.

Le bureau Force Ouvrière Justice souhaiterait qu’un binôme Officier/ Brigadier-Chef encadrement soit mis en place par bâtiment dès l’arrivée de ce dernier sur l’établissement.

Les brigadiers chefs encadrement sont également mis à rude épreuve face à une population carcérale toujours aussi dense et de plus en plus perturbée.

Le bureau Force Ouvrière Justice souhaite rappeler que la situation des Brigadiers chefs encadrement a longtemps été tendu à cause d’un manque d’effectifs pour laquelle notre organisation a dû intervenir au niveau régional obtenant l’ouverture de 2 postes.

L’équipe ELSP a ainsi pu obtenir un gradé dédié.

Pour mémoire, un détaché permanent n’avait jamais pris ses fonctions sur notre établissement ni fait ouvrir un poste pour couvrir son absence. Nos collègues s’en rappellent encore.

Pour rappel le poste de gradé enquêteur est une création ayant permis à des brigadier-chef souffrant de problèmes de santé de bénéficier d’aménagement de service.

Concernant le personnel de surveillance, l’année 2025 marque le début de 3 années où les départs en retraite vont se multiplier les mettant encore en tension.

En effet en l’absence d’un apport conséquent en personnel, la situation pourrait devenir critique et les marges de manœuvre se font de plus en plus minces.

A ce titre, Force Ouvrière Justice souhaite une rationalisation des postes avec la suppression du faisant fonction et la mise en sommeil du poste QF formation cuisine.

Si nous sommes bien conscients que ces 2 postes ne résoudront pas tous les maux cela donnera une marge d’action au service des agents.

Notre organisation syndicale interroge également notre administration sur ses “absents “de longue date pour lesquelles notre administration ne s’est jamais prononcée ?

Ces décisions mettent à mal le fonctionnement de la Maison d’Arrêt de BREST.

Quid de la présence à l’effectif d’un agent au casier judiciaire chargé pour laquelle la commission de discipline aurait dû statuer ?

Quid de notre collègue en détachement à la Police Nationale pour lequel notre administration a accepté une prolongation de son détachement pour 3 ans ?

Quid du refus de prolongation d’activité de notre collègue ?

Quid des absences de plus d’un an pour lesquels l’administration aurait pu ouvrir déjà les postes ?

Alors à défaut de mettre l’effectif au complet, le bureau Force Ouvrière justice réclame le remplacement de ces postes.

Le bureau Force Ouvrière Justice souhaite vous rappeler que nous nous étions abstenus lors de la mise en place du nouveau service, là ou d’autres s’étaient précipités à voter pour.

En effet nous avions déjà alerté que ce service mis en place était mort-né déjà à l’époque au regard de l’effectif disponible.

Avec l’effectif actuel, les rappels, les nuits à 8, les étages découverts ne sont pas prêts de s’arrêter. Pourtant Force Ouvrière Justice avait été attaqué lorsque nous avions alerté sur les risques de pérennisation du mode dégradé.

Nous rappelons une nouvelle fois l’illégalité de ce procédé.Dernière catégorie de personnels pour laquelle nous souhaitions vous alerter, une fois n’est pas coutume : ceux sont les personnels administratifs.

Personnels de l’ombre mais personnels sans qui notre établissement ne pourrait fonctionner.

En effet, pour notre organisation syndicale il est impensable de trouver là où la bonne humeur savait s’allier au sérieux, la tristesse et la désolation.

Il est courant de trouver des personnels au bord des larmes dans un état d’épuisement physique et moral.

Nous attendions tellement de l’arrivée d’une AAI sur notre établissement (poste indispensable) que la déception est à la hauteur de l’espoir.

Si certes le manque chronique d’effectif est un des éléments de cette fatigue.

Pour notre organisation les méthodes de management et le comportement de cette AAI nous interroge.

Son rôle n’est-il pas de porter une oreille attentive aux doléances de ses subalternes afin de tirer ses services vers le haut ?

Au contraire nos personnels se heurtent à une personne autocentrée ramenant tous les problèmes à sa petite personne, rejetant sans cesse la faute sur les autres (même vous Mme la présidente n’y échappez pas).

Cette attitude dissuade nos collègues administratifs à se rendre dans son bureau pour évoquer leurs difficultés.

Madame la Présidente, l’état physique et mental tout comme les méthodes de management de notre AAI nous inquiète localement mais également régionalement.

Pour conclure, Madame la Présidente, nous avions fondé de grands espoirs dans votre propension au bien-être au travail.

Force est de constater que les mots n ‘ont pas été suivi d’actes !

Les prochaines années vont être décisives si nous voulons inverser cette tendance.

Le bureau Local Force Ouvrière Justice se tient donc à votre disposition, dans la bienveillance afin de travailler à l’amélioration des conditions de travail de l’ensemble des personnels.

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