Entre le 26 et le 27 février, en dehors des fouilles habituelles, les personnels ont découvert trois téléphones dans des conditions inhabituelles dans notre établissement. Le premier sur un détenu venu en consultation à l’USN, son téléphone n’a cessé de sonner en pleine consultation avec le médecin, et il le sortit pour l’éteindre. Le deuxième sur un détenu libérable, qui n’a trouvé mieux à faire que de l’utiliser alors qu’il était encore en phase de levée d’écrou au vestiaire du greffe. Le troisième sur un détenu qui devait partir en extraction médicale. Cela pose questions ?
Une préparation d’évasion, une prise d’otage, une désinvolture totale envers l’autorité, le sentiment que rien ne peut leur arriver.
Heureusement que le professionnalisme des collègues a permis d’éviter le pire.
Il devient urgent de renforcer la sécurité au sein de notre établissement. FORCE DOIT RESTER A LA LOI.
Pour notre protection, la visioconférence doit devenir la règle et l’extraction l’exception.
L’épisode tragique de l’assassinat de nos collègues en mai dernier ne doit plus se reproduire.
Des moyens conséquents doivent être mis en place sur notre établissement qui a un taux d’encombrement de pratiquement 170 % chez les hommes et 175 % chez les femmes.
Les collègues sont régulièrement filmés à leur insu et entendent souvent après les fouilles : « Vous avez pris mon portable ? Ce soir, j’en aurai un autre. »
Quelle image a le personnel de son administration, face à son impuissance ?
Le bureau local FO justice demande la multiplication des fouilles sectorielles.
Le bureau local FO Justice demande le brouillage des détentions.
Le bureau local FO Justice demande l’accélération du désencombrement tant chez les hommes, que les femmes.
Le bureau local FO Justice félicite l’ensemble des collègues pour leur dévouement.