Dimanche 23 février 2025, aux alentours de 20h30 lors d’une extraction médicale sur l’hôpital de Purpan composée de 2 agents pénitentiaires, un détenu a essayé de prendre la poudre d’escampette.
Revenons sur les faits: Juste avant de passer la radiographie de son doigt celui-ci s’est mis à courir dans le couloir de l’hôpital avec les menottes aux poignets. Les deux surveillants engagent la course poursuite afin de le stopper dans sa fuite. Mais le détenu saute du premier étage et se retrouve directement au rez-de-chaussée (7 mètres de hauteur entre les deux paliers). Se trouvant dans l’incapacité de rattraper le fugitif, les collègues décident d’avertir la sécurité de l’hôpital.
Cette initiative va permettre de stopper l’individu sur le parking, les agents de sécurité vont être aidés par 2 policiers présents sur les lieux.
Suite à l’échec de son évasion le détenu va se montrer agressif et va même proférer des menaces envers les collègues.
FO JUSTICE CP SEYSSES félicite les agents de sécurité de l’hôpital et les deux policiers qui ont pu arrêter le détenu.
FO JUSTICE CP SEYSSES félicite les deux collègues pour leur professionnalisme et leur sang-froid en ayant eu le réflexe d’avertir la sécurité.
FO JUSTICE CP SEYSSESse tient à la disposition des collègues pour les aider dans leurs démarches.
FO JUSTICE CP SEYSSES demande que des discutions soient entamées avec les hôpitaux de Toulouse pour pouvoir sécuriser les déplacements lors des extractions médicales.
PourFO JUSTICEla sécurité des personnels est une priorité.
La journée du mardi 25 février 2025 aura été riche en incidents. Dès le matin, un détenu signalé par de nombreux rapports pour son comportement violent et inadapté en détention (exhibitionnisme, sexisme, menace, propos déplacés envers le personnel féminin…) n’a rien trouvé de mieux que de mettre son organe sexuel face aux autres détenus présents en leur proposant de se comparer.
Les détenus paniqués ont dû être retirés de la douche. Dans la matinée, le responsable de secteur ne se sentant pas bien, a dû rentrer chez lui.
Le bâtiment B a été laissé à l’abandon, laissant les surveillants livrés à eux-mêmes, dont une surveillante à l’étage avec ce détenu métronome et son bagage déviant.
Et ce qui devait arriver, arriva ! Ce même détenu a provoqué un incident en promenade l’après-midi. L’alerte fut donnée à plusieurs reprises, mais après de longues attentes sans réponse, les agents et la première surveillante ont dû agir seuls pour sortir l’individu de la promenade et mettre fin au problème. Cet incident aurait pu mal finir sans la réactivité des agents.
La réunion cyclonique impose t’elle la présence de la totalité des encadrants. Pas de minima d’officier en détention. La cour du roi ne peut souffrir d’aucune absence, le petit peuple se débrouillera.
FO JUSTICESOUHAITE qu’une solution pérenne soit trouvée pour ce détenu au profil inquiétant.
FO JUSTICECONSTATE que notre établissement accueille des détenus au profil inquiétant, avec des peines inférieures ou égales à 2 ans.
FO JUSTICE est conscient que les prisons de l’ile sont surchargées et c’est pour cela que nous demandons la révision de la gestion de ces détenus en ne les mélangeant pas avec les détenus profil Centre de détention.
Mais cette journée folle ne s’arrête pas là. En fin d’après-midi, un autre détenu a décidé de faire parler de lui en refusant de réintégrer la promenade. Le problème fut géré par l’officier du A, mais cela nous montre l’importance d’avoir un minimum d’officiers présents sur les bâtiments en journée.
QUE DIRE de ce problème d’électricité déjà signalé qui a provoqué la perte des denrées du stock cyclonique.
ZÉRO ANTICIPATION, comme D’HABITUDE !
Les problèmes ne font que commencer et, si vous ne prenez pas les bonnes décisions Monsieur le Directeur les impacts peuvent être dramatiques. La charge de travail qu’on impose aux agents va fatalement finir en burnout, voire en blessures. Et évidemment, on blâmera les malades. Il est encore temps de changer de cap avant de heurter l’iceberg, M. le Directeur.
FO JUSTICE EXIGE :
– Une réorganisation des bâtiments et une nouvelle gestion des mouvements afin de les sécuriser.
– Une révision de l’organigramme de référence avec une augmentation des effectifs permettant un fonctionnement normal de l’établissement.
– L’arrêt immédiat du fonctionnement en mode dégradé qui est devenu la règle. Ce mode mettant en danger la sécurité du personnel sur la coursive chaque jour, pour exemple le AO qui pousse le mirador.
Vous êtes de passage, laissez-nous le souvenir d’un homme qui a su épauler ses agents.
FO JUSTICE EXIGE une lettre de félicitation pour tous les agents présents sur l’intervention en promenade.
FO JUSTICE REMERCIE l’ensemble du personnel pour son soutien.
FO JUSTICE sera toujours présent à vos côtés sans fléchir, quoi qu’on puisse dire. Nous vous l’avons déjà prouvé.
La maison d’arrêt de Nice souffre depuis des années d’une surpopulation carcérale importante avec des chiffres alarmants qui impactent toujours d’avantage les conditions d’incarcération, et c’est sans compter sur la vétusté des murs qui participe à ce climat de tension au sein de l’établissement.
Les détenus sont entassés dans des cellules exigües qui créent les conditions d’insécurité entre personnes détenues et personnels de surveillance.
AUJOURD’HUI CETTE SURPOPULATION A PASSE UN NOUVEAU CAP !
Le quartier de Semi-Liberté (QSL) de la MA Nice accueille des détenus, en fin de peine, censés se réinsérer prochainement dans la société…Mais faute de places disponibles et victime de son succès, la direction accepte d’accueillir les nouveaux venus dans des cellules déjà occupées mais SANS LIT DISPONIBLE, AVEC UN SIMPLE MATELAS AU SOL !
Après tout, ces chers pensionnaires, pour la plupart, ne sont là que pour la nuit et ressortent la journée, donc un peu de camping avant la sortie ne semble pas poser de difficulté !
DORMIR PAR TERRE FERAIT IL PARTI DU PROCESSUS DE REINSERTION ?
COMBLE DE L’IRONIE, IL N’YA AUCUN MATELAS AU SOL A LA MAISON D’ARRÊT !
CHERCHEZ L’ERREUR !
Les détenus placés au QSL arrivent le plus souvent d’un établissement pour peine où ils ont passé plusieurs années, pour certains seuls en cellule. Il va falloir leur expliquer que, dorénavant, leur sortie est conditionnée à une cohabitation plus que rapprochée ?!
LA M.A EST PLEINE ! ON SE DEMENE CHAQUE SEMAINE POUR DESENGORGER !
ON VIDE D’UN CÔTE POUR REMPLIR DE L’AUTRE !
A force de vouloir cocher des cases, de faire du chiffre à n’importe quel prix, en ignorant la réalité, on débouche sur des ABERRATIONS qui ont des conséquences sur la qualité de vie au travail du personnel et les conditions de détention. Elles vont inévitablement générer des frustrations, des incidents et se révéler contre-productives.
FO Justicedénonce cette situation ubuesque qui ne doit pas tomber dans la banalisation.
Le bureau local FO Justice exige de la direction une réflexion sur la gestion de la semi-liberté et de prendre toutes les mesures nécessaires pour qu’une telle situation ne se reproduise plus.
Le bureau local FO Justice féliciteles agents du QSL qui continuent à remplir leurs missions malgré les difficultés qui viennent dégrader leur travail du quotidien.
Le bureau local Force Ouvrière Justicetient à féliciter l’opération qui a eu lieu ce mercredi 26 février 2025, lors de la mise en place de la 2ème série parloir coté famille du Bâtiment D2.
Cette Opération menée conjointement avec le parquet, la Gendarmerie une brigade cynotechnique avec le soutien de la cellule sécurité.
A cette occasion, il a été retrouvé sur trois familles une quantité importante de produits stupéfiants soit un total de 259 grammes de résine de cannabis et 1 téléphone.
Le parquet a été avisé du placement en garde a vue de 2 familles dans le cadre de l’enquête diligentée par la brigade territoriale.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceapprouve l’initiative des fouilles inopinées au sein du parloir. Celles-ci rentrent pleinement dans la lutte permanente que nous menons contre la prolifération des produits prohibés au sein de notre établissement.
Notre organisation professionnelle encourage les personnels, tous grades et corps confondus ainsi que les différents services à croiser leurs informations afin de lutter efficacement contre les trafics en tous genres qui polluent nos détentions.
Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne fermement la violente agression survenue, ce mercredi 26 février 2025 sur le bâtiment D4 vers 8h45.
En effet, un détenu au lourd pédigré sortant du QD il y a à peine 5 jours a encore frappé. Lors de la réintégration sur l’aile de droite du 2eme étage un détenu de niveau 3 renforcé + force de l’ordre a agressé l’une des nôtres. Mesure prise en janvier pour menaces et violences envers le personnel.
Il a commencé son récital d’agressivité verbale avant d’armer ses 2 poings en direction de notre collègue.
Dans la continuité de sa violence désinhibée et décomplexée, il attrape la surveillante au niveau du torse pour l’attirer dans la cellule tout en lui serrant le cou avec sa dragonne.
Fort heureusement, la collègue a pu s’extirper de cette étreinte et a réussi à fermer la porte pour se mettre en sécurité.
Bilan : Un agent très choqué présentant des marques de strangulation au niveau du cou.
Notre collègue a été acheminée par l’assistante de prévention au centre hospitalier sud Francilien pour bénéficier de soins.
Lors de l’audience, la personne détenue à affiché un sourire narquois en guise de défiance. Ses déclaration sont aussi à la hauteur de son courage : « elle le méritait ».
Le bureau local Force Ouvrière Justicecondamne cette lâche agression et exige des sanctions à la hauteur de la gravité des faits et de son arrogance.
Le bureau local Force Ouvrière Justiceincite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.
Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient nos collègues et les accompagneront dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires à l’heure où la parole du détenu vaut évangile auprès de notre chère administration.
Le bureau local Force Ouvrière Justice restera attentif aux sanctions prononcées à l’encontre des agresseurs des personnels, dans l’exercice de leurs missions régaliennes.
Ce jour, mardi 25 février 2025 à 14 heures, la DISP de Dijon a organisé une rencontre avec la direction et les OS locales du centre de détention de Joux la Ville en rapport avec les différents incidents dont la fréquence et l’intensité augmentent au fur et à mesure que le temps passe.
Nous remercions les membres de la délégation de la DISP de Dijon pour leur écoute et leur volonté de bienveillance qui a transparu dans la tenue des discussions. Nous remercions également les membres de la direction locale qui ont permis la production de cet échange.
Nous nous sommes tous accordés sur le constat. Le QF de Joux la Ville souffre d’une architecture particulière pénalisante couplé au fait que l’organisation du service du QF ne prévoit ni brigade QA, ni brigade QID. Parallèlement à cela, le QF souffre d’une réelle submersion causée par les surpopulations massives des MA de France et de Navarre. Le QF souffre d’une population pénale difficile et hétérogène ; TIS, MOS, MOS furtif, cas psychiatriques, transgenres etc…
Le résultat est sans appel, 6 agressions violentes en peu de temps, de trop nombreuses collègues blessées, des personnels qui viennent bosser la peur au ventre et les larmes aux yeux.
Il a été rappelé que le poste « surveillante mouvement » n’est pas un dispo et n’a pas vocation à boucher les trous. La DISP confirme et se positionne favorablement à la rédaction d’une note de service en ce sens.
Nous nous accordons également sur le fait qu’une amélioration bâtimentaire ne saurait voir le jour avant un très, trop long moment. Il est aussi clairement énoncé qu’une baisse de la population pénale n’est pas davantage envisageable qu’une baisse des cas psychiatriques. Il est également supposé que la durée d’incarcération n’est pas susceptible de diminuer.
DSD s’engage à une vigilance accrue sur les profils de transfert, notamment en travaillant davantage sur les données SPIP.
Le constat de FO JusticeJoux la Villeest sans appel. Les agents du QF ont le droit de travailler en sécurité, et l’administration a le devoir de s’en assurer. Nous ne saurions nous satisfaire de prospectives, nous exigeons des solutions immédiates. L’autorité et la force légitime doivent être restaurées, affichées et assumées. Le retour, par exemple, d’une équipe cyno pour l’entrée des parloirs familles serait judicieux.
➢FO JusticeJoux la Ville demande que des fouilles sectorielles soient organisées au QF. Inexistantes depuis trop longtemps, il est entendu que les stupéfiants et les psychopathologies ne font pas bon ménage.
➢FO JusticeJoux la Ville demande que les ELSP soient régulièrement déployées sur le QF, notamment pour les gestions équipées, menottées, mouvement QD. Cela permettra de dégager du temps aux agents d’étages pour s’occuper correctement des personnes détenues respectueuses et montrera aux autres qu’une autre gestion est possible.
Nos collègues du QF de Joux la Ville ne sauraient souffrir davantage de la solidarité à géométrie variable des uns et à l’immobilisme des autres.
Ce vendredi 21 février lors de la distribution du repas un détenu a tenté d’agresser un agent, bien que bousculé, notre collègue a fait preuve de sang-froid et avec l’aide l’officier et des collègues ils ont maitrisé l’individu virulent pour le mettre en prévention.
FO JUSTICE SOULIGNE le professionnalisme des collègues sur cet incident.
Cet incident s’est produit à un moment sensible de la journée, et ces derniers mois nous nous retrouvons souvent sans rotonde pour gérer les mouvements entre bâtiments. L’agent PCI est seul sur le poste (spécificité locale quand tu nous tiens !) et doit gérer l’urgence sur un poste ou l’ergonomie laisse à désirer avec du matériel obsolescent.
Un PCI c’est 2 agents minimum, et la présence de l’agent rotonde n’est pas une option.
Doit-on attendre l’incident de trop pour en prendre conscience ?
Si le CD du Port est fonctionnel, c’est grâce aux agents qui ne rechignent pas à la tâche malgré les difficultés qu’on leur impose. Etages souvent découverts, pas de rotonde. Un établissement avec des mouvements de détenus chaotiques livrés à la seule délicatesse des intervenants.
Cela suffit, il faut remettre à jour l’organigramme de référence afin de pallier au manque d’effectif.
Le PCI doit passer à deux agents comme dans n’importe quel établissement pénitentiaire.
La rotonde n’est pas une option car en cas d’incident les délais sont trop longs, elle doit être maintenue coute que coute.
Les étages ne peuvent servir de relèves aux miradors en laissant les détenus livrés à eux-mêmes pendant 30 minutes.
Il faut remettre de l’ordre et arrêter la politique de l’autruche. Des solutions existent, et il faut les assumer avant qu’un drame n’arrive. Les agents ne seront pas responsables des difficultés qu’ils rencontrent chaque jour en raison de votre inaction et à vôtre refus de prendre des décisions.
FO JUSTICE RÉCLAME la révision de l’organigramme de référence.
FO EXIGE le paiement des heures supplémentaires de 2024 pour les agents ayant dépassé la limite des 108 heures trimestrielles, tout travail mérite salaire.
FO DEMANDE une réorganisation des mouvements en détention.
FO JUSTICE CONTRAINT à la Direction une remise en état de marche du PCI.
FO JUSTICE FÉLICITE les agents pour leur dévouement, et leur sens du service public pénitentiaire.
Y A-T-IL UN Commandant POUR SAUVER CE NAVIRE ?
Le CD du Port ne coule pas grâce aux personnels, ne l’oubliez pas Monsieur le Directeur.
La valeur d’un chef est sa capacité à se mettre lui-même au service d’une cause ou d’un intérêt commun plus grands que sa personne.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI),
Alors que nous nous réunissons aujourd’hui, il est impossible de ne pas repenser à l’horreur des événements survenus au péage d’Incarville le 14 mai 2024, où l’évasion meurtrière et barbare de Mohamed Amra a coûté la vie à nos collègues Fabrice et Arnaud et blessé gravement d’autres agents.
Ce samedi 22 février, nous avons appris que ce criminel a été interpellé en Roumanie, une nouvelle qui, bien qu’encourageante, ne peut apaiser la douleur des familles endeuillées. Cette situation soulève des questions cruciales qui, nous l’espérons, trouveront des réponses, même si cela ne ramènera pas nos collègues et laissera les familles et les victimes dans le deuil et la souffrance. FO Justice PACA-Corseespère que la lumière sera faite et que la justice sera intransigeante.
FO Justice PACA-Corsetravaille et revendique depuis de nombreuses années la classification des établissements pénitentiaires afin de mieux appréhender les missions qui nous sont confiées et de faciliter les missions de sécurité, de prévention et d’insertion. Toutefois, un autre combat, celui du mal-être au travail n’attire pas l’attention des médias, contrairement au « sécuritaire », et pourtant, il est présent et il faut l’éradiquer. Prendre soin des agents n’est pas seulement une question de morale, mais une nécessité pour garantir la sécurité de tous. Le projet d’Équipe de Soutien des Agents Pénitentiaires (ESAP) en est un exemple frappant. Bien qu’annoncé, il semble que sa mise en œuvre traîne en longueur, alors que des établissements de sécurité se construisent beaucoup plus rapidement.
POURQUOI EST-IL PLUS FACILE DE CRÉER DES INFRASTRUCTURES SÉCURITAIRES
QUE DE METTRE EN PLACE UN SOUTIEN POUR NOS AGENTS ?!!
En ce qui concerne l’Équipe de Fouille Régionale (EFR), nous tenons à souligner notre vigilance à ce sujet. FO Justice PACA-Corsea toujours soutenu l’importance de cette initiative et a travaillé activement sur un « Plan Interrégional de Sécurisation des Établissements Pénitentiaires de la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille ». Ce plan visait à établir une classification des établissements, avec une Partie 3 dédiée à « une stratégie globalement tournée vers la sûreté ». FO Justice PACA-Corsea proposé de repenser l’organisation des fouilles en s’inspirant des pratiques de la Direction Interrégionale des Hauts-de-France mises en place par le Directeur Interrégional Adjoint (DIA) de notre DISP.
En date du 13 octobre 2020, FO Justice PACA-Corsea remis au Directeur Interrégional (DI) ce Plan Interrégional de Sécurisation des Établissements Pénitentiaires, soulignant ainsi notre engagement à renforcer la sécurité et la protection de l’ensemble des personnels. Il est crucial que cette équipe de fouille soit mise en place, et qu’elle soit accompagnée d’une stratégie claire et efficace, afin que nos établissements soient des lieux sécurisés.
Concernant l’actualité de la DISP de Marseille, la situation est ALARMANTE. Le manque de personnel persiste, malgré une augmentation des recrutements à la suite de la réforme du CEA. Le départ imminent de nombreux agents vers leur nouvelle affectation au 1er juillet suscite de vives inquiétudes au sein des établissements, en particulier le Centre Pénitentiaire (CP) d’Aix-Luynes et la Maison d’Arrêt (MA) de Grasse. Ces établissements se retrouveront respectivement avec des taux de couverture de 79% et 72%, sans renfort d’agents en sortie d’école. Or l’objectif de la DISP est d’atteindre les 90-95%, ce qu’elle considère comme étant le strict minimum pour fonctionner « correctement ».
Par ailleurs, il est impératif de valoriser les services administratifs, ces agents souvent invisibles, qui garantissent le bon fonctionnement de notre administration.
Leur travail, bien que moins visible, est tout aussi essentiel. Ils méritent reconnaissance et soutien, CAR EUX AUSSI SOUFFRENT D’UNE PÉNURIE QUI REND LEURS MISSIONS EXTRÊMEMENT DIFFICILES. Par exemple, l’Unité de Gestion Administrative et Financière (UGAF) opère avec un effectif limité d’agents, qui sont chargés, entre autres, de la gestion de la paie de l’ensemble des agents de la DISP de Marseille.
DANS LE CONTEXTE ACTUEL DE MANQUE D’EFFECTIFS AU SEIN DE NOS SERVICES ET ÉTABLISSEMENTS,
IL EST IMPÉRATIF DE RÉÉVALUER NOS PRIORITÉS !!!
La récente lettre ouverteFO Justicemet en lumière les enjeux cruciaux liés à la lutte contre la criminalité organisée et à la gestion des extractions judiciaires.
En proposant de privilégier la visioconférence pour les audiences, cette initiative vise non seulement à garantir la sécurité des personnels et des détenus, mais aussi à redéployer nos ressources vers des missions essentielles qui souffrent de sous-effectifs.
Nous devons agir rapidement pour que ces recommandations soient intégrées dans la loi, afin d’optimiser nos moyens et de garantir l’efficacité de nos missions.
CEPENDANT, AUJOURD’HUI, LES REPRÉSENTANTS DES AVOCATS ET DES MAGISTRATS, DONT L’USM,
SONT VENT DEBOUT POUR TOUT BLOQUER !!!
FO Justice PACA-CorseAPPELLE la DISP de Marseille à une réflexion URGENTE sur les missions des agents. Il est temps de redéfinir nos priorités, la sécurité doit primer, et il faut limiter les déplacements et mouvements en détention au strict nécessaire.
Parallèlement à ces préoccupations, FO Justice CPIPa récemment adressé un courrier aux Parlementaires pour attirer leur attention sur le problème de la surpopulation carcérale qui constitue un défi majeur pour notre société.
Les données alarmantes concernant l’aménagement des peines, notamment la progression rapide des aménagements sous forme de Détention à Domicile sous Surveillance Électronique (DDSE), témoignent de la nécessité d’une réflexion approfondie sur notre système pénal. Avec seulement 22,7 % des détenus bénéficiant d’un aménagement de peine, et un taux de Libération Sous Contrainte de Plein Droit (LSCPD) lamentable de 1,6 %, FO Justice CPIPa appelé à des solutions concrètes et audacieuses. En s’inspirant du modèle espagnol, notre organisation revendique une décentralisation des décisions d’aménagement de peine afin d’alléger la charge des Juges d’Application des Peines (JAP) et de donner plus de latitude à l’Administration Pénitentiaire dans la gestion des flux. Face à l’urgence de la situation, il est impératif que les législateurs prennent des mesures efficaces pour améliorer l’accès aux alternatives à l’incarcération et lutter contre la surpopulation carcérale.
FO Justice PACA-Corse REVENDIQUE une vision audacieuse de notre système pénitentiaire par des actions concrètes et immédiates pour améliorer les conditions de travail de tous les agents, qu’ils soient personnels de surveillance, CPIP, administratifs ou autres. Il est essentiel de promouvoir des solutions innovantes et efficaces face à la surpopulation carcérale, afin de garantir un environnement de travail sain et sécurisé.
Monsieur le président de comité social de l’administration de la MA de Charleville Mézières , FO Justice prend la parole aujourd’hui pour dénoncer une situation devenue intenable au sein de la Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières.
Depuis plusieurs mois, le malaise ne cesse de croître parmi les agents. Climat de défiance, abus de pouvoir, surveillance excessive et absence totale de dialogue social : la direction a fait le choix du mépris et de l’autoritarisme, au détriment du respect et de la reconnaissance des personnels.
UN USAGE ABUSIF ET ILLÉGAL DE LA VIDÉOSURVEILLANCE
Nous dénonçons fermement l’utilisation détournée des caméras de surveillance.
Initialement mises en place pour garantir la sécurité de l’établissement, elles sont aujourd’hui devenues un outil de contrôle permanent des agents.
Pire encore, un écran de contrôle est installé dans le bureau du chef d’établissement, lui permettant de surveiller à sa guise les faits et gestes du personnel, ce qui est totalement interdit. Cet écran n’a rien à faire dans un bureau de direction et doit être déplacé immédiatement vers le local informatique, où son usage restera dans un cadre légal et réglementé.
UN MANAGEMENT BASÉ SUR LA PEUR ET LE COPINAGE
À la MA de Charleville-Mézières, soit vous êtes dans les petits papiers de la direction, soit vous subissez sa colère.
• Pressions et brimades sur ceux qui osent s’exprimer
• Sanctions déguisées pour les agents qui ne plaisent pas à la hiérarchie
• Traitement de faveur pour une poignée de privilégiés
Ce mode de gestion arbitraire et injuste est indigne d’un service public et ne fait qu’accentuer la perte de confiance des personnels envers leur hiérarchie.
DES AGENTS TRAQUÉS MÊME LORS DE LEURS ARRÊTS MALADIE
Comme si cela ne suffisait pas, les agents sont désormais traqués jusque dans leurs arrêts maladie.
• Contrôles systématiques et parfois abusifs des agents en congé maladie
• Suspicion généralisée à chaque arrêt, renforçant un climat de stress et de peur
Cette chasse aux sorcières est inadmissible et démontre le profond mépris de la direction envers son personnel.
UNE DIRECTION ABSENTE ET DÉCONNECTÉE DU TERRAIN
La Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières est un bel établissement, où il faisait bon travailler. Mais aujourd’hui, les agents ne se sentent plus respectés, ni écoutés, ni soutenus.
La direction ne se rend jamais en détention, ne prend pas la peine d’aller à la rencontre des équipes et reste enfermée dans son bureau.
Ce silence et cette distance confirment une chose : la direction ne se soucie pas des conditions de travail de son personnel.
UN CSA ORGANISÉ DANS LE MÉPRIS DES RÈGLES
Non seulement le climat au sein de l’établissement est délétère, mais nous constatons également que les règles du CSA de l’Administration Pénitentiaire ne sont même pas respectées.
Nous avons dû démarcher nous-mêmes la direction pour obtenir les convocations et réclamer les documents de travail nécessaires à la préparation de cette instance.
Comment peut-on parler de dialogue social quand les représentants du personnel doivent eux-mêmes courir après des éléments pourtant obligatoires pour le bon déroulement du CSA ?
FO JUSTICE DIT STOP ET REFUSE DE SIÉGER AU CSA !
Face à ce climat de défiance et de mépris, FO Justice a pris la décision de ne pas siéger au CSA de ce jour.
Nous refusons de cautionner cette gestion toxique, ces abus de pouvoir et ce traitement indigne des personnels.
Nous espérons que nos collègues de l UFAP seront solidaires avec nous, pour la défense des personnels et dans l intérêt de nos conditions de travail et de notre dignité.
Le bureau local demande qu’une nouvelle date de CSA soit donnée rapidement avec un vrai dialogue social.
FO JUSTICE RESTE AUX CÔTÉS DES AGENTS ET EXIGE DES CHANGEMENTS IMMÉDIATS !
Ce Samedi, une agression physique d’une rare violence a eu lieu entre des personnes détenues.
L’intervention du surveillant d’étage a été exemplaire, faisant preuve d’un grand professionnalisme et d’un sang-froid remarquable. Sa réactivité a permis d’éviter des conséquences encore plus graves.
Le renfort de ses collègues a été rapide et efficace, démontrant la solidarité et la coordination indispensables dans de telles situations.
Malheureusement, cet incident n’est que la pointe de l’iceberg d’une violence croissante au sein de l’établissement. Nous assistons à une escalade alarmante : des agressions au couteau, des affrontements violents en cours de promenade, la liste est longue. La surpopulation carcérale et l’afflux de détenus aux profils psychologiques complexes contribuent à une atmosphère tendue et dangereuse. Les ressources humaines sont mises à rude épreuve, et le personnel se trouve en première ligne face à ces difficultés.
Il est temps d’agir et de faire entendre notre voix :
• Le SLPFOJUSTICE de Besançon demande une lettre de félicitation régionale pour le surveillant qui a stoppé l’agression et a protégé les personnes détenues.
• Le SLPFOJUSTICE de Besançon exige un départ rapide de la personne détenue après l’exécution de sa sanction disciplinaire pour éviter toute nouvelle agression.
La problématique des ressources humaines doit être prise en considération d’urgence. Il est impératif d’augmenter les effectifs et de mettre en place des mesures de soutien psychologique pour le personnel, confronté quotidiennement à des situations extrêmes.
L’administration pénitentiaire doit reconnaître la gravité de la situation et engager un dialogue constructif avec les organisations syndicales pour trouver des solutions durables.
Chers collègues, restons solidaires et unis face à ces défis. Notre sécurité dépend de notre capacité à nous faire entendre et à mettre en lumière les difficultés que nous rencontrons.
Ensemble, nous pouvons faire la différence et améliorer les conditions de travail dans notre établissement.