Monsieur le président de comité social de l’administration de la MA de Charleville Mézières , FO Justice prend la parole aujourd’hui pour dénoncer une situation devenue intenable au sein de la Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières.
Depuis plusieurs mois, le malaise ne cesse de croître parmi les agents. Climat de défiance, abus de pouvoir, surveillance excessive et absence totale de dialogue social : la direction a fait le choix du mépris et de l’autoritarisme, au détriment du respect et de la reconnaissance des personnels.
UN USAGE ABUSIF ET ILLÉGAL DE LA VIDÉOSURVEILLANCE
Nous dénonçons fermement l’utilisation détournée des caméras de surveillance.
Initialement mises en place pour garantir la sécurité de l’établissement, elles sont aujourd’hui devenues un outil de contrôle permanent des agents.
Pire encore, un écran de contrôle est installé dans le bureau du chef d’établissement, lui permettant de surveiller à sa guise les faits et gestes du personnel, ce qui est totalement interdit. Cet écran n’a rien à faire dans un bureau de direction et doit être déplacé immédiatement vers le local informatique, où son usage restera dans un cadre légal et réglementé.
UN MANAGEMENT BASÉ SUR LA PEUR ET LE COPINAGE
À la MA de Charleville-Mézières, soit vous êtes dans les petits papiers de la direction, soit vous subissez sa colère.
• Pressions et brimades sur ceux qui osent s’exprimer
• Sanctions déguisées pour les agents qui ne plaisent pas à la hiérarchie
• Traitement de faveur pour une poignée de privilégiés
Ce mode de gestion arbitraire et injuste est indigne d’un service public et ne fait qu’accentuer la perte de confiance des personnels envers leur hiérarchie.
DES AGENTS TRAQUÉS MÊME LORS DE LEURS ARRÊTS MALADIE
Comme si cela ne suffisait pas, les agents sont désormais traqués jusque dans leurs arrêts maladie.
• Contrôles systématiques et parfois abusifs des agents en congé maladie
• Suspicion généralisée à chaque arrêt, renforçant un climat de stress et de peur
Cette chasse aux sorcières est inadmissible et démontre le profond mépris de la direction envers son personnel.
UNE DIRECTION ABSENTE ET DÉCONNECTÉE DU TERRAIN
La Maison d’Arrêt de Charleville-Mézières est un bel établissement, où il faisait bon travailler. Mais aujourd’hui, les agents ne se sentent plus respectés, ni écoutés, ni soutenus.
La direction ne se rend jamais en détention, ne prend pas la peine d’aller à la rencontre des équipes et reste enfermée dans son bureau.
Ce silence et cette distance confirment une chose : la direction ne se soucie pas des conditions de travail de son personnel.
UN CSA ORGANISÉ DANS LE MÉPRIS DES RÈGLES
Non seulement le climat au sein de l’établissement est délétère, mais nous constatons également que les règles du CSA de l’Administration Pénitentiaire ne sont même pas respectées.
Nous avons dû démarcher nous-mêmes la direction pour obtenir les convocations et réclamer les documents de travail nécessaires à la préparation de cette instance.
Comment peut-on parler de dialogue social quand les représentants du personnel doivent eux-mêmes courir après des éléments pourtant obligatoires pour le bon déroulement du CSA ?
FO JUSTICE DIT STOP ET REFUSE DE SIÉGER AU CSA !
Face à ce climat de défiance et de mépris, FO Justice a pris la décision de ne pas siéger au CSA de ce jour.
Nous refusons de cautionner cette gestion toxique, ces abus de pouvoir et ce traitement indigne des personnels.
Nous espérons que nos collègues de l UFAP seront solidaires avec nous, pour la défense des personnels et dans l intérêt de nos conditions de travail et de notre dignité.
Le bureau local demande qu’une nouvelle date de CSA soit donnée rapidement avec un vrai dialogue social.
FO JUSTICE RESTE AUX CÔTÉS DES AGENTS ET EXIGE DES CHANGEMENTS IMMÉDIATS !