Le bureau local Force Ouvrière Justice du CP de Fresnes se voit dans l’obligation de dénoncer aujourd’hui la situation des Unités Hospitalières de Fresnes avec des conditions qui s’ancrent dans le temps.
Un grand nombre d’agents est affecté aux UH « par punition », alors que ces unités, en raison de leur sensibilité, ne devraient pas être considérées comme « la poubelle de Fresnes ».
Même ceux qui ont rejoint ce service par vocation souhaitent désormais partir !
Manque de moyens criant :
Ce manque de considération se reflète aussi dans les moyens matériels mis à disposition. À l’UHSA, par exemple, les armes ne sont pas en dotation individuelle. Les tenues par coup, les boucliers et les moyens de contrainte tels que les ceintures sont en nombre réduit et en mauvais état. Nous utilisons du matériel datant de l’époque des dinosaures !
Le « cadeau » d’un nouveau véhicule 5008, censé calmer les agents après les réclamations au CSA, est loin d’être suffisant.
Où sont les formations, les recyclages, et les mises à jour nécessaires ?
Formations insuffisantes :
Le manque de formation pour les agents des unités hospitalières est alarmant. Le nombre d’agents non habilités met en péril la sécurité car ils ne peuvent pas accomplir l’entièreté des missions. Cette situation est intenable et nécessite une action immédiate pour garantir la sécurité de tous.
Sécurité ignorée :
En attendant, nous subissons des projections de téléphones, mais apparemment tout va bien ! Nous gérons des profils avec des troubles psychiatriques. Que se passera-t-il le jour où on nous parachutera autre chose que des téléphones ?
On nous assure que tout va bien, mais même les mesures sécuritaires ne s’alignent pas avec la doctrine nationale ESP : STOP À L’OMERTA !
Monsieur le responsable de l’UHSA, mettez à jour vos directives pour les missions extérieures au lieu d’inventer des méthodologies incompatibles avec la doctrine ESP de la DAP !
À chaque sollicitation de notre part, le Chef d’établissement découvre certains problèmes par notre intermédiaire. Cela nous amène à nous interroger sur la rétention d’informations de la part du chef de l’UHSA, soulignant la nécessité d’une transparence accrue dans les remontées des agents.
Le bureau local FO Justice CP Fresnesdemande à la direction de mettre en œuvre urgemment des moyens matériels et humains pour nos UH.
Le bureau local FO Justice CP Fresnes réclame le comblement des postes, et davantage de personnel féminin est nécessaire pour gérer les détenus de même sexe et effectuer les gestes sécuritaires.
Le bureau local FO Justice CP Fresnes exige une réunion de synthèse avec le directeur infra-sécurité, l’officier, les gradés et les surveillants afin de mettre un plan d’action en œuvre.
À la lecture du dernier trimestriel publicitaire de l’UFAP Unsa Justice, et par la voix de son secrétaire général, sont proférés aux Personnels Pénitentiaires de nouveaux mensonges, ayant pour but de semer le trouble, une fois encore.
Le sujet porte de nouveau sur les surveillants adjoints qui pourraient être amenés à être recrutés si et seulement si le schéma d’emploi statutaire devait ne pas être rempli.
► C’est une clause négociée et obtenue par FO Justice lors de la réforme.
Malgré la connaissance qu’il devrait avoir des textes qui régissent leur recrutement, et avec une mauvaise foi hors du commun, le secrétaire général de l’UFAP soutient que « …plus de 1000 surveillants contractuels au statut précaire auraient dû être recrutés en 2024/25… » et que, dès 2027, « …ce ne sont pas moins de 560 surveillants adjoints qui seront recrutés… ».
► Et pourtant, les textes, que par ailleurs seul FO Justice a négociés auprès de l’administration, mais également des parlementaires qui ont eu à se prononcer, imposentdes critères très restrictifs au ministère dans le cadre de ces recrutements.
Lors du CSA de l’Administration Pénitentiaire du 23 janvier 2025, FO Justice a alors demandé des explications au DAP, au sujet des écrits du syndicat fantaisiste.
Le Directeur de l’Administration Pénitentiaire a réaffirmé et fait consigner dans le procès-verbal que ces chiffres ne correspondent à rien, puisque le schéma d’emploi actuel est comblé.
► En conséquence, et comme le rappellent les textes, il ne peut y avoir aucun recrutement de surveillants adjoints à ce stade. Il a également précisé que ces chiffres sont purement fictifs, semblant tout droit sortis d’une boule de cristal, car les prévisions de recrutement pour 2027 ne sont pas encore connues.
ENCORE UN MENSONGE DE PLUS !
Non sans plaisir, et pour rafraîchir vos souvenirs, voici un petit florilège, non exhaustif, des plus récents mensonges de l’UFAP Unsa Justice :
UFAP A ÉCRIT « En catégorie B, Les heures supplémentaires ne seront plus payées » ➡️ UFAP A MENTI !
UFAP A DÉNONCÉ « En 2024 seront recrutés 500 contractuels » ➡️ UFAP A MENTI !
UFAP A AFFIRMÉ « Les surveillants adjoints vont occuper les miradors et postes fixes » ➡️ UFAP A MENTI !
UFAP A AFFIRMÉ « Les surveillants adjoints prendront les postes en Outre-Mer » ➡️ UFAP A MENTI !
Nous avons compris depuis bien longtemps que la stratégie de ce syndicat est avant tout guidée par la perspective des prochaines élections professionnelles, et non pas en faveur de l’intérêt des Personnels… hélas !
Il serait opportun que le titre de leur revue trimestrielle devienne pour eux une réalité !
Certes, ils se « REVEIL » mais pas pour les bonnes raisons !
PETIT SCOOP : Il se murmure qu’ils vont bientôt s’octroyer la paternité de la réforme statutaire historique obtenue par FO Justice, qu’ils ont tant combattue, ce qui n’a pourtant pas empêché le secrétaire général de cette organisation de s’empresser de passer le RAEP de Major dès cette année pour en tirer bénéfice !!!
PLUS LE MENSONGE EST GROS, PLUS CELA POURRAIT PASSER !
Entre agression et inondation, la semaine commence sur de bonnes bases sur notre belle structure.
Vers 9h, après plusieurs rappels à l’ordre de la part de l’agent US pour le tapage occasionné par un patient mécontent, ce dernier essaie d’agresser le surveillant. Heureusement, le professionnalisme et la réactivité de l’ensemble des collègues ont permis d’éviter le pire et de placer en prévention cet énergumène. Ce dernier finira la journée en CPROU, trop dur le QD…
Lors de la distribution des cantines sur les QMC, un pensionnaire insatisfait jette au sol et en direction des agents des produits, une fois de plus, la réactivité du personnel sur place a évité une blessure d’un collègue et de refermer la porte pour clore l’incident.
À peine une heure plus tard, au niveau de la SAS, un agent aperçoit un téléphone sur une personne détenue en cellule. Le nécessaire a été fait pour cloisonner le secteur et procéder à la fouille. Encore une fois, le détenu se jette sur le surveillant, déçu de se voir prendre son objet interdit. Direction le grand quartier, pour une mise en prévention. Début d’une grève de la faim et de la soif, ils sont trop méchants les surveillants.
Pour continuer, lors de la distribution du repas sur les MAH, un autre client, s’en prend physiquement et gratuitement à l’auxi d’étage en lui assénant un coup de rasoir sur la nuque et la joue. Le sang-froid du surveillant d’étage, avec l’aide des personnels à proximité, a permis de réintégrer l’agresseur en cellule et mettre fin à cette lâche agression et surtout d’épargner nos collègues. Heureusement, les blessures sont superficielles, cependant l’auxi reste choqué de ce qu’il a vécu.
Dans le même temps, sur le 1er étage du QSAS, la vanne d’arrivée d’un RIA cède. Résultat, inondation du bâtiment.
L’arrivée rapide d’agents de la SAS ainsi que le soutien des personnels sur la zone du mess, en train de se restaurer, à permis de rétablir les choses.
Cependant, la PEP de la SAS, reste sans AUCUNE caméra de vidéo-surveillance, aucun interphone, des électro-serrures HS…
Heureusement, le professionnalisme, le sang froid et la cohésion de l’ensemble des agents du CP Valence permettent que tous ces incidents soient réglés plus ou moins sans encombre.
Le Bureau FOJustice du CP Valence tient à FÉLICITER l’ensemble des personnels, qui ont su gérer toutes ces situations avec sang-froid, professionnalisme et surtout un esprit de solidarité exemplaire.
Le Bureau FOJustice du CP Valence tient à APPORTER tout son soutien aux agents et sera à leurs côtés dans toutes les démarches.
Le Bureau FOJustice du CP ValenceDEMANDE à la Direction, qu’un vrai point de situation soit fait concernant la SAS dans son ensemble. Il est inadmissible qu’il y ait autant de dysfonctionnements, surtout en matière de sécurité, sur cette structure toute neuve.
DIMANCHE 2 FÉVRIER 2025, VERS 14H05, NOTRE ÉTABLISSEMENT A ÉTÉ LE THÉÂTRE D’AGRESSIONS VIOLENTES LORS DE LA DESCENTE DES PROMENADES !!!
Un détenu, à l’ouverture de sa cellule au troisième étage du bâtiment B, a violemment agressé un agent en lui assénant un coup de poing au visage !
En intervenant pour protéger son collègue, un autre agent a également été frappé avec violence au visage, le faisant tomber au sol !
Un troisième agent est rapidement venu en renfort.
CES AGENTS ONT FAIT PREUVE D’UN COURAGE ET D’UN PROFESSIONNALISME EXEMPLAIRES.
MALGRÉ LES VIOLENTS COUPS QU’ILS ONT REÇUS, ILS ONT MAITRISÉ L’ÉNERGUMÈNE QUI A ETE PLACÉ EN PRÉVENTION EN CELLULE DISCIPLINAIRE POUR METTRE FIN À L’INCIDENT.
Trois détenus de l’étage ont apporté leur aide aux agents pour maîtriser le forcené.
FO Justice souhaite un prompt rétablissement à nos deux collègues blessés.
FO Justice félicite tous les agents qui ont réagi avec courage et professionnalisme.
FO Justice exige des sanctions disciplinaires et pénales à la hauteur de la gravité de ces actes, ainsi qu’un transfert disciplinaire du détenu à l’issue de son quartier disciplinaire
Bureau local Force Ouvrière Justice s’inquiète de la montée en puissance du nombre de détenus incarcérés au quartier mineur sur le bâtiment D4. Plus particulièrement sur les conséquences de sa gestion et son fonctionnement pour les personnels qui y exercent !
Actuellement, ce quartier spécifique compte près de 73 détenus pour une capacité de 94 places. Sans compter les nombreuses cellules défectueuses qu’il faut soustraire.
Les bagarres sur cours de promenades sont récurrentes, souvent liées à des règlements de compte. La gestion de ces incidents, de cette « chienlit carcérale » à répétitions met à rude épreuve les nerfs des personnels.
Quoi de plus neuf, pour contenir cette hémorragie carcérale, d’augmenter significativement les activités. Mais avec le contexte actuel de manque d’effectifs, la direction locale s’est aussi faire preuve d’innovation en s’aveuglant sur une sécurisation low-cost !
Mais à quel prix !
Pire, on essaie de polir le laxisme souvent montrer du doigt par notre organisation professionnelle, en incitant habilement certains agents à faire des observations en lieu et place de comptes rendus d’incident, visiblement on soigne les chiffres !
Mais à quel prix !
Rappelons tout de même à ceux qui sont touchés par le « syndrome d’amnésique » que ce quartier spécifique héberge un nombre important de profils criminels, sans compter les nombreuses agressions sur les personnels !
Sur ce point Force Ouvrière Justicesaura donner de la couleur à la mémoire à certains et en particulier à ceux qui font du « zèle » !
La charge de travail a considérablement augmenté sous la pression d’une hiérarchie qui répète un refrain en chœurs « encore et encore » ou « que ça plaise ou pas on s’en fout » certains se reconnaîtront et devront revoir leur management…. Encouragée certainement par la récente labellisation du quartier arrivant QM… atteindre des objectifs certes…
Mais à quel prix !
L’ambiance et l’environnement de travail est de plus en plus délétère, certaines têtes pensantes semblent vouloir transformer le plus grand quartier mineur au sein d’une détention ordinaire en établissement pour mineur (EPM). Certains calculs étroits se font au détriment de la sécurité et du bien -être des personnels.
Mais à quel prix !
Le bureau local Force Ouvrière Justice restera vigilante et saura prendre ses responsabilités pour préserver la sécurité tant physique que psychique des personnels. A bon entendeur !
Le bureau local Force Ouvrière Justice sollicite un RETEX sur les récents incidents et sa gestion au quartier mineur.
Le bureau local Force Ouvrière Justice demande des mesures d’urgence et immédiate dans la gestion propre de ce quartier spécifique qui est impacté au niveau sécuritaire avant que certains abandonnent le navire.
Le lundi 3 février 2025, vers 12h30, un détenu récemment transféré du bâtiment D5 vers le bâtiment D2, déjà connu à de multiples reprises pour ses refus de réintégrer ainsi que pour son comportement exhibitionniste, a tenté de prolonger sa récréation sur la cour de promenade. Son attitude provocatrice « rien à branler » et son mépris évident de notre administration nécessitaient une réponse ferme afin de prévenir toute contagion de ce type de comportement au sein de la population pénale.
Ses revendications, aussi dérisoires que son état mental préoccupant, ont conduit la direction à prendre des mesures adaptées. Sur instruction du chef d’établissement, les équipes ELAC et ELSP ont été mobilisées pour appréhender l’individu et mettre un terme à ce « caprice ».
Dans la continuité des décisions prises, Force Ouvrière Justice demande le transfert de ce détenu souffrant de troubles psychiatriques vers un service spécialisé compétent, tel que l’UHSI ou l’UHSA, afin d’assurer l’ordre et la sécurité. Une mise en prévention immédiate avec obligation de soins est indispensable dans ce cadre.
Le bureau local Force Ouvrière Justicetient à féliciter l’ensemble des personnels, tous corps et grades confondus, pour leur professionnalisme, leur engagement et leur solidarité dans la gestion de cet incident.
Notre organisation professionnelle souligne également l’importance du message de fermeté adressé à la population pénale, dans un contexte où il est essentiel de contenir les comportements perturbateurs susceptibles de se multiplier.
La journée de grève et de mobilisation des DSGJ a bénéficié d’une très belle exposition médiatique et a reçu le soutien plein et entier de FO Justice et des 3 autres organisations syndicales représentatives.
Cette manifestation sans précédent chez les DSGJ a permis de rendre visible l’ampleur du mécontentement des directeurs, conduisant le Cabinet à nous recevoir et le Ministre à descendre sur la place publique pour porter un message qui a laissé plein d’espoir. Ces paroles doivent maintenant être suivies par des actes.
FO Greffe continuera de soutenir les DSGJ tant que ceux-ci n’auront pas obtenu la juste reconnaissance à laquelle ils appellent.
► Lors de la prochaine réunion de négociations avec la DSJ, FO Greffe portera les revendications suivantes :
➡️ Le maintien du corps spécifique de DSGJ compte tenu de leur précieuse connaissance et expertise du fonctionnement des services de la juridiction.
➡️ La revendication d’un statut de A+ en lien avec l’accroissement et la complexification de la charge de travail des directeurs.
➡️ Une revalorisation indiciaire à hauteur des grilles des directeurs des services pénitentiaires et ce afin d’améliorer l’attractivité du corps.
➡️ Une revalorisation indemnitaire immédiate en rapport avec celle des cadres-greffiers au regard de leur nouveau RIFSEEP.
➡️ La révision du déroulé de leur carrière manifestement trop longue en comparaison des autres catégories professionnelles du Ministère, avec une réduction significative de la durée entre les différents indices.
➡️ L’extension de la volumétrie du statut d’emploi de direction du ministère de la justice créé par le décret du 30 novembre 2023.
➡️ La possibilité pour les directeurs de réaliser sur place leur promotion de principal à l’instar des autres fonctionnaires (C en B ou greffier en cadre-greffier).
➡️ L’extension de la NBI pour les DSGJ exerçant leurs missions sur des postes de directeur principal sans en avoir le grade.
➡️ Une véritable réflexion sur le positionnement des DSGJ et la gouvernance de la juridiction.
➡️ La création d’un directeur général des services chargé entre autres de la gestion administrative de tous les personnels hors magistrat et des fonctions support sur délégation des chefs de juridiction.
Les DSGJ sont essentiels au fonctionnement de la Justice. Sans eux, la juridiction est pareil à un bateau ivre, avec deux capitaines à bord, mais navigant sans boussole, ni GPS, ni gouvernail !
Ce week-end, les agents du centre pénitentiaire de Fleury-Mérogis ont mené une lutte acharnée contre les trafics en détention. Grâce à leur vigilance et à leur engagement sans faille, plusieurs saisies significatives ont été réalisées :
Bâtiment D1
100gr de poudre blanche
1 téléphone iPhone
2 chargeurs
2 écouteurs
1 coque de téléphone
Bâtiment D2
1 téléphone NOKIA
1 téléphone L8STAR
1 batterie
Bâtiment D3
1kg590 de viande
3 téléphones iPhone
4 téléphones L8STAR
4 chargeurs
1 batterie
2 cigarettes PUFF
Bâtiment D4
49gr résine de cannabis
1 téléphones L8STAR
1 téléphones ITEEK
Bâtiment D5
1 boitier Bluetooth
1 téléphone iPhone
1 téléphone L8STAR
2 chargeurs
1 batterie
1 clé torx
Bâtiment QM
1 téléphone L8STAR
Bâtiment MAF
1 écouteur
2 cartes SIM
1 téléphone L8STAR
1 code PCS
Ce bilan démontre l’ampleur du phénomène et l’importance des efforts déployés par les personnels, malgré un manque de moyens humains et matériels.
Le bureau local Force Ouvrière Justice tient à féliciter l’ensemble des agents pour leur professionnalisme et leur détermination face à cette lutte quotidienne contre le trafic.
Le bureau local Force Ouvrière justice encourage une collaboration étroite et renforcée avec l’administration pénitentiaire, les services de la police et le parquet de l’Essonne, à l’instar des évènements récents, afin de lutter efficacement contre le trafic en détention et la corruption. Une action coordonnée entre les différents acteurs de la justice et de la sécurité reste un défi à relever mais essentielle pour enrayer ces phénomènes et garantir l’intégrité de nos établissement pénitentiaire.
Toutefois Le bureau local Force Ouvrière Justice interpelle l’administration et demande :
✅ La mise en place de mesures concrètes pour endiguer le trafic en détention.
✅ Un renforcement des effectifs et des moyens matériels pour permettre aux agents de travailler dans de meilleures conditions.
✅ Une reconnaissance accrue du travail réalisé par les agents, qui font face quotidiennement à ces problématiques sécuritaires.
La sécurité et la lutte contre les trafics doivent rester une priorité absolue !
Le quartier mineurs devient de plus en plus complexe, avec des profils de détenus toujours plus difficiles.
Ce matin, une équipe ELSP est intervenus au QM pour effectuer une fouille programmée dans la cellule d’un détenu récemment muté à titre disciplinaire, à la suite d’un signalement des agents durant le week-end concernant une possible détention d’objet interdit.
Alors qu’il s’habillait, le détenu a tenté de saisir un couteau aiguisé, mais les agents de l’ELSP sont parvenus à le lui retirer. Il a ensuite tenté d’attraper une fourchette posée sur la table, mais les surveillants ont réussi à l’écarter à temps.
Malgré plusieurs injonctions, il a refusé d’obtempérer. À ce moment-là, il a levé le poing et tenté de porter deux coups à un agent.
Face à cette situation, une mise en prévention a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.
Le quartier des mineurs est-il devenu une zone de non-droit ?
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS demande une fouille complète du secteur et exige une sanction exemplaire, suivie du transfert de ce détenu instable.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient également à exprimer son soutien aux collègues, leur souhaite un prompt rétablissement, et se tient à disposition pour les accompagner dans toutes les démarches
Le mercredi 28 janvier 2025, à notre demande, FO Justice Bémaos’est entretenue avec la Directrice de l’établissement afin d’aborder les différentes problématiques rencontrées. Comme d’habitude, nous vous faisons un compte-rendu de nos échanges point par point.
1.Travaux en cours et à venir sur le CP.
L’établissement restera encore en effervescence pour quelques années. Malgré tout, une visite est d’ores et déjà programmée (le 11 février) pour les représentants du personnel.
⇒ Actuellement nous sommes à quelques mois de l’ouverture du QSL. Les cellules sont déjà prêtes, mais reste encore de gros travaux en termes de sécurité du site. Recrutement de l’équipe QSL a été fait.
Pour l’instant pas d’annonce des agents retenus.
⇒ Actuellement, la grande sallesous le préau sert essentiellement aux différentes réunions. Elle sera équipée et deviendra une salle de crise, avec tout le matériel nécessaire.
⇒ Le dispositif antiprojection est toujours attendu.
⇒ Les chemins d’intervention au niveau des PCH MA et CD font partis des priorités et le projet doit être repris.
⇒ Suite au dernier incident devant la PEP (tirs d’arme à feu) a été décidé la fermeture et sécurisation du domaine. Un portail plein va être posé à l’entrée du domaine. La direction réfléchit au modèle qui sera mis en place.
⇒ Les cuisines. Après plusieurs alertes lancées par les techniciens et relayées par notre organisation, les autorités nous ont entendu. Des travaux vont être programmé. Pour ce faire, il faudra prévoir la fermeture pendant 2 semaines environs pour permettre à IDEX d’intervenir pour réaliser un travail de sécurité urgent.
Cela suppose aussi de trouver un prestataire pour la livraison des repas. Avant l’ouverture du DAC, une cuisine neuve devrait voir le jour.
⇒ La continuité des douches en détention doit reprendre dans les quartiers MAF, SMPR, Mineur et une partie seulement du CD
⇒ La base de vie ELSP : des améliorations ont été apportées. Mais un projet de base plus ambitieux est en cours d’étude à la DSPOM.
⇒ Le remplacement des fauteuils des 3 miradors est prévu. Des petits travaux de tous les jours passent inaperçus, mais ont le mérite d’être cités (serrures, éclairage, électricité, plomberie…) car le service technique et IDEX sont surbookés mais fournissent un travail de qualité malgré le manque d’effectif.
2.La violence.
En 2024, la violence a relativement baissé sur l’établissement. Cependant, FO Justice Bémaofait remarquer à la Directrice que, même si cette baisse est réelle, les agressions envers le personnel sont néanmoins beaucoup plus brutales et graves.
3.Le PCC.
FO Justice Bémao a demandé à la Directrice que le PCC soit rénové au niveau de l’ergonomie. Pour le moment le sujet n’est pas d’actualité. La direction attend le raccordement au DAC pour une refonte.
Par contre des écrans vont être rajoutés. Il en sera de même pour le PCI car d’autres matériels viendront compléter ceux déjà en place (quid du deuxième agent !).
4.Effectif actuel et Projection sur le DAC.
L’effectif actuel est correct (toujours selon la DSPOM). Cependant, cela ne se vérifie pas sur le terrain.
Les heures supplémentaires sont toujours aussi élevées, les M/S n’arrêtent pas et les agents sont épuisés.
La DAP aurait déjà une projection en effectif (tous corps de métiers confondus) pour le DAC 2 mais, à l’heure actuelle, elle ne sera pas soumise aux représentants du personnel. FO Justice Bémaorestera vigilent.
5.Quid d’un changement du service : retour à un 3/3 effectif et suppression du MN pour des «nuits sèches» ?
La Directrice nous fait remarquer que le service en 3/3 existait déjà et qu’il n’a pas tenu, faute d’une volonté réelle de le garder, mais aussi à cause des nombreuses absences.
La DAP a lancé des groupes de travail sur la suppression des MN qui ruinent la santé du personnel. C’est une volonté nationale.
Ce travail sera aussi lancé cette année sur l’établissement. De manière à pouvoir dégager des VSD pour les collègues. Pour FO Justice Bémaoc’est une très bonne chose, car le personnel est « vieillissant » et a
beaucoup plus de mal à supporter et récupérer des MN.
La question des MS a aussi été évoqué. Nous faisons remarquer à la Directrice que, depuis un certain
temps, nousassistons à une automatisation des MS, chose qui devait être au volontariat. Surtout que ce débat ne date pas d’hier.
6.Équipe ELSP
Faisant suite au drame d’Incarville et à la signature du protocole d’accord, le Gouvernement a décidé d’octroyer plus de moyens humains et matériels à nos forces de sécurité. C’est ainsi que notre Equipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ELSP) sera abondée de 4 agents de plus (4 créations de postes sur la dernière
CAP), passant à 16 unités (un chiffre queFO JusticeBémaoavait avancé dès le départ). Pour rappel, il était question de voir avec les 5 premiers de la liste complémentaire. Malheureusement 3 se sont désistés. A ce jour, il manque à l’équipe ELSP deux modules de formation : la sécurité routière et la sécurité périmétrique.
La direction dit attendre les consignes de la DI pour le recrutement des 4 agents supplémentaires et la formation.
7.Dans la partie nuit du personnel, qu’en est-il du changement du mobilier ?
Certes, des travaux sont bien prévus dans la partie nuit du personnel. Mais ce ne sera qu’à l’ouverture du DAC 1 (livraison du LPHE). En effet, avec l’ouverture des nouveaux locaux du personnel, les vestiaires (Homme et Femme) intérieurs deviennent obsolètes et inutiles. Ces espaces seront réaménagés, par exemple, en chambres supplémentaires pour le service de nuit.
8.Les collègues féminins demandent que l’espace de repos de la MAF soit réaménagé. Est-ce possible ?
Le projet de réaménagement est bien perçu. Mais le budget de l’établissement n’étant pas connu, difficile
de mettre en place des projets de la sorte. A revoir ultérieurement.
9.Heures écrêtées pour les PA : Placement automatique dans le compteur Origine RHS.
L’écrêtage des heures est une mesure nationale afin de limiter les heures supplémentaires des PA
(Personnel Administratif). La Directrice dit ne pas pouvoir intervenir dessus vu que c’est une directive nationale.
Ce sera à nous les OS (au niveau national) de porter cette demande.
Par ailleurs, les PA demandent qu’une formation ORIGINE leur soit mise en place, car très peu de connaissance là-dessus.
10.DAC 2 : Exigence de locaux en quantité et en superficie pour l’existant et le futur.
En l’état actuel des choses, il manque déjà des places de bureau pour les PA. Avec le DAC, il faudra prévoir d’autres bureaux.
L’idée émise par la direction, et qui date d’un certain temps, serait de récupérer les locaux actuels du SPIP et de leur construire des bureaux en algéco dans l’espace vide jouxtant le préau.
11.Ergonomie des postes / Hygiène dans le secteur administratif.
Le constat est simple : nombre de mobiliers dans l’aile administrative date et mérite d’être changé (les wc, les stores, les lavabos, l’éclairage, mise en place de poignées avec ouverture coudière, etc…). Certains datent même de l’ouverture du CP. La Directrice nous dit qu’en cas d’usure avancée ou pour toute demande remplacement du mobilier ou petits travaux, il faut contacter IDEX.
12.Livraison fourniture.
Les fournisseurs menacent de ne plus monter les fournitures de bureau (surtout les gros cartons de papiers). Le personnel demande la réparation du monte-charge ou son remplacement sans délais.
13.Remplacement des personnels manquant.
Mr BAZILE s’en va ailleurs et toujours pas de nouvelle de l’AAE. FO Justice Bémaodemande le recrutement assez rapide d’un SA pour la cellule marché public ? Mais aussi, le recrutement d’un contractuel pour le périmètre de mission de l’AAE, le remplacement de l’agent du service Concours/Formation ainsi que l’ADP.
Le 1er mars, 2 AA vont être affectés au CP : un pour le Greffe et l’autre au Ressources Humaines.
FO Justice Bémao est conscient que beaucoup de choses restent à faire su le CP. Cependant, nous espérons que le budget qui sera alloué au CP sera en accord avec tous les projets que l’établissement doit réaliser. Nous avons tous vu combien l’année 2024 a été difficile niveau budgétaire et espérons que l’année 2025 sera bien meilleure. Avoir des projets c’est bien, mais avec un budget à la hauteur.