Nous avons rassuré le personnel médical. Nous avons fait en sorte que tout le monde puisse rentrer chez lui le soir.
NOUS ÉTIONS SEULS ET LIVRÉS À NOUS-MÊMES.
Les 4 agents de service ont travaillé sur cette journée parmi tant d’autres, la peur au ventre ! Ce dimanche-là, nous n’aurions pas été capable de gérer le plus petit souci, mais surtout incapables de protéger le personnel dont nous devons garantir la sécurité !
Quelques jours plus tard, les agents ont dû intervenir à deux reprises sur un détenu sorti de sa chambre en bousculant et insultant les collègues. Malgré le manque d’effectif journalier, le professionnalisme des agents est à souligner, ainsi que les précautions qu’ils ont su prendre pour intervenir.
Petite précision, sur ce détenu : il est contagieux et isolé respiratoire. Ce « patient détenu », a fait de même la veille et a insulté une surveillante le jour d’avant. Il a finalement regagné son établissement d‘origine le lendemain, comme il le réclamait depuis plusieurs jours.
Une question se pose tout de même : Suite à cet incident, le médical donne au chef de poste un bulletin de sortie anti-daté de trois jours ?
Bien que nous n’ayons pas à nous mêler du médical, le seul constat que nous pouvons faire est que si ce document avait été donné en temps et en heure plutôt que de négocier avec le détenu et de tenter des accords qu’il n’a jamais respectés, rien ne serait arrivé. Il semble qu’une fois de plus les intérêts divergent.
Résultat : un agent blessé, plusieurs autres ont été exposés à une éventuelle contamination, bien qu’on nous affirme : « Il n’y a aucun risque ».
FO JUSTICE apporte tout son soutien à l’agent blessé et aux collègues exposés. Mais également à tous les agents des UH et du CP Marseille.
Le tableau rendu à la direction est sûrement loin de la réalité du terrain. Les agents sont désespérés des réponses reçues à toutes leurs interrogations, car elles ne laissent entrevoir aucune amélioration.
Pour nos responsables, tout ce qui se passe à l’UHSI semble normal.
Selon vos grandes citations, « quand on veut quelque chose, on va le chercher ». Cela semble valable que pour critiquer les agents !
Nous ne voyons aucune volonté d’améliorer les choses ici. Si « être officier, c’est avaler des couleuvres », ça n’a jamais été et ne sera jamais ce que feront les surveillants de l’UHSI. vos agents sont en danger, les personnels de l’UHSI sont en danger ! Nous, personnels de terrain, nous ne pouvons plus garantir la sécurité des biens et des personnes ici !
La situation alarmante de l’UHSI en termes d’effectifs, de moyens, d’épuisement physique et moral des agents, il est encore moins concevable que des situations dégénèrent.
La sécurité au sein des UH doit être une des priorités de nos responsables, de la direction, de la DISP, de la DAP ! quel est le prix a payer pour que vous ouvriez les yeux ?
Trouvez rapidement des solutions, à moins qu’il ne soit déjà trop tard !