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Prison de Moulins-Yzeure : Maison centrale – Un constat accablant !

Ce n’est certainement pas la première fois que nous tirons la sonnette d’alarme et pourtant!

Rien ne change (du moins dans le bon sens). La situation de la maison centrale ne fait que se dégrader et entraîne avec elle, le ras le bol des agents.

Des détenus au comportement ingérable, menaçant voire même agressif qui se sentent intouchables car rappelons-le : leurs peines de quartier sont constamment interrompues par le corps médical et que nos demandes de transfert sont systématiquement refusées.

Des mesures de séparation de plus en plus nombreuses au point où leurs affectations sur un étage est devenu un véritable casse-tête. Que devons-nous faire de ceux-là ? Doit-on rappeler à la DI que la centrale de moulins n’est qu’un seul et même bâtiment et que cela limite d’autant plus les séparations ?

– Un quartier arrivant quasiment inutilisable car un détenu bulldozer est passé par là et n’a rien trouvé de mieux que de détériorer 2 cellules sur 3 sans parler de la douche et de la buanderie. Où mettrons-nous nos prochains arrivants ? Car oui si nos demandes de transfert n’aboutissent pas, les arrivées elles, se font sans soucis.

Un quartier isolement plein n’offrant plus aucune marge de manœuvre à la détention et un quartier disciplinaire où 2 cellules sur 6 sont hors d’usage pour cause une fois de plus de dégradation.

– 2 cellules CPROU construites depuis 2022 et toujours inexploitables par manque de validation de la DAP. Pour quelle raison encore ? La présence de caméra pourtant inscrite à la base du projet.

Monsieur le Directeur, pour le bien-être de vos agents, il est grand temps que les choses avancent et que cette spirale infernale cesse.

Le Bureau Local FO Justice exige des sanctions EXEMPLAIRES pour tous ces fauteurs de troubles ainsi que le transfert des détenus dont les mesures de séparation rendent leurs gestions impossibles.

Le Bureau Local FO Justice souhaite que les réparations soient effectuées le plus rapidement possible afin de retrouver des conditions de travail dignes.

Le Bureau Local FO Justice félicite l’ensemble des agents tous corps et grades confondus pour leur plus grand professionnalisme malgré des conditions inacceptables.

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PREJ de Poitiers-Vivonne : BIS REPETITA !

Le 11 juin 2024 deux équipages du PREJ Poitiers Vivonne ont eu la joie de découvrir que leurs missions nécessitant un prêt de main forte de la part des Forces de sécurité intérieure, n’en auraient pas.

En effet le grand « CALIFE » et ses « VIZIRS » ont décidé du haut de leur tour d’ivoire que le prêt de main forte n’était pas nécessaire, malgré les consignes GENESIS particulièrement claires sur la dangerosité des profils.

Notamment celle du détenu devant être présenté en CICA à bordeaux, portait sur son dossier la mention suivante :

« Esc3 compte tenu de son ancrage dans le Grand Banditisme, peut bénéficier d’un soutien extérieur et des risques de représailles à son encontre lors de mouvement à l’extérieur. Risque de trouble à l’ordre public et d’évasion peut être redouté. »

Ce profil n’est pas sans rappeler le profil d’une personne détenue ayant fait l’actualité récemment.

Quant à l’Escorte 3 devant être présenté devant la juridiction de Poitiers, il s’agissait d’un règlement de compte entre bande rivale avec fort risque de représailles.

Suite au refus des agents et d’un gradé de partir dans ces conditions notre très cher directeur a jugé bon d’ordonner oralement d’effectuer ces missions. Malgré les conditions de sécurité précaires.

Que faudra-t-il pour que ça change, encore des morts et des blessés ?

Non aux escortes trois sans renforts appropriés.

Non aux réunions de « révisions » des niveaux d’escorte à la louche.

Non à l’ajustement des niveaux d’escortes en fonction du personnel disponible, au préjudice de la sécurité.

L’intersyndicale du PREJ Poitiers Vivonne se félicite de la cohésion et de la vigilance des personnels qui ont permis de réaliser la mission en toute sécurité.

L’intersyndicale du PREJ Poitiers Vivonne, demande l’application immédiate et le respect du relevé de décision suite aux incidents du 14 mai 2024.

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PA : Les invisibles – Saisons 6. Pour une véritable reconnaissance des Personnels Administratifs B et C

Nous y sommes ! Voici le 6ème mois de l’année et déjà autant de communications !

La gestion des Personnels Administratifs, dits Corps à Statut Interministériel (COSI), n’est toujours pas une priorité pour notre ministère. Un grand nombre de nos collègues subit de plein fouet les effets de l’inflation et du coût de la vie qui ne cesse d’augmenter au fil des mois.

En effet, cette précarité qui s’installe durablement se fait de plus en plus sentir et nous pouvons le constater au travers des Conseils Régionaux de l’Action Sociale (CRAS) pour qui les enveloppes de secours sollicités par les Assistantes Sociales explosent.

Pendant ce temps, d’autres corps de notre administration ont bénéficié de reconnaissances et de valorisations salariales légitimes, nous ne pouvons d’ailleurs que nous en réjouir, mais il n’en est toujours rien pour les corps communs.

Cette administration faisant la sourde oreille prétextant ne pas avoir la clé du verrou qui gèle notre statut interministériel, essayant de nous satisfaire avec quelques mesurettes indemnitaires.

Pire, elle ne prend même pas la peine d’apporter une réponse à nos nombreuses communications et revendications.

Depuis bien trop d’années, nous ne cessons d’insister quant à l’engagement de travaux qui permettraient de réaliser des évolutions pérennes et pluriannuelles pour nos personnels administratifs.

Il est évident que cette institution ne se préoccupe pas du sort de ces fonctionnaires de l’ombre, comme en témoigne la gestion de l’attribution du Complément Indemnitaire Annuel (CIA), objet de notre dernier communiqué.

• Depuis bien trop d’années, en réalité, aucun projet concret n’a été proposé ; aucune avancée statutaire et indiciaire n’a été véritablement consentie pour eux.

Notre Administration doit prendre en considération très rapidement un mal-être ancré, qui ne va que grandissant.

La gestion des Personnels Administratifs au sein de ce ministère est irrespectueuse voire indigne !

FO Justice – Personnels Administratifs exige la mise en place urgente d’une vraie politique de revalorisation salariale par :

  •  Une refonte totale des grilles indiciaires pour mettre fin à l’effet de tassement
  • Une révision de la durée des échelons qui permettrait des évolutions de carrière plus pertinentes
  • Une révision des conditions d’avancement de grade et de promotion de corps
  • Une révision des groupes et des socles IFSE valorisant la complexité et la technicité des fonctions

Au travers des propos ci-dessus, il est imperatif d’entamer un réel travail de fond !

Il est temps que LÀ-HAUT ! on prenne conscience de l’importance des personnels administratifs de catégories C et B et qu’on agisse en conséquence avec des mesures concrètes et immédiates !

FO JUSTICE continuera de se battre pour que les Personnels Administratifs obtiennent enfin la RECONNAISSANCE qu’ils méritent !!!

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Prison de Fleury-Mérogis : D3 – AGRESSION !

Les violences à l’encontre des personnels reste une grande préoccupation sur notre établissement pénitentiaire, le bureau local Force Ouvrière Justice ne cautionnera aucune banalisation et aucune frilosité de notre administration dans la fermeté des réponses apportées pour les auteurs d’agressions contre les personnels.

En effet, le mercredi 12 juin 2024, vers 14h00 un détenu libérable dans 2 jours a voulu prolonger son séjour dans nos murs. Un client satisfait est un client qui revient. Espérons que cet adage sera apprécié et motivé par le juge d’application des peines dans sa décision…

Les faits se sont déroulés au 2eme étage sur le bâtiment D3. Après plusieurs rappels à l’ordre par l’agent d’aile pour faire cesser un tapage musical par un détenu qui s ’est découvert un talent de DJ.

Au regard du vacarme et du désordre crée, l’agent a invité ce « chanteur en herbe » à entendre une autre voie que celle de sa musique celle de la raison.

Malheureusement, le naturel revient au galop, ce « casse-oreille » avait d’autres talents dans un registre plus sordide.

Dès l’ouverture de la porte de la cellule, il s’est avancé vers l’agent en se saisissant d’un couteau de cantine. La fermeture de la porte a été empêché par le pied du détenu. Puis, il s’est découvert un autre talent caché celui de cannibalisme en mordant à sang l’ avant-bras droit de notre collègue.

Malgré l’intervention des renforts, ils ont eu beaucoup de mal à le dégager de cette étreinte morbide.

Notre collègue a été pris en charge par l’agent de prévention afin d’être acheminé vers le CHSF.

Le bureau local Force Ouvrière Justice condamne cette ignoble agression et exige des sanctions à la hauteur de la gravité des faits.

Le bureau local Force Ouvrière Justice incite les collègues à déposer plainte pour ne pas banaliser de tels agissements.

Le bureau local Force Ouvrière Justice soutient nos collègues et les accompagneront dans leurs différentes démarches administratives et judiciaires.

Le bureau local Force Ouvrière Justice demande la prolongation de son séjour dans nos prisons.

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Prison de Lyon-Corbas : Une journée sur la MALC

Le 11 juin 2024, aura été une journée intense pour les collègues. Pas moins de 5 mises en prévention pour des motifs qui deviennent récurrents : refus de réintégrer la cellule, problèmes de cohabitation, bagarres, dégradations

en tous genres et malheureusement agression sur personnels.

Nous tenons à signaler que ce nombre pourrait être multiplié par deux ou trois, sans le professionnalisme de l’ensemble des acteurs de la détention qui passent leur temps à désamorcer et à trouver des solutions pour éviter les mises en prévention.

Bravo et merci à eux pour leur travail au quotidien.

Notre agresseur du jour, le détenu C., schizophrène, violent, atteint de trouble du comportement. Comme à son habitude, il n’a cessé de réclamer du tabac aux surveillants. Devant le refus de ces derniers, lors de sa réintégration en cellule, suite à sa promenade isolée, il bloqua la porte et asséna un coup de poing au visage de notre collègue. L’intervention rapide des autres collègues présents a permis de mettre fin à l’incident.

Trois jours d’ITT pour le collègue agressé.

Il y a 15 jours, il avait déjà agressé un autre collègue en le poussant violemment au sol.

Le constat est le même pour tous, ce type de journée est devenu courant et on s’en passerait bien.

Le QA et le QD deviennent des maisons d’arrêt BIS de part le nombre de détenus qui n’ont rien à y faire. La prise en charge des détenus arrivants est polluée par ces détenus parasites qu’on ne sait pas où placer. Le QD est rempli de détenus préférant être puni seul qu’en bâtiment sur un matelas au sol.

Les bâtiments sont pleins à craquer et chaque ouverture de porte est accompagnée de son lot de problème et par la même occasion comporte un risque pour l’agent.

Aujourd’hui les personnels serrent les dents et gèrent tant bien que mal, mais jusqu’à quand ?

L’été arrive tout doucement, et rien ne nous rassure sur l’évolution de nos détentions.

Le bureau local Fo justice exige le transfert immédiat de cet agresseur de personnel.

Le bureau local Fo justice souhaite un prompt rétablissement au collègue et lui apporte tout son soutien.

Le bureau local Fo justice se tient à sa disposition pour toutes demandes ou démarches administratives.

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Prison de Meaux-Chauconin : Surpopulation Carcérale !

En avril 2024, le Syndicat FO Justice National adressait une lettre ouverte au Ministre de la Justice, demandant des mesures fermes et rapides pour répondre aux problématiques de la surpopulation carcérale. Nous refusons de fermer les yeux sur cette situation inacceptable.

Sur notre établissement pénitentiaire les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux de surpopulation carcérale est de 162% avec 33 matelas au sol sur la MAD, tandis que la MAC en compte 31. La Structure d’accompagnement à la sortie n’est pas épargnée avec 3 matelas au sol (semi-liberté).

Les personnels tous grades et corps confondus, voient chaque jour, leurs conditions de travail se dégrader un peu plus, leurs vies mises en danger.

Cela se traduit au niveau local par, des agressions sur personnel, une augmentation des incivilités de la part de la population pénale, des refus de réintégrer les cellules, des agressions entre personnes détenues, qui refusent de cohabiter dans la même cellule par manque de place, une augmentation des demandes au quotidien de la population pénale, une augmentation des extractions judiciaires et médicales etc.

Tous ces facteurs de risque mis bout à bout, augmentent de manière explosive notre charge de travail au quotidien ! Et tout cela sans apport de personnel supplémentaire !

Le surveillant d’administration pénitentiaire n’est plus acteur d’une détention sécurisée, mais spectateur de l’insécurité au travail. Nous ne devons pas non plus négliger les méfaits de la densité carcérale sur le personnel, qui créé une augmentation des risques psychosociaux et du stress au travail.

Nous ne pouvons plus accepter où nous rendre complices de drames à venir, la situation est alarmante et nous ne sommes même pas encore aux mois d’été et nous devons déjà faire face à de nombreux matelas au sol.

D’autant plus, qu’avec les événements prévus cet été (jeux olympiques et paralympiques, les incarcérations risquent d’augmenter et le manque de place est déjà criant.

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Prison d’Eysses : CSA du 10 juin 2024. Les vendeurs de rêves sont de retour !

Lundi 10 juin, le second CSA de l’année s’est déroulé au sein de notre établissement. En effet, une première rencontre avait eu lieu au mois de mai et la Direction nous avait demandé de réfléchir à la répartition des 10 nouveaux agents affectés à Eysses à compter du 1e juillet prochain.

En préambule, la Direction nous a annoncé que le mouvement atelier allait être revu à compter du 12 juin. Les départs se feront Bâtiment par Bâtiment (A, B, C) accompagnés jusqu’à la zone Atelier par les Agents 2ème étage qui reviendront ensuite en zone Hébergement. Les retours se feront par Atelier (Fer, Façonnage, etc…) à partir de 13h30 par les Agents Atelier.

En suivant, dans une quinzaine de jours, les mouvements de l’Unité Sanitaire seront réorganisés avec la création de liste et de créneaux dédiés. Un Agent a été désigné par la Direction pour prendre un poste mouvement de journée qui « remplacera » le second de l’US et effectuera d’autres mouvements.

Après avoir longuement consulté les agents de terrain, le bureau de FO Justice avait bien préparé cette réunion et a donné son avis collectif à la Direction du CD. Tout d’abord, nous avons souhaité abonder en priorité les 3 services de détention de l’établissement afin que les « fantômes » disparaissent et que chacun retrouve un planning plus équilibré. 9 Agents seront nécessaires et permettront d’avoir 21 agents en 3/2, 36 en JN, et 18 en PGS en équivalent temps-plein.

Côté poste fixe, nous avons demandé que l’Agent Cantine glisse sur le poste de Vaguemestre après ses congés d’été et que le seul candidat pour les cantines y soit affecté. Nous avons également accepté l’idée d’un second de Cantine qui interviendrait aussi sur la Cuisine mais avons réclamé à attendre le mois de septembre pour abonder ce poste. 1 poste de plus en détention cet été ne sera pas de trop !

Madame la Directrice souhaitait également la création d’un 4eme poste ELSP avec la prise en charge du Mirador 8 en sus. FO Justice CD d’Eysses s’est opposé à cette idée. En revanche, nous avons proposé que lorsqu’un des agents ELSP titulaire partait en vacances qu’il soit remplacé par un agent habilité. Mme la Directrice a acté cette demande.

FO Justice CD d’Eysses a également relayé les demandes des agents du PGS, arrêt des R’ à compter du 30 juin comme prévu, et du JN, problème du dimanche de permanence et anticipation au maximum de la programmation des rappels. Pour les PGS, la Directrice s’est engagée à respecter sa promesse initiale, pour les JN, elle nous a demandé de faire remonter chaque cas particulier pour y trouver une solution.

L’autre Organisation Syndicale représentative a répondu à la demande de la direction en proposant la création d’un nouveau service avec une brigade 13h PGS de 9 ou 12 Agents sans nuit autour des postes QA/QD/QI/Respecto et Mirador 8 et une modification du service 3/2 passant de 21 à 18 Agents avec 6 équipes sans volante.

Quid de qui intègre, quand et que reste-t-il pour les autres ? La Direction ne s’est d’ailleurs pas engagée sur les postes qui seraient tenus ! FO Justice CD d’Eysses est plus que dubitatif quant à l’opportunité de revenir à une procédure de changement de planning qui est toujours longue et compliquée. Cependant, nous irons au contact des Agents pour connaitre leurs souhaits.

Attention les vendeurs de rêves sont de retour, sur le papier tout est parfait !!!

Mais dans la réalité… Le problème d’Eysses, c’est avant tout le manque de personnel !

FO Justice CD d’Eysses continuera à se battre pour retrouver un effectif cohérent !!!

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UISP – Rennes : Déclaration Liminaire pour le Boycott du CSAI

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs les membres du Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI) de Rennes.

Aujourd’hui, nous nous réunissons pour la première fois en CSA Interrégional depuis les tragiques événements du 14 mai 2024.

Nos pensées vont à Fabrice et Arnaud, à leurs enfants, familles, collègues et amis, ainsi qu’à nos trois collègues blessés et à leurs proches.

Notre profession est en deuil !

Après plus de trois jours de recueillement observé par l’ensemble des agents de l’administration pénitentiaire, nous avons élaboré un relevé de décision en collaboration avec les organisations de l’intersyndicale FO Justice, UFAP, CGT Pénitentiaire et SPS.Ce document, enrichi par les contributions des agents de terrain, a été adopté. Bien que ces mesures de sécurité ne puissent ramener nos collègues disparus, leur mise en œuvre pourra significativement réduire le risque de telles tragédies à l’avenir. Il est crucial de fournir immédiatement les moyens humains et matériels nécessaires à vos personnels.

L’Entente Intersyndicale reconnaît que notre profession a profondément évolué. Nous intervenons maintenant tant à l’intérieur des établissements qu’à l’extérieur, sur la voie publique, affrontant les mêmes dangers que la police et la gendarmerie nationale. La criminalité a évolué ces dernières années, nous faisons face à des individus déterminés et sans scrupule.

C’est pourquoi l’Entente Intersyndicale demande une sécurisation renforcée de toutes les missions, qu’elles soient médicales ou judiciaires. Nous exigeons une réévaluation urgente et juste des niveaux d’escorte afin qu’ils ne soient pas sous-estimés par convenance de gestion des ressources humaines.

Il est temps de mettre fin à la sous-évaluation des niveaux d’escorte, destinée à maintenir un taux minimal d’impossibilité de faire. Nous savons que, dans la pratique, l’administration minimise les risques pour faciliter la constitution des escortes et assurer leur envoi en mission.

L’Entente Intersyndicale demande également que la Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Rennes intervienne auprès du parquet pour maximiser l’usage des visioconférences et encourager le déplacement des magistrats dans les établissements. Cela permettrait de protéger nos agents en réduisant les déplacements.Nous devons anticiper et prendre des mesures pour les extractions médicales dès maintenant. Nous donnons des consignes pour que les équipes locales puissent négocier avec les chefs d’établissement, en collaboration avec les cadres de santé en CSA Local, afin d’étendre la téléconsultation dans les établissements de notre région. Certains établissements utilisent des taxis pour les extractions médicales, parfois uniquement pour qu’une personne détenue récupère un document médical.

De plus, l’Intersyndicale demande que les Surveillants en charge de la surveillance électronique effectuent leurs missions à deux.

L’année dernière, lors de la première instance régionale de la formation spécialisée, FO Justice avait lu la lettre de la femme de Frédéric Clément lors d’une déclaration liminaire.

Nous nous interrogions sur l’interprétation des textes faite par notre direction interrégionale et les consignes qui en découlent dans différents établissements, provoquant des manquements considérables en matière de prévention des risques psycho-sociaux des personnels pénitentiaires, notamment au sein des équipes PREJ et ELSP.

L’Entente Intersyndicale avait alerté depuis plusieurs mois, lors des instances, du mal-être croissant des personnels pénitentiaires, mais nous nous sommes heurtés à un mur, recevant toujours la même réponse de « nécessité de service ».

N’oublions pas toutes ces démarches et pour toutes ces raisons, l’Entente Intersyndicale refuse de siéger aujourd’hui au Comité Social d’Administration Interrégional de Rennes !

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Surveillance Électronique – CARTON ROUGE !

Introduite en France par la loi du 19 décembre 1997 et initialement destinée à permettre l’aménagement d’une peine d’emprisonnement, la Surveillance Électronique (SE) a vu son champ et ses conditions d’application régulièrement élargis ces dernières années.

La montée en puissance ne pouvait pas pour FO Justice se faire sans que les principaux acteurs ne soient entendus. Différents groupes de travail ont ainsi été organisés par la direction de l’administration pénitentiaire suite aux différentes demandes de FO Justice !!!

À la lecture de la première fiche (ASE), il s’avère une fois de plus que nos dirigeants en charge de la SE ont ajouté par un tour de baguette magique des missions très chronophages (gestion des alarmes modification des horaires de la mesure…) qui avaient été clairement refusées par les ASE présents qui portaient la parole du terrain, lors de ces deux journées consacrées à cette fiche de poste.

CARTON ROUGE adressé à la DAP

Quel manque de respect envers les personnels ASE et PCSE ayant participé à ce groupe !!

QUELLE HONTE !!!

Malgré divers reports, ce 10 juin se tenait à la DAP une réunion multilatérale consacrée cette fois ci à la présentation aux organisations syndicales des différentes fiches de poste « ASE et agent PCSE, adjoint et responsable de pôle ».

À la lecture de celles-ci, nous constatons la prise de position des représentants de la DAP sur la « conception » du métier de Surveillant, de leur « vision » du métier d’ASE sans prendre en compte les remontées des différentes organisations syndicales représentées par des Conseillers Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, agent PCSE et surtout par des agents de la surveillance électronique, spécialistes dans ce domaine.

En effet, interpellée par les OS, la DAP a déclaré qu’elle ne dérogerait pas à l’ajout de certaines tâches sur la fiche de poste des ASE, à savoir : la gestion des alarmes et les modifications d’horaire de la mesure prononcée.

Si une OS a fait le choix de quitter la séance devant le positionnement de la DAP, FO Justice a pris la décision de poursuivre la réunion, estimant sa présence nécessaire aux échanges en cours.

LA DAP CONNAIT-ELLE VRAIMENT NOS MISSIONS ?

CONNAIT-ELLE LA RÉALITÉ DU TERRAIN ?

La situation des ressources humaines au sein des pôles ASE ne nous permet pas ce luxe. En l’état actuel des organigrammes de référence, l’ASE doit prioritairement se consacrer sur la gestion des poses et des alarmes TECHNIQUES.

FO Justice exige que la finalité de ces groupes de travail puisse être examinée lors des CSA compétents !!!

Pour la DAP la théorie ! Pour FO Justice la pratique !

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UISP – Toulouse : Refonte des Niveaux d’Escortes, une Nécessité !

L’UISP FO Justice ne cesse d’alerter le Directeur Interrégional de situations émanant du terrain concernant des changements de Niveau d’Escorte seulement quelques heures avant des extractions ou encore sur des Escortes qui demandent un renforcement par les FSI ou les ERIS.

Écouté sûrement mais malheureusement pas toujours entendu.

L’UISP FO Justice a plusieurs exemples: Prej MURET Escorte Renforcée avec ERIS, ELSP FOIX Escorte Renforcée avec PREJ, UHSA Escorte non renforcée.

A l’heure où nos plus hautes instances travaillent sur le relevé de conclusions dont un des points fait mention de la refonte des niveaux d’escortes et des compositions des équipes, du côté de la DISP de Toulouse, on procède à des stratégies qui plongent les agents dans le flou, le doute, l’angoisse et l’insécurité. Pas plus tard qu’hier nos collègues de la MA RODEZ en ont fait les frais.

Revenons sur les faits :

Le 25 mai 2024, suite à une CPU, le détenu H.M (prévenu – procédure criminelle) le niveau bascule d’Escorte 2 (Pénitentiaire Renforcée) à Escorte 3 (Pénitentiaire Renforcée + Force de l’ordre).

Malgré un OT stipulant ce niveau 3, le 07 juin 2024, la direction locale ainsi que DSD réévaluent la situation et reviennent à une Escorte 2 (Pénitentiaire Renforcée). Se pose la question du: Pourquoi? Comme de par hasard, une sortie hôpital est prévue dans 3jours!!!

Le 10 juin 2024, ce sont 3 agents de la MA RODEZ qui prennent en charge le détenu pour l’extraire sur l’UHSI de Toulouse.

Le 11 juin 2024, il est mentionné en rouge sur l’OT : Escorte 3 mais, dans un flou artistique, l’escorte est redescendue de niveau et nos 3 collègues de la veille prennent en charge à nouveau le détenu afin de le ramener sur l’établissement.

Accrochez vous bien. Cet aller-retour sur Toulouse pour une panoramique dentaire et 2 pansements..!

Vivement une clarification du relevé de conclusions pour harmoniser, sécuriser, adapter nos moyens humains et matériels à nos missions sur la voie publique.

L’UISP FO Justice félicite l’ensemble des personnels du travail accompli nuit et jour dans des conditions difficiles, certaines fois éprouvantes afin de sécuriser la société des Personnes Placées Sous Mains de Justice.

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