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Prison d’Argentan : Quand les chiffres prennent le pas sur la sécurité !

A chaque jour son lot de déconvenues au centre de détention d’Argentan !

Pourquoi un tel marasme en cette belle période me direz-vous ? Le bureau local FO justice ne sait même plus par où commencer.

Tout d’abord une gestion cataclysmique du personnel de surveillance avec un regard sévère sur la réalisation des missions confiées sans tenir compte ni de la résilience des personnels présent ni de leurs fatigues accumulées avec les rappels incessants, oppressants et les heures supplémentaires à n’en plus finir !

Malgré tout cela nous ne trouvons rien de mieux que de demander aux personnels présents d’effectuer le sondage et les fouilles sans pouvoir assurer leurs sécurités et tout cela pour la sacro-sainte statistique dont sont friands nos hauts dirigeants pour pouvoir fliquer notre travail en ces temps de vache maigre en effectifs.

Le bureau FO justice demande que des mesures urgentes soient prises pour assurer une gestion fluide de notre été de travail à tous :

  • Fermeture de la bibliothèque au vu du manque de personnels sur la zone
  • Fermeture des UVF pour la période d’été pour récupérer du personnel
  • Arrêt des activités sans surveillance
  • Fin des extractions et transferts sans le nombre d’agents requis sous réserve d’un droit de retrait pour assurer en sécurité nos missions régaliennes

Comme les mauvaises nouvelles ne viennent pas seules maintenant, l’encadrement devient désormais une variable d’ajustement plus de brigadier-chef (2 sur 9 brigadier-chef), des officiers qui doivent maintenant faire les missions de gradé de roulement sur la pause méridienne.

L’été promet d’être chaud pour l’ensemble de la structure sans une réaction rapide de notre administration à nos problématiques RH.

Le bureau local FO félicite l’ensemble des collègues présents pour l’exceptionnel travail effectué au vu de la ressource.

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Prison de Grasse : Enième Agression au Quartier Disciplinaire !

Le dimanche 06 juillet 2025, vers 11h35, alors que nos collègues assuraient la distribution du repas au Quartier de Disciplinaire, un nouvel incident grave s’est produit avec un détenu coutumier des faits.

À l’ouverture de sa cellule, ce détenu exige qu’un surveillant aille lui chercher une cigarette. Devant l’absence de réponse, il s’emporte, insulte, menace de mort notre collègue et sa famille.

Malgré les tentatives de désescalade et les ordres donnés pour qu’il regagne sa cellule, le détenu persiste, refuse d’obéir, puis agresse physiquement la cheffe de poste en lui assénant un coup au visage avec une baguette de pain, avant de lui cracher au visage et de l’inonder d’insultes sexistes et racistes.

EN MOINS DE 2 MOIS,

9 COMPTES-RENDUS D’INCIDENT

7 PLAINTES DE PERSONNEL POUR CE MEME INDIVIDU !!!

LES AGENTS EN ONT MARRE D’ÊTRE VICTIME DE CETTE VIOLENCE DANS UN CONTEXTE DE SURPOPULATION PENALE ET DE CARENCE EN PERSONNELS QUI RENDENT LES CONDITIONS D’EXERCICE PARTICULIEREMENT DIFFICILES !

Face à la fréquence des actes de violence de cet individu qui met en danger la sécurité de nos personnels au quotidien :

FO justice compte sur le traitement en commission de disciplinaire de chacun des 7 autres Comptes Rendus d’Incident restés en attente.

FO Justice attend de la Direction des sanctions exemplaires avec un transfert immédiat à l’issue de sa peine.

FO Justice soutien les agents dans ces épreuves difficiles, pour que plus jamais une agression ne soit banalisée.

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Prison de Caen-IFS : Le SAS – La Cour des Miracles à Ciel Ouvert !

Depuis des semaines, un sentiment d’impunité alarmant règne au sein de la SAS de Caen. Les détenus se présentent désormais devant la commission de discipline avec un sourire provocateur ! La possession de téléphones portables et de produits stupéfiants semble être devenue tout à fait tolérable, puisque la direction a donné consigne par mail de ne pas prononcer de sanctions disciplinaires fermes. Les retours de permission alcoolisés font eux aussi partie de notre quotidien, et de la même façon, les détenus ont droit à plusieurs “beuveries” avant de réintégrer le CP Caen-Ifs. Les agents qui s’efforcent de faire leur travail en procédant aux contrôles de sécurité essentiels, passent pour des surveillants procéduriers, voire pire, pour des guignols n’ayant plus aucun moyen de pression pour maintenir un semblant de discipline ! Cette situation est inacceptable et met en péril la sécurité de tous.

Des Promesses Bafouées et des Risques Accrus

L’amertume de nos personnels ne fait que s’accentuer lorsque nous nous remémorons les belles promesses initiales concernant la sélection des profils. On nous envoie désormais des détenus au comportement violent, à l’influence négative, des personnes ne sachant ni lire ni écrire, des poly-toxicomanes qui passent leur temps à ingérer tout ce qu’ils trouvent pour planer… En somme, une partie des indésirables délestés par notre hiérarchie ! Malgré nos alertes répétées et nos remontées de terrain, la direction continue d’ignorer nos avertissements, nous laissant gérer des situations potentiellement explosives avec des effectifs notoirement insuffisants. C’est une négligence dangereuse qui met en péril notre sécurité et celle des détenus.

“Débrouille-toi, Cher Surveillant Acteur !” : Le Zéro Moyen face aux Vaines Promesses

Et avec tout cela, me demanderez-vous ? La réponse est cinglante : “Débrouille-toi pour organiser des activités gratuites, cher surveillant acteur.” Zéro centime pour les activités, zéro moyen pour un réel accompagnement. On nous vend un projet de réinsertion, on nous parle de résilience, de préparation à la sortie… Mais avec quoi ? Avec quelles ressources ? Avec quels outils ? Une structure censée motiver, stimuler et redonner du sens se retrouve à fonctionner à coups de promesses creuses et d’illusions administratives. Comment permettre à des détenus de se reconstruire si la SAS n’a rien à leur proposer ? À part les faire tourner en rond dans la cour ou leur dire d’attendre patiemment la fin de leur peine, que fait-on concrètement ? Aucune activité structurante digne de ce nom, aucun programme éducatif, et des personnels livrés à eux-mêmes, contraints de faire des miracles avec le néant.

SEMI-LIBERTÉ : Le quartier des multirécidivistes « en réinsertion »

Au quartier de semi-liberté, c’est encore pire. Ce qui devrait être une étape vers l’autonomie s’est transformée en zone grise où la discipline est inexistante et où la JAP (Juge d’Application des Peines) distribue des secondes chances comme des confettis, même après des comportements gravissimes.

  • Drogue dure, évasions, manquements répétés… sans réelles conséquences
  • Des PPSMJ cumulant incidents sur incidents mais continuant à bénéficier du régime de semi- liberté
  • Une gestion laxiste qui met en danger non seulement les surveillants, mais aussi les citoyens.

Nous sommes évidemment favorables à la réinsertion, mais à condition qu’elle repose sur des bases solides et qu’elle ne devienne pas un prétexte à fermer les yeux sur des comportements criminels.

Quel Avenir pour la Réinsertion à Caen ?

Entre les “cadeaux disciplinaires” offerts à la population pénale, les profils inadaptés que nous accueillons sans discernement, et les engagements non tenus en termes de mobilisation de ressources humaines et matérielles par la direction du CP Caen-Ifs, les agents s’interrogent légitimement sur l’avenir de ce quartier censé préparer à la réinsertion. Il est clair que cette gestion irresponsable ouvre grand la porte à la récidive. La structure restera cet été une quinzaine de jours sans personnel de Direction ni officier. Qui gérera cette “Cour des Miracles” pendant ce temps ? Nous exigeons des réponses et des actes concrets pour la sécurité de tous et l’avenir de la réinsertion.

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PJJ : Plafond Annuel d’Emploi – Suppression et non-renouvellement des contrats en cours

► ILS SUPPRIMENT DES CONTRATS ESSENTIELS, ET NOS SERVICES S’ÉCROULENT… MAIS CHUT, TOUT VA BIEN !

Depuis des années, nos services tiennent… uniquement grâce aux fameux contrats de renforts.

► Ces « petites cerises sur le gâteau » couvrent en fait :

  • L’accompagnement éducatif indispensable
  • La gestion des flux croissants et des mesures en attente
  • L’absorption de la paperasse administrative qui s’accumule comme neige en hiver.

Et que nous sert-on en retour ?

« Le Plafond d’Emplois est stable, pas d’inquiétude ! » Ah bon ?

► FAUX ET ARCHI-FAUX !

Ces renforts ne figurent pas dans le Plafond Annuel d’Emploi (PAE). Alors, quand on supprime ces contrats, les chiffres officiels restent beaux et ronds, mais nos effectifs réels plongent dans les abîmes. Et avec eux, nos conditions de travail s’effondrent.

► NOUS SOMMES DÉJÀ EN SOUS-EFFECTIFS !

Dans un contexte où les dossiers s’empilent, les audiences s’éternisent, les procédures se complexifient et les jeunes affluent sans cesse, supprimer les renforts, c’est signer l’asphyxie programmée des équipes sur le terrain.

► LE VRAI PROBLÈME ? UN PAE FIGÉ, UNE ADMINISTRATION DÉCONNECTÉE ET UNE VISION DÉLIRANTE.

Ce qu’on nous vend encore comme un « besoin conjoncturel » ?

Ça fait des années que c’est un besoin structurel !

Les responsables ont simplement décidé de cacher cette réalité sous le tapis avec le mot magique ʺconjoncturelʺ.

Sauf que ce PAE figé et dépassé ne répond plus à rien. Il met même en péril la survie de nos missions. Sans ces postes, c’est simple : ça ne tourne plus.

► ON VEUT DES POSTES SOCLES, UN PAE QUI RESSEMBLE À LA RÉALITÉ, PAS À DES TABLEAUX EXCEL !

Ces renforts doivent devenir des postes pérennes.

Le PAE doit être revu à la hausse pour enfin intégrer nos besoins réels.

Les normes et cibles ETP doivent être recalibrées, selon la vraie vie, pas selon des graphiques virtuels.

► PAS D’AUGMENTATION DU PAE ? QU’ILS OSENT LE DIRE CLAIREMENT !

Sans renforts, on ne peut plus tout faire. On ne remplira plus le vide avec notre santé.

Et si l’administration continue à faire la sourde oreille, qu’elle annonce franchement aux jeunes, aux familles, et aux magistrats que la PJJ est dépassée, en sous-effectif et qu’elle ne peut plus assurer ses missions !

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : UN BRIGADIER CHEF ENCADREMENT PASSÉ À TABAC PAR UN DÉTENU

Aujourd’hui encore mes camarades, du sang a coulé !

Celui de notre camarade, un brigadier calme, mesuré et responsable. Notre chef venait de faire une mise en prévention sur le bâtiment A, les agents s’étaient équipés donc plus personne de dispo. Les postes sont déjà découverts. Une course après le temps pour que les promenades soient sorties à l’heure.

Il ramène avec la collègue de la brigade arrivant notre détenu excité, il le calme, du moins il tente. Les ouvertures de porte se font à 2 plus 1, le profil est donc connu et reconnu comme cas à troubles psy, mais en ces temps de disette, le personnel se compte sur le bout des doigts.

Arrivés à la cellule, notre chef ouvre, la surveillante est à ses côtés, et le détenu tape dans la porte de sa cellule ouverte puis assène de violents coups de poing à notre chef qui ne recule pas et tente de parer la rasade de violence du mieux qu’il le peut ; notre chef tente de repousser du pied son assaillant, mais ce dernier attrape notre camarade, le tire dans la cellule et le coince entre le lavabo et la cloison, la dragonne du chef se coince au niveau du lavabo, il est bloqué. Il sera roué de coups et sonné. Notre chef réussit à se dégager et sortir de la cellule. La collègue refermera en s’aidant du pied.

Notre brigadier est défiguré, ouvert à l’arcade, il attend encore aux urgences de savoir s’il va avoir des points.

Le détenu suite au quartier disciplinaire a manqué sa tentative de suicide, tentative suffisant pour sortir du QD, nous parlons d’un détenu qui connait les rouages. Il a été placé en CPROU. Il partira en HO à 22H30

Pauvre camarade, encore aux urgences à 22h45.Pauvre chef qui s’est donné encore à courir dans tous les sens entre les bagarres ; les mises en préventions, les ouvertures, le Tetris pour le manque de personnel !!

Et ce détenu ultra violent pour lequel le dossier MA 127 est déjà validé depuis le 28/03/2025, avec l’attente de réponse de la DISP écrit sur le suivi des DOT. Ce même dossier que nous avons relancé pour un transfert parmi nos transferts prévus suite au blocage, ce même dossier relancé encore aujourd’hui.

La responsabilité incombe intégralement à notre administration pénitentiaire, à notre DISP de Toulouse !!

Cela fait déjà bien longtemps que notre DAP aurait dû se saisir de ces problématiques d’urgence !

Le bureau local Force ouvrière va prendre la mesure des choses et réagir en conséquence.

Ce détenu ne doit plus jamais revenir sur la maison d’arrêt. Et tant que nous ne serons pas entendus, tant que nous n’aurons pas le retour rapide de cette demande, nous repartirons en blocage, sans préavis.

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PREJ Lille : Les artisans de la dévalorisation !

Il n’est plus glorieux d’être encadrement au sein d’un PREJ. Ils sont amers d’une situation qui leur porte grief. Ils ne sauraient rester silencieux face à un tel mépris.

Il y a quelques mois, ils ont été avertis de la mise en place d’un nouveau support informatique d’organisation des missions EJ. Ils en ont été les premiers satisfaits tellement la gestion « cahier » était devenue ridicule. Pour autant ils ne s’attendaient pas à un accroissement de tâches administratives.

De ce fait, il y a quelques semaines ils ont été avertis qu’ils devraient récupérer, par un transfert de compétences, les missions des assistants ARPEJ. En l’espèce la gestion quasi complète de ROMEO s’agissant de toutes les EJ.

Il y a quelques jours, le 23 juin 2025, ils ont appris par mail qu’ils devraient monter des astreintes à partir du 4 juillet 2025. Il aura fallu encore attendre, le 27 juin 2025, pour que la cheffe de service concernée précise l’autonomie pour les uns et le tuilage attendu pour les autres. S’agissant de l’organisation même de l’astreinte et des missions attendues, nous sommes toujours dans l’attente de la note de cadrage. A l’échéance, C’EST VRAIMENT MOYEN !

Nous avons sollicité un passage en CSA pour valider ce principe d’astreinte telle que le prévoit la réglementation. Pour l’heure, nous ne saurions accepter une organisation qui ferait dépasser les 14 astreintes par agents, sachant qu’elles ont été mises en place pour justement soulager l’ARPEJ et diminuer leur nombre d’astreinte…

 Ces modifications de fonctionnement amènent des changements sur les niveaux d’habilitation. Il est donc anormal que le niveau d’habilitation de Genesis ait baissé, laissant uniquement un accès aux établissements Lillois. Pour les profils ayant voyagé sur notre territoire pénitentiaire, il est impératif de laisser UN VISU NATIONAL à disposition pour continuer un profilage le plus précis possible.

Nous avons une pensée pour les Brigadier-chef encadrement qui sont noyés dans ce marasme organisationnel. Nous rappelons à toutes fins utiles qu’ils ont été affectés au sein d’un PREJ par une mobilité qui indiquait en profil de poste, « Chef d’escorte ». Voilà leur mission première : être opérationnels et sur le terrain avec leurs agents. Les missions administratives et d’organisation dévolues à chaque encadrant par définition, ne sauraient constituer un fonctionnement permanent et principal.

Sans dévaluer les compétences de personnes ni être réducteur, pour FO JUSTICE il est impératif que chacun puisse exécuter les missions qui correspondent à son niveau de responsabilité.

Par conséquent et en cohérence avec l’intérêt que nous portons au respect des missions de chaque personnel :

Pour FO Justice, soit les missions de programmation des EJ restent entièrement dévolues à l’ARPEJ , soit on vous demandera de « dispatcher » des ressources de l’ARPEJ en PREJ, vu la volumétrie des missions à gérer. Cela permettra de pouvoir utiliser les ressources de manière optimale !

C’EST SEULEMENT DANS CES CONDITIONS QU’ON POURRA Y ÊTRE FAVORABLE !

FO Justice n’acceptera pas que les BC-expertise soit utilisés pour remplacer les encadrants sur les EJ suite à l’accroissement des tâches administratives.

Pendant que les missions judiciaires et administratives pullulent pour les encadrants, ce sont les brigadiers chefs expertises qui doivent assumer des responsabilités qui ne leur incombent pas. Comme ce vendredi 04 juillet ou un convoi de 5 détenus dont une escorte 3 s’est fait sans personnel d’encadrement ! CE QUI RESTE CONTRAIRE À LA DOCTRINE D’EMPLOI ET À SES MESURES TRANSITOIRES

FO JUSTICE, VOS ATTENTES, NOS PRIORITÉS

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Prison de Villeneuve-lès-Maguelone : FO reçu dans le cabinet du préfet

Ce vendredi 4 juillet à 15h, le bureau FO local a été reçu à la préfecture par le directeur de cabinet. Après les présentations, nous avons entamé la discussion en recontextualisant la situation de la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, tout en élargissant le constat à l’ensemble du ressort de la DISP de Toulouse, aujourd’hui classée comme la plus surencombrée de France. Nous avons abordé frontalement la question du surencombrement et celle du sous-effectif chronique de tous les corps de métier présents dans notre établissement. Nous avons exposé une réalité précise, chiffrée, argumentée : un étayage rigoureux, basé sur des statistiques et des faits, mettant en lumière les nombreux dysfonctionnements structurels, sanitaires et sécuritaires que nous subissons quotidiennement.

Nous avons également insisté sur une autre problématique majeure : celle des écrous en provenance des établissements d’Alès et de Nîmes. Ces écrous représentent entre 15 et 20 % des arrivées enregistrées à Villeneuve-lès-Maguelone. Nous avons demandé avec fermeté que ces écrous cessent, et que le parquet d’Aix soit enfin saisi de cette question. Cette demande a été longuement débattue, expliquée en détail. Ce problème est non seulement avéré, mais il est aussi pleinement reconnu. Sur ce sujet-là, nous n’avons rien lâché. Nous avons insisté, encore et encore, car cette pression supplémentaire aggrave encore davantage une situation déjà intenable.

Le 1er juillet 2024, nous comptions 954 détenus. Le lendemain du blocage, après de nouveaux transferts, nous atteignions 1059. En juin, nous sommes montés à 1091 détenus pour 607 places théoriques, avec seulement 62 agents de roulement. Soixante-deux. Pour couvrir l’ensemble des postes, en 3-2, avec un service déjà déshumanisé, déjà épuisé. Une absence aux cantines, et c’est la détention qu’on dépouille.

Une absence à la buanderie et c’est encore la détention qui perd un poste. On découvre, on recolle les morceaux. On fonctionne comme on peut. Certaines demandes d’explication deviennent les symptômes évidents d’un système qui craque de partout.

Ce seuil de criticité est une demande forte. Une demande de fond, une demande à relayer, à imposer, à accepter. C’est une demande d’urgence. Une demande de survie. Une demande de respect. Une limite à ne pas franchir si nous voulons encore pouvoir parler de travail, de sécurité, d’humanité. C’est la dernière barrière avant l’inhumain. Ce seuil doit être reconnu, inscrit, respecté. Et ce n’est que la première étape.

Dans un second temps, après avoir poursuivi notre exposé, nous avons sollicité qu’une table ronde soit organisée. Une rencontre entre les différentes entités concernées : judiciaires, directionnelles, médicales.Tous les acteurs doivent être réunis. On ne peut plus régler les problèmes chacun dans son coin. Il faut un engagement collectif, une stratégie de sortie de crise. Ce rendez-vous avec le directeur de cabinet nous a tout de même permis d’être entendus. La situation a été reconnue comme critique, ce qui montre que notre mobilisation n’est pas vaine. Nous espérons, maintenant, que cette écoute se traduira en actes. Cette visite n’est pas une fin en soi, mais un levier supplémentaire que nous activons pour ne pas laisser la situation empirer.

À travers cette rencontre, nous vous montrons une fois de plus que le bureau FO local ne relâche rien.

Qu’il agit. Qu’il porte vos voix, vos souffrances, vos revendications. Que si les résultats ne sont pas toujours à la hauteur de nos attentes, ils existent malgré tout. Que nous sommes là, coûte que coûte. Que nous ne laisserons jamais tomber. Nous sommes ici pour défendre ce métier, pour qu’il redevienne humain. Nous devons nous battre pour cela. Il ne faut pas se résigner, il ne faut pas abandonner. Et nous continuerons.

Pour ceux qui n’y croient plus. Pour ceux qui espèrent encore. Pour ceux qui luttent toujours. Pour ceux qui sont loyaux, fidèles, présents malgré tout. Pour ceux qui sont partis. Pour ceux qui ne savent plus.

Nous continuerons. Nous ne lâcherons rien. Nous vous tiendrons informés des suites que donnera la préfecture à nos demandes. Mais d’ici là, gardons le cap. Ensemble.

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Prison de Béthune : Alerte agression, encore un refus de réintégrer qui dégénère !

Ce vendredi 4 juillet, lors de la distribution du repas, un premier refus de réintégrer a eu lieu. Une mise en prévention a aussitôt été décidée. Mais au même moment, un second refus est signalé.

Lorsque les agents arrivent sur place, le détenu concerné s’agrippe à la rambarde en coinçant volontairement une jambe pour compliquer l’intervention. Il faudra l’intervention des collègues pour parvenir à le maitriser. Une fois ce dernier placé en salle d’attente, les agents procèdent à la sortie du premier détenu ayant refusé de réintégrer. Après un échange avec la Capitaine du bâtiment B, il est autorisé à récupérer son paquetage et à changer de cellule.

Mais là encore, ce dernier n’a rien trouvé de mieux que d’agresser la Capitaine sur la coursive !

Une nouvelle intervention est nécessaire pour le maîtriser, dans des conditions similaires à la première, le détenu s’agrippant à nouveau à la rambarde.

FO Justice s’interroge : pourquoi ce détenu, après un premier refus de réintégrer mobilisant plusieurs surveillants, n’a-t-il pas été immédiatement placé au quartier disciplinaire ?

Ce laxisme apparent, ce « social à tout prix », aurait pu avoir des conséquences bien plus graves.

Avec un taux de surpopulation frôlant les 230 %, la tension monte inexorablement… et nous ne sommes qu’au début de l’été !

FO Justice souhaite un prompt rétablissement à notre collègue agressée.

FO Justice félicite les agents intervenants pour leur sang-froid et leur professionnalisme, qui ont permis d’éviter d’autres blessures.

FO Justice exige des poursuites judiciaires rapides, avec placement en garde à vue, comparution immédiate et transfert disciplinaire dans un autre établissement.

FO Justice réclame un désencombrement immédiat de la Maison d’Arrêt afin de faire baisser la pression sur les agents et d’assurer leur sécurité.

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