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CSA FS de l’Administration Centrale : Déclaration liminaire du 13 novembre 2025

Madame la Présidente,

Mesdames, Messieurs,

FO Justice s’inquiète de la situation révélée par les Registres Santé et Sécurité au Travail (RSST) de l’administration centrale : les problèmes thermiques y sont légion.

Le fameux « bâtiment intelligent » montre chaque jour ses limites : chaleur excessive, ventilation défaillante, inconfort permanent.

Nous posons la question : qu’attend l’administration pour agir concrètement ?

Et qu’en est-il des RSST papier, dont les signalements ne sont pas toujours retranscrits à l’identique dans les registres numériques ? FO Justice dénonce cette opacité et exige la traçabilité intégrale des signalements. D’ailleurs une retranscription est-elle indispensable ?

FO Justice approuve la note de service relative à la protection des agents contre les risques liés à la chaleur.

Mais rédiger ne suffit pas : encore faut-il que cette note soit diffusée et appliquée ! Nous demandons sa transmission immédiate à tous les services et un suivi réel de sa mise en œuvre.

Nous remercions l’administration pour la transmission du rapport d’enquête de la DSJ, mais restons vigilants.

Nous exigeons qu’un bilan précis et mesurable soit établi dans 3 mois puis dans 6 mois, afin de vérifier si les dispositifs annoncés produisent des effets concrets sur le terrain.

Les agents n’ont plus besoin de promesses, mais de résultats visibles.

Enfin, FO Justice alerte une nouvelle fois sur la situation alarmante du pôle archives de RH de la DAP.

Suite à la restructuration, le service est désormais installé dans une bulle ouverte au 4ᵉ étage, accessible à tous les agents, au milieu de dossiers agents !

Et à la fin de cette réorganisation, deux agents resteront sans réel bureau !

C’est inacceptable.

Où est la QVCT dont on nous parle à longueur de réunions ?

Où est la confidentialité des dossiers agents, principe pourtant fondamental du ministère de la Justice ?

FO Justice exige des mesures immédiates pour rétablir la confidentialité, assurer des conditions de travail dignes et respecter les agents qui, chaque jour, font tourner ce ministère malgré les moyens insuffisants et les restructurations à marche forcée.

FO Justice continuera, comme toujours, à défendre sans relâche les droits, la sécurité et la dignité des personnels.

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Prison de Saint-Quentin-Fallavier : Merci !!!

Un grand merci au personnel qui se sont mobilisés toute la journée, merci à ceux également qui ont accepté de rentrer afin de continuer à garantir la sécurité de notre établissement.

Grace à votre présence et votre mobilisation, nous avons réussi à obtenir tous ensemble, le transfert de nos 4 agresseurs de personnels ainsi qu’un désencombrement d’une trentaine de détenus.

La solution du désencombrement n’est bien entendu pas satisfaisante car c’est déplacer un problème sur un autre établissement, mais que nos collègues nous pardonnent mais nous ne pouvions plus continuer ainsi. Il va falloir faire entendre à notre magistrature que les 30 départs ne sont pas des places disponibles, ni un confort de travail mais bien une mesure de sécurité.

Reste à travailler désormais sur les leviers dont nous disposons à savoir les mesures alternatives à la détention, les aménagements de peine et le traitement des dossiers OQTF.

Certains sujets restent en attente mais pas dans les oubliettes : la vidéosurveillance (prochain établissement à être renouvelé), la programmation d’une fouille générale de la détention au vu des livraisons quotidiennes par drones, l’effectif RH qui doit être révisé rapidement et le poste du PCI qui n’est pas adapté à moins d’être croisé avec une pieuvre et une chouette.

Nous serons bien entendu attentifs sur l’avancé de ces différents dossiers et nous vous en tiendrons informés.

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Compte-Rendu Comité Social d’Administration Interrégionnal PACA-Corse : Mercredi 12 novembre 2025

Mercredi 12 novembre 2025, le Comité Social d’Administration Interrégional (CSAI) s’est ouvert sous la présidence du Directeur Interrégional (DI).

FO Justice PACA-Corse, fidèle à son rôle de défense des personnels, a porté les préoccupations quotidiennes des agents : surpopulation croissante, tensions RH, conditions de travail dégradées, sécurité et protection des personnels.

SURPOPULATION PÉNITENTIAIRE – UN ÉTAT DES LIEUX ALARMANT

La population pénale continue d’augmenter semaine après semaine, battant des records de surpopulation, cette situation est intenable pour les agents, en milieu fermé comme en milieu ouvert.

La Direction Interrégionale des Services Pénitentiaires (DISP) de Marseille a constaté la réalité indiscutable : la population pénale augmente et les prises en charge en milieu ouvert progressent également.

La DISP de Marseille se dit mobilisée et « se bat au quotidien » pour amoindrir les difficultés :

• Rencontres régulières avec les chefs de juridiction,

• Travail conjoint du département de la Sécurité (DSD) et du Département des Politiques d’Insertion, de Probation et de Prévention de la Récidive (DPIPPR),

• Transmission de données (libération conditionnelle, expulsions, taux de remplissage des structures en semi-liberté…) afin d’actionner tous les leviers possibles.

Malgré ces efforts, la situation reste alarmante :

• Surpopulation hebdomadaire : nouveaux records battus régulièrement.

• Petits établissements particulièrement touchés, pour exemple la Maison d’Arrêt (MA) de Nice avec près de 220 % de taux d’occupation.

Le DSD réalise des actions de désencombrement (transferts notamment à la suite de l’incendie de la cuisine sur la MA de Nice), ces mesures diminuent la pression mais ne suffisent pas.

INCENDIE SUR LA MA DE NICE

Lors de l’incendie de cuisine à la MA de Nice, de nombreux personnels se sont mobilisés : interventions sur site, appui interservices, coopération avec hôpitaux, préfet et municipalité. La chaîne de solidarité a été jugée exemplaire.

Le DI a salué le courage des agents de la MA de Nice et récompensera les agents qui se sont mobilisés.

RESSOURCES HUMAINES (RH) – TENSIONS, MOBILITÉS ET COUVERTURE

Le Taux de couverture moyen des établissements de la DISP de Marseille oscille entre 88 et 89 %.

Pour la prochaine mobilité des surveillants, surveillants brigadiers, brigadiers-chefs expertise (2e semestre 2025) seulement 33 agents seront répartis sur l’ensemble des établissements, en plus des créations liées au Centre de Détention (CD) du Comtat Venaissin (26 postes) et au Centre Pénitentiaire (CP) de Marseille (14 postes).

Taux de couverture par établissement (prévisions mobilité) :

• EPM Marseille : 92 % de taux couverture attendue après mobilité.

• CP Aix-Luynes : 88 %.

• CP Borgo : 91 %.

Pour le corps de commandement, la situation reste également tendue avec peu de poste pour la mobilité restreinte. Davantage de postes seront proposés en mobilité générique prévus l’été prochain.

LE QUARTIER DE LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ ORGANISÉE (QLCO) – CP AIX-LUYNES

La DAP a développé une section spécifique « criminalité organisée ». Le projet mobilise plusieurs volets :

• Identification des personnes détenues concernées,

• Dispositif pour les personnes « qui passent sous les radars » (coordination DSD, milieu fermé et milieu ouvert),

• Volet RH : suivi des situations individuelles des agents menacés en détention ou à titre privé, coordination pour mesures de protection (préfecture, forces de l’ordre). Mise à jour régulière des attaques envers agents,

• Volet RETEX : développement d’un retour d’expérience sur situations d’ampleur,

• Déclinaison opérationnelle de la politique nationale de la DAP,

• Des expérimentations locales (Avignon, Draguignan, SPIP 13) autour d’une grille de détection ont été lancées. La phase d’expérimentation se mettra en place en début décembre (grille testée et analysée).

CALENDRIER

• Premier COPIL tenu. Un COPIL tous les 15 jours, alternant COPIL établissement / COPIL interrégional.

• Estimation RH remontée.

• Calendrier à définir pour les travaux.

• Cible d’ouverture (objectif DAP/DISP) : été 2026.

SÉCURITAIRE – BROUILLAGE ET ANTI-DRONE

• Une société prestataire effectuera des mesures pour le brouillage ciblé le 18 novembre 2025 (focus parloir & QLCO).

• La DISP utilise le même prestataire que pour le CP Vendin-le-Vieil.

• Un système anti-drone sur le CP Aix-Luynes permet la localisation de l’émetteur en lien avec forces de l’ordre. La détection sur cet établissement est importante.

• Évolution rapide des matériels (influence des conflits internationaux, 4G/4G-based drones) ; réglementation et technologies doivent évoluer.

PERSPECTIVES

• Nouveau marché national en 2026 : visée d’un système modulaire mixant technologies (détection, localisation, liaison forces de l’ordre).

CONSTATS ET CAPACITÉS ACTUELLES

• CP Aix-Luynes : très forte activité de détection (nombre de survols élevé).

• Sites de la MA Draguignan et CD Tarascon : équipements programmés (MA Draguignan avant fin 2025, CD Tarascon début 2026 janvier/février).

• Les dispositifs permettent détection, localisation de l’émetteur et renseignement sur la trajectoire, certains capteurs permettent aussi d’identifier le pilote (via triangulation / analyse des émissions). La MC Arles n’est pas encore équipée de ce capteur.

LIMITES TECHNIQUES ET RÉGLEMENTAIRES

• Brouillage : possible mais limitations légales, et ciblage restreint.

• 4G/5G : les drones utilisant les réseaux cellulaires sont difficiles à neutraliser par brouillage, car ces bandes sont strictement régulées.

• Identification obligatoire : les drones homologués en Europe doivent être vendus avec système de localisation/identification, mais de nombreux modèles importés échappent encore à ces exigences.

• Évolution technologique rapide : le matériel progresse vite et impose des renouvellements d’équipements et une réflexion sur la modularité des systèmes.

LES PROGRAMMES IMMOBILIERS EN COURS ET LEUR PROGRESSION

CP MARSEILLE – BAUMETTES 3 (B3)

CHIFFRES, CALENDRIER ET PHASES D’OUVERTURE

• Baumettes 3 : cinq quartiers MA hommes (QMAH), dont deux en module « respect ». 148 places par bâtiment,

• Quartier disciplinaire (QD) : 33 places (le quartier d’isolement restera sur B2).

• L’Unité pour Détenus Violents (UDV) sera agrandie pour atteindre 45 places.

• Capacité théorique (B2 + B3) : 1 450 détenus, augmentée à `2 192 lits.

> Capacités théoriques d’accueil : B2 = 710 détenus, augmentée à 1 068 lits,

> Capacités théoriques d’accueil : B3 = 740 détenus, augmentée à 1 124 lits.

• Calendrier :

> Marche à blanc : du 20 octobre au 10 novembre.

> Fouille générale : 12/13/14 novembre.

> Mise en service : 18 novembre 2025.

• Phases et montée en charge (planifiée en 4 phases) :

> Phase 1 (à compter du 18 novembre 2025) : Ouverture d’un premier QMAH, suivie, la semaine suivante, de l’ouverture d’un second QMAH. Montée en charge interne avec personnes détenues de B2. L’objectif est le désencombrement du QAE et suppression des matelas au sol pendant 3 semaines.

o Rythme : 120 détenus / semaine.

o À la fin de la phase 1 : 360 personnes sur B3.

> Phase 2 (à compter du 8 décembre 2025) : Poursuite montée en charge via désencombrements d’établissements de la DISP Marseille ou désencombrement du CP Aix-Luynes (dans le cadre du projet QLCO).

o Rythme : 30 détenus / semaine.

o À la fin : 420 / 450 personnes affectées.

> Phase 3 (à compter du 5 janvier 2026) : Ouverture du dernier QMAH et du QD, avec récupération partielle des écrous du Tribunal Judiciaire (TJ) de Marseille sur Aix. Inversion souhaitée pour atteindre 60 % des écrous sur le CP de Marseille et 40 % sur le CP d’Aix-Luynes.

> Phase 4 (à compter de mai 2026) : ouverture des deux Quartiers Confiance (QC) (capacité 148 places chacun), sous réserve de l’affectation de surveillants stagiaires en nombre suffisant (besoin : 25 agents pour deux QC + vacances de postes à l’issue de la mobilité d’automne).

CD COMTAT-VENAISSIN

CARACTÉRISTIQUES

• Capacité : 400 places.

• Composition de l’établissement :

> 2 quartiers centre de détention hommes : 118 places chacun,

> 1 quartier centre de détention « respect » : 119 places,

> 1 Quartier Prise en Charge Renforcée (QPCR) : 30 places,

> 1 quartier d’isolement (QI) et 1 quartier disciplinaire (QD) : 11 places chacun,

> 1 quartier d’accueil et d’évaluation (QAE) : 15 places,

> 2 unités de vie familiale (UVF) et 3 parloirs familiaux,

> Une unité vulnérable : 40 places au RDC du QCD2,

> Une blanchisserie centrale destinée à absorber les besoins du CP Avignon-Le-Pontet, y compris la SAS d’Avignon.

CALENDRIER PRÉVISIONNEL

• Août 2026 : prise de possession par l’administration.

• Décembre 2026 : mise en service prévisionnelle.

ORGANIGRAMME PRÉVU

Il est prévu un effectif total de 242 agents, comprenant 185 Surveillants, 9 adjoints administratifs, 19 Brigadiers-Chefs ou Majors en encadrement, 14 Officiers, ainsi que 3 Moniteurs de sport.

LA POPULATION PÉNALE

> Tous les profils ne seront pas forcément affectés sur cet établissement, celui-ci n’est pas un établissement à sûreté renforcée.

> Seront affectés les détenus dont la dangerosité n’est pas avérée.

> L’accueil d’AICS (Auteurs d’Infractions à Caractère Sexuel) peut être assuré. Sur la DISP, le CD de Salon-de-Provence restera la référence pour la prise en charge AICS.

CP DU MUY

Le projet reste d’actualité et les blocages techniques devraient être levés prochainement.

• Capacité prévue : 650 places.

• Établissement à sûreté renforcée (filins, miradors).

• Échéancier prévisionnel :

> Début des travaux 1er trimestre 2028 (sous réserve d’absence de fouilles archéologiques).

> Livraison 2030 (ou 2031 si fouilles).

• Réunion préfectorale récente (préfet + APIJ) : La municipalité du Muy travaille sur l’accueil des agents (logements, crèches) et conditions d’accueil. Des travaux de sécurisation envisagés.

SITUATION ÉTABLISSEMENT PÉNITENTIAIRE POUR MINEURS (EPM) DE MARSEILLE

Malgré les nombreuses alertes, la situation reste tendue sur cet établissement.

• Effectifs :

> Le taux de couverture reste inférieur à la moyenne de la DISP (87 % après mobilité).

> Mouvements de personnels : 4 départs / 5 arrivées, la mobilité ne permettra pas d’améliorer le taux de couverture.

> Mises à disposition (MAD) : 19 agents ont été en MAD pour renforcer temporairement l’établissement. 22 agents différents missionnés, soulageant temporairement les équipes (MAD rendues possibles grâce aux agents affectés sur le CP de Marseille).

> Nouvel appel à candidatures lancé en novembre.

• Capacité et travaux :

> Réduction de capacité : de 59 à 40 places suite aux travaux en cours (travaux jusqu’à mi-juin 2026).

• Actions formation et management :

> Plan de formation DISP : groupe de travail sur l’absentéisme supervisé par le Département des Ressources Humaines et de l’Action Sociale (DRHAS).

> Formations prévues : code de la justice des mineurs, gestion de la violence du public mineur, immersion au Quartier Mineur (QM) du CP Avignon-Le-Pontet et du CP Aix-Luynes, RETEX avec agents participants, journées cohésion.

> Formation de l’encadrement (management) : sessions prévues pour améliorer le pilotage local.

Avec la réduction de la capacité d’accueil des détenus mineurs FO Justice PACA-Corse craint que les QM d’Aix-Luynes et du CP Avignon-Le Pontet ne deviennent des « déversoirs » pour mineurs particulièrement dangereux. FO Justice PACA-Corse s’y oppose catégoriquement et demande des transferts hors de la DISP lorsque le profil des mineurs l’exige.

FO Justice PACA-Corse dénonce un défaut de management et exige l’accélération des formations obligatoires pour CE et DFSPIP.

PLAN INTERRÉGIONAL DE LUTTE CONTRE L’ABSENTÉISME

FO Justice PACA-Corse a rappelé que l’administration, qui prône la lutte contre l’absentéisme n’applique pas elle-même les chartes de gestion.

Notre Organisation Syndicale demande à l’administration d’être d’abord exemplaire avec l’application des circulaires et chartes de gestion (notamment l’article 7 — gestion des rappels) qui n’est pas respectée partout. Rappels abusifs et organisations arbitraires génèrent frustration et découragement chez les agents.

Les rappels abusifs, la mauvaise planification et les sanctions injustifiées détruisent la motivation des agents.

FO Justice PACA-Corse informe que les chiffres montrent une baisse de l’absentéisme depuis 2022, mais une hausse des accidents du travail :

preuve que les agents s’épuisent.

Le projet de ce plan est vaste, FO Justice PACA-Corse ainsi que les membres du CSAI demandent une réunion dédiée pour discuter amendements et modalités.

> Une réunion de travail dédiée à ce plan est convenue le 16 décembre 2025 afin d’analyser les mesures apportées et travaillées par les membres du CSAI et permettre ainsi d’apporter des propositions d’amendement.

TÉLÉTRAVAIL

FO Justice PACA-Corse a rappelé que la circulaire nationale du 23 février 2024 autorise jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine sur décision du chef de service. Or, certaines déclinaisons locales en limitent arbitrairement la portée.

Pour rappel le télétravail est encadré au niveau national et régional par :

• La circulaire nationale du 23 février 2024 : possibilité de jusqu’à 3 jours de télétravail par semaine sur autorisation hiérarchique.

• Note DISP 22 septembre 2024 : déclinaison régionale applicable à compter du 15 septembre 2025 — prévoit une amplitude 0,5 à 3 jours par semaine selon avis hiérarchique.

FO Justice PACA-Corse soulève des problèmes concernant certaines déclinaisons départementales qui limitent arbitrairement le droit au télétravail (mention de 6 jours par mois dans une note départementale contraire à la circulaire nationale).

FO Justice PACA-Corse dénonce une application inégale et réclame une mise en conformité stricte avec la note nationale et la note régionale.

La note régionale du 22 septembre 2024 précise un droit de 0,5 à 3 jours par semaine, mais dans plusieurs départements.

FO Justice PACA-Corse dénonce ces dérives et exige une application uniforme et équitable sur toute la DISP de Marseille.

VI.⁠ ⁠QUESTIONS DIVERSES FO JUSTICE PACA-CORSE

ÉQUIPE DE FOUILLE RÉGIONALE (EFR)

Questions : Pouvons-nous avoir un bilan de l’équipe de fouille régionale (EFR) ?

Réponse : Concernant l’EFR, celle-ci est composée de 70 agents. 25 opérations ont été réalisées en 2025 et 10 opérations sont actuellement programmées avant la fin de l’année 2025.

PÔLES DE RATTACHEMENT DES EXTRACTIONS JUDICIAIRES (PREJ)

Question : La cartographie des Pôles de Rattachement des Extractions Judiciaires (PREJ) sur la DISP de Marseille est indéniablement sous di- mensionnée et mal répartie. Des pistes de réflexions semblent avoir été entreprises par la DI. Quelles sont-elles ?

Réponse : La DISP étudie des pistes mais ne créera pas de PREJ sans effectifs suffisants. Pour le moment cela reste un « projet » mais aucune réalisation n’est en cours. Concernant Grasse, aucun projet n’est prévu, car le PREJ du Muy est en cours de réalisation, avec une ouverture prévue au mieux en 2030.

FO Justice PACA-Corse reste favorable à la création de PREJ supplémentaires (Avignon, Borgo) et fait inscrire cette réponse au procès-verbal du CSAI du 12/11/2025.

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QLCO Condé : Prépa ouverture, peut mieux faire

Alors même qu’aujourd’hui, le 13 novembre, ont lieu les premiers transferts de détenus pour le quartier narco de Condé tout n’est pas optimum !

Encore une fois, a l’image de la gestion de notre administration, les cagoules que les personnels ont souhaitées se retrouvent achetées en express au Décathlon du coin, les films occultant toujours pas installés sur les vitres des postes protégés, l’avenir des personnels promet d’être des moins agréables.

Porter dans un poste protégé une cagoule chaude (apparenté à une cagoule pour le ski), de mauvaise qualité H24 compte tenu du nombre de mouvements prévus, les personnels seront sur le grill.

Espérons au moins que l’enseigne de sport finance annuellement l’établissement pour placement de produit ! Sa marque étant visible de partout dès que la cagoule est portée !

Force Ouvrière demande non pas l’abandon du port des cagoules mais le remplacement rapide par de vraies cagoules spécifiques au métier, type ERIS.

Quid de la marche à blanc ? Prévue sur une semaine mais qui ne durera que 3 jours !

La cause ? Ordre, contre ordre et guerre d’égo !

Résultat : des personnels qui ne savent pas ce que l’on attend d’eux, qui ne connaissent pas les modes de prise en charge concrète. Le grand flou !

Seule certitude, la sortie de cellule et palpation du détenu sortant de cellule sera une nouveauté condéenne : oublions les formations de l’ENAP, des MSP, oublions les pratiques MC 2 et MC 3 !

Au QLCO de Condé le détenu avancera jusqu’au mur de l’autre côté de la coursive, porte grande ouverte !

Alors que les pratiques professionnelles de sécurité avaient fait leurs preuves on condamne les agents à se mettre en danger au nom de pratiques théoriques sorties de nulle part, non adaptées au profil des détenus et aux spécificités des QLCO.

Force Ouvrière Justice demande expressément que ces problématiques soient réglées dans les meilleurs délais.

On ne pourra pas facilement ajuster une fois le quartier à plein régime.

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Nouvelle rencontre avec le Secrétaire Général : FO Psychologues reçu le 4 novembre 2025

FO Justice Psychologues se félicite de l’entrevue organisée avec le Secrétariat Général le mardi 4 novembre 2025. Nous avons pu, à cette occasion, faire le constat que la question des psychologues n’intéressait guère l’administration jusqu’alors.

À l’issue de cette entrevue, la troisième en un an, FO Justice Psychologues contraint l’administration à mener une réflexion sur les différents sujets qui concernent notre corps au sein du ministère de la Justice.

➢ Réparer l’injustice persistante concernant nos collègues en charge du soutien aux personnels (AP et DSJ) et les psychologues coordinateurs n’ayant pas obtenu le CTI/SEGUR pourtant octroyé aux psychologues exerçant d’autres missions depuis 2021.

FO Justice a réclamé une compensation équivalente sous forme de NBI (nouvelle Bonification indiciaire)

➢ FO Justice Psychologues déplore la répartition incompréhensible et sans fondement des psychologues dans les deux groupes indemnitaires de l’IFSE. Nous demandons une nouvelle répartition consistant à remonter TOUS les psychologues sur le groupe 1 (socle à 8700€ par an) et créer un nouveau groupe qui permettra de valoriser les missions d’encadrement (psychologues coordinateurs au sein du Ministère) avec un socle à hauteur de 9400€ par an. Les groupes IFSE des psychologues exerçant des missions en Administration Centrale devront être revalorisés dans les mêmes proportions.

➢ FO Justice Psychologues soutient les psychologues dans l’opportunité de défendre leur évolution de carrière en plaidant pour l’ouverture d’une seconde voie d’accès au grade Hors-classe.

Nous sommes le seul corps à ne pas en bénéficier ! FO Justice revendique également l’ouverture d’un troisième grade de « classe exceptionnelle ». Pour les psychologues ce sont autant de perspectives de carrières et d’avancement.

➢ FO Justice Psychologues exige que s’ouvre un vrai travail de cartographie des postes de psychologues au sein du Ministère pour préserver nos postes qui sont trop souvent devenus des variables d’ajustement des catégories A.

Sachez, par ailleurs, que FO Justice Psychologues va adresser au Ministre une lettre ouverte lui demandant de se saisir de toutes ces problématiques légitimes et manifestement injustes ! Nous attendons qu’il démontre son intérêt pour notre corps et notre présence au sein du Ministère !

Cela fait trop longtemps que nous sommes ignorés et méprisés et cela doit cesser !

FO Justice Psychologues s’engage à porter nos voix !

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Prison de Bourges : L’humain d’abord, l’égo ensuite. Sécurité en panne, cohésion en berne détention sous tension

FO Justice Bourges souhaite attirer l’attention sur la dégradation préoccupante du climat de travail et du fonctionnement général au sein de la Maison d’arrêt de Bourges.

Depuis plusieurs mois, les personnels expriment une perte de repères, une désorganisation des services et un sentiment d’abandon face à des décisions managériales qui fragilisent la cohésion et la sécurité de l’établissement.

Les changements successifs opérés dans l’encadrement de la détention, loin d’avoir amélioré la situation, ont eu pour effet de déséquilibrer les équipes et d’entraîner une baisse de la qualité du service, tant sur le plan sécuritaire que sur le suivi des procédures internes (prévention du suicide, gestion des violences, respect des circuits de sécurité, etc.).

Certaines installations essentielles restent défectueuses depuis plusieurs semaines, mettant en difficulté les agents dans l’exercice de leurs missions.

Les personnels de direction intermédiaire et les gradés se trouvent aujourd’hui isolés et dépourvus de soutien hiérarchique clair, ce qui alimente un profond malaise professionnel.

FO Justice Bourges alerte également sur plusieurs situations individuelles préoccupantes.

Certaines décisions d’affectation, notamment à la suite de reprises d’arrêt maladie, apparaissent inéquitables et mal comprises par les équipes. Ces pratiques, perçues comme des mesures punitives, nuisent au climat social et à la confiance des agents envers leur encadrement.

FO Justice Bourges rappelle que la préservation de l’égalité professionnelle, du respect des agents, et du dialogue social sont des obligations fondamentales du service public.

Si la DISP n’est pas capable de gérer la situation, nous demandons que l’administration centrale soit saisie afin d’évaluer objectivement la situation, de rétablir un cadre managérial apaisé et de garantir la protection des personnels, quelles que soient leurs fonctions.

FO Justice Bourges reste pleinement engagée dans la défense du service public pénitentiaire, du respect des personnels et du bon fonctionnement de la Maison d’arrêt de Bourges.

Notre démarche n’a d’autre objectif que de préserver la sécurité, la dignité et la cohésion de l’ensemble des agents au service de l’institution.

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Protocole d’Incarville : Rencontre avec le Garde des Sceaux

Reçu par le garde des Sceaux, en présence du DAP et de leurs équipes, FO Justice a participé à un Comité de Suivi du protocole Incarville, aux côtés des autres organisations syndicales représentatives. Cette rencontre a permis de faire un point complet sur les avancées, les moyens annoncés, et les enjeux majeurs qui pèsent toujours sur les Personnels.

► Le ministre a annoncé une rallonge budgétaire de 35,7 millions d’euros pour 2025, dont 6,7 millions spécifiquement dédiés au renforcement opérationnel, notamment entre autres :

– Achat de 2 véhicules blindés pour les ERIS de Lille et Rennes, en lien avec les QLCO ;

– Achat de 5 véhicules supplémentaires pour l’ENT ;

– Renforcement de l’armement (Acquisition de 100 PIE) et son déploiement dans les quartiers spécifiques ;

– Validation du holster de poitrine pour le chef d’escorte, en plus de celui du chauffeur.

FO Justice rappelle que la sécurité des Personnels doit rester au cœur de toutes les décisions. Les annonces doivent désormais être rapidement déployées, et uniformément appliquées dans toutes les DI.

► Le ministre s’est engagé à :

– Rappeler aux directions interrégionales la nécessité d’une application harmonisée du protocole d’Incarville ;

– Renforcer les pratiques concernant les incapacités de faire et de travailler, notamment dans le cadre des prêts de main-forte ;

– Accélérer le développement de la télémédecine, avec le déploiement de télécabines en établissement.

FO Justice a réaffirmé un point essentiel : nous devons limiter au maximum les extractions judiciaires. Chaque sortie de détention constitue un risque supplémentaire pour nos Collègues, déjà confrontés à une charge massive.

Nous exigeons toujours que la visioconférence soit utilisée systématiquement dès que le cadre légal le permet.

Sortir les détenus doit redevenir l’exception, jamais la norme !

Le budget de l’Administration pénitentiaire augmentera de 260 millions d’euros en 2026, ce dont nous prenons acte.

► Le ministère a également confirmé :

– Un plan pluriannuel de recrutement pour 2027, 2028 et 2029 ;

– Pour l’année 2026, un peu plus de 2 500 recrutements prévus, dont 855 recrutements nets, en plus de 1 716 remplacements liés aux départs à la retraite, et 400 postes pour les nouvelles ouvertures.

Cependant, FO Justice a alerté une nouvelle fois sur la surpopulation carcérale qui continue d’exploser et absorbe chaque effort budgétaire et humain.

Sans une politique pénale cohérente et sans un plan massif de réduction de la densité carcérale, les conditions de travail et de sécurité de nos Collègues continueront à se dégrader.

Le ministère a annoncé une enveloppe de 29 millions d’euros dédiée à la sécurisation de six établissements, dont les mesures détaillées seront présentées prochainement.

FO Justice sera particulièrement attentif à leur pertinence opérationnelle !

Par ailleurs, l’étude d’une seconde école de l’administration pénitentiaire est lancée, sur un terrain déjà propriété du ministère. Les organisations syndicales seront associées aux discussions.

S’agissant des ERIS, le port d’arme permanent pour les volontaires des ERIS est confirmé.

Le décret modificatif est en phase de finalisation et devrait être publié avant la fin de l’année.

FO Justice rappelle avec force que la sécurité des Personnels pénitentiaires n’a pas de prix. Les annonces faites aujourd’hui vont dans la bonne direction, mais nous le répétons :

Les annonces, c’est bien ; les actes, c’est mieux !

Nos Collègues n’attendent plus des promesses, mais des mesures concrètes, visibles et appliquées partout.

FO Justice continuera de se battre sans relâche pour garantir des conditions de travail dignes, une protection réelle des personnels et des moyens à la hauteur des risques auxquels nous faisons face chaque jour !

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Prison de Rennes-Vezin : Nouveau drame au CPRV, de bagarre à feu de cellule

Ce jeudi 13 novembre 2025, un nouveau drame a eu lieu au sein du CP de Rennes-Vezin. Un détenu est décédé suite au feu de cellule qu’il a déclenché, peu de temps après une bagarre avec son codétenu.

02h15 : le surveillant en poste au PCI reçoit un appel sur l’interphonie d’urgence pour une potentielle bagarre dans la cellule 41 du 2ᵉ étage de la MA1 (Maison d’arrêt 1).

Le gradé de nuit et les agents, une fois sur place, constatent aucune marque de coups et les détenus déclarent qu’en définitive tout va bien. Par sécurité, pour le reste de la nuit, le chef décide de placer l’un des détenus au quartier arrivant (QA) et laisse le second, le détenu D., dans la cellule.

03h25 : les agents rondiers remarquent un feu de cellule en MA1. Après vérification, il s’agit bien de la cellule 41 du 2ᵉ étage. Ils alertent immédiatement le gradé.

03h30 : trois agents équipés d’un ARI (appareil respiratoire isolant) se rendent au niveau de la cellule pour sortir le détenu et éteindre le feu. Lors de l’ouverture, le détenu n’est pas visible. Les agents constatent que le lit est intégralement en feu et dégage une chaleur intense. Ils décident donc de l’éteindre avant de chercher le détenu. Mais une épaisse fumée noire envahit rapidement la cellule, rendant la recherche extrêmement compliquée.

Les trois surveillants finissent par le trouver caché dans les toilettes. Alors qu’ils lui demandent de sortir, le détenu reste fermement accroché au WC de la cellule et refuse d’obéir aux injonctions. Devant l’urgence de la situation et la nécessité de le secourir, les agents tentent de le dégager, mais celui-ci se débat violemment et assène des coups aux surveillants qui essaient de lui sauver la vie.

Une fois maîtrisé, les surveillants le sortent de la cellule et tentent de le ramener à l’entrée de l’étage pour l’éloigner de la fumée. Mais le détenu continue de se débattre et parvient à faire tomber les agents, déjà ralentis par leur équipement incendie.

Non sans mal, une fois le détenu remis au gradé et aux autres agents en attente pour la prise en charge, la « victime » se montre de nouveau virulente. Les agents présents se voient contraints de le maîtriser et de le menotter.

Arrivé au rez-de-chaussée du bâtiment, le détenu fait un malaise. Mis en PLS, ils constatent qu’il ne respire plus. Les agents le démenottent et commencent aussitôt un massage cardiaque et utilisent un défibrillateur pour tenter de le réanimer, jusqu’à l’arrivée des pompiers vers 03h50.

04h05 : arrivée du SAMU, qui tentera de le réanimer pendant près de 40 minutes, en vain.

Cet incident survient dans un contexte des plus difficiles, marqué par une surpopulation pénale grandissante et un taux de criticité largement dépassé, avec plus de 920 détenus présents sur l’établissement.

Le bureau local FO tient à féliciter l’ensemble des agents présents cette nuit pour leur professionnalisme et le courage dont ils ont fait preuve dans la gestion de cet incident dramatique.

Le bureau local FO demande à notre direction l’octroi de lettres de félicitations pour les agents présents, en reconnaissance de leur professionnalisme.

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Prison de Villepinte : Charte des temps locale, les conditions de travail du personnel

Lors du Comité Social d’Administration (CSA) du CP VILLEPINTE qui s’est tenu le 12 novembre 2025, la validation de la charte des temps locale, incluant les modifications des journées de travail, a été brutalement remise en cause par la direction.

Le directeur a en effet annoncé que le DIOS de la DISP refusait de valider cette charte et de la proposer au CSA interrégional, invoquant un « problème » non précisé initialement.

Face à cette annonce inquiétante, le Bureau Local FO Justice de Villepinte a immédiatement interrogé la direction pour obtenir des explications claires. La réponse apportée est alarmante : le DIOS estime que le maintien du dispositif des 12h15 pour les brigades n’est plus possible.

Selon la direction, ce refus s’appuie sur le fait que les brigades devraient cumuler quatre critères pour prétendre à cet horaire :

• Des horaires décalés

• Un travail week-end et jours fériés

• Un contact régulier avec la population pénale

• Un travail de nuit.

Or, la direction affirme que les brigades de notre établissement ne rempliraient pas ce dernier critère, rendant ainsi la charte irrecevable aux yeux de l’administration.

Face à ce blocage, la direction a proposé l’organisation de groupes de travail.

Mais sa « solution » est inacceptable : imposer des nuits aux agents des brigades pour répondre artificiellement aux exigences du DIOS.

Une telle mesure serait extrêmement préjudiciable pour les personnels concernés, notamment ceux des services QAES, RESPECTO, MINEUR, QI/QD, pour lesquels une modification d’horaire aussi radicale perturberait profondément leur équilibre vie professionnelle / vie privée.

Seuls les agents affectés à la PEP/PCI pourraient, selon la direction, voir cette mesure appliquée « plus simplement », avec l’aménagement d’une porte dormante. Mais là encore, FO Justice reste extrêmement vigilante quant aux conséquences réelles sur les conditions de travail.

Par ailleurs, la direction affirme que les nuits resteraient organisées avec 12 agents en roulement. FO Justice tient à rappeler que 12 agents ne constituent pas un effectif suffisant pour assurer des nuits dans des conditions de sécurité et de qualité de service acceptables. Nous exigeons des effectifs adaptés aux réalités du terrain.

NOTRE POSITION : PAS DE RÉGRESSION SOCIALE, PAS DE LÉSION DES DROITS DU PERSONNEL

Le bureau local FO JUSTICE CP Villepinte :

• Dénonce fermement une décision unilatérale du DIOS et de la direction, prise sans concertation réelle avec les organisations syndicales représentatives.

• Refuse catégoriquement toute modification imposée des horaires qui dégraderait les conditions de vie et de travail des agents.

• Exige que toute évolution de la charte des temps soit négociée, et non subie, avec des garanties écrites sur le maintien des acquis sociaux et l’amélioration des conditions de travail.

• Demande que soit préservé le principe des 12h15 pour les personnels qui y ont droit, sans ajout de critères discriminatoires ou irréalistes.

• S’oppose à toute tentative de fragilisation des effectifs de nuit, garants de la sécurité et de la continuité du service public.

Le bureau local FO JUSTICE CP Villepinte reste plus que jamais mobilisé pour défendre les intérêts des personnels.

Nous appelons l’ensemble des collègues à rester unis et vigilants face à ces manœuvres, et exigeons une réunion urgente avec la direction pour trouver une issue respectueuse des droits et du bien-être des agents.

Le personnel n’est pas une variable d’ajustement.

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Prison de Béziers : Un détenu dans les zones neutres sur le CP !

Ce jour, un détenu du Centre de détention 1 est parvenu à sortir de la cour de promenade pour pénétrer en zone neutre vers les maisons d’arrêt. Les circonstances exactes de l’incident restent à déterminer :

TENTATIVE D’EVASION OU RECUPERATION DE PROJECTIONS EXTERIEURES ?

Ce que l’on peut affirmer avec certitude, c’est que la vigilance et la réactivité des agents ont permis de mettre rapidement fin à cet incident, évitant ainsi un drame sécuritaire.

Une fois encore, les personnels du CP Béziers ont démontré leur professionnalisme, leur sang-froid et leur maîtrise de la situation, dans un contexte de tension et de surmenage quotidien. Et cela, malgré l’absence de gradés sur les MA et sur les CD.

Cet événement illustre une nouvelle fois les failles auxquelles nos collègues sont confrontés :

➢ Surpopulation pénale,

➢ Manque d’effectifs criant,

➢ Moyens techniques insuffisants pour prévenir les incidents liés aux projections.

FO Justice CP Béziers félicite les agents qui sont intervenus, pour leur efficacité, ce qui a permis de reprendre rapidement le contrôle de la situation.

FO Justice CP Béziers exige que le concertina des cours de promenade soit vérifié afin d’éviter toute faille sécuritaire.

FO Justice CP Béziers exige que toute la lumière soit faite sur cet incident et que des mesures concrètes soient prises afin de prévenir la reproduction de tels faits.

Nos collègues ne doivent plus avoir à compenser, le manque de sécurité d’un système pénitentiaire à bout de souffle.

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