Plus le temps passe et rien ne semble aller mieux sur le CP de Bémao. Depuis quelques temps, l’établissement fonctionne avec la seule volonté des personnels : « bien faire » pour une continuité du service public pénitentiaire.
Malheureusement, la réalité nous a rattrapé : cette seule volonté de la part des agents ne suffit plus ; car les personnels ont atteint leur limite et sont au bout du rouleau. Le manque d’effectifs se fait ressentir de plus en plus, l’usure professionnelle est devenue notre quotidien, le risque de la rupture est omniprésent. Et pour seule et unique réponse : le silence de notre administration. Le sentiment d’abandon est là et bien ancré. Ce n’est plus un « mode dégradé » maisun « vrai bordel pas du tout organisé ».
Pour FO Justice Bémao, cette souffrance au travail doit cesser immédiatement. Les personnels ne viennent pas au boulot pour crever. C’est tout simplement un « je m’en foutisme organisé » de la part de l’administration qui, parallèlement, prône la lutte contre toute forme d’acharnement et des risques psychosociaux.
Quelle belle hypocrisie à peine masquée ! Au CP Bémao on avance à reculons : un pas en avant et deux pas en arrière.
Comment la direction peut-elle accepter qu’un planning gruyère pour les agents soit affiché sans aucune pudeur.
Un manque de respect total !
Comment la direction peut-elle accepter qu’un service soit organisé, à l’avance, avec seulement 5 agents sur tout le CD (2 au CD1, 2 au CD 2 et 1 Pic CD) ? Alors que, suite à une double agression et par la lutte syndicale qui a suivi, nous avions obtenu 9 agents au CD (4 au CD1, 4 au CD 2 et 1 Pic CD) !Quelle régression !
Comment accepter la mort à petit feu des agents de Bémao ; sachant que juillet et août arrivent à grand pas ?
Quid de la question sécuritaire ? Quelle sécurité pour l’établissement et pour les agents sur cet établissement ?
Qu’attend notre administration pour réagir et rassurer les agents ? Un agent mort sur la coursive ? Une administration qui est censée garantir la sécurité de TOUS SES PERSONNELS, surtout en ces temps de grandes dépressions (surpopulation carcérale, crise RH, usure professionnelle, blessures, etc…)
FO Justice Bémaorappelle et martèle : ce n’est pas aux agents de payer le manque d’anticipation de l’administration concernant le recrutement et la gestion RH. Et ne vous étonnez pas si les arrêts de travail commencent à pleuvoir.
FO Justice Bémaoréclame rapidement des mesures fortes et une justice pour les agents du CP de Bémao. Car les agents en ont marre de cette situation difficile et désespérante.
FO Justice Bémao demande d’ores et déjà à la direction, que le nombres des mouvements soient revus à la baisse pour les deux mois à venir, pour que les agents puissent souffler un peu.
Les agents de Bémao ne veulent pas être les forçats de la Pénitentiaire.
Ce dimanche 28 juin, à la SAS, une nouvelle découverte est venue confirmer que les tentatives d’introduction de produits illicites au sein de notre établissement sont toujours aussi préoccupantes.
À l’issue d’un parloir, un détenu a d’abord remis spontanément un premier pochon contenant 4,6 grammes de résine de cannabis. Puis, lors de la fouille, face aux injonctions répétées des personnels, il a finalement extrait un second pochon dissimulé contenant près de 12 grammes de cocaïne, après test.
Dans un second temps, la fouille de sa cellule a également permis la découverte d’une carte SIM, démontrant une nouvelle fois que les trafics en détention ne se limitent pas aux seuls produits stupéfiants.
Comme si cela ne suffisait pas, une saisie similaire avait déjà été réalisée le vendredi précédent sur un autre détenu. Une répétition des faits qui démontre que les tentatives d’introduction de produits illicites se multiplient et appellent une réponse ferme.
Une fois encore, c’est grâce à la vigilance et au professionnalisme des personnels que ces produits et objets prohibés ont pu être découverts.
Mais une question demeure…
Pourquoi la famille n’a-t-elle pas été immédiatement retenue afin de permettre l’intervention des forces de l’ordre ?
Alors même qu’une remise de stupéfiants venait d’être constatée, cette décision interroge. Une telle mesure aurait permis de faire toute la lumière sur les circonstances de cette introduction et, le cas échéant, d’engager les suites judiciaires nécessaires.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS exige que toute découverte de stupéfiants à l’issue d’un parloir entraîne systématiquement l’information immédiate des forces de l’ordre et que toutes les mesures utiles soient prises afin d’identifier et de poursuivre les personnes impliquées.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient enfin à saluer le professionnalisme des agents, dont la vigilance permet une nouvelle fois de préserver la sécurité de l’établissement. Il appartient désormais à l’ensemble des acteurs de donner à ces saisies les suites qu’elles méritent.
À l’issue du séminaire « Porter l’élan », les cadres de la PJJ ont parfaitement compris l’ambition de la Direction de la PJJ : davantage d’initiatives, davantage de responsabilités partagées, davantage de dynamique territoriale. En dépit de la canicule et des complications auxquelles les cadres ont été confrontés, le message a bien été identifié.
Certes l’intention de modernisation du pilotage des services de la PJJ est louable.
► Pour autant, les CADEC sont particulièrement inquiets et des questions légitimes foisonnent :
Est-ce que l’élan sera accompagné des moyens nécessaires ?
►L’expérience nous a appris qu’à chaque nouvelle impulsion institutionnelle, le même mécanisme se met en place, en outre :
Davantage de responsabilités
Accentuation des coordinations
Augmentation de la gestion des situations d’urgence
Intensification du pilotage
Explosion des attentes.
Et, étrangement à moyens constants.
La question centrale est de savoir si porter l’élan a pour objectif de déconcentrer ou de déléguer la surcharge de travail ?
La section CADEC FO Justice PJJ soutient le principe d’une organisation plus réactive et plus proche du terrain.
Mais refuse que la déconcentration des responsabilités se transforme en transfert silencieux de la charge de travail vers les CADEC.
À chaque réforme, à chaque réorganisation, à chaque nouvel « élan », les CADEC deviennent trop souvent la variable d’ajustement de l’institution.
Les directeurs ont un périmètre clairement identifié et les CADEC doivent eux aussi disposer d’un cadre clair, reconnu et respecté.
Le corps des CADEC n’a pas vocation à absorber indéfiniment tout et n’importe quoi !
► FO Justice PJJattend désormais des actes, récemment le Garde des Sceaux s’est prononcé sur une volonté politique d’augmenter le budget de la justice. Une opportunité à ne pas négliger pour démontrer que les cadres de proximité sont au cœur de la préoccupation de la centrale.
Cela passe bien évidemment par la réforme statutaire et indemnitaire des CADEC qui ne peut plus attendre.
► Pour rappel, FO Justice PJJ revendique :
➡ Une refonte statutaire ambitieuse ;
➡ Une revalorisation indemnitaire à la hauteur des responsabilités exercées ;
➡ Une reconnaissance réelle des missions confiées ;
➡ Des perspectives professionnelles lisibles et attractives.
Un seul collège de direction territorial ➡ Un CDT unique. La distinction entre CDT et CDT-E n’a plus de sens au regard des responsabilités exercées sur le terrain.
– Porter l’élan, d’accord.
– Porter les responsabilités, d’accord.
– Porter l’institution à bout de bras, hors de question.
Les CADEC n’attendent pas de l’administration qu’elle se retranche derrière de beaux discours ou de la câlinothérapie.
Ils aspirent à la reconnaissance, à la mise à disposition des moyens afférents, à l’octroi d’un statut adapté et des garanties claires.
FO justice PJJ porte avant tout l’élan d’une réforme indiciaire et indemnitaire ambitieuse.
Nous portons l’élan d’une refonte du règlement d’emploi et d’un véritable déroulé de carrière.
Quels impacts pour les concours, examens professionnels et formations d’adaptation à l’emploi ?
À la suite de la publication des taux de promotion, FO Justice vous présente les nouvelles modalités d’organisation des concours, examens professionnels et formations d’adaptation à l’emploi (FAE) dédiés à la filière technique ministérielle.
Les arrêtés des 4 et 15 juin 2026, désormais publiés au Journal Officiel, instaurent un cadre harmonisé pour l’ensemble des corps de la filière technique du ministère de la Justice (ingénieurs MJ, techniciens MJ et adjoints techniques MJ).
Ils remplacent ainsi les anciens dispositifs spécifiques à la DGAP par des règles communes applicables à toutes les directions.
1.Principes communs à tous les concours et examens
Sélection en deux étapes
– Pour les concours : une épreuve écrite d’admissibilité suivie d’un oral d’admission.
– Pour les examens professionnels : l’oral et l’évaluation du parcours professionnel restent centraux.
Critères d’évaluation
► Les candidats doivent démontrer :
– le choix de la spécialité, des compétences techniques et une capacité à conduire un projet
– la maîtrise des règles du secteur public et l’aptitude à se présenter devant un jury.
Attention, la spécialité est choisie lors de l’inscription et ne peut plus être modifiée après la clôture des inscriptions.
Dossier RAEP (reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle) Non noté mais obligatoire sous peine d’élimination.
Seuils de sélection
– Admissibilité : minimum 8/20 à l’écrit (lorsqu’il existe)
– Admission : minimum 10/20. Et en cas d’égalité, priorité à la meilleure note à l’oral.
Composition des jurys
Mixte, incluant le président du concours (SG ou son représentant), des membres de catégorie A, des techniciens du ministère et au moins une personnalité extérieure au ministère.
2- Concours interne / externe
► Techniciens :
– Épreuve écrite (3h) : Note opérationnelle à partir d’un dossier documentaire et QCM (commande publique, maîtrise d’ouvrage, numérique, santé et sécurité au travail, restauration collective…)
– Entretien oral si admissible à l’épreuve écrite (30 min)
► Ingénieurs :
– Épreuve écrite (4h) : Cas pratique de conduite de projet et questions à réponses courtes (dimensions techniques, réglementaires et managériales…)
– Entretien oral si admissible à l’épreuve écrite (durée : 30 min).
3- Examens professionnels
La reconnaissance de l’expérience professionnelle est favorisée :
Accès au grade d’ingénieur : épreuve d’admissibilité (écrit d’une durée de 3h) et entretien oral de 30 minutes basé sur un dossier RAEP.
Pour 2026, le SG semble s’orienter vers une épreuve unique consistant en un entretien oral sur la base d’un dossier RAEP, mais aucune confirmation claire n’a, à ce jour, été apportée concernant cette option envisagée en début d’année.
Accès au grade de technicien classe exceptionnelle : épreuve orale de 30 min basée sur un dossier RAEP.
Accès au grade de technicien 1ère classe : même dispositif.
En revanche, le recrutement des techniciens de 2ᵉ classe par la voie de l’examen professionnel, comprend une épreuve écrite d’une durée de 3 heures. Les candidats déclarés admissibles seront ensuite convoqués à un entretien oral de 20 minutes, basé sur le dossier RAEP.
Notre syndicat veillera à ce que ces conditions soient transparentes et équitables pour tous.
4- Formation d’adaptation à l’emploi
L’arrêté relatif à la FAE, met en place un parcours de formation obligatoire destiné aux nouveaux ingénieurs, techniciens et adjoints techniques du ministère de la Justice. Il a pour objectif de faciliter leur prise de fonctions ainsi que leur intégration professionnelle au sein du ministère. Par conséquent, ces formations considérées comme « socle commun » sont axées sur la culture ministérielle, l’environnement de travail et les fonctions d’encadrement.
Elles s’organisent comme suit :
Ingénieurs et Techniciens MJ
Formation en deux cycles d’une durée minimale de 8 jours
Adjoints techniques MJ
Formation d’une durée minimale de 5 jours.
La mise en œuvre sera pilotée par le secrétariat général puis complétée par des stages spécifiques au sein des directions d’affectation.
FO Justice PT demeure en première ligne et reste engagé pour défendre sans relâche, les intérêts des personnels techniques du ministère de la Justice.
La réforme de la filière technique, obtenue grâce à l’action déterminante de notre syndicat, renforce désormais la lisibilité de l’ensemble de la filière au sein du ministère de la Justice. Néanmoins, plusieurs points appellent encore une vigilance particulière.
● La mise en œuvre concrète des nouvelles dispositions :
Au-delà de leur conception, ces cycles de formation devront être effectivement déployés avec des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins des agents, tant au niveau du secrétariat général que des directions.
● L’équité des processus de recrutement et de promotion :
La reconnaissance des agents doit reposer avant tout sur leurs compétences et leur expérience.
● L’ouverture effective des spécialités, ainsi que le nombre de postes associés afin de garantir une véritable égalité d’accès.
Fidèle à nos valeurs et lucide face aux enjeux, FO Justice PT reste plus déterminé que jamais dans l’action !
Depuis plusieurs semaines, les personnels de la maison d’arrêt de Cherbourg en Cotentin assistent, impuissants, à la multiplication des incidents impliquant une même fratrie. Insultes, menaces de mort, intimidations, provocations permanentes, violences verbales, projection d’eau de Javel sur un codétenu, tentative d’impliquer d’autres détenus dans ces violences…La liste des faits ne cesse de s’allonger.
Les comptes rendus d’incidents se succèdent. Les observations concernant la vulnérabilité de certains détenus également. Les mesures de séparation se multiplient. Les interventions des personnels deviennent quasi quotidiennes.
Plusieurs questions se posent désormais :
Quelle est la stratégie de prise en charge de ce profil ? Combien de comptes rendus faudra-t-il encore rédiger ? Combien d’interventions faudra-t-il encore effectuer ?
Faudra-t-il attendre qu’un agent ou une personne détenue soit gravement blessé pour qu’une réponse adaptée soit enfin apportée ?
FO Justice MA Cherbourg en Cotentininterroge la direction de l’établissement.
Les mesures actuellement mises en œuvre sont-elles encore adaptées à un individu qui perturbe quotidiennement le fonctionnement de la détention ?
L’autorité de l’institution est-elle encore suffisamment affirmée face à un tel comportement ?
Les personnels ont besoin d’actes concrets, pas d’une succession de rapports qui s’empilent. Vous avez en votre possession les observations nécessaires !
Il est aujourd’hui indispensable de réaffirmer l’autorité de l’administration pénitentiaire face à ce type de profil !
Le bureau local FO Justice MA Cherbourg en Cotentindemande que toutes les mesures adaptées soient rapidement étudiéesafin de mettre un terme à ces agissements répétés et de garantir enfin la sécurité des personnels, des intervenants et de l’ensemble de la population pénale.
Nos collègues font preuve, chaque jour, d’un professionnalisme exemplaire. Ils ne doivent plus avoir le sentiment que certains individus peuvent imposer leur propre loi au sein de l’établissement !
Le retour à une autorité forte et assumée est aujourd’hui une nécessité. À force de laisser un détenu tester les limites de l’institution, c’est l’autorité de toute l’administration qui finit par être remise en cause.
L’Inspection générale de la justice a rendu le 19 juin 2026 son pré-rapport dans l’affaire Lyhanna, intitulé « inspection de fonctionnement relative au traitement de la plainte du 18 août 2025 ».
Il est fait état dans ce document, après un examen très minutieux, « d’un traitement diligent de la procédure par le parquet de Toulouse », puis « d’un traitement défaillant par le parquet d’Auch », défaillance caractérisée notamment par « une absence de prise en compte de l’urgence au regard du risque de réitération par le mis en cause », « d’un enregistrement tardif de la procédure » sur place ainsi que « des carences graves dans le traitement et le contrôle de la procédure ».
En raison de ces conclusions, le garde des Sceaux a retiré l’habilitation à mener des enquêtes et à traiter des dossiers mineurs au substitut d’Auch en cause et une enquête administrative à son encontre a été commandée le 22 juin.
En réaction à ce rapport, le premier président et le procureur général de la Cour de Cassation ont adressé une déclaration commune en date du 24 juin, reconnaissant enfin, à l’instar du directeur général de la gendarmerie nationale, un échec de la part de l’institution dans cette affaire par un rappel de la mission de magistrat qui est « de servir un État qui protège, en particulier les plus vulnérables », en constatant « QU’ICI, L’ÉTAT, LA JUSTICE, N’ONT PAS SU PROTÉGER ! ».
En réaction également à ce rapport, plusieurs centaines de magistrats ont rejoint un groupe sur la messagerie WhatsApp en soutien à leur collègue substitut au Parquet d’Auch, dont les défaillances ont été mises en exergue par le rapport.
Grâce au courage de certains magistrats du groupe, qui ont tenu à se désolidariser du comportement indigne de leurs pairs, les propos tenus ont été communiqués.
Dans ce groupe, les conclusions du pré-rapport sont remises en cause, contestées, et plusieurs magistrats évoquent l’idée d’organiser « une riposte » après la suspension des habilitations de leur collègue d’Auch.
À l’instar d’un mauvais « simple sabotage field manual », il est ainsi proposé par ces magistrats, comme moyen de lutte, de saturer la boite mail du cabinet du garde des Sceaux ainsi que celle du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), mais aussi des actions plus radicales, comme de signaler au CSM des fautes graves imaginaires, d’organiser une journée justice morte ce jour (29 juin) ou encore d’organiser un retrait massif et immédiat des habilitations mineurs.
► FO Justice considère le comportement de la part de ces magistrats « dissidents » comme indigne de la fonction qu’ils occupent, notamment par l’idée de sabotage de l’institution qu’ils ont pourtant juré de servir.
► FO Justice dénonce cet appel au retrait des habilitations afin de contester celui du substitut d’Auch, et rappelle qu’une telle manœuvre aura de graves répercussions dans le traitement de procédures bien réelles, et ayant pour finalité la création de nouvelles affaires Lyhanna !
► FO Justice s’indigne que ces magistrats aient pu manquer à ce point à leur devoir de réserve qui, pour rappel, dispose que « le magistrat veille, par sa discrétion et sa réserve, à préserver l’image de la justice ». Or, quelle image de la justice aura la société par de tels comportements ?
À travers la remise en cause du pré-rapport et de ses conclusions ainsi que de l’enquête administrative commandée, c’est l’État de droit même qui est remis en cause par ces magistrats, comme s’ils n’avaient pas de compte à rendre sur leurs actions, à l’image de n’importe quel fonctionnaire, puisque l’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen pose comme droit fondamental le fait pour la société de pouvoir demander des comptes à tout agent public.
Or, comme l’ont, à juste titre, rappelé les deux plus hauts magistrats, « la responsabilité est le corollaire du pouvoir, et de grands pouvoirs sont confiés aux magistrats. Il est donc indispensable qu’ils en répondent, au besoin jusqu’à la révocation ».
Rejeter toute forme de responsabilité individuelle en cas de défaillance, c’est s’arroger un pouvoir sans contrôle.
Il faut accepter que, parfois, des fautes et des défaillances, qui auraient pu être évitées, conduisent à des drames lorsque l’on détient un tel pouvoir. Ce n’est pas jeter l’opprobre sur les magistrats. C’est simplement rappeler que lorsque des fautes professionnelles ont été commises, il convient de les sanctionner. Pour conserver la confiance de la société dans ceux qui jugent.
Pour conclure, à propos du comportement du magistrat d’Auch en cause, qui a choisi de se réfugier, malgré les premières conclusions de ce rapport, derrière « une situation compliquée », en maintenant coûte que coûte « n’avoir fait que son travail » et qui considère n’avoir pas commis de faute professionnelle, nous trouvons ce comportement indigne des fonctions qu’elle occupe.
Le minimum aurait été, pour les familles endeuillées, de reconnaitre son échec et ses fautes et de demander pardon. Par respect pour eux ainsi que pour l’institution qu’elle est censée servir.
De notre côté, nous continuerons de croire en l’institution judiciaire et en la justice de notre pays, en laissant la procédure disciplinaire et l’enquête de l’IGJ suivre leur cours sans interférer ni contester les conclusions dès qu’elles nous sont défavorables.
► FO Justice PJJcontinue d’exiger la possibilité de nous prononcer en cette instance pour la titularisation des stagiaires. Il nous paraît inaudible qu’en dépit de l’apport d’éléments contradictoires et de contextualisation, l’administration refuse de revoir sa position lorsque la prolongation n’est pas fondée.
► FO Justice PJJ exige solennellement que cette commission retrouve sa noble fonction : celle d’offrir une chance réelle et les moyens d’une titularisation réussie à tous les stagiaires de la PJJ à l’instar de ce qui se pratique dans d’autres CAP de ce ministère.
Madame la Présidente,
► FO Justice PJJ rappelle que le cadre de la formation est très souvent piétiné et les stagiaires sont parfois accueillis comme un renfort RH. Notre organisation syndicale constate que les objectifs fixés sont parfois disproportionnés. Après les deux stages pratiques, on ne peut pas prétendre connaître tous les rouages du métier et cette dimension semble souvent éludée.
Parmi les autres difficultés, on relève le non-respect du temps d’apprentissage, d’observation et de montée en charge progressive, l’absence de tuteurs de stage dès le début de la formation, ainsi que le positionnement et le maintien des stagiaires dans des services qui dysfonctionnent. S’agissant des troisièmes voies ou des recrutements sur titres, FO Justice PJJdénonce le non-respect du temps de formation et l’impossibilité d’adopter une position d’apprenant au motif que certains d’entre eux étaient contractuels.
Nous l’avons déjà martelé à plusieurs reprises, le choix des lieux de stage et l’accompagnement des stagiaires ne doivent pas être pris à la légère. Ce temps d’apprentissage mérite d’être respecté et davantage encadré.
L’appareil de formation doit approfondir sa réflexion autour des modalités des formations des stagiaires et repenser le contenu.
Madame la Présidente,
► FO Justice PJJ réclame un discours de vérité, de transparence et de franchise à l’égard de tous les stagiaires tous corps confondus. Chaque année, la position de l’administration est ambivalente. Il est important de rassurer les futurs titulaires à travers un discours réaliste et une projection en termes de postes et ce, avant même le début de la formation. Nous sommes favorables à l’ouverture de tous les postes vacants pour les stagiaires mais si l’administration s’y refuse alors il convient de communiquer en amont pour éviter les drames, les démissions et les désillusions.
Enfin, notre organisation syndicale continue de réclamer une formation basée exclusivement sur une adaptation aux postes avec des modules concrets permettant d’exercer au contact des mineurs délinquants. Les écrits demeurent trop nombreux et la formation présente un aspect trop universitaire.
La question du maintien du mémoire doit être posée afin de mobiliser toutes les forces vives dans une formation professionnalisante.
Madame la Présidente,
La question de l’accompagnement des stagiaires parmi les professeurs techniques va se poser très rapidement.
En effet, ces derniers devront s’intégrer dans des UJPE qui sont pour beaucoup dans un état embryonnaire. Nous souhaiterions connaître les dispositions mises en place pour permettre une formation adaptée et efficiente de ces nouvelles promotions. La place du professeur technique « culture et savoirs de base » n’est à ce stade pas encore suffisamment pensée au sein des UJPE, il en va de même de son rôle auprès des mineurs et de son action dans le cadre pluridisciplinaire. Certains ne disposeront pas de bureaux eu égard aux travaux en cours ou envisagés, de ce fait, nous sommes très inquiets des futures conditions de stagiairisation des collègues professeurs techniques.
Madame la Présidente,
► FO Justice PJJ profite de cette instance pour vous faire part de son inquiétude au sujet de la campagne d’évaluations professionnelles. Nous ne cessons de vous alerter sur la conduite des entretiens. En effet, le bilan est alarmant et ce, quel que soit le corps. Le CREP, qui doit être un temps de dialogue, de reconnaissance professionnelle et de projection de carrière, est devenu pour certains un instrument de relégation voire le cas échéant de stigmatisation.
Nous sommes régulièrement sollicités par des agents pour des recours. A cette occasion, nous constatons des manquements graves tels que des évaluations qui ne reflètent pas les échanges, des rétrogradations sans justifications, ni étayage, des objectifs flous et parfois hors-sols, des attentes professionnelles non prévues par les missions, l’absence de fiche de poste, ou encore des stigmatisons liées aux arrêts maladie, au handicap, à l’activité syndicale et au temps partiel. La liste n’est pas exhaustive mais certains profitent de la méconnaissance des agents en matière de procédure pour les empêcher d’ouvrir droit au recours à la CAP.
► FO Justice PJJ le rappelle avec force, la question de la conduite des CREP est centrale et comme chacun sait ce n’est pas sans conséquence sur les mutations, le déroulé de carrière, l’avancement et l’attribution du Complément Indemnitaire Annuel (CIA).
Madame la Présidente,
► FO Justice PJJ dénonce une dérive inquiétante et inédite en matière disciplinaire. En effet, nous assistons à une augmentation importante de procédures disciplinaires. Ce qui devrait être l’exception absolue, rigoureusement encadrée, est désormais érigé en outil de management ordinaire. L’administration suspend alors même qu’aucune mise en danger réelle n’est étayée que ce soit pour les mineurs ou pour les professionnels.
Des agents se retrouvent brutalement écartés des services. Ils subissent à la fois une forme de stigmatisation notamment au sein de leurs équipes mais également un préjudice financier non négligeable en raison du retrait des primes.
Rien ne justifie le déploiement d’un tel arsenal répressif à l’endroit des agents surtout quand les faits sont de nature à être traités au niveau local.
► FO Justice PJJconteste la pratique de l’administration qui préfère conserver des griefs et les compiler sur plusieurs années afin de prononcer une sanction forte dans le cadre d’un conseil disciplinaire. Il manque cruellement une dimension pédagogique et préventive à l’endroit des agents. En effet, il serait préférable de procéder à un rappel du cadre réglementaire immédiatement après la commission ou la connaissance d’un fait répréhensible.
Notre organisation syndicale exige un bilan approfondi afin d’évaluer la pertinence de ces procédures qui embolisent les conseils de discipline.
Madame la Présidente,
Nous souhaiterions évoquer certaines problématiques liées à la mobilité. En effet, nous ne pouvons passer sous silence les nombreux dysfonctionnements constatés lors de la récente campagne de mobilité. Il est inadmissible qu’à l’ère du numérique, l’application Harmonie demeure incapable d’offrir un processus d’insertion et d’envoi des pièces justificatives. Nous tenons à saluer néanmoins le dévouement des personnels du bureau RH4 qui, par leur réactivité, ont tenté de remédier à ces nombreuses difficultés.
Enfin, au niveau ministériel, il était envisagé une évolution de l’applicatif Harmonie notamment au sujet des mobilités. Eu égard à la lourdeur du système actuel, nous nous étonnons que l’outil visant à simplifier ces démarches administratives en matière de mutation ne soit pas encore déployé.
► FO Justice Assistant de Service Socialsalue la reprise des concours après de nombreuses années de disette.
Pour autant, notre organisation syndicale s’interroge sur la capacité à accompagner efficacement les futurs stagiaires en l’absence de tuteurs confirmés.
Pour rappel, les ASS nouvellement affectés en structure improvisent au gré du peu de moyens dont ils disposent et l’ouverture du concours ne comblera pas les besoins sur le terrain. A ce titre, nous réclamons une cartographie des postes vacants actualisée sur l’ensemble du territoire national.
Madame la Présidente,
La DPJJ s’était engagée à communiquer un recensement complet des psychologues contractuels et titulaires par fonction. Cet engagement n’a pas été honoré. FO Justice Psychologuele rappelle avec fermeté : le dialogue social ne peut reposer sur des données tronquées ou absentes. Nous attendons toujours ces éléments et en demandons la communication sans délai.
Madame la Présidente,
► FO Justice Psychologue exige que les règles de mobilité s’appliquent pleinement et sans exception : les postes vacants doivent être publiés avant tout recrutement de contractuels. C’est une obligation réglementaire, non une option. Son respect conditionne directement le droit à la mobilité des agents titulaires.
Par ailleurs, clarifier les politiques de recrutement bénéficierait à tous ! Des règles lisibles et appliquées permettraient également de proposer aux agents contractuels des conditions d’emploi bien meilleures, des contrats de durée suffisante leur offrant une véritable stabilité et une reconnaissance à la hauteur de leur engagement.
Madame la Présidente,
Les psychologues stagiaires ne font pas exception au tableau que FO Justice PJJ vient de dresser. Certains d’entre eux se trouvent confrontés dès leur stage à des situations institutionnelles intenables, dans des services insuffisamment dotés. FO Justice Psychologue s’associe pleinement à l’exigence portée par FO Justice PJJ.
Madame la Présidente,
► FO Justice Psychologue rappelle enfin que l’opacité dénoncée dans les évaluations professionnelles a des conséquences directes sur l’avancement des psychologues. Malgré nos alertes répétées, aucune démarche n’a été annoncée pour clarifier les critères de proposition au tableau d’avancement. Les agents ne savent pas s’ils sont proposables, ni s’ils ont été proposés. Cette situation n’est pas acceptable.
Nous souhaiterions conclure notre déclaration liminaire en réaffirmant avec force notre revendication pour la création d’un examen professionnel permettant à chaque psychologue de défendre son parcours pour accéder au grade hors classe. Nous ne cesserons pas de le porter.
Ce dimanche 28 juin, alors que la mise en place des promenades était quasiment terminée, un de nos usagers, mécontent du service, s’est mis à taper violemment contre la porte de sa cellule.
Deux collègues se rendent donc sur place afin de voir quel est le problème. A l’ouverture de la porte, le détenu force le passage, se jette sur un agent, le met au sol et commence à vouloir le frapper.
L’alarme est déclenchée très rapidement par l’agent du SAS et le peu de renfort présent ce dimanche arrive immédiatement.
Mais, en attendant, les coups pleuvent……
Un agent, venu en renfort, reçoit du sang sur le bras (le détenu est connu pour ses addictions…).
Après un long moment, le belligérant est enfin menotté, après avoir porté des coups violents aux trois agents qui tentaient de le maîtriser ainsi qu’à l’officier présent ce jour.
La mise en prévention est évidemment décidée, mais le QD étant plein et les deux détenus qui l’occupent, refusant de sortir, la décision est prise de remettre l’agresseur dans sa cellule.
Peu de temps après, lors du contrôle œilleton, on s’aperçoit que le détenu agresseur est pendu et ne bouge plus ! Sans aucune hésitation, il est décroché par l’agent qu’il avait agressé quelques minutes avant, qui le sort de sa cellule et procède aux gestes de premiers secours.
Il s’avère que le détenu est en arrêt cardio-respiratoire ! Les secours arrivent rapidement, la personne détenue est transférée à l’hôpital escortée par les forces de l’ordre et de par deux agents ELSP, rappelés sur leur repos……
FO justice MA Bayonne, tient à féliciter chaleureusement le professionnalisme de l’ensemble des agents présents ce jour.
FO justice MA Bayonne rappelle au DSD que sept demandes de transferts sont en cours sur l’établissement depuis un long moment et que rien ne se passe !
FO justice MA Bayonne exige le transfert, sans délai de l’agresseur de ce jour.
Pour donner suite à un communiqué d’une organisation syndicale diffusée récemment, concernant l’incident survenu au CP de Béziers,
ERIS FO JUSTICE TOULOUSE tient à apporter plusieurs précisions importantes.
Contrairement à ce qui pourrait être laissé entendre, il ne s’agissait absolument pas d’une tentative d’évasion. Le détenu, particulièrement mécontent après la notification d’un document par l’administration, a adopté un comportement d’opposition en grimpant sur les grillages, sans qu’il n’y ait de volonté de quitter l’établissement.
Par ailleurs, ERIS FO JUSTICE TOULOUSE précise que l’ERIS ne s’est pas déplacée. Ils ont été mis en alerte en raison de la situation, mais l’intervention a été intégralement gérée par les personnels locaux(ELSP), qui ont fait preuve d’un grand professionnalisme et d’une réactivité exemplaire.
Grâce à leur sang-froid et à leur engagement, le détenu a été rapidement maîtrisé et l’incident s’est terminé sans blessé.
ERIS FO JUSTICE TOULOUSE adresse ses plus sincères félicitations à l’ensemble des personnels du CP de Béziers qui sont intervenus avec efficacité pour mettre un terme à cet incident et assurer la sécurité de l’établissement.
Une fois de plus, les personnels démontrent leur professionnalisme et leur capacité à faire face à des situations complexes avec efficacité et sang-froid.
Rien ne sert de courir, il faut partir à point : Une communication rapide ne doit jamais se faire au détriment de la vérité des faits. A MEDITER POUR CERTAINS !
Vendredi soir, un drame a peut-être été évité de justesse. Lors d’un retour de permission, la vigilance exemplaire de nos collègues a permis de découvrir et de saisir un pistolet de type Colt, soigneusement dissimulé dans le sac d’un détenu
Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain matin, lors de la fouille de sa cellule, un couteau muni d’une lame d’environ 10 cm était également découvert.
➢ Combien de temps encore allons-nous jouer avec la sécurité des personnels ?
➢ À quoi devaient servir ces armes ? Contre qui ?
➢ À quel moment ce détenu comptait-il passer à l’acte ?
Le professionnalisme, le sang-froid et la vigilance de nos collègues ont très certainement empêché l’irréparable.
Et pourtant cet individu a intégré la SAS depuis près d’un an !!.Il est pourtant l’auteur de nombreux comptes rendus d’incident pour retours tardifs de permission, parfois en état d’ébriété.
Combien de signaux d’alerte fallait-il encore avant de remettre en question son maintien dans ce dispositif ?
À force de vouloir donner toujours plus de chances à certains profils, allons-nous finir par sacrifier la sécurité des personnels !!
FO JUSTICEEXIGE :
•une réponse pénale ferme, immédiate et exemplaire à l’encontre de ce détenu qui a délibérément mis en danger la vie des personnels ;
•le réexamen immédiat des critères de maintien en SAS pour les détenus multipliant les incidents disciplinaires ;
•l’attribution sans délai d’une lettre de félicitations à l’ensemble des agents ayant participé à cette saisie exceptionnelle.
LA RÉINSERTION OUI… MAIS PAS À N’IMPORTE QUEL PRIX !
FO JUSTICEn’est pas opposée à la réinsertion. Mais la réinsertion ne peut exister que si elle s’accompagne d’une exigence absolue en matière de sécurité.Lorsqu’un détenu accumule les incidents, ne respecte plus les règles et introduit des armes en détention, il n’a plus sa place dans un dispositif censé préparer son retour dans la société.
La sécurité des personnels n’est ni une variable d’ajustement, ni un pari.