Une nouvelle fois, les faits viennent illustrer la réalité des trafics en détention, parfois révélée là où on ne l’attend pas : sur les réseaux sociaux.
Grâce à l’exploitation d’une vidéo publiée en ligne, les agents ELSP ont pu procéder à une fouille ciblée en MAH1, permettant une découverte significative.
Ont ainsi été saisis :
3 téléphones portables, dont 2 iPhones et 1 mini téléphone,
2 AirPods,
2 câbles de charge,
3 cartes SIM,
9 grammes de cocaïnes,
Ainsi qu’un cahier contenant de nombreux numéros de téléphone.
Ces éléments démontrent une nouvelle fois que certains détenus continuent à entretenir des réseaux actifs depuis leur cellule, en toute illégalité, et n’hésitent pas à s’exposer publiquement.
Le bureau local FO Justice CP CAEN IFS tient à féliciter les agents ELSP pour leur réactivité, leur sens de l’initiative et leur professionnalisme, qui ont permis cette saisie grâce à une exploitation intelligente de l’information.
Au travers de son article 102, la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2026 modifie en profondeur les règles de cumul emploi/retraite. L’objectif assumé du Gouvernement est de satisfaire une commande de la Cour des Comptes, laquelle estime que le cumul emploi/retraite contribuerait à abaisser l’âge de départ en retraite… ce qui est évidemment contraire à leurs objectifs.
Leur brillante idée est de réduire les bénéfices du cumul emploi/retraite, et donc d’en limiter drastiquement les possibilités. Et ceci pourrait bien avoir de très lourdes conséquences sur l’engagement de nos retraités dans la Réserve Civile Pénitentiaire.
➢ En effet, ces nouvelles règles ne tiennent pas compte de l’appartenance des personnels de surveillance à la catégorie « Super active ». Voici donc quelles pourraient être les conséquences pour les agents pensionnés à compter du 1er janvier 2027, qui souhaiteraient s’engager dans la réserve :
►Avant 64 ans : écrêtement intégral de la pension (à hauteur des indemnités perçues au titre de la réserve)
►De 64 à 67 ans : réduction partielle de la pension (à hauteur de 50% de la fraction des revenus d’activité dépassant un seuil fixé par décret)
Ces dispositions s’appliquent à l’ensemble des corps des personnels pénitentiaires.
Nul besoin d’être expert en mathématiques ou en finances pour comprendre :
Aucun de nos retraités n’acceptera de s’engager dans la réserve et de travailler « pour la gloire » !
Et la conséquence serait à la fois évidente et catastrophique :
La fin de la réserve civile pénitentiaire !
Ceci, alors même que l’Administration a un besoin presque vital de ses réservistes.
➢ Attention également à un second effet pervers : vu que la règle ne s’applique qu’aux agents faisant valoir leurs droits à pension à compter du 1er janvier 2027… il ne faudrait pas que soit observé un départ anticipé de nos futurs-retraités afin d’y échapper… là aussi ça serait catastrophique en l’état actuel de nos effectifs.
Mais FO Justice ne verse pas dans le fatalisme ni le renoncement, jamais !
Ainsi, tout n’est pas encore perdu… l’emploi du conditionnel ici n’est pas le fait du hasard, et FO Justicecompte bien peser de tout son poids pour éviter ce cataclysme annoncé.
Alors, depuis des semaines, FO Justicetravaille d’arrache-pied sur ce dossier. Nous avons saisi le DGAP, le Secrétariat Général du ministère de la Justice, le Cabinet du Garde des Sceaux, et nous avons été reçus, hier encore, par le Cabinet du ministre de l’Action et des comptes publics. Chacun de nos interlocuteurs a bien saisi les enjeux et s’est engagé à travailler à nos côtés pour faire aboutir notre revendication : une dérogation pour les personnels pénitentiaires.
FO Justice exige que soient prises en compte les spécificités des personnels pénitentiaires et que nos futurs réservistes bénéficient d’une dérogation à la nouvelle règle du cumul emploi/retraite, en conservant le bénéfice de l’intégralité de leur pension en plus de l’indemnité perçue au titre de leurs activités dans la réserve.
FO Justice vous tiendra informés des suites apportées à ce dossier brûlant !
La visite effectuée par FO Justice au tribunal judiciaire de Perpignan le 27 mars confirme une dégradation préoccupante des conditions de travail : manque d’effectifs chronique, surcharge de travail, malaise généralisé des agents et risques psychosociaux désormais avérés.
Sur le terrain, les constats sont sans appel. De nombreux collègues exercent leurs missions dans un climat de tension permanente. Ils dénoncent un encadrement parfois inadapté, un manque de considération et un sentiment d’injustice grandissant.
Certains agents travaillent aujourd’hui la peur au ventre !!!
Les arrêts de travail qui se multiplient ne relèvent pas du hasard. Ils sont la conséquence directe de conditions de travail dégradées qui portent atteinte à la santé des agents.
Continuer à ignorer cette réalité serait une faute.
► FO Justicele rappelle sans détour : un arrêt maladie n’est pas un problème, c’est un signal d’alerte. Le véritable problème réside dans des conditions de travail devenues inacceptables.
► Les causes sont connues et identifiées :
Un manque d’effectifs persistant.
Une charge de travail excessive.
Une pression hiérarchique forte.
Un manque de moyens et de reconnaissance.
Les conséquences sont déjà visibles : agents épuisés, services désorganisés, qualité du service public fragilisée.
Travailler ne doit jamais rendre malade. À ce stade, il ne s’agit plus d’améliorer mais d’agir.
►FO Justice exige des mesures immédiates, concrètes et à la hauteur de la situation !
À défaut de réponses rapides, FO Justice prendra toutes ses responsabilités et engagera les actions nécessaires pour faire cesser cette dégradation.
FO Justice restera pleinement mobilisé pour défendre les agents et porter leurs revendications !
FO Justice vous informe que le nombre total de postes offerts à l’examen professionnel pour l’accès au grade de Brigadier-Chef Pénitentiaire de la filière Expertise au titre de l’année 2026 est fixé à 1760 postes.
Pour rappel les conditions à remplir sont les suivantes :
➡️ Les surveillants et surveillants brigadiers pénitentiaires qui comptent, au 1er janvier de l’année au titre de laquelle le concours est organisé, 8 ans de services effectifs à compter de la titularisation
Sans démagogie ni populisme FO Justice tient ses engagements et mène à bien sa réforme HISTORIQUE !
Ce jour, FO Justice était convié à une réunion multilatérale organisée par la Direction Générale de l’Administration Pénitentiaire (DGAP). L’objectif de cette rencontre était de présenter les critères d’éligibilité et les modalités d’accès à ce nouveau grade, l’une des mesures phares de la réforme de la filière technique ministérielle.
►Pour rappel, 44 promotions sont prévues en 2026 et 51 en 2027.
Pour cette première Liste d’Aptitude dérogatoire au titre de l’année 2026, l’ancienneté dans le grade constituera le seul critère retenu.
Seront examinés en priorité les Adjoints Techniques de 1ère classe et justifiant d’au moins 3 ans d’ancienneté, au sein de l’administration pénitentiaire. Aucun mémoire de proposition ne sera exigé.
Toutefois, une consultation des Directions Interrégionales (DI) sera organisée afin de garantir la fiabilité de la liste, notamment au regard de certaines situations administratives (reclassement médical, rupture conventionnelle, congé de longue durée, procédure disciplinaire, etc.)
Tout retrait éventuel devra être motivé par un rapport circonstancié. La liste définitive sera consultable par les organisations syndicales.
S’agissant de la Formation d’Adaptation à l’Emploi des agents promus, elle pourra intervenir après leur nomination. À ce stade, aucun calendrier n’a encore été défini.
Concernant la date d’effet de la liste d’aptitude, la DGAP, en accord avec le Secrétariat général, envisage une mise en œuvre au 1er septembre 2026.
►FO Justice a rappelé que la réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2026 et a demandé une cohérence des dispositions transitoires.
Sur ce point, notre organisation syndicale ne saurait accepter une autre date que celle qui a été négociée !
En conséquence, FO Justice conteste cette proposition et rejette la date avancée. Nous avons saisi le Secrétariat Général du ministère de la Justice et attendons désormais l’arbitrage définitif sur ce point déterminant.
La DGAP a reconnu la complexité juridique de la mise en œuvre de cette réforme, notamment pour les agents actuellement en détachement. Elle a indiqué que certains ajustements pourraient s’étaler sur plusieurs années.
Pour la Liste d’Aptitude des Adjoints Techniques hors DGAP, celle-ci reste conditionnée à la mobilité.
Les critères d’éligibilité sont disponibles dans les FAQ FO Justice et SG récemment publiées.
►Le nombre de promotions prévu pour nos collègues hors DGAP est de 25.
Enfin, la DGAP a confirmé la tenue, au premier semestre 2026, d’un Tableau d’Avancement (TA) permettant la promotion des Adjoints Techniques de 2ème classe vers la 1ère classe.
Un second TA est envisagé d’ici la fin de l’année.
Un communiqué spécifique sera diffusé dès finalisation de ces travaux.
FO Justice reste pleinement mobilisé et vigilant quant à la mise en œuvre effective et équitable de cette réforme.
Nous Continuerons à défendre les intérêt des Agents Techniques et à exiger TRANSPARENCE, ÉQUITÉ et respect du calendrier annoncé !
Directeur Interrégional des Services Pénitentiaires de Paris
3 Avenue de la Division Leclerc 94260 Fresnes
Objet: Alerte sur la dégradation critique des conditions de travail des CPIP et sur les risques psychosociaux au sein des SPIP de la DISP de Paris
Monsieur le Directeur Interrégional,
Nous commencerons cette lettre ouverte en vous remerciant de la tenue d’une bilatérale le 02 avril avec les représentants des corps des personnels de surveillance, des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation et des personnels administratifs de FO Justice et vous souhaitons une bonne installation.
Nous retenons que vous êtes désireux de poursuivre un dialogue social constructif avec notre organisation syndicale.
La filière insertion et probation de FO Justice pour la DISP de PARIS tient d’ores et déjà à attirer votre attention sur les problèmes rencontrés par nos collègues CPIP et la liste n’est pas exhaustive.
Lors de la formation spécialisée du CSA SPIP du 31 mars dernier, l’ordre du jour portait notamment sur le
PAPRIPACT. Ce document, véritable « plan d’attaque » annuel, a pour mission théorique de protéger la santé physique et mentale des personnels pénitentiaires.
Pourtant, le constat de terrain est alarmant : si les violences subies par nos collègues sont traditionnellement projetées comme venant de l’extérieur, nous affirmons aujourd’hui que le danger vient désormais de l’intérieur.
En effet, les Risques Psychosociaux (RPS) ont atteint leur apogée. L’explosion du nombre de personnes suivies (PPSMJ) par CPIP, conjuguée à la multiplication des tâches transversales et des référencements thématiques, créent une charge de travail insoutenable. Les CPIP sont également très impactés par le surencombrement carcéral :
SPIP 95 MF (MAVO & SAS) :
La situation au CPOP est critique. Avec (au 09/03/26) un taux d’occupation de 199,30 % et 90 matelas au sol, la réalité humaine est sacrifiée.
• Le nombre d’agents présents ne suffit plus pour effectuer un travail de qualité.
• Pour quelle conséquence : avec 4 CAP par semaine, le CPIP ne fait plus de la réinsertion, il fait de « l’abattage ». Le sentiment de perte de sens et le risque de burn-out sont omniprésents.
Il règne un climat d’insécurité
Le manque d’effectifs chez nos collègues surveillants impacte directement les CPIP (difficultés d’accès aux détenus).
À cela s’ajoute souvent l’indécence de locaux vétustes et insécurisés, exacerbant les tensions avec les personnes détenues reçues. De plus, l’actualité récente (agressions, gardes à vue de collègues) finit de cristalliser un sentiment d’insécurité profonde.
SPIP 91, 75, 93 & 77
• Essonne (Fleury-Mérogis) : des charges dépassant les 120 dossiers sans aucune ouverture de poste à la mobilité. Les agents pallient même les carences du greffe et du secrétariat.
• Paris (MO) : un sous-effectif chronique avec des prises en charge dépassant les 100 mesures.
• Seine-Saint-Denis : un “ras-le-bol” généralisé suite aux mises en cause juridiques injustifiées de collègues CPIP. La question de la démission ou de la reconversion n’est plus taboue, elle est devenue la norme.
• CD Melun : des collègues usés, contraints de se former sur leur temps personnel par manque de temps et de ressources proposées par l’administration alors même que cet établissement est fléché AICS et accueille plus de 86% de ce type de profil.
• CP Réau : problème à l’UAT : il faut actuellement un an d’attente pour partir en centre de détention. Les aménagements de peine, les permissions de sortie s’organisent en partance de l’UAT qui n’a normalement pas cette vocation
Cette pression constante génère des situations inacceptables, voir des accidents et pourtant trop souvent, l’administration refuse l’imputabilité au service lors d’accidents de travail (CITIS), « motivant » laconiquement une « maladresse de l’intéressé ».
Comment parler de maladresse quand un agent, gérant 120 dossiers, doit courir en coursives et escaliers pour remplir sa mission de lutte contre la récidive ? Qualifier de « maladroit » un agent qui continue de servir malgré une blessure pour ne pas fragiliser son service est une insulte à son dévouement.
Aujourd’hui, les services tiennent « à bout de bras » grâce aux sacrifices personnels des agents (ici, on rogne sur les congés pour s’en sortir, là on travaille au-delà du volume horaire qui ne sera ni payé ni récupérable). La gestion actuelle des risques est, de fait, hasardeuse et ne respecte plus les droits fondamentaux des personnels.
Nous vous demandons de prendre la pleine mesure de cette souffrance. Notre organisation syndicale poursuivra
effectivement un véritable travail collaboratif pour restaurer des conditions de travail dignes et préserver l’attractivité d’un métier dont la noblesse est étouffée par une gestion purement comptable.
Le temps de l’alerte est passé Monsieur le directeur, celui de l’action est impératif.
Cette semaine, la Maison d’Arrêt de Chaumont a vibré au rythme d’opérations de touilles. Sous l’égide d e son Chef de Bâtiment e t menée par l’ensemble des personnels, cette action a permis de porter u n coup d’arrêt majeur aux trafics qui polluent notre établissement.
Le bilan est sans appel.
UN BUTIN IMPRESSIONNANT : LES CHIFFRES PARLENT !
La fouille minutieuse des cellules n’a laissé aucune chance à l a dissimulation. Les résultats sont là :
3 Smartphones
3 IPhones
3 Téléphones « pouces » et Cartes SIM ;
Batteries, Chromecast et accessoires divers ;
Produits stupéfiants.
Le constat de FO Justice : Ce n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’un travail rigoureux et d’une parfaite coordination sur le terrain.
FORCE OUVRIÈRE SALUE LE TRAVAIL DES AGENTS
FO Justice tient à féliciter l’ensemble des personnels pénitentiaires mobilisés.
Malgré l a pression et l a difficulté de nos missions quotidiennes, vous avez démontré une fois de plus votre expertise et votre détermination à maintenir la sécurité et l’ordre.
Nous soulignons également l’implication du Chef de Bâtiment dont le pilotage a permis d’aboutir à ce succès opérationnel.
Le Bureau Local FORCE OUVRIERE remercie l’ensemble des personnels de la MA CHAUMONT, qui sont également à féliciter pour leur travail a u quotidien.
La délégation FO JUSTICE SPIP 62 a terminé sa semaine de visites le vendredi 3 avril 2026 en allant à la rencontre des collègues de l’antenne de Boulogne-sur-Mer. Des évolutions notables ont pu être observées, ainsi que quelques points de vigilance auxquels il conviendra d’accorder une attention particulière.
ALIP MO de Boulogne-sur-Mer
Les échanges ont permis de mettre en lumière une charge de travail particulièrement soutenue, dans un contexte où les évolutions organisationnelles récentes viennent impacter le quotidien des agents.
En moyenne, les agents suivent près de 90 dossiers chacun. À cette charge déjà conséquente s’ajoute de nouvelles exigences, notamment la généralisation des rapports initiaux d’évaluation (RIE) sur l’ensemble des dossiers, perçue comme particulièrement chronophage, notamment dans les délais imposés.
FO Justicerappelle qu’une note relative aux seuils de criticité devra bientôt être adaptée en CSA et diffusée, ce qui devrait permettre à l’antenne de revoir l’ordre de ses priorités afin de ne pas mettre les agents en situation d’épuisement.
Par ailleurs, la transmission de trames relatives à la DDSE (gestion des incidents, modifications horaires) a été perçue par les agents comme infantilisante. Elle traduit, selon eux, une absence de reconnaissance de leur expertise et de leur capacité à adapter leurs pratiques aux situations rencontrées.
Cette standardisation des modalités de travail apparaît en décalage avec la réalité du terrain et le savoir-faire des professionnels.
Les pratiques managériales interrogent également. Les agents évoquent des questionnements récurrents sur leur activité en télétravail, ainsi que des comparaisons entre agents lors des évaluations. Les objectifs fixés sont jugés particulièrement exigeants au regard de la charge de travail existante.
Prise en compte des situations individuelles : Il est à noter qu’un agent reconnu en situation de handicap ne dispose toujours pas, à ce jour, du matériel adapté nécessaire à l’exercice de ses fonctions.
Une telle situation ne peut perdurer et appelle une réponse rapide de l’administration.
Organisation du service
La mise en place récente d’un pôle dédié au quartier de semi-liberté (QSL), composé de quatre agents positionnés en demi-journée, constitue une évolution notable de l’organisation du service.
Quatre agents sont désormais dédiés à un pôle QSL, et chacun prend en charge une moyenne de 8 suivis sur ce même pôle. Ils s’y rendent en moyenne 3 demi-journéespar semaine, ce qui permet de mettre en place un roulement assez confortable dans leur organisation.
Si certains ajustements ont été opérés, notamment une décharge partielle de dossiers pour les agents affectés au QSL, le volume restant apparaît en partie contraint et insuffisamment adapté (60 dossiers en MO), et a inévitablement induit une augmentation de suivis pour le reste de l’équipe, à qui on demande de maintenir un rythme soutenu sur les suivis et les actions collectives.
Fonctionnement du QSL
Les agents affectés au quartier de semi-liberté soulignent quant à eux plusieurs points positifs :
La reprise des actions collectives est perçue favorablement, notamment en raison du lien renforcé avec les partenaires extérieurs, permettant un accompagnement plus concret des personnes suivies.
Par ailleurs, les agents indiquent avoir été associés à la réflexion sur l’organisation du pôle, et relèvent un accompagnement soutenant de la hiérarchie locale dans ce cadre.
Ces éléments démontrent que des dynamiques positives peuvent émerger lorsque les équipes sont associées et accompagnées.
Dans ce contexte, FO JUSTICE rappelle la nécessité d’une organisation du travail adaptée aux réalités du terrain, d’une prise en compte effective de la charge de travail des agents, ainsi que du respect des conditions d’exercice des missions.
Nous resterons attentifs aux évolutions de la situation et aux réponses apportées par l’administration quant aux risques psychosociaux pouvant émerger.
Le 7 avril s’est tenu le Comité Social d’Administration Ministériel (CSA-M). Il était principalement consacré à la cartographie des instances, notamment des futurs CSA, en vue des élections professionnelles de 2026.
► À cette occasion, FO Justice a porté plusieurs amendements importants, avec trois priorités :
–Redéfinir la place du CSA SPIP au sein du CSA DGAP ;
–Obtenir la création d’un CSA dédié au SNRP ;
–Obtenir le rétablissement des CSA des sièges des DISP.
Pour rappel, le CSA est l’instance consultative que l’Administration doit obligatoirement réunir, entre autres, avant toute décision relative à l’organisation et au fonctionnement des services.
Dans un premier temps, FO Justice a rappelé sa volonté de voir le CSA SPIP fusionné au sein du CSA DGAP. En effet, depuis sa création, il apparaît que les organisations syndicales qui y siègent se contentent de boycotter les réunions et que l’ensemble des textes présentés dans cette instance sont systématiquement renvoyés en CSA DGAP pour avis et modification, avec parfois même des avis divergents rendus par une même organisation syndicale entre les deux instances.
► FO Justicea toujours rappelé l’appartenance des Personnels exerçant en SPIP à l’Administration Pénitentiaire. Ce sont des Personnels pénitentiaires à part entière, ils doivent être représentés dans l’instance souveraine qu’est le CSA DGAP.
Nous avons très rapidement compris que, pour certains, le CSA SPIP constituait davantage une instance permettant d’obtenir des moyens syndicaux qu’un véritable espace de discussion et de travail. Cela explique clairement leur refus de voir les Personnels des SPIP représentés dans l’instance qui leur est due, à savoir le CSA DGAP.
Le ministère a finalement fait le choix de maintenir cette instance, en la circonscrivant à ses prérogatives.
S’agissant du SNRP, pourtant Service à Compétence Nationale, celui-ci ne dispose d’aucun CSA, contrairement à d’autres structures comparables, telles que l’ATIGIP, qui bénéficie bien d’un CSA dédié. En conséquence, les sujets liés au SNRP ne sont abordés dans aucune instance du ministère.
Cette situation exige une réponse concrète. C’est pourquoi FO Justicea défendu un amendement visant à la création d’un CSA SNRP placé sous la responsabilité du chef de service.
Si, dans un premier temps, l’administration, et notamment la DGAP, est restée totalement fermée à cette demande, l’exposé de nos arguments a permis de faire évoluer les positions.
Le Secrétariat Général a ainsi reconnu l’intérêt de cette démarche, au regard de l’engagement des agents du SNRP et des difficultés auxquelles ils sont confrontés.
Pour autant, les positions des organisations syndicales ont divergé. Lors du vote sur l’amendement de FO Justicedemandant la création d’un CSA SNRP sous la responsabilité du chef de service, seul FO Justice a voté POUR. L’Unsa-USM et la CGT-SM ont voté CONTRE, tandis que la CFDT s’est abstenue.
Nul doute que les Personnels du SNRP sauront apprécier cette trahison !
Faute de majorité, notre amendement n’a pas été retenu. Le Secrétariat Général s’est néanmoins engagé à poursuivre les discussions.
FO Justicecontinuera de porter cette revendication avec détermination afin que les Collègues du SNRP puissent bénéficier d’une représentation adaptée à leurs missions et à leurs enjeux.
Concernant le troisième amendement porté par FO Justicevisant au rétablissement des CSA des sièges des DISP, l’ensemble des organisations syndicales s’est rangé à l’avis de notre Organisation. Mais, une fois de plus, la DGAP est restée bornée et s’y est opposée, se retranchant derrière l’existence d’un CSA interrégional dans chaque DISP, qu’elle juge suffisant pour traiter les sujets concernés.
► FO Justice a tenu à rappeler la réalité du terrain :les problématiques propres aux sièges des DISP qui, rappelons-le, incluent les agents des ÉRIS et des PREJ, n’y sont, dans les faits, que très rarement abordées, et ce, de manière inégale selon les directions. Ces CSA couvriraient pourtant plusieurs milliers d’agents.
En réponse, la DGAP a indiqué que des consignes « très strictes » seraient données aux Directeurs interrégionaux afin que ces sujets soient désormais traités.
FO Justiceprend acte de cette annonce, mais reste dubitatif quant à sa mise en œuvre effective.
Au regard des engagements identiques pris en 2022, lesquels n’ont pas été tenus, et des pratiques constatées, il existe un vrai risque que les problématiques spécifiques des Personnels des sièges des DISP ne soient toujours pas prises en compte dans ces instances.
FO Justice restera pleinement mobilisé pour que ces engagements se traduisent concrètement et pour garantir aux Personnels une représentation à la hauteur de leurs missions !