Grâce à la mobilisation et aux multiples relances de FO JUSTICE, l’administration n’a eu d’autre choix que de régulariser la situation des agents concernés.
Qui est concerné ? Les CPIP et les DPIP de classe normale positionnés entre le 1er et le 5ème échelon (selon les années concernées) au cours de la période allant de 2021 à 2023.
De quoi s’agit-il ? Le versement du différentiel dû, la PSS perçue par le passé étant inférieure au montant minimal garanti (calculé sur la base de l’indice revalorisé des surveillants).
Pour rappel, cette régularisation découle de la réforme historique de FO JUSTICE grâce au passage des surveillants pénitentiaires en catégorie B et aux gains indiciaires afférents.
Important : Ce paiement a été effectué sur la paie du mois de septembre 2026 pour certains, mais d’autres devront attendre octobre 2026. Nous invitons donc l’ensemble des collègues concernés à vérifier attentivement leurs bulletins de paie accessibles via l’ENSAP.
En cas d’erreur constatée ou d’absence de régularisation, rédigez immédiatement un CRP à votre DISP (sous couvert hiérarchique) et transmettez-le à vos RH de proximité avec un accusé de réception. Pour toute difficulté ou absence de réponse, contactez votre représentant FO JUSTICE à l’adresse suivante :
FO JUSTICE déplore l’année 2020 perdue. En effet, intervenue fin 2024 (sur la paie de décembre), la régularisation est arrivée trop tard, permettant à l’administration de bénéficier de la prescription quadriennale. La mise en paiement plus que tardive de la PSS a même failli faire perdre le bénéfice de cette régularisation pour l’année 2021, mais FO JUSTICE a veillé à ce que l’administration fasse une reconnaissance de dettes juridiquement conforme, afin que les agents ne soient pas lésés d’une année supplémentaire et leur éviter ainsi des démarches ultérieures.
Il semblerait par ailleurs que les collègues aient été induits en erreur par certaines DISP indiquant que l’année 2020 était due. Ce n’est qu’après notre signalement que la DGAP a communiqué avec les organisations syndicales, clarifiant ainsi les informations erronées qui ont été diffusées. De plus, une autre organisation syndicale n’a eu de la cesse de prétendre la même chose et a fourni aux agents un modèle de recours en échange d’une adhésion et d’une voix pour les élections. Si le pôle juridique de ce syndicat était si sûr de son analyse, pourquoi ne pas être allé au contentieux au nom des agents concernés ? Très certainement, car cela aurait été trop coûteux pour eux, en plus d’être peine perdue. Hélas, les CPIP qui se sont fait berner par de telles méthodes se rendront compte trop tard de l’approche clientéliste de ces représentants syndicaux sans scrupule.
CONCERNANT L’IFSE :
Dans notre communiqué du 2 septembre 2026 (https://fojustice.fr/web/reexamen-quadriennal-de-lifse-linjustice-continue-pour-les-cpip/), FO JUSTICE CPIP dénonçait l’injustice inacceptable de la position de la DGAP, qui excluait de la revalorisation quadriennale de l’IFSE les CPIP ayant mutés au cours des quatre dernières années (2021 à 2025) ; sous prétexte d’un « changement de fonction » feignant de comprendre que les CPIP gardent les mêmes fonctions en SPIP lorsqu’ils sont mutés.
Face à cette discrimination financière intolérable, FO JUSTICE CPIP ne lâche rien : nous avons obtenu de la DGAP l’ouverture de négociations en vue du versement d’une « prime mobilité » pour que les agents concernés ne soient pas lésés.
Notre engagement continue !
Hier, aujourd’hui et demain, FO JUSTICE CPIP reste mobilisé sans relâche pour défendre les droits, la dignité et le pouvoir d’achat de tous les agents.
Un doute, une question, une difficulté ? Vos représentants restent disponibles :
Nous souhaitons ouvrir ce CSA en rappelant que la PJJ traverse une période particulièrement importante, marquée à la fois par de profondes transformations de notre institution et par des attentes toujours plus fortes à l’égard de la justice des mineurs.
Depuis le 1er septembre, la réforme du placement pénal avec la mise en place des Unités judiciaires à priorité éducative (UJPE) constitue un changement majeur pour nos services et pour les professionnels qui les font vivre. Cette réforme ne pourra cependant atteindre ses objectifs que si elle s’accompagne des moyens humains, matériels et organisationnels nécessaires, ainsi que d’un véritable accompagnement des personnels.
En cette rentrée, notre organisation territoriale connaît plusieurs évolutions importantes : arrivée de nouveaux professionnels sur le territoire, transformation de l’UEHC en UJPE, mouvements dans les équipes et évolution de plusieurs situations individuelles et collectives. Ces changements constituent des enjeux importants pour les professionnels et pour le fonctionnement de nos structures.
Dans le même temps, les équipes restent confrontées à une charge de travail, à des situations de plus en plus complexes et à des conditions d’exercice qui peuvent fragiliser le sens même de notre mission éducative. Les annonces de recrutements et le renforcement de certaines équipes constituent des éléments à prendre en compte, mais ils doivent désormais se traduire concrètement dans les services et permettre de résorber les difficultés rencontrées au quotidien.
Enfin, alors que la protection de l’enfance fait actuellement l’objet d’une mobilisation interministérielle et que le projet de loi doit poursuivre son parcours parlementaire, FO Justice PJJ Grand Ouest réaffirme que la justice des mineurs ne peut être pensée indépendamment de la protection de l’enfance, de la prévention, de l’insertion et de l’ensemble des politiques publiques qui concourent à l’avenir des jeunes.
Monsieur le Président,
Dans ce contexte, FO Justice PJJ souhaite aborder aujourd’hui aborder avec vous trois sujets majeurs pour les agents :
1) Un sujet qui nous paraît particulièrement important : celui de la prévention des propos sexistes et, plus largement, des comportements déplacés ou inappropriés sur le lieu de travail.
Des professionnelles ont pu faire remonter des propos ou des comportements qu’elles ont vécus comme sexistes, déplacés ou inappropriés, provenant de professionnels, qu’ils soient issus des équipes éducatives ou de l’encadrement. Ces situations ne peuvent pas être banalisées. Elles interrogent directement la prévention, la protection des agents et la qualité de vie et des conditions de travail.
FO Justice PJJ Grand Ouest souhaite revenir sur une situation sensible concernant des propos et comportements qui auraient été tenus au sein de l’UJPE de Caen. Des faits nous ont été rapportés, faisant état de propos potentiellement sexistes, de comportements déplacés ou d’attitudes susceptibles de mettre certaines agentes en difficulté dans leur environnement professionnel. Une situation similaire impliquant des agents et également des propos à connotation raciste.
Nous ne sommes pas là pour établir la réalité de faits qui, à notre connaissance, n’ont pas nécessairement été objectivés, ni pour préjuger de la responsabilité des personnes concernées.
En revanche, FO Justice PJJ considère que cette absence éventuelle d’objectivation ne doit pas empêcher l’administration de s’interroger sur la protection des agents et traiter les alertes.
D’ailleurs, l’administration a-t-elle connaissance de ces difficultés ?
Si tel est le cas, FO Justice PJJ Grand Ouest souhaite savoir à quel moment la direction territoriale a été informée de difficultés concernant les relations professionnelles au sein de l’UEHC de Caen.
Nous avons également connaissance du non-renouvellement de certains contrats au sein de l’UJPE fléchés sur d’autres missions. Nous ne faisons évidemment aucun lien automatique entre ces décisions administratives et les faits évoqués. Mais ces évolutions rendent d’autant plus légitime notre interrogation sur la manière dont la situation a été appréhendée par l’administration et sur les mesures qui ont éventuellement été prises.
Même si les faits rapportés ne sont pas objectivés ou ne permettent pas d’établir des responsabilités individuelles, FO Justice PJJ Grand Ouest souhaite interroger la Direction territoriale, en outre :
Comment ces situations ont-elles été appréhendées par l’administration ?
Quelles mesures de prévention ont été mises en place pour éviter que de tels comportements ne se reproduisent ?
Les signalements concernant des propos racistes ont-ils été portés à la connaissance de la DIR et la centrale ? Si oui, quelles suites leur ont été données ?
Quelles actions concrètes (sensibilisation, rappel des règles professionnelles, évaluation des risques psychosociaux, etc.) la direction territoriale compte-t-elle mettre en œuvre pour prévenir ces risques ?
Comment l’administration envisage-t-elle de renforcer le cadre collectif de travail pour répondre aux signaux remontés, sans attendre une qualification juridique des faits ?
La prévention doit être proactive : elle ne peut se limiter à une réaction a posteriori. Elle doit permettre d’intervenir en amont, avant que les situations ne se dégradent.
Car l’absence de qualification ou d’établissement des faits ne signifie pas nécessairement qu’il n’existe aucune difficulté dans les relations professionnelles ou aucun risque psychosocial à prendre en compte. La prévention doit précisément permettre d’intervenir en amont, avant qu’une situation ne se dégrade ou que des comportements inappropriés ne se répètent. La prévention ne doit pas attendre que les faits soient établis. Nous insistons particulièrement sur ce point.
Mettre en place une action de sensibilisation, rappeler les règles professionnelles, proposer une écoute aux professionnels ou réaliser une évaluation des risques ne signifie pas que l’administration considère les faits comme établis. Cela signifie simplement que l’administration prend en compte les signaux qui lui sont remontés et son obligation de prévention.
C’est précisément ce que nous attendons d’une administration responsable : pouvoir agir sur le cadre collectif de travail sans préjuger de la responsabilité individuelle de quiconque. FO Justice PJJ Grand Ouest souhaite également que cette question ne soit pas considérée comme une simple problématique liée à une situation individuelle.
Monsieur le Président,
2) Au-delà de la question de savoir si les faits peuvent ou non être objectivés, un second enjeu nous paraît essentiel : celui de la parole des professionnels qui peuvent être victimes ou témoins de comportements déplacés, sexistes ou inappropriés et qui n’osent pas nécessairement les signaler.
Nous savons que, dans certaines situations, les agents peuvent hésiter à faire un signalement ou à engager une démarche, notamment parce qu’ils craignent les conséquences que cela pourrait avoir sur leurs relations de travail.
La peur des représailles, de l’isolement professionnel, de la dégradation des relations avec les collègues ou de difficultés dans l’exercice quotidien des missions peut constituer un véritable frein à la libération de la parole.
C’est une question qui nous paraît devoir être prise au sérieux.
Car lorsqu’une situation repose finalement sur une opposition de paroles, l’agent qui estime avoir subi un comportement déplacé peut avoir le sentiment qu’il prend un risque important en parlant, sans savoir quelles suites seront données à son signalement.
C’est aussi créer un environnement professionnel dans lequel un agent peut signaler une difficulté sans avoir le sentiment de mettre en péril ses relations de travail, son affectation ou son avenir professionnel.
Et même lorsque l’administration ne dispose pas d’éléments permettant d’établir formellement les faits, elle peut néanmoins agir sur le terrain de la prévention, de l’écoute, de l’accompagnement et de l’amélioration du collectif de travail.
Comment garantir que les agents puissent signaler des difficultés sans crainte de représailles, d’isolement ou de dégradation de leurs conditions de travail ?
Quelles actions la direction territoriale compte-t-elle déployer pour favoriser la libération de la parole et protéger les agents qui osent signaler ?
FO Justice PJJ Grand Ouest souhaite donc que la Direction territoriale nous indique quelles actions elle pourrait mettre en œuvre sur ce sujet, notamment à l’échelle des services.
► Même en l’absence de preuves formelles, l’administration peut et doit agir :
✓ En renforçant les dispositifs d’écoute et d’accompagnement ;
✓ En sensibilisant les équipes aux enjeux du respect et de la déontologie ;
✓ En évaluant régulièrement les risques psychosociaux.
Monsieur le Président,
3) Nous souhaitons également attirer l’attention sur une troisième question qui pèse de plus en plus lourdement sur les personnels : le coût des déplacements domicile-travail.
Dans le contexte actuel de forte hausse des prix des carburants, avec un gazole qui dépasse aujourd’hui les 2,40 euros le litre, les agents qui résident parfois loin de leur lieu d’affectation voient une part toujours plus importante de leur rémunération consacrée à leurs déplacements.
Cette situation est particulièrement problématique à la PJJ, où les contraintes géographiques, les affectations et la mobilité professionnelle peuvent imposer des distances importantes entre le domicile et le lieu de travail. On ne peut pas demander aux agents d’accepter des mobilités, des changements d’affectation et des déplacements importants tout en laissant peser sur eux l’intégralité de leur coût.
Le Gouvernement vient d’ailleurs d’annoncer l’extension du dispositif « Grands rouleurs » et une augmentation temporaire de l’aide au carburant pour certains salariés, ce qui montre bien que la question du coût des déplacements est devenue un véritable enjeu de pouvoir d’achat.
Pour autant, nous demandons que cette problématique soit également prise en compte dans la fonction publique et à la PJJ.
Les agents ne doivent pas être contraints de choisir entre leur lieu de travail et leur pouvoir d’achat.
Quelle réflexion est engagée pour revaloriser les indemnités de déplacement et les adapter à l’évolution réelle du prix des carburants ?
Des mesures spécifiques sont-elles envisagées pour les agents contraints à de longs trajets ?
Comment la PJJ compte-t-elle compenser l’augmentation du coût des déplacements domicile-travail ?
FO demande donc que soit engagée une réflexion sur la revalorisation des dispositifs d’indemnisation liés aux déplacements, leur adaptation à l’évolution réelle du prix des carburants et, plus largement, sur les mesures permettant de compenser l’augmentation du coût des trajets domicile-travail.
Monsieur le Président,
Nous vous remercions pour votre écoute et pour les réponses que vous pourrez apporter aux interrogations légitimes des professionnels de notre territoire.
Le 21 septembre 2026, une délégation de FO Justice composée notamment pour les services judiciaires de Christophe Douchet, secrétaire général adjoint du SDGF FO et de Philippe Delise, délégué syndical FO Justice représentant la filière des DSGJ, a participé à un groupe de travail sur les emplois de direction du ministère de la justice (EDMJ).
► Présentation des EDMJ :
Le statut d’EDMJ a été créé en 2023. Il comprend 5 groupes culminant respectivement en HEA/HEB/HEB bis/HEC et HED.
Le statut d’EDMJ concerne actuellement 177 emplois localisés en juridiction, services déconcentrés (DSPIP, SPIP, services pénitentiaires …) et en DIR SG. La DSJ concentre la plus grande partie des EDMJ avec 55 emplois.
► Le cadre juridique :
Décret n°2019-1594 du 31 décembre 2019
Décret n°2023-1122 du 30 novembre 2023 (création du statut d’EDMJ)
Décret n°2023-1123 du 30 novembre 2023 (échelonnement indiciaire)
Arrêté du 30 novembre 2023 (liste des fonctions correspondant aux EDMJ)
Arrêté du 27 décembre 2023 (modalités de recrutement des EDMJ)
► L’autorité de nomination est la secrétaire générale / l’autorité de recrutement est la DGAP, la DPJJ, la DSJ ou le SG.
► La durée (décret n°2019-1594 du 31 décembre 2019) est de :
3 ans pour les emplois en administration centrale
4 ans pour les autres emplois
renouvelables dans la limite de 6 ans.
Les conditions de recrutement sont fixées par l’article 4 du décret n°2019-1594 du 31 décembre 2019
► Photographie des emplois :
Répartition par corps d’origine
(1) Autres : administrateur de l’Etat et administrateur territ. (3%), attaché d’administration et attaché territ. (2%), autres corps ou cadres d’emploi (2%)
► Répartition des emplois par âge :
L’âge moyen est de 54,1 ans. 60% des emplois sont occupés par des agents âgés de 50 à 59 ans. Seuls 3 d’entre eux sont âgés de moins de 35 ans (5 ont entre 35 et 39 ans).
► Répartition des emplois par genre :
Les EDMJ sont occupés à 43% par des hommes contre 54% par des femmes (3% de postes EDMJ sont vacants).
Modalités de recrutement :
Publication des avis de vacances (choisir le service public + JO) / insertion intranet
Sélection des profils pour passer l’audition
Convocation
Audition
Information des candidats
Arrêtés de nomination
Publication au JO (groupe I à III) et BO MJ (groupe IV et V)
Information sur Intranet des candidats retenus
► Formation de préparation au comité d’audition :
Une formation a été mise en place en 2025 avec 2 sessions de 9 stagiaires pour préparer les candidats à l’audition. Cette formation a été reconduite en 2026 avec 4 sessions et le sera à nouveau pour 2027 (4 sessions).
Cette formation s’adresse à tous les agents qui souhaitent se positionner sur un EDMJ.
► Les perspectives :
Le secrétariat et les directions ont engagé une réflexion afin d’identifier de nouveaux EDMJ. La demande est actuellement étudiée par le guichet unique.
S’agissant du périmètre de la DSJ, la proposition qui a été faite porte sur 52 nouveaux EDMJ. Les postes proposés pour être transformés en EDMJ correspondent à ceux qui avaient été listés dans le relevé d’engagements signé par le Ministre et les 4 organisations syndicales représentatives dont FO Justice.
(cf. ci-dessous la liste proposée au guichet unique – BLEU les nouveaux)
Adjoints au DG TJ Bobigny (2 postes), Bordeaux (2 postes), Créteil (2 postes), Evry, Lille (2), Lyon (2 postes), Marseille (2 postes), Nanterre (2 postes), Paris (5 postes dont 1 pour le parquet), Pontoise, Versailles, Toulouse
Adjoint au DG Cour de cassation
Adjoints au DG CA Paris (2)
Adjoint au DDARJ CA Versailles
Rappelons qu’il ne s’agit à ce stade que d’un projet qui n’a pas encore été validé par le guichet unique. Une fois validé, ce projet devrait aboutir à la création de 96 nouveaux EDMJ dont :
9 au secrétariat général (pour un total de 9 EDMJ)
Ce jeudi 01 octobre, une délégation régionale FO Justice UISP Paris, accompagnée de collègues de plusieurs établissements franciliens, s’est rendue à la Maison centrale de Poissy. Une visite de terrain pour échanger avec les personnels, entendre les attentes et renforcer notre présence au plus près des réalités.
NOUVEAU BUREAU LOCAL FO JUSTICE – MC POISSY
Un nouveau bureau local a été mis en place, avec une équipe motivée, engagée et pleinement investie au service des personnels.
Les besoins sont réels et les attentes nombreuses : conditions de travail, organisation des services, sécurité, reconnaissance, accompagnement RH et respect des droits. Le nouveau bureau aura un rôle essentiel : écouter, intervenir, proposer et obtenir des réponses concrètes.
À POISSY, FO JUSTICE NE SERA PAS UN SIGLE SUR UNE PORTE.
Une présence locale forte, soutenue par l’UISP Paris, pour agir et obtenir des réponses.
FO JUSTICE UISP PARIS • PRÉSENTS SUR LE TERRAIN • À VOS CÔTÉS POUR AGIR
Dans un contexte particulièrement difficile de surpopulation pénale, les personnels de la Maison d’arrêt ont une nouvelle fois démontré leur professionnalisme, leur sang-froid et leur engagement.
Le 30 septembre 2026, face à une personne ayant tenté de mettre fin à ses jours par pendaison, les agents présents sont immédiatement intervenus.
Nous souhaitons également saluer tout particulièrement notre collègue présent à l’étage, qui a découvert la personne pendue et a immédiatement donné l’alerte. Face à une situation particulièrement éprouvante, elle a su réagir avec rapidité et professionnalisme, permettant le déclenchement immédiat de la chaîne des secours.
Grâce à la réactivité et à la mobilisation de l’ensemble des personnels, la personne a pu être prise en charge et maintenue en vie jusqu’à l’arrivée des secours.
Aux côtés des personnels, notre infirmière a également fait preuve d’un professionnalisme remarquable, en apportant immédiatement son expertise et les gestes nécessaires.
Les personnels ont notamment assuré les gestes de réanimation et le massage cardiaque, permettant de maintenir la victime en vie jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers et du SAMU.
Cet événement rappelle une réalité trop souvent oubliée : derrière chaque intervention, il y a des femmes et des hommes qui doivent agir dans l’urgence, parfois face à des situations extrêmement difficiles, avec la vie d’une personne entre leurs mains.
Ce jour-là, nos collègues ont répondu présents.
Ils ont fait leur devoir. Ils l’ont fait avec courage, professionnalisme et humanité.
Notre reconnaissance va également à nos collègues ELSP, qui ont ensuite assuré la garde hospitalière, permettant d’assurer la continuité de la mission pénitentiaire auprès de la personne prise en charge.
Cette mobilisation, parfois dans des conditions difficiles et sur des amplitudes horaires importantes, démontre une nouvelle fois l’importance du travail collectif et de la complémentarité des missions.
Nous tenons donc à adresser nos plus sincères remerciements à l’ensemble des personnels intervenus, et tout particulièrement à notre collègue qui a découvert la personne pour son engagement et son sang-froid.
Hier, une opération de fouille d’une ampleur exceptionnelle s’est tenue au Centre de détention de Val-de-Reuil. Cette opération, menée sur le bâtiment D, a permis de contrôler l’intégralité des 49 cellules des divisions D1 et D3.
Pour permettre la réussite de cette intervention, une importante mobilisation des personnels a été nécessaire. Postes fixes, agents volontaires, personnels rappelés sur leur repos, équipe d’intervention et équipe cynophile ont été engagés aux côtés des agents chargés des fouilles. Cette mobilisation collective démontre une nouvelle fois la capacité des personnels du Centre de détention de Val-de-Reuil à répondre présents lorsqu’il s’agit de rétablir la sécurité dans nos coursives.
Le bilan de cette opération est particulièrement significatif avec la découverte de 18 téléphones portables, d’un couteau de type Opinel, de matériel multimédia illicite ainsi que de 75 grammes de résine de cannabis.
Au-delà des saisies réalisées, cette opération adresse un message clair à ceux qui organisent et alimentent les trafics au sein de notre établissement : les personnels pénitentiaires restent maîtres de leur établissement et ne cèderont en aucun cas la place aux réseaux de trafics en tout genre. Cette intervention constitue un véritable coup d’arrêt porté aux trafics et rappelle que la voyoucratie ne peut pas considérer nos bâtiments comme un territoire qui lui appartient.
FO Justice tient à saluer l’initiative ayant permis la réalisation de cette opération et surtout à rendre hommage à l’ensemble des personnels qui y ont participé, directement ou indirectement. Leur disponibilité, leur professionnalisme et leur engagement doivent être reconnus à leur juste valeur. FO Justice demande que des lettres de félicitations soient attribuées à l’ensemble des personnels ayant contribué à la réussite de cette opération.
FO Justice souligne également la présence du substitut du procureur, qui a pris le temps d’échanger avec les personnels et de constater directement les conditions dans lesquelles ils exercent leurs missions au Centre de détention de Val-de-Reuil. Cette présence sur le terrain permet de mieux mesurer les réalités auxquelles sont confrontés quotidiennement les agents et l’importance de leur engagement pour assurer la sécurité de l’établissement.
Cette opération démontre enfin une nouvelle fois que la sécurisation du domaine pénitentiaire doit rester une priorité. Empêcher l’entrée des téléphones, stupéfiants, armes et autres objets interdits demeure indispensable pour lutter efficacement contre les trafics et garantir la sécurité des personnels comme celle de l’établissement.
FO Justice Val-de-Reuil remercie l’ensemble des agents mobilisés pour cette opération. Hier, les personnels ont démontré une nouvelle fois qu’ensemble, nous sommes capables garder le contrôle du terrain !
Un Quartier d’Accompagnement Renforcé vers la Sortie !
Mais de quelle sortie parlons-nous ?
Le mercredi 30 septembre 2026, vers 13h30 une fouille sectorielle est au sein du secteur QSL/QARS. Dix cellules seront fouillées (4 au QSL et 6 au QARS).
Cette fouille est réalisée par quelques agents de l’établissement et les six élèves en stage sous la responsabilité de l’adjoint infrastructure sécurité.
L’effet de surprise escompté a eu ses effets car le bilan est sans appel, stupéfiant et est le suivant :
QARS :
03 téléphones portables dont 2 iPhones
01 routeur wifi 4G avec un bloc chargeur
45 grammes de cannabis
1 câble de chargeur
1 câble de multi-chargeur
1clé usb
QSL :
1 carte Révolut
Ces saisies montrent, une nouvelle fois, le rôle essentiel des agents dans la lutte quotidienne contre les trafics qui empoisonnent nos établissements et portent atteinte à la sécurité.
Cependant, il est inquiétant de constater que 37 grammes de cannabis, 2 téléphones portables et 1 clé usb appartiennent à un détenu et le reste des saisies sont à un autre.
Le QARS serait-il devenu une passoire ?
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice exige :
La mise en place sur le secteur QSL/QARS d’une vraie politique sécuritaire
L’exclusion immédiate du QARS des deux détenteurs de ces produits
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice se félicite de ce genre d’opération qui de surcroît est un vrai succès et demande à la direction locale de le renouveler le plus souvent possible afin d’envoyer un message fort et clair à la population pénale.
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice appuiera toutes initiatives visant à restaurer la sécurité à l’intérieur de nos murs.
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice remercie l’ensemble du personnel qui avec un grand professionnalisme, a participé et contribué au bon déroulement de cette fouille.
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice demande à ce que tous les personnels qui ont contribués à cette opération reçoivent des félicitations écrites.
Le Syndicat Local Force Ouvrière Justice continuera comme toujours à se battre pour la sécurité, le bien-être et l’amélioration des conditions de travail du personnel.
Dès le 1er avril 2026, la réorganisation à marche forcée de l’antenne de Béthune, le calendrier contraint du groupe de travail (GT) et le moment inopportun choisi par l’administration avaient été dénoncés. Aujourd’hui, le constat est sans appel : les agents de l’antenne sont épuisés et en souffrance, et la situation à la maison d’arrêt est inadmissible.
Il convient d’arrêter immédiatement de culpabiliser les personnels en invoquant la « solidarité » ou « l’entraide ». La responsabilité de cette crise est exclusivement ministérielle :
Le recrutement est insuffisant.
Les postes vacants ne sont pas remplacés.
Les contractuels attendus ne sont pas embauchés.
Le recours systématique à des agents pour en remplacer d’autres ne fait que masquer temporairement les manques, tout en nous précipitant encore plus rapidement vers le point de rupture.
Devant un échec de calendrier flagrant, le GT a vu ses séances différées. À l’issue de ces travaux, des « propositions d’organisation » auraient émergé et doivent être présentées :
Le 9 octobre 2026 pour le milieu ouvert.
Le 15 octobre 2026 pour le milieu fermé.
Ces dates sont une fois de plus communiquées au dernier moment, alors que les plannings des agents sont déjà validés et organisés. De plus, alors qu’il est martelé que l’antenne forme une seule et même structure, pourquoi ne pas présenter ces propositions simultanément à l’ensemble des agents ?
La demande de communication préalable de ces propositions est restée lettre morte auprès de la cheffe d’antenne, qui renvoie la balle au DFSPIP du Pas-de-Calais. Ce dernier indique que le sujet sera abordé lors d’un prochain CSA (en novembre ?), avec un simple point d’information « si nécessaire » lors du CSA du 8 octobre 2026.
Il est inadmissible que ni les agents de l’antenne, ni les représentants du personnel au niveau départemental ne soient informés immédiatement et en amont de cette réunion de présentation.
À l’instar des réunions de service de Béthune, aucun document ne sera transmis avant la veille ou le jour même. Cet envoi de l’ordre du jour à la dernière minute empêche toute réflexion de fond et tout dialogue constructif. Cette méthode a atteint ses limites lors de la dernière réunion, où des collègues ont été littéralement envoyés « au casse-pipe ».
Face à ce manque de transparence, plusieurs questions s’imposent :
Que va-t-il se passer précisément lors de cette réunion ?
Les agents auront-ils leur mot à dire ?
Un vote sera-t-il organisé ?
Ce vote inclura-t-il une quatrième option, à savoir le maintien de l’organisation actuelle où « rien ne change » ?
Les représentants départementaux FO JUSTICE CPIP exigent donc la transmission immédiate et sans délai de tous les éléments et documents issus du Groupe de Travail !
Hier un de nos collègue a encore une fois payé le prix de la violence gratuite !
En poste au quartier disciplinaire, le détenu Cav… bien connu pour bloquer le quartier disciplinaire depuis fin septembre à demander à en sortir sauf que …
Ce détenu avait depuis le matin un comportement agressif et des paroles menaçantes envers le personnel, criant haut et fort que quand il sortirait qu’il s’en prendrait physiquement à un personnel, proférant même des allusions aux assassinats de nos collègues au péage d’Incarville.
Depuis le matin les faits avaient été signalés par les collègues du QD et le brigadier-chef encadrant, des observations ont été écrites, des C.R.I ont été rédigés, une demande de gestion équipée a été demandée mais le terrain n’a pas été écouté.
Arriva ce qui devait arriver, a peine sortie de sa cellule le voyou se retourne et assène un violent coup de tête à notre camarade qui se retrouve séché par la violence du choc ! La lèvre inferieur explosée !
Il est bien évident que le seul fautif de cette agression reste le détenu cependant lorsque les collègues estiment qu’une situation est problématique et dangereuse ils doivent être écoutés et soutenu par leur hiérarchie !
C’est insoutenable de se retrouver dans cette situation alors qu’elle avait été prédite quelques heures avant !
A quand des décisions de bon sens qui protègent les personnels ??
Aussi, notre organisation syndicale s’interroge, comment ce détenu pouvez t’il prétendre à sortir du QD alors que quelques jours avant il a agressé notre collègue BC encadrant en lui crachant au visage ? Là aussi une agression qui mérite une sanction disciplinaire et judicaire a la hauteur de cet acte aussi violent que dégradant !
FO Justice Val de Reuil exige des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre de cet individu.
FO Justice Val de Reuil exige un transfert disciplinaire rapide
FO Justice Val de Reuil se porte aux côtés de nos collègues victimes de ses lâches agressions !
Depuis des années, FO Justice porte une revendication simple et juste : permettre aux Personnels relevant des catégories active et super-active de percevoir la Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (RAFP) dès leur départ effectif à la retraite, sans attendre l’âge légal de droit commun.
Nous n’avons jamais lâché ce dossier !
En octobre 2025, FO Justice saisissait officiellement notre Confédération, qui portait directement cette revendication auprès du Premier ministre par courrier du Secrétaire Général de la Confédération FORCE OUVRIÈRE, Frédéric Souillot.
Le 9 avril 2026, FO Justice remettait une nouvelle fois cette exigence sur la table lors de sa rencontre avec le cabinet du ministre de l’Action et des Comptes publics, en demandant explicitement le paiement de la RAFP dès le départ à la retraite des agents actifs et super-actifs.
Aujourd’hui, cette revendication est reprise dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, avec la liquidation anticipée de la RAFP pour les catégories active et super-active.
► Des saisines, des courriers, des rencontres ministérielles et une revendication portée sans relâche : les écrits restent et les faits parlent !
FO Justicerestera vigilant sur la rédaction définitive du dispositif, de ses modalités d’application et de son adoption par le Parlement lors du vote du PLF.
FO JUSTICE : DES REVENDICATIONS, DU TRAVAIL, DES RÉSULTATS !