Le Bureau régional FO Justice Réunion-Mayotte se félicite de la nomination d’une assistante sociale à compter du 16 septembre, afin d’assurer le remplacement de notre assistante sociale actuellement en congé maternité.
Cette nomination intervient après de nombreuses interventions et interpellations de FO Justice, notamment par l’intermédiaire de notre Secrétaire général adjoint en charge de l’action sociale,qui n’a cessé de solliciter le secrétariat général afin qu’une solution soit apportée rapidement à cette situation.
Il y a quelques semaines, lors de sa venue sur notre département, notre Secrétaire général adjoint a pu mesurer directement les difficultés rencontrées sur le terrain et l’urgence de renforcer les moyens.
FO Justicese félicite donc de cette avancée, qui permettra de garantir la continuité de l’accompagnement social des personnels du ministère de la Justice à La Réunion.
Une première étape, mais pas une réponse suffisante.
Pour autant, FO Justice ne compte pas s’arrêter là.
La situation actuelle doit désormais conduire rapidement à la nomination d’une deuxième assistante sociale sur notre département.
Aujourd’hui, ce sont près de 1 400 fonctionnaires du ministère de la Justice qui exercent à La Réunion.
Dans ces conditions, il n’est pas raisonnable de considérer qu’une seule assistante sociale puisse répondre durablement et efficacement aux besoins de l’ensemble des personnels.
Les agents du ministère de la Justice sont confrontés à des situations personnelles, familiales et professionnelles qui nécessitent un accompagnement social de proximité, disponible et de qualité.
FO Justice demandedonc que cette revendication soit désormais entendue et qu’un renforcement pérenne des effectifs d’assistantes sociales soit rapidement acté à La Réunion.
FO Justice continuera à porter ce dossier avec détermination et restera pleinement mobilisé.
Ce mercredi 9 septembre 2026, dans la matinée lors des parloirs, une famille demande à mettre fin à son parloir en cours avec le détenu O. Ce dernier, d’une extrême virulence, casse la porte de la cabine des parloirs, se retrouvant ainsi sur la « travée détenus » !
Il s’en prend alors au collègue des parloirs sur place, en s’approchant de lui de manière agressive pour en découdre, puis le bouscule violemment.
Heureusement, l’agent est parvenu à maîtriser le forcené en l’amenant au sol, en attendant l’arrivée des renforts !
Par bonheur, aucun collègue n’aura été blessé lors de cette agression et de la mise en prévention qui a suivi de ce voyou !
Ce forcené, connaissant la faille du système, a fait une tentative de suicide en cellule disciplinaire afin d’en être rapidement sorti. Pourtant, il n’était pas suicidaire pour tout casser aux parloirs ou pour s’en prendre violemment au collègue !
DES ACTES INACCEPTABLES, DES PERSONNELS EXPOSÉS, UNE RÉPONSE FERME ET EXEMPLAIRE DOIT ÊTRE APPORTÉE !
FO JUSTICE exige :
➡️ Une sanction disciplinaire exemplaire de 30 jours lors de son passage en commission de discipline !
➡️ Une réponse pénale à la hauteur des faits.
➡️ La suspension immédiate de son permis de visite.
➡️ La mise en place d’un parloir hygiaphone lors de ses éventuels prochains rendez-vous, une mesure parfaitement justifiée au vu de la virulence de l’individu selon nous.
➡️ Le transfert sans délai du détenu vers un autre établissement.
Le syndicat local FO Justice tient à remercier les agents présents lors de cet incident pour leur professionnalisme et leur sang-froid !
FO Justice accompagnera le collègue dans ses démarches suite à son dépôt de plainte.
Enfin, FO Justice rappelle que dans le cadre des hygiaphones, si des mesures existent, c’est bien pour les faire appliquer ! Surtout quand on dispose des éléments nécessaires !
Les agents exercent au quotidien avec difficulté leur travail dans un contexte difficile de surpopulation pénale et ils doivent se sentir soutenus par leur hiérarchie et la direction.
Aucune tolérance ne doit être acceptée, encore moins lors de ce genre d’explosion de violence au sein de la Maison d’arrêt d’Arras !
FO Justice Arras a déjà écrit sur ce sujet et rappelle une fois de plus que le quartier arrivant à Arras, qui plus est labellisé RPE, ne doit pas avoir vocation à devenir, en partie, un quartier d’isolement pour des profils relevant d’une prise en charge psychiatrique !
Actuellement, nous avons deux cas dont la situation est devenue ingérable au quotidien !
Ce duo infernal est constamment dans la demande ! Ces deux protagonistes occupent la même cellule au quartier arrivant et se manifestent quotidiennement, soit par du tapage à la porte, soit par des menaces de passage à l’acte auto-agressif.
Ils n’hésitent d’ailleurs pas à solliciter de la même façon le service de nuit lors des rondes !
Ce numéro dure depuis des semaines et pousse malheureusement nos collègues à bout, nerveusement comme physiquement.
Pour FO Justice, ce genre de situation n’est pas acceptable !
Nous l’avons déjà dénoncé et nous rappelons que le personnel arrageois n’est pas une variable d’ajustement quotidienne pour des personnes détenues qui n’ont rien à faire sur notre structure !
De surcroît, l’un de ces deux détenus est l’auteur des trous réalisés dans les cours de « promenades punis » ! En juillet, FO Justice avait d’ailleurs signalé l’incompatibilité de ce profil avec notre structure.
Il apparaît clairement aujourd’hui qu’une demande de transfert aurait dû être initiée depuis longtemps !
DES PROFILS PSYCHIATRIQUES NE SONT PAS LE RÔLE D’UN QUARTIER ARRIVANT !
NOS COLLÈGUES NE SONT PAS UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT !
FO JUSTICE ARRAS EXIGE !
➡️ Le départ de ces deux détenus, qui perturbent quotidiennement le quartier arrivant et dégradent le moral des collègues, aujourd’hui à bout psychologiquement !
➡️ Les personnels d’Arras ne doivent plus être la variable d’ajustement d’une prise en charge qui n’est pas adaptée à notre établissement !
➡️ FO Justice attend désormais des actes et des réponses concrètes de la Direction !
Ce jour s’est tenu le CSA concernant la validation de l’organigramme appliqué.
FO JUSTICE CP CHÂTEAUROUXvote, avec ses 2 voix, en faveur de l’organigramme travaillé lors des réunions.
Le SPS indique que, s’agissant d’un organigramme sans étiquette syndicale, il vote POUR.
Seule l’UFAP, souhaitant supprimer davantage de postes fixes, vote pour sa propre proposition.
Organigramme travaillé lors des groupes de travail :
– 3 POUR / 1 CONTRE
Concernant le choix des collègues sur la mise en place de brigades autonomes, sur 126 votants :
• Autonomie de service : 48
• Cycle fixe : 29
• Abstention : 49
P-S. : Lors d’une réunion, la CGT et l’UFAP souhaitaient interdire le droit de vote aux collègues en poste fixe…
FO JUSTICE CP CHÂTEAUROUX, respectant le choix des collègues, retire son schéma organisationnel ne comportant pas de brigade autonome.
Nous faisons donc le choix du schéma proposé par l’OMAP, qui se compose d’une brigade en cycle fixe et de deux brigades autonomes, avec nos 2 voix
L’UFAP, suivie par le SPS, vote avec 2 voix en faveur d’un fonctionnement avec 100 % brigades autonomes, méprisant ainsi les abstentionnistes et ceux souhaitant un cycle fixe !
FO Justicea participé, ce jeudi 10 septembre 2026, au groupe de travail consacré à la réforme indemnitaire et indiciaire des DPIP.
Comme à l’accoutumée, le cœur des échanges s’est essentiellement concentré sur l’amélioration des grilles indiciaires et indemnitaires proposées.
Pour FO Justice, cette question, bien que légitime, ne peut constituer l’unique horizon de nos revendications.
➡️ Le véritable débat doit être posé : pour quelles raisons la DGAP refuse-t-elle d’engager une véritable réflexion sur la création d’un corps unique de directeurs, au regard de la nature des missions exercées et du niveau de responsabilités aujourd’hui assumé par les DPIP ?
C’est bien la reconnaissance pleine et entière des compétences, des missions et des responsabilités des DPIP qui doit être au cœur des discussions.
UNE POSITION QUE FO JUSTICE DÉFEND DEPUIS LONGTEMPS
FO Justicese réjouit de constater que l’UFAP UNSA justifie désormais son absence à ce groupe de travail en mettant en avant l’absence de représentativité de certains participants.
➢ Cette situation,FO Justicel’avait déjà dénoncée lors du précédent groupe de travail.
Nous ne pouvons donc que constater que l’UFAP UNSA rejoint aujourd’hui une position que nous défendons depuis longtemps.
Nous déplorons cependant que cette prise de position intervienne dans un contexte qui nous apparaît davantage guidé par une démarche électoraliste et opportuniste que par une volonté constante de défendre les intérêts des DPIP.
FO JUSTICE RESTE CONSTANT ET COHÉRENT
➡️ Contrairement aux postures de circonstance,FO Justicereste constant dans sa ligne revendicative : obtenir une véritable amélioration du statut des DPIP et la reconnaissance correspondant au niveau réel de leurs missions et responsabilités.
Nous dénonçons le fait de présenter aujourd’hui comme une découverte une réalité que FO Justicea déjà dénoncée auprès de l’administration, et ce bien en amont des prochaines élections professionnelles.
Les revendications syndicales ne peuvent être à géométrie variable en fonction du calendrier électoral.
FO Justicen’œuvre que dans l’intérêt des agents. Il était donc nécessaire de rétablir cette réalité.
LE DIALOGUE SYNDICAL, PAS L’ABSENTÉISME OPPORTUNISTE
➡️ Pour FO Justice, la défense des DPIP passe par la présence, le dialogue et la confrontation des revendications avec l’administration.
Nous prônons le débat syndical avec l’administration, pas l’absentéisme opportuniste.
C’est par notre présence dans les instances, par nos interventions et par notre détermination que nous entendons faire avancer les droits et la reconnaissance des DPIP.
NOTRE OBJECTIF EST CLAIR
➡️FO Justicesera toujours présent pour défendre une reconnaissance pleine et entière des missions exercées par les DPIP.
Parce que le niveau de responsabilités assumé aujourd’hui par les DPIP doit enfin être reconnu à sa juste valeur.
➡️ FO Justice revendique la reconnaissance de cette réalité et l’accès des DPIP à la catégorie A+.
La reconnaissance statutaire des DPIP n’est pas une revendication électorale. C’est une exigence syndicale !
FO JUSTICE – CONSTANT, COHÉRENT, ENGAGÉ POUR LES DPIP
Ce 10 septembre 2026, une nouvelle découverte a été réalisée au bâtiment D4 : près de 250 g de résine de cannabis, un iPhone, une puce LYCA mobile, des câbles, un chargeur, une cigarette électronique et divers objets interdits.
Ce n’est pas anodin ! Ces découvertes montrent une nouvelle fois que les trafics et les moyens de communication continuent de circuler en détention.
Mais jusqu’à quand les personnels devront-ils compenser, par leur engagement, les difficultés du quotidien ?
Force Ouvrière Justice félicite les agents pour leur vigilance et leur professionnalisme.
Force Ouvrière Justice exige des moyens à la hauteur des réalités du terrain et des suites à la hauteur des faits.
LA SOLIDARITÉ DES PERSONNELS UNE NOUVELLE FOIS AU RENDEZ-VOUS !
SÉCURITÉ | RESPECT | RECONNAISSANCE
Hier, le mercredi 09 septembre 2026, en fin d’après-midi, une surveillante de la MAF a été victime d’une agression physique alors qu’elle effectuait simplement sa mission.
Alors qu’elle procédait à la distribution du repas d’une personne détenue, accompagnée de la capitaine de bâtiment, cette dernière s’est brusquement dirigée vers notre collègue et lui a volontairement porté une gifle.
Face à cette agression, l’ensemble des personnels présents sur le bâtiment, épaulés par le major de service, sont immédiatement intervenus afin de mettre fin à l’incident et de procéder à la mise en prévention de la personne détenue.
UNE SOLIDARITÉ QUI FAIT LA FORCE !
FO Justice tient à saluer le sang-froid, la maîtrise et l’esprit d’équipe de l’ensemble des personnels mobilisés.
Dans un contexte marqué par le manque d’effectifs, les rappels à répétition sur les repos et une fatigue qui s’accumule, l’intervention rapide et collective démontre une nouvelle fois le professionnalisme des équipes.
L’intervention s’est déroulée sans blessure, grâce à la parfaite coordination des agents et à leur réactivité.
Les surveillantes et surveillants de la MAF peuvent compter les uns sur les autres : c’est cette solidarité qui permet de tenir face aux situations les plus difficiles.
DES CONDITIONS DE TRAVAIL TOUJOURS PLUS ÉPROUVANTES !
Cette nouvelle agression rappelle la réalité quotidienne à laquelle les personnels de la MAF sont confrontés.
Les agents sont en première ligne. Ils assurent leurs missions dans un contexte de sous-effectif, de rappels excessifs sur leurs repos et de fatigue accumulée.
La solidarité des équipes est une force, mais elle ne doit pas devenir le moyen de compenser durablement le manque de moyens.
Les personnels de la MAF doivent pouvoir exercer leur métier dans des conditions dignes et sécurisées. La sécurité des agents doit être une priorité.
DES ÉQUIPEMENTS DE PROTECTION À BOUT DE SOUFFLE !
FO Justice alerte sur l’état préoccupant des tenues pare-coups et équipements de protection à disposition des personnels.
Certains matériels sont devenus anciens, fortement abîmés : élastiques détendus ou hors d’usage, systèmes de maintien détériorés… Ces équipements ne garantissent plus des conditions d’utilisation satisfaisantes et mettent en difficulté les agents lors des interventions.
IL EST INACCEPTABLE QUE LES PERSONNELS DOIVENT INTERVENIR AVEC DU MATÉRIEL EN FIN DE VIE !
FO JUSTICE DEMANDE :
Un état des lieux immédiat des équipements de protection disponibles à la MAF.
Le retrait et le remplacement sans délai de tout matériel dégradé ou ne présentant plus les garanties de sécurité nécessaires.
La mise en place d’un renouvellement régulier et anticipé des tenues pare-coups et équipements, afin que les personnels disposent en permanence de matériel pleinement opérationnel.
Des effectifs à la hauteur des besoins et la fin des rappels systématiques sur les repos.
Des conditions de travail dignes et sécurisées pour tous les personnels de la MAF.
SOUTIEN À NOTRE COLLÈGUE ET À L’ENSEMBLE DES PERSONNELS DE LA MAF !
FO JUSTICE RESTE AUX CÔTÉS DES AGENTS, AUJOURD’HUI COMME DEMAIN.
LE RESPECT, LA SÉCURITÉ ET LA RECONNAISSANCE DES PERSONNELS NE SONT PAS NÉGOCIABLES !
► Votre représentant FO Justice a siégé le 7 septembre 2026 au Comité Social d’Administration Spécialisé de la Cour d’Appel de Saint-Denis. Voici les points essentiels à retenir de cette réunion.
1.Approbation du procès-verbal du CSA Spécialisé du 9 mars 2026
Le procès-verbal de la précédente séance a été approuvé sans réserve particulière.
2.Suivi des recommandations du rapport de visite du CSA à Mamoudzou
Un travail de suivi a été engagé par les cheffes de cour afin de permettre le contrôle des actions réalisées et à réaliser à la suite du rapport de visite.
► FO Justice rappelle qu’il est important que chaque agent signale par écrit toute mention sur le registre santé et sécurité qui poserait encore problème.
► Sur la climatisation : sur 3 groupes, 1 est actuellement défectueux. Plusieurs devis ont été présentés, pour un montant avoisinant les 100000 euros, alors que la capacité financière est limitée en fin d’année. Une solution temporaire est à l’étude en attendant une réponse plus pérenne, avec l’idée de remplacer l’ensemble des groupes l’année prochaine ; un audit est en cours. Le groupe du R+2 sera changé en priorité avant la fin de l’année. La centrale s’est dit favorable à un accompagnement financier sur ce dossier.
► Autres points de suivi : le système d’alarme a été changé. Le bâtiment 2 est désormais occupé. Le bâtiment ORPI a été libéré par la juridiction. Le bâtiment JUWA 1 est désormais occupé par le Conseil de Prud’hommes (CPH), avec des travaux en cours sur JUWA 7 pour permettre la création d’une salle d’audience dédiée au CPH.
3.Planning de la visite des sites du Tribunal Judiciaire de Saint-Denis
Une visite du Tribunal Judiciaire de Saint-Denis par le CSA se tiendra le lundi 16 novembre prochain. Deux élus ont été désignés par les élus en qualité de rapporteur : Wilson FONTAINE-BLAS pour FO Justice et Cindy DAMOUR pour l’UNSA SJ.
4.Travaux au Tribunal Judiciaire de Saint-Denis — Organisation des espaces
Ce point n’a pas donné lieu à des échanges approfondis lors de cette séance en raison de la mise en place d’une visite des locaux le 16 novembre courant.
5.Situation du parquet de Saint-Denis
Un contrôle de fonctionnement a été réalisé, donnant lieu à un rapport assorti de préconisations. Trois magistrats placés sont actuellement en mission au parquet. Un travail de rationalisation et d’organisation de l’activité du parquet est nécessaire.
Onze magistrats sont actuellement affectés à la CLE. Une demande de création d’un second poste de PRA a été formulée, ce qui porterait à 2 le nombre de PRA pour le TJ de Saint-Denis.
La Procureure Générale a souligné l’importance de la création de ce poste sur le site du TJ de Saint-Denis.
► FO Justice soutient cette demande de renfort, indispensable au bon fonctionnement du parquet et aux conditions de travail des agents.
6.Retour sur la création d’un article sur le syndrome vicariant
Le syndrome vicariant, plus souvent appelé traumatisme vicariant ou « traumatisme par procuration », est une forme de stress indirect où un professionnel développe des symptômes de stress post-traumatique non pas en vivant un événement lui-même, mais en étant exposé- de manière répétée aux récits ou aux images de la souffrance d’autrui, par empathie.
Un projet d’article sur ce sujet sera préparé courant octobre, avant validation par le médecin du travail, le psychologue et les cheffes de cour, en vue de sa diffusion à l’ensemble des agents.
► FO Justice salue cette initiative de prévention et de reconnaissance d’un risque professionnel encore trop souvent invisible.
7.Questions diverses
Une assistante sociale remplaçante arrive en remplacement de Mme HELION actuellement en congé de maternité, jusqu’au mois de mars 2027.
FO Justice continuera de porter vos préoccupations et de vous informer à chaque étape !
Dernièrement, nous apprenions que la doctrine obligeait notre établissement à mettre à disposition des PREJ une surveillante, même non formée ESP, lors d’extraction judiciaire concernant les détenues de notre QF.
Peu importe les risques « mortels » encourus par des personnelles qui ont choisi de ne pas subir la formation ESP et qui n’ont aucune compétence en la matière. L’administration et certains interlocuteurs, toujours prompts à satisfaire leurs « groupes d’élites », qui refusent, depuis 2026, de prendre en charge une détenue sans agente, exigent auprès de notre direction complaisante l’apport d’un personnel féminin obligatoirement issu des effectifs de la MA Chalons.
Pour les personnels de notre établissement ce sera, NON
Les surveillantes de notre établissement ne sont pas les variables d’ajustement, elles ne serviront pas de faire valoir concernant les décisions « médiatiques » de notre ministère de tutelle qui a accepté de mettre en place la prise en charge de l’ensemble des missions d’extraction et transfèrement, sans réflexion et sans personnel, et qui, avec l’allégeance « carriériste » des échelons inférieurs prestes à se soumettre le doigt sur la couture et la tête basse, n’hésite pas mettre en danger les bleues des coursives, alors que dans le même temps, il s’enorgueille devant les journalistes d’être proche de leur personnel et d’en assurer leur sécurité.
Que personne ne se méprenne !! Notre syndicat local ne refuse pas l’obligation de l’apport d’un personnel féminin pour des extractions de détenue femme, bien au contraire ! Nous proclamions déjà, à l’époque où les PREJ ne semblaient pas aussi perturbés de faire sans, notre interrogation sur les risques encourus par la prise en charge uniquement d’hommes lors de ce type de transport, pratique toujours en place pour les autres FDO et dans la grande majorité des autres DISP .
Mais, nous nous interrogeons sur le choix obligatoire d’une surveillante uniquement issue des personn «elles » de chalons, même non armée, alors qu’un nombre, non négligeable de personnel féminin formée ESP , pratique dans l’ensemble des établissements proche de notre MA.
Les missions judiciaires ne sont généralement pas programmées au dernier moment (sauf CI) ! Ainsi pourquoi une surveillante ou membre de l’encadrement, formée ESP ne peut-elle être prévue ? S’agit-il d’un manque d’anticipation ou de capacité de management des personnels dévolus à ces tâches ?
En tout état de cause, Madame la directrice, les agentes de notre établissement, à la majorité, refusent de mettre entre parenthèse leur « vie » pour satisfaire, hors prérogative, les désidératas, incompétences, et/ou décisions hors sols de ceux qui prennent des décisions depuis des bureaux douillets de l’AP.
Tôt ce matin, une opération de fouille sectorielle a été menée sur 24 cellules du Centre de Détention de Saint-Mihiel.
Le bilan des découvertes parle de lui-même :
➢ 11 téléphones portables
➢ 120 grammes de stupéfiants
➢ 17 chargeurs
➢ 4 IPTV
➢ 2 armes artisanales
Ces saisies importantes démontrent une fois de plus la nécessité absolue de maintenir une vigilance constante et de multiplier ce type d’interventions pour sécuriser l’établissement.
FO Justice tient à saluer et remercier chaleureusement :
Les équipes ELSP, venues de 6 établissements voisins pour avoir prêté main forte à nos collègues ELSP. (20 agents)
L’ensemble des collègues présents de notre CD et du CP Metz et des officiers mobilisés dès l’aube pour le bon déroulement des opérations.
La direction par intérim ainsi que la directrice de cabinet de Madame la Préfète pour leur présence sur le terrain aux côtés des personnels.
Le professionnalisme et la réactivité de tous les intervenants qui ont permis de mener à bien cette mission dans des conditions optimales.
FO Justice reste à vos côtés, au quotidien, pour défendre vos conditions de travail et votre sécurité !