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Prison de Nouméa : La prévention des risques n’est pas une option !

Monsieur Vincent DUPEYRE

Directeur Interrégional

Direction des Services Pénitentiaires d’Outre-Mer

48, rue Denis PAPIN

94200 Ivry-sur-Seine

Objet : Conditions de travail, d’hygiène et de sécurité – Entrave à l’exercice syndical

P.J. : Relance écrite adressée au médecin de prévention

Réf : Décret n° 2011-184 du 15 février 2011 article 37 et 34 relatif aux comités techniques dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ; Décret n°82-447 du 28 mai 1982 article 18-1 relatif à l’exercice du droit syndical dans la fonction publique ;

Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique ;

Décret n°2020-1427 du 20 novembre 2020 relatif aux comités sociaux d’administration dans les administrations et les établissements publics de l’Etat ;

Article R4121-4 du code du travail ;

Charte du dialogue social

Copie adressée à : Monsieur le Député et Monsieur le Sénateur de la Nouvelle Calédonie, autorités administratives territoriales concernées

Monsieur le Directeur Interrégional,

Par une lettre ouverte à votre attention, en date du 26 mars 2026, FO JUSTICE vous a alerté sur un manque de transparence concernant la transmission des informations et des documents nécessaires au travail d’évaluation des risques professionnels, définis comme suit :

  •  Le rapport social unique ou bilan social ;
  •  Le rapport de l’agent de prévention ;
  •  Le rapport du médecin de prévention.

Dans le cadre de la première Formation Spécialisée, en date du 29 mai 2026, FO JUSTICE a une nouvelle fois constaté l’absence de présentation dédit rapports.

Nous vous rappelons que ces documents constituent des éléments essentiels à l’information d’indicateurs, à l’élaboration du programme annuel de prévention des risques professionnels, mais également au recensement des données relatives à la santé, la sécurité et aux conditions de travail.

Or, dans le cadre de l’exercice de ses compétences, le CSA doit pouvoir disposer de ces données afin d’exercer pleinement ses prérogatives en matière d’amélioration des conditions de travail des agents du service public. À ce titre, les données issues de la base de données sociales, ces indicateurs obligatoires constituent un support indispensable aux débats relatifs à l’évolution des politiques de ressources humaines. Le manque de transparence concernant les moyens et la communication marque un sentiment d’entrave à l’action syndicale, et porte atteinte à la mise en place et au bon exercice des missions des représentants du personnel, ainsi qu’à l’exercice du droit syndical.

FO JUSTICE exige légitimement l’accès à l’ensemble des pièces nécessaires afin de pouvoir exercer pleinement ses prérogatives et mener un travail approfondi en faveur de l’amélioration des conditions de vie et de travail des personnels. Nous vous demandons donc de bien vouloir remédier à cette situation dans les plus brefs délais.

Autre point constaté qui pose question : outre l’absence du rapport du médecin de prévention, document permettant au comité et à la FS de mesurer l’activité de la médecine de prévention au sein de l’établissement. À la demande des représentants du comité, une visite de site ainsi qu’une intervention ont été réalisées le 10 décembre 2025 en présence du médecin, afin d’identifier et de retranscrire certaines situations de travail relevant de risques professionnels. Malgré une relance écrite adressée au médecin (PJ), FO JUSTICE est au regret de constater qu’à ce jour, aucun signalement écrit n’a été réalisé ni transmis à la suite de ces interventions.

Il est à rappeler que le médecin de prévention, dans une position de neutralité, a l’obligation de signaler par écrit au chef de service les risques pour la santé des agents qu’il constate et qui sont en rapport avec leur milieu de travail. Il est également tenu de rédiger chaque année un rapport d’activité, transmis au chef de service ainsi qu’à la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ou, à défaut, au comité social d’administration. Au regard de ces éléments, nous vous demandons de remédier à cette situation dans les plus brefs délais.

Autre point également, concernant les missions relevant de l’agent de prévention, FO JUSTICE dénonce le fait que les conditions nécessaires à leur exercice ne sont aujourd’hui plus réunies. Il convient de rappeler qu’en date du 21 janvier 2026, à la suite de la démission de l’agent de prévention (ADP), ce poste n’a, à ce jour, toujours pas fait l’objet d’un appel à candidature. Cette situation entraîne de fait un défaut dans l’identification des besoins, ainsi que dans la mise en œuvre des travaux et des actions de prévention à engager au sein de l’établissement.

Pourtant, à plusieurs reprises, FO JUSTICE a pris ses responsabilités en vous faisant valoir des propositions concrètes visant à résoudre ou à améliorer cette situation. La persistance de cette situation pose également question sur la réelle volonté de votre autorité, en sa qualité de garante de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents, de prendre les mesures nécessaires pour régler durablement cette problématique.

La situation en matière de prévention des risques psychosociaux (RPS), prévue par l’accord cadre et la circulaire du ministère de la Justice de 2013, qui doivent être mis en application localement, demeure totalement carencée.

À ce jour, aucun diagnostic partagé des facteurs de risques psychosociaux n’a été présenté ni débattu au sein du comité. De même, aucun programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail n’intègre de plan d’action spécifique en matière de prévention des RPS, assorti d’objectifs précis et d’un calendrier clairement défini.

Nous déplorons qu’à ce jour, aucune politique efficace de prévention des risques psychosociaux ne soit mise en œuvre au sein de l’établissement et déclinée au sein des différents services. Pourtant, l’évaluation et la prévention des RPS s’inscrivent pleinement dans la démarche globale de prévention des risques professionnels et participent directement à l’amélioration des conditions de vie au travail des agents de la fonction publique.

FO JUSTICE vous rappelle que le protocole d’accord relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, impose à l’administration une obligation de protection de la santé physique et mentale des agents publics, et plus particulièrement des personnels des services pénitentiaires.

Par ailleurs, lors de la séance de la FS, une pratique courante et non conforme a été relevée concernant les interventions des agents de surveillance lors des coupures de courant au sein des bâtiments. En effet, les personnels se retrouvent livrés à eux-mêmes pour palier ces situations et sont amenés, dans certains cas, à intervenir directement sur les tableaux électriques afin de rétablir le courant, sans aucune préconisation ni consigne adaptée, et dans des conditions présentant un risque.

Or, il s’avère qu’un agent a bénéficié, il y a plus de deux ans, d’une formation à la sensibilisation aux risques électriques dont l’objectif était d’assurer une mission de formation destinée aux personnels exposés.

FO JUSTICE constate que cet agent ne répond pas au cadre de la mission qu’il lui a été attribuée et que, parallèlement, la direction locale n’assure plus son rôle de contrôle, laissant ainsi se développer des situations de travail à risque pour les agents de terrain.

Au vu des situations relevées et recensées, il apparaît aujourd’hui clairement que votre autorité doit être en mesure d’apporter des réponses concrètes, au regard des responsabilités qui sont les vôtres.

À ce titre, FO JUSTICE entend vous en rappeler les fondamentaux :

  •  En application de l’article R4121-4 du code du travail, le chef de service doit indiquer à ses agents les modalités d’accès au DUERP et du registre de santé et de sécurité au travail afin de les informer des mesures de prévention des risques identifiés ainsi que des consignes de sécurité.
  •  En application du Décret n°82-453 du 28 mai 1982 relatif à l’hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu’à la prévention médicale dans la fonction publique, les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité.
  •  Au titre de l’article L 4121-1 du Code du travail, l’employeur doit prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs, notamment par le biais d’actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, d’action d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés ». L’évaluation des risques professionnels constitue une obligation de l’employeur.

Dans l’attente de votre positionnement sur ces sujets, nous vous prions de croire Monsieur le Directeur Interrégional, à notre profond attachement au service public pénitentiaire mais également, à la protection de celles et ceux qui le font vivre.

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Prison de Fresnes : Une journée sous très haute tension !

Les personnels du Centre pénitentiaire de Fresnes ont, une nouvelle fois, dû faire face à une journée particulièrement éprouvante.

INTERVENTION EN DÉTENTION : SIX AGENTS PRIS EN CHARGE !

Lors d’une affectation de cellule, une personne détenue a refusé l’arrivée d’un nouveau codétenu et s’est opposée physiquement et avec virulence à l’intervention des personnels.

Les surveillants présents, accompagnés d’un brigadier-chef encadrant et d’un major, ont dû intervenir afin de reprendre le contrôle.

PLUSIEURS COLLÈGUES ONT ÉTÉ BLESSÉS ET CERTAINS EXPOSÉS À DES PROJECTIONS DE SANG.

➡️ SIX AGENTS ont nécessité une prise en charge médicale à l’issue de l’intervention.

FO Justice apporte son soutien total à l’ensemble de nos collègues concernés et leur souhaite un prompt rétablissement.

INTEMPÉRIES : LES PERSONNELS ENCORE MOBILISÉS !

Dans le même temps, les fortes intempéries ont provoqué plusieurs inondations au sein de l’établissement et de ses structures rattachées.

Là encore, les personnels ont répondu présents pour sécuriser les secteurs, gérer les conséquences de la montée des eaux et assurer la continuité du service.

Selon les dernières informations portées à notre connaissance, la situation est désormais maîtrisée.

D’importantes opérations de nettoyage sont prévues afin de remettre les secteurs concernés en état.

AGRESSION, BLESSURES, INTEMPÉRIES :

NOS COLLÈGUES TOUJOURS EN PREMIÈRE LIGNE !

En quelques heures, nos collègues auront encore dû faire face à l’exceptionnel tout en continuant d’assurer leurs missions.

➡️ À nos collègues blessés : tout notre soutien.

➡️ À l’ensemble des agents, gradés et personnels mobilisés aujourd’hui : votre engagement mérite d’être reconnu.

FO Justice restera particulièrement attentif aux suites de ces événements, à l’accompagnement des agents concernés et aux difficultés rencontrées sur le terrain.

Besoin d’un accompagnement, d’une intervention ou simplement de nous faire remonter une difficulté : sollicitez-nous.

NOUS SOMMES PRÉSENTS À VOS CÔTÉS.

FACE À L’EXCEPTIONNEL, LES PERSONNELS RÉPONDENT PRÉSENTS.

FO JUSTICE AUSSI !

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Prison de Besançon : Quartiers mineurs, l’alerte est lancée !

FO Justice – Bureau local de Besançon tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme concernant la situation du quartier mineurs de la Maison d’arrêt de Besançon.

L’effectif des mineurs incarcérés connaît actuellement une augmentation alarmante, avec des profils de plus en plus complexes et difficiles à prendre en charge.

Pourtant, face à cette situation, les moyens humains restent totalement insuffisants.

19 places… et seulement UN agent mineur par jour !

Cette situation est totalement inadmissible et fait peser un risque majeur, aussi bien sur les personnels que sur les mineurs eux-mêmes.

À cela s’ajoute une réalité particulièrement préoccupante : pratiquement aucune activité n’est proposée aux mineurs détenus. Un quartier mineur sans activités suffisantes, sans prise en charge adaptée, avec des moyens humains dérisoires et des locaux inadaptés n’a finalement de « quartier mineurs » que le nom.

Les personnels doivent quotidiennement composer avec des situations de plus en plus tendues, sans disposer des moyens nécessaires pour assurer leur mission dans des conditions acceptables de sécurité.

LEURS CONDITIONS D’INCARCÉRATION SONT NOS CONDITIONS DE TRAVAIL !

FO Justice refuse de banaliser cette situation.

Nous avons alerté à plusieurs reprises l’administration sur la nécessité de renforcer les moyens humains et d’améliorer la prise en charge des mineurs.

Malgré ces alertes, aucune réponse à la hauteur de la situation n’est apportée.

Cerise sur le gâteau, les mineurs incarcérés à Besançon proviennent désormais de régions de plus en plus éloignées.

Cette situation génère également des difficultés importantes en matière d’extractions judiciaires, notamment du fait des distances à parcourir. Ces extractions mobilisent des personnels et des moyens opérationnels que notre administration n’a déjà pas ! Et que dire des risques encourus lors de ces transports longues distances.

Pendant que nos effectifs sont déjà sous tension, nous devons donc encore mobiliser des agents pour assurer ces missions.

Combien de temps faudra-t-il attendre ?

Faudra-t-il, comme trop souvent, attendre qu’un incident grave survienne pour que l’administration prenne enfin la mesure du problème ?

FO Justice Bureau local de Besançon exige :

  • Le renforcement immédiat des effectifs affectés au quartier mineurs.
  • Une véritable prise en charge éducative et des activités adaptées.
  • Des moyens à la hauteur de l’augmentation des effectifs et de la complexité des profils.
  • Une prise en compte des contraintes générées par les extractions judiciaires.
  • Une évaluation urgente des conditions de sécurité des personnels et des mineurs.

NOUS AVONS PRÉVENU. L’ADMINISTRATION DOIT MAINTENANT AGIR !

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DI de Lyon : Gratuité des TCL pour les forces de l’ordre, les personnels pénitentiaires sont-ils concernés ?

M LUI-HIN-TSAN Didier A Madame SARSELLI Véronique Secrétaire Régionale FO Justice Lyon Présidente de la Métropole de Lyon Présidente de SYTRAL Mobilités

Objet : Gratuité des TCL pour les personnels pénitentiaires

Madame la Présidente,

L’Union Interrégionale des Services Pénitentiaires FO Justice Lyon a bien pris acte de votre volonté de rendre gratuits les TCL pour les forces de l’ordre, lors de votre intervention aux médias du 25 août 2026 afin de renforcer la sécurité des citoyens lyonnais dans les transports en commun.

Nous prenons cette annonce avec beaucoup d’enthousiasme et ne pouvons qu’être satisfaits d’une telle mesure.

En tant que 3ème force de sécurité intérieure, notre intégration à ce dispositif constituerait une marque de reconnaissance de notre professionnalisme.

Notre présence permettrait un élargissement des ressources humaines, capables de renforcer et d’assurer la sécurité dans les transports.

Nos missions au quotidien ciblent la sécurisation intérieure et périmétrique des établissements pénitentiaires, la garde et la protection des personnes qui nous sont confiées, ainsi que des missions extérieures sur la voie publique.

Nous sommes formés en grande partie aux techniques d’intervention, à l’utilisation des armes et à la gestion des conflits. De nous avoir à vos côtés sera un plus pour les usagers.

Votre annonce laisse à penser que notre intégration à ce dispositif est de fait, de par notre statut de force de sécurité de l’État.

Dans le cas contraire, nous vous demandons de prendre en considération notre courrier.

L’UISP FO Justice Lyon reste à votre disposition pour tout échange afin de vous apporter des éléments complémentaires pouvant motiver votre décision quant à notre intégration à ce dispositif.

Comptant sur votre diligence, je vous prie d’agréer, madame, l’expression de notre haute considération.

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Prison de Brest : Quartier Femmes, la sécurité passe par des moyens adaptés !

5 TÉLÉPHONES DÉCOUVERTS EN 4 CELLULES

Dans la nuit du 26 août 2026, une fouille sectorielle a été réalisée au quartier femmes.

→ 8 détenues contrôlées

→ 5 cellules fouillées

→ 1 cellule sans découverte

→ 5 téléphones retrouvés dans 4 cellules

Ces découvertes démontrent une nouvelle fois la nécessité de renforcer les moyens de contrôle et de détection sur ce secteur.

• FO JUSTICE DEMANDE UN PORTIQUE DE DÉTECTION !

Le bureau local FO Justice insiste une nouvelle fois sur la nécessité d’installer un portique de détection au quartier femmes.

Les résultats de cette fouille sont sans équivoque : 5 téléphones retrouvés dans 4 cellules.

Un portique de détection constituerait un outil supplémentaire indispensable pour renforcer les contrôles, limiter l’introduction d’objets interdits et améliorer la sécurité sur le secteur.

La sécurité passe par des moyens humains, mais également par des moyens matériels adaptés.

Il est temps de donner aux personnels les outils nécessaires pour assurer leurs missions dans de meilleures conditions.

FÉLICITATIONS AUX AGENTS !

Le bureau local FO Justice adresse ses félicitations à l’ensemble des agents ayant participé à cette opération pour leur investissement, leur professionnalisme et leur engagement.

La sécurité de l’établissement repose avant tout sur l’implication des personnels.

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Prison d’Annoeullin : 25 août, violences, incendies… une journée sous haute tension

UNE JOURNÉE QUI MET NOS PERSONNELS À RUDE ÉPREUVE

Le mardi 25 août 2026, notre établissement a été confronté à une succession d’événements particulièrement graves, mettant à rude épreuve l’ensemble des personnels.

En quelques heures, agression d’une collègue, insultes, découverte de produits illicites et de matériels interdits, puis plusieurs départs de feu au quartier disciplinaire se sont succédé.

Les agents ont dû intervenir dans l’urgence, avec réactivité et professionnalisme, pour maintenir la sécurité de l’établissement.

INSULTES, VIOLENCES : NOS COLLÈGUES NE DOIVENT PLUS ÊTRE DES CIBLES

Dans la matinée, lors d’une fouille programmée d’une cellule du bâtiment B, les personnels ont découvert 7,6 grammes de substances s’apparentant à de la résine de cannabis ainsi qu’un câble de chargement pour téléphone portable.

À l’issue de cette fouille, la personne détenue concernée a adopté un comportement particulièrement virulent, multipliant les insultes et le tapage.

Lors de la distribution des repas, la situation a dégénéré. Après de nouvelles insultes et alors qu’une dégradation de la télévision de la cellule était constatée, la personne détenue s’est volontairement dirigée vers une surveillante, l’a saisie au visage et au cou, provoquant sa chute dans l’entrée de la cellule.

Pour assurer sa sécurité, la collègue a dû refermer la porte de la cellule. La mise en prévention a finalement constitué le seul moyen de mettre fin à l’incident.

FO JUSTICE apporte son soutien total à notre collègue victime de cette agression.

PUIS LES INCENDIES SE SONT ENCHAÎNÉS !

Comme si cela ne suffisait pas, les personnels ont ensuite été confrontés à plusieurs départs de feu au quartier disciplinaire.

Peu avant 13h, une personne détenue a volontairement mis le feu à son matelas, ses draps et sa couverture dans sa cellule. L’intervention des agents a été nécessaire pour éteindre l’incendie, avant une prise en charge médicale par les personnels soignants et les sapeurs-pompiers.

Vers 15h15, un incendie a été déclenché dans une autre cellule du QD, là encore au niveau du matelas, des draps et de la couverture. Les collègues ont dû intervenir pour maîtriser le feu.

Puis, en soirée, la situation a pris une nouvelle dimension.

Vers 20h30, un détenu a volontairement mis le feu à des morceaux de draps, provoquant une propagation des flammes sur la toiture du QD. L’intervention du service de nuit avec le RIA a été nécessaire pour mettre fin à l’incident.

La mobilisation des personnels pour contenir le sinistre et sécuriser les personnes détenues présentes dans le secteur a été exemplaire.

QUAND LES AGENTS DOIVENT FAIRE FACE À TOUT… AVEC TOUJOURS LES MÊMES MOYENS !

Cette succession d’événements pose la question des conditions dans lesquelles nos personnels exercent leur mission.

Violences, agressions, trafics, dégradations, incendies… Les agents doivent être capables de répondre à toutes les situations, parfois dans l’urgence, et toujours avec le même objectif : assurer la sécurité de tous.

Pourtant, derrière chaque intervention, il y a des collègues qui prennent des risques.

Nous refusons que ces risques deviennent une banalité du quotidien pénitentiaire.

FO JUSTICE SALUE LE PROFESSIONNALISME DES PERSONNELS

Face à cette succession d’incidents, FO JUSTICE tient à saluer l’ensemble des personnels mobilisés au cours de cette journée et de cette soirée.

Les agents sont intervenus face aux violences, ont assuré les fouilles, ont maîtrisé les différents incendies et ont participé à la sécurisation du quartier disciplinaire.

Leur vigilance, leur sang-froid, leur réactivité et leur professionnalisme ont permis d’éviter que ces situations ne prennent une ampleur encore plus importante.

FO JUSTICE demande que l’engagement des personnels ayant participé à ces interventions soit reconnu et récompensé, notamment par des gratifications et des mises à l’honneur.

ASSEZ DE PAROLES : DES MOYENS !

Ces événements démontrent que les personnels pénitentiaires sont en première ligne face à des situations toujours plus complexes et dangereuses.

FO JUSTICE continuera d’exiger les moyens humains, matériels et sécuritaires nécessaires pour permettre aux agents d’exercer leurs missions dans des conditions dignes et sécurisées.

NOS COLLÈGUES NE SONT PAS DU MATÉRIEL JETABLE.

ILS MÉRITENT DES MOYENS.

ILS MÉRITENT LA PROTECTION.

ILS MÉRITENT LA RECONNAISSANCE.

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DI de Paris : FO rétablit le droit des agents !

CMO PENDANT UN CONGÉ BONIFIÉ : FO JUSTICE

OBTIENT UNE CLARIFICATION ET LA RÉGULARISATION DES PRATIQUES !

Objet : Clarification et régularisation des CMO intervenant pendant les congés bonifiés.

À la suite de notre communiqué du 24 juillet 2026 et de nos différentes interventions auprès de la DISP de Paris, FO Justice a obtenu une réponse claire de l’administration après échanges avec la DGAP.

Le principe est désormais acté : un CMO intervenant pendant un congé bonifié doit bien être pris en compte.

Concrètement :

  • la décision de congé bonifié doit être rapportée sur toute la période couverte par le CMO ;
  • le CMO doit être enregistré par les services RH de proximité dans HARMONIE ;
  • l’administration centrale est chargée de procéder à la régularisation de la décision de congé bonifié ;
  • la DIOS doit également transmettre les consignes nécessaires aux services des agents pour la régularisation dans ORIGINE.

L’administration confirme ainsi qu’un agent ne peut pas être placé simultanément en congé bonifié et en CMO.

FO Justice a saisi, FO Justice a insisté, FO Justice a obtenu.

Désormais, les consignes doivent être appliquées de manière uniforme dans l’ensemble des établissements, et les situations concernées doivent être régularisées.

FO Justice restera vigilant afin qu’aucun agent ne soit privé de ses droits en raison d’une interprétation locale contraire aux instructions de l’administration centrale.

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