Ce mercredi 19 août, les personnels ont une nouvelle fois démontré leur vigilance et leur professionnalisme à travers plusieurs découvertes réalisées au sein de l’établissement
Dès 9h00, au vestiaire, lors du contrôle des effets personnels d’un arrivant transfert, un surveillant a découvert deux cartes SIM dissimulées dans une serviette de bain.
Puis, en MAH1, vers 10h00, une fouille a permis de découvrir deux téléphones portables, dont un équipé d’une carte SIM, ainsi qu’un iPhone, un chargeur et un câble USB, le tout dissimulé dans un carton sur un meuble face au lit.
Quelques heures plus tard, vers 15h00 en MAH3, lors d’un sondage des barreaux au 4ᵉ étage, un surveillant a constaté des traces suspectes au niveau des parcloses d’une fenêtre. Un contrôle approfondi a alors permis de découvrir 86 pilules bleues semblant être des produits stupéfiants après test, deux téléphones portables, deux cartes SIM, une batterie et deux câbles.
Et comme si cela ne suffisait pas, vers 15h45 au parloir, à l’issue d’un parloir famille, un détenu a remis spontanément aux personnels 114,5 grammes de résine de cannabis, conditionnés en dix morceaux et dissimulés dans deux gros morceaux de cellophane.
Quatre découvertes en quelques heures : téléphones, cartes SIM, stupéfiants… Le constat est une nouvelle fois sans appel.
Le bureau local FO Justice tient à saluer le travail des personnels. Sans leur vigilance, leur connaissance du terrain et leur professionnalisme, une partie de ces objets et produits aurait pu être introduit en détention.
Mais ces découvertes doivent également interpeller.
Les personnels ne peuvent pas être le seul rempart face à la multiplication des trafics et des objets interdits. Chaque saisie doit être exploitée et faire l’objet des suites nécessaires.
Le bureau local FO justice exige une réponse ferme à la hauteur de la situation et rappelle que la sécurité de l’établissement ne peut souffrir d’aucune banalisation.
Les agents font leur travail… À la Direction maintenant de faire le sien.
Le 19 août 2026, une vingtaine de colis ont été projetés dans la cour de promenade du bâtiment F lors de la descente au sport. Parmi les objets récupérés figurait notamment de la pyrotechnie.
Un mortier d’artifice ou des « pétards » ne sont pas des simples « colis » : ce sont des dispositifs pyrotechniques capable de provoquer des blessures graves et de mettre directement en danger les personnels. Une question doit donc être posée : quelles étaient leur destination ? À quoi devaient-ils servir une fois introduit dans l’établissement ?
Cette projection n’avait pourtant rien d’imprévisible. Quelques minutes avant les faits, l’agitation des détenus et leurs regards répétés vers le mur d’enceinte avaient été constatés et signalés. La vigilance des personnels a permis de détecter rapidement la projection et d’intervenir sur les détenus tentant de récupérer les colis.
Dans le même temps, un détenu a volontairement bloqué une porte afin de retarder l’intervention des agents. Les personnels ont une nouvelle fois dû faire face à des comportements qui démontrent que certains détenus n’hésitent plus à défier ouvertement l’autorité !
FO Justice le répète :
La sécurité ne peut pas reposer sur la capacité des agents à se dédoubler et exige que l’administration agisse enfin pour sécuriser notre domaine afin qu’un drame ne survienne !
Projection de colis, introduction d’objets dangereux, obstruction volontaire des accès et comportements irrespectueux envers les personnels : ces faits ne doivent plus être banalisés.
FO Justice Val de Reuildemande des suites disciplinaires à la hauteur des faits et exige que les moyens humains nécessaires soient enfin mis en place pour garantir la sécurité des personnels.
FO Justice Val de Reuildemande à l’administration de mettre en place une fouille ciblant spécifiquement sur ce quartier !
FO Justice Val de Reuilfélicite l’ensemble des personnels, qui a su grâce a sa réactivité et son sens de l’observation éviter une intrusion d’objet qui aurait pu engranger une situation plus grave encore…
À Val-de-Reuil, les agents anticipent, interviennent et tiennent l’établissement. Il est temps que l’administration leur donne les moyens !
Débrayage des personnels : des premières avancées, mais une vigilance totale
Ce matin, de nombreux personnels du centre pénitentiaire de Saint-Denis ont répondu présents à l’appel au débrayage,faisant suite aux événements particulièrement graves survenus au cours des trois derniers jours, sur les cours de promenade du bâtiment F.
Durant ces trois journées, le bureau local FO Justice a été en contact avec le directeur interrégional adjoint et a porté auprès de l’administration des exigences précises et fermes, notamment concernant le transfert de certains protagonistes, voire des meneurs identifiés lors des événements récents.
Nous prenons acte des premières réponses apportées par la direction locale, qui vont dans le sens de nos revendications. Parmi les avancées annoncées figure notamment la possibilité de transferts vers le territoire hexagonal pour certains détenus concernés.
Par ailleurs, une réorganisation des mouvements au sein du bâtiment F doit être mise en œuvre dès ce matin.Celle-ci doit permettre de faciliter les mouvements tout en garantissant un niveau de sécurité maximal pour les personnels comme pour l’ensemble de l’établissement.
Ce débrayage constituait un premier ultimatum adressé à l’administration.
Nous l’avons clairement rappelé lors de notre prise de parole ce matin : si les demandes portées par FO Justice ne se traduisent pas rapidement par des actes concrets de l’administration, nous n’hésiterons pas à durcir le mouvement et à bloquer l’établissement.
Nous prenons donc acte des avancées actuellement engagées, mais nous resterons particulièrement vigilants dans les prochains jours, tant sur l’évolution de la situation au sein du centre pénitentiaire que sur la concrétisation des engagements pris dans le cadre des négociations.
FO Justice a également rappelé une problématique majeure qui fragilise quotidiennement notre établissement : 23 postes sont actuellement vacants au centre pénitentiaire de Saint-Denis.
Dans un contexte déjà particulièrement tendu, cette situation en matière d’effectifs est devenue chaotique et intenable pour les personnels.
Nous demandons donc à l’administration de prendre pleinement la mesure de cette situation et d’apporter des réponses concrètesà cette pénurie d’effectifs, qui pèse directement sur les conditions de travail des agents et sur la sécurité de l’établissement.
Le bureau local FO Justice du centre pénitentiaire de Saint-Denis reste pleinement mobilisé aux côtés des personnels.
Dans ces périodes particulièrement difficiles, les agents peuvent compter sur notre présence, notre détermination et notre total investissement pour défendre leurs intérêts et leur sécurité.
Rappels incessants, RH sacrifiés, week-ends inexistants, modifications de dernière minute et matin-soir aux étages matin comme soir : les collègues sont à bout !
FO Justice connaît les contraintes du service. Mais remplir des tableaux Excel ne suffit pas à gérer des femmes et des hommes.
UN PLANNING PEUT ÊTRE COMPLET SUR L’ÉCRAN ET CATASTROPHIQUE SUR LE TERRAIN !
Derrière chaque nom, il y a un collègue. Derrière chaque collègue, il y a une famille, des obligations et une vie personnelle.
Lorsqu’un personnel régulièrement rappelé sollicite exceptionnellement un repos, la nécessité de service tombe comme un couperet.
LE DONNANT-DONNANT NE PEUT PAS TOUJOURS FONCTIONNER DANS LE MÊME SENS !
UNE POLITIQUE MANAGÉRIALE QUI NUIT À L’ÉTABLISSEMENT !
FO Justice constate que les méthodes mises en œuvre au service des agents suscitent un profond mécontentement et accentuent la fatigue des collègues.
La pression permanente ne règle rien. Elle fragilise les équipes et finit par produire l’effet inverse de celui recherché.
Les remontées recueillies font état de tensions et de difficultés croissantes, y compris au sein du service des agents. Lorsque le fonctionnement paraît plus apaisé dès que cette pression retombe, il est légitime de s’interroger sur les méthodes employées.
QUAND LES DYSFONCTIONNEMENTS SE MULTIPLIENT, IL FAUT CESSER D’ACCUSER LE TERRAIN ET COMMENCER À QUESTIONNER LES MÉTHODES !
À un tel poste, l’autorité doit nécessairement s’accompagner d’écoute, d’explications et d’une véritable dimension humaine.
L’AUTORITÉ N’EXCLUT PAS LA MAÎTRISE DE SOI !
Chaque collègue possède son caractère. La majorité sait pourtant se maîtriser, respecter les autres et travailler sans imposer sa pression à toute une équipe.
SAVOIR SE CONTRÔLER N’EST PAS UNE FAIBLESSE : C’EST UNE QUALITÉ PROFESSIONNELLE !
L’autorité ne se mesure ni au ton employé ni à la pression exercée. Elle se construit par la confiance, la cohérence et l’exemplarité.
À force d’imposer sans écouter, le ras-le-bol finira par l’emporter.
MATIN À L’ÉTAGE, SOIR À L’ÉTAGE !
Certains collègues enchaînent les matin-soir avec une affectation aux étages le matin puis de nouveau le soir.
MATIN À L’ÉTAGE, SOIR À L’ÉTAGE : CE N’EST PLUS DE L’ORGANISATION, C’EST DE L’ÉPUISEMENT PROGRAMMÉ !
ORIGINE NE REMPLACE PAS LE RESPECT !
Une note récente demande aux collègues de vérifier leur planning sur Origine avant de quitter leur service.
Dans les faits, certaines modifications sont enregistrées sans appel, sans courriel et sans véritable échange. Parfois, un simple mail est envoyé alors même que le collègue est rappelé la veille pour le lendemain.
MODIFIER UNE CASE DANS ORIGINE NE SUFFIT PAS À INFORMER CORRECTEMENT UN COLLÈGUE !
Un personnel aux étages matin et soir ou terminant au mirador à 19 heures ne dispose pas toujours des conditions nécessaires pour consulter l’application.
Les collègues surveillent des coursives : ils ne passent pas leur vacation devant un ordinateur !
Origine est un outil de consultation. Il ne doit pas devenir un moyen de transférer toute la responsabilité sur les personnels.
UN RAPPEL LA VEILLE POUR LE LENDEMAIN MÉRITE DAVANTAGE QU’UNE CASE MODIFIÉE OU UN MAIL IMPERSONNEL : UN APPEL, UNE EXPLICATION ET UN MINIMUM DE RESPECT !
L’ABSENTÉISME NE SE COMBAT PAS EN ÉPUISANT LES PRÉSENTS !
L’administration prétend lutter contre l’absentéisme. Mais à coups de rappels, de RH sacrifiés et de pression permanente, elle risque de fabriquer elle-même les prochains arrêts.
LE MANAGEMENT DU « MARCHE OU CRÈVE » FONCTIONNE… JUSQU’AU JOUR OÙ PLUS PERSONNE NE MARCHE !
Plus l’administration respectera, écoutera et accompagnera les collègues, plus elle pourra compter sur leur engagement en retour.
Un collègue considéré donnera toujours davantage qu’un collègue constamment pressé !
UN PLAN D’ÉQUITÉ NE SE LIT PAS À LA CARTE !
Le plan d’équité prévoit des AAE pour reconnaître et récompenser l’investissement des collègues. Où sont-elles ?
Lorsqu’il faut remplir les services aménagés ou gérer les heures supplémentaires, l’administration sait parfaitement se retrancher derrière ce plan. Lorsqu’il s’agit de reconnaître les personnels, elle semble soudainement en oublier l’existence.
Le plan d’équité doit être appliqué dans tous ses volets : pas uniquement pour imposer des contraintes, mais aussi pour récompenser celles et ceux qui tiennent Fresnes à bout de bras.
LE TERRAIN NE SE GÈRE PAS DEPUIS UN TABLEUR !
FO Justiceexige :
l’arrêt des rappels systématiques ;
la fin des matin-soir aux étages matin comme soir ;
le respect des RH, des repos et des week-ends ;
une information directe lors des rappels et modifications importantes ;
l’application complète du plan d’équité, notamment concernant les AAE ;
la prise en compte des réalités professionnelles et familiales ;
un changement immédiat de méthode managériale.
UN PLANNING REMPLI AU PRIX DE L’ÉPUISEMENT N’EST PAS UN PLANNING MAÎTRISÉ : C’EST UNE CRISE PROGRAMMÉE !
À FORCE DE VOULOIR REMPLIR TOUTES LES CASES, ON FINIT PAR VIDER LES COURSIVES !
Le ras-le-bol se fait clairement ressentir. Les collègues ont beaucoup donné, beaucoup encaissé et trop longtemps accepté.
SANS CHANGEMENT RAPIDE ET CONCRET, FO JUSTICE SOUTIENDRA LES COLLÈGUES ET PRENDRA TOUTES SES RESPONSABILITÉS DANS LE CADRE DE SES PRÉROGATIVES SYNDICALES.