Suite à notre intervention auprès du Directeur Interrégional, pour dénoncer les conditions de travail déplorables au sein de l’ALIP des Abymes, un certain nombre de mesures a été évoqué. Mais à la lecture des derniers courriels, un constat s’impose : les actions annoncées se multiplient… mais les températures, elles, restent les mêmes.
FO Justice Spip Guadeloupeprend acte :
Des interventions techniques réalisées
Du changement de prestataire annoncé
De l’audit technique à venir
Des différentes pistes d’organisation évoquées.
Toutes ces démarches vont dans le bon sens. Mais les thermomètres sont parfois têtus… eux continuent d’afficher entre 27 °C et 31,5 °C.
Nos relevés de température, effectués dans une dizaine de bureaux de l’antenne des Abymes, montrent des températures comprises entre 27 °C et 31,5 °C, alors que les climatiseurs sont réglés entre 19 °C et 23 °C. Ces relevés concernent au moins 22 agents. Les thermomètres, eux, ne lisent pas les courriels.
Il est évoqué la possibilité d’utiliser des bureaux du siège. Pourquoi pas. Mais nos relevés concernent une dizaine de bureaux et au moins 22 agents.
Or, le siège ne dispose que de 8 bureaux, dont :
2 ne peuvent pas accueillir une seconde personne
1 ne dispose d’aucune ouverture vers l’extérieur
1 sans climatisation
· Le bureau de la DFSPIP et celui de son adjoint
À moins que les lois de la physique aient changé, il paraît difficile d’accueillir au moins 22 agents dans un nombre aussi limité de bureaux.
Les ventilateurs : une réponse… ou un simple courant d’air ? Les ventilateurs ne font pas baisser la température. Ils brassent simplement de l’air chaud. Par ailleurs, la procédure permettant d’en obtenir un n’est pas connue de tous les agents, et plusieurs collègues constatent qu’ils ne sont pas disponibles en nombre suffisant.
Informer, ce n’est pas seulement envoyer un courriel. Oui, les agents ont été destinataires de plusieurs messages. Mais lorsqu’une situation perdure depuis des mois et affecte les conditions de travail, un courriel ne remplace pas une réunion, même de quelques minutes. Un échange collectif aurait permis :
D’expliquer les mesures retenues ;
De répondre aux interrogations des agents
De partager un calendrier clair
De rassurer les équipes.
Parce que le dialogue social ne se résume pas à une boîte mail.
Dans l’attente d’une solution durable, FO Justice Spip Guadeloupe réitère sa demande urgente de mesures transitoires, à savoir :
La location de climatiseurs mobiles dans les bureaux les plus exposés
Un recours facilité au télétravail, lorsque les missions le permettent
La mise à disposition de locaux réellement adaptés, si des relocalisations sont envisagées
Un nombre suffisant de ventilateurs, accompagné d’une procédure d’attribution simple, claire et connue de tous
Une réunion d’information collective.
Ces mesures ne remplaceront jamais une climatisation fonctionnelle. Elles permettraient simplement de préserver la santé des agents dans l’attente d’une solution pérenne.
Verdict : Les courriels sont arrivés. Les audits sont annoncés. Les interventions sont programmées. FO Justice Spip Guadeloupe espère maintenant que la fraîcheur dans nos bureaux suivra le même chemin.
Parce qu’au SPIP, les agents n’ont pas besoin d’avantage de messages superflus… Ils ont surtout besoin de quelques degrés en moins.
FO Justice – Personnels ÉNAPdénonce une fois de plus le mépris à l’égard des personnels de l’école.
Une fois encore, les personnels sont sommés de ne pas se garer sur le parking Esquirol, ce dernier étant réservé au collège des préfets de Nouvelle-Aquitaine le 8 juillet 2026.
D’autres fois, c’est pour les temps protocolaires et institutionnels.
Cette gestion à la petite semaine est récurrente et traduit un manque de considération flagrant de la direction envers les agents de cette école.
Si vous le souhaitez, les agents peuvent aussi télétravailler et ainsi ne pas « gâcher le paysage ».
FO Justice – Personnels ÉNAPdénonce cette priorité systématique donnée aux contraintes protocolaires ainsi qu’à toutes personnes extérieures, au détriment du respect dû aux personnels de cette école.
FO Justice – Personnels ÉNAPdéplore la mise au Ban des personnels par la direction dans le seul but de bénéficier des faveurs du corps préfectoral.
FO Justice – Personnels ÉNAPne soulève aucune objection quant à la présence du collège des préfets de Nouvelle-Aquitaine
L’effectif des surveillants postés est désormais rabaissé à 61 agents alors que pour respecter l’organigramme du service de nuit, il faudrait qu’ils soient 90 surveillants !
Actuellement seulement 37 agents sont présents et cela plonge FO JusticeBorgo dans une réelle inquiétude pour la santé et la sécurité des personnels !
Même si nous comprenons la difficulté d’assurer la continuité du service, nous ne pouvons cautionner, sécuritairement, de fonctionner en mode dégradé !
La solution apportée par notre Directeur de solliciter les brigades et les postes fixes pour pallier à ce manque d’agents ne peut être acceptée par le bureau local et régional FO Justice.
Tout comme nous ne pouvons pas accepter que les nuits prévues initialement à 12 agents ne se fassent qu’à 9 avec une porte « dormante » !
Où est la sécurité ?
FO Justice Borgo sait très bien par expérience que l’exception devient trop souvent la règle de fonctionnement.
Depuis 2021, FO JusticeBorgo avait prédit cette situation, et nous avons systématiquement demandé la création d’ETP lors de la création de différentes brigades ou pour les ELSP.
Notre administration a refusé, elle devra l’assumer aujourd’hui !
C’est pourquoi FO JusticeBorgosomme la DISP de Marseille de trouver rapidement une solution afin de sécuriser l’ensemble des personnels du CP Borgo, sans avoir à découvrir des postes ni faire des rappels supplémentaires !
FO JusticeBorgo exigeun renfort de personnels pour pallier à notre carence globale d’effectif, car nous manquons non seulement de surveillants mais aussi de Brigadiers chefs Encadrement et d’officiers.
Cette semaine, une vaste opération de nettoyage des abords de notre établissement a été menée.
Le constat est édifiant : plus de 75 conteneurs ont été remplis de déchets, essentiellement composés de barquettes alimentaires et d’emballages volontairement jetés par les fenêtres des cellules.
Comment en est-on arrivé là ?
Chaque jour, midi et soir, des repas sont préparés, distribués et financés par l’argent public.
Pourtant, une quantité considérable de nourriture finit au pied des bâtiments plutôt que dans les assiettes !
Dans un contexte où l’inflation pèse sur tous les foyers, où de nombreuses familles peinent à boucler leurs fins de mois et où certains parents doivent faire des choix difficiles pour remplir leur réfrigérateur, un tel gaspillage est tout simplement révoltant.
Que penserait l’opinion publiqueen découvrant que des repas financés par les contribuables sont jetés par les fenêtres, au point de remplir 60 conteneurs lors d’une seule opération de nettoyage ? Au-delà de l’image désastreuse renvoyée par notre établissement, c’est un profond manque de respect envers les personnels qui entretiennent les lieux, envers les moyens engagés par l’État et, plus largement, envers tous les citoyens qui financent ce service public.
La réinsertion de nos pensionnaires devrait commencer par-là, la responsabilisation dans les actes du quotidien !
FO Justice Val de Reuilsalue le travail des personnels mobilisés pour cette opération de nettoyage. Leur engagement permet de rendre au site un niveau de propreté acceptable, mais ils ne devraient pas avoir à réparer les conséquences d’incivilités répétées.
FO JUSTICE VAL DE REUIL exige qu’enfin la distribution à la louche soit mis en place !
STOP AU CARNAGE, NOUS DEMANDONS EXPRESSEMENT A LA DIRECTION DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS ET DE TROUVER DES SOLUTIONS A CE QUI EST DEVENU UN VRAI SCANDALE !
LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE EST UNE HONTE POUR NOTRE INSTITUTION ET LE MEPRIS DE L’ARGENT PUBLIQUE NE PEUT PLUS ETRE CONSIDERÉS COMME UNE FATALITÉ !!!
Tout d’abord, en préambule, l’ensemble des bureaux locaux souhaite féliciter la direction ainsi que le chef de détention concernant la gestion de l’extraction et les poursuites en cours. Nous savons être exigeants mais également reconnaissants quand l’intérêt des agents est préservé.
Madame la cadre de santé votre rôle dans notre belle institution est de prendre en charge de manière efficiente les problématiques sanitaires de l’ensemble de la population pénale.
Cependant, cette prérogative ne va nullement en opposition avec le principe de précaution concernant nos personnels.
Quand il y a une suspicion de tuberculose, la première chose à faire est d’en aviser la direction afin que les agents ayant contact avec l’individu puissent se protéger avec a minima le port d’un masque FFP2.
Madame la cadre de santé, à défaut d’avoir à maintes reprises tenté de faire passer votre téléphone portable à la porte d’entrée principale,
Il serait judicieux de vous servir des moyens de communication classiques avec justesse, par exemple pour prévenir d’un danger imminent et grave pouvant affecter la structure en ses temps de vache maigre en effectif.
Madame la cadre de santé, comment pouvez-vous mettre sciemment le personnel pénitentiaire en danger alors que vos confrères de l’hôpital ordonnent prestement à nos collègues le port du masque ?
Madame la cadre de santé, vigie moralisatrice de notre façon de gérer la population pénale, si des personnels se retrouvent affectés de la tuberculose dans les jours à venir, nous vous en tiendront entièrement responsable !
Si la santé de nos collègues ou celle de leur famille est touchée, nous les soutiendront dans les démarches qu’ils pourront entamer envers vous !
Madame la cadre de santé nous vous exhortons dans les plus brefs délais à changer votre gestion de ce type de problématiques !
L’ensemble des bureaux syndicaux du centre de détention d’Argentan restera mobilisé et Déterminé à défendre les droits, la sécurité et la dignité de L’ensemble des personnels.
Ce lundi 29 juin, une délégation nationale de FO Justice Personnels Techniques a été reçue à Paris par le directeur de l’Agence du Travail d’Intérêt Général et de l’Insertion Professionnelle (ATIGIP),M. Bruno Clément-Petremann.
L’ATIGIP favorise l’insertion professionnelle des personnes condamnées par la justice afin de réduire les risques de récidive.
► Elle regroupe trois services :
Le Service du Travail d’Intérêt Général (STIG)
Le Service des Politiques d’Accompagnement à l’Emploi (SPAE)
et le Service de l’Emploi Pénitentiaire (SEP).
Dans 33 établissements pénitentiaires, 54 ateliers sont pilotés par le SEP. Les agents de l’ATIGIP sont des fonctionnaires de la DGAP.
Mais c’est précisément là que réside le principal problème : plus de 80 % des effectifs sont aujourd’hui employés sous contrat !
FO Justiceporte la volonté de réduire drastiquement le recours aux contractuels en les fonctionnarisant. Ce qui a été possible pour les Psychologues doit également l’être pour ces personnels.
Nous réclamons un « Sauvadet » qui ne dit pas son nom !!!
Il est temps de changer de logiciel et, dès à présent, de recruter par la voie du concours, ce qui est désormais possible grâce à la création de la filière technique et la spécialité n° 7 « Enseignement, formation et encadrement PPSMJ… » issue du décret n°2025-1327 du 24 décembre 2025.
L’ATIGIP doit, demain, être pleinement représentée dans les mobilités, les concours, mais également dans les tableaux d’avancement.
FO Justicea également exigé que la fixation des rémunérations des agents contractuels soit harmonisée. À la suite de la réforme du RIFSEEP en 2021, les agents recrutés avant cette date ont clairement été laissés au bord de la route. Un rattrapage salarial doit être engagé dans les plus brefs délais.
Nous avons également vivement critiqué les règles appliquées par l’ATIGIP concernant la CDIsation de ses agents. Évidemment, rien dans la loi n’impose d’attendre six années pour bénéficier d’un contrat à durée indéterminée même en cas de changement de catégorie.
Cette étape doit être considérée comme transitoire. Notre objectif premier est de réduire la précarité qui s’est installée dans les ateliers de nos établissements pénitentiaires, où travaille la grande majorité des personnels de l’ATIGIP.
Nous demandons, dans un premier temps, la transformation de tous les CDD de plus de trois ans en CDI, puis, progressivement, la fonctionnarisation de l’ensemble de ces agents.
L’ATIGIP ne manque ni de compétences ni de savoir-faire !
Bien au contraire ! Mais à force de précariser ses personnels, elle risque de perdre ses meilleurs talents !!!
Le directeur est pleinement conscient des difficultés rencontrées par l’ATIGIP. Il s’est engagé à travailler avec FO Justicesur l’ensemble de nos revendications.
Nous serons particulièrement attentifs à ce que ces engagements se traduisent rapidement
par des actes concrets et ne restent pas de simples promesses sans lendemain !!!
FO Justice PT, toujours force de proposition et en rupture avec l’immobilisme !
Mesdames et Messieurs les membres du CSA de Formation Spécialisée,
Nous sommes réunis aujourd’hui à la demande de FO Justice Paris, dans le cadre de cette Formation Spécialisée, afin d’évoquer le plan canicule mis en œuvre au sein de notre direction interrégionale et d’évaluer les mesures prises pour protéger les personnels face aux épisodes de fortes chaleurs qui frappent désormais notre pays avec une intensité et une fréquence inédite.
Le ministère de la Justice a rappelé, dans sa note du 16 juin 2026 relative au risque « chaleurs et canicule », que les employeurs publics doivent mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin de préserver la santé des personnels. Cette note recommande notamment le recours au télétravail lorsque les missions le permettent, l’adaptation des horaires de travail ainsi que toute mesure de prévention adaptée.
Pour FO Justice Paris, ces recommandations doivent désormais se concrétiser par des actes sur le terrain. Il s’agit d’un enjeu majeur pour préserver la santé et la sécurité des personnels exerçant au sein du ministère de la Justice, mais également pour garantir des conditions de prise en charge compatibles avec la sécurité des personnes détenues.
Pourtant, le constat, dans le contexte actuel, est implacable.
La surpopulation carcérale atteint des niveaux jamais égalés.
Les établissements fonctionnent sous tension permanente.
Les sous-effectifs chroniques constituent aujourd’hui un frein majeur à la souplesse pourtant recommandée dans l’organisation du travail et dans l’application des différentes instructions ministérielles destinées à protéger les personnels durant ces épisodes caniculaires.
À cela s’ajoute un patrimoine immobilier vieillissant, souvent inadapté aux températures extrêmes.
Certains personnels de surveillance assurent leurs missions dans des miradors, des coursives, des PCI, des sas, des postes protégés ou des secteurs de détention où les températures dépassent largement les 35°C.
Certains personnels administratifs travaillent dans des bureaux dépourvus de climatisation, où la température devient parfois supérieure à celle de l’extérieur.
Certains CPIP reçoivent le public dans des locaux insuffisamment ventilés.
Certains personnels techniques interviennent dans des ateliers ou des locaux techniques transformés en véritables fournaises.
Certains personnels des ESP effectuent des interventions particulièrement exigeantes physiquement, équipés de protections individuelles lourdes, sous des températures extrêmes.
Certains personnels des ERIS poursuivent leurs entraînements et leurs interventions opérationnelles dans des conditions climatiques particulièrement éprouvantes.
Certains personnels des PREJ effectuent des extractions judiciaires pendant plusieurs heures dans des véhicules où la chaleur devient rapidement insupportable. Nous constatons également l’absence de glacières dans de nombreux véhicules. Les bouteilles d’eau distribuées deviennent rapidement tièdes,voire chaudes, alors même que ces missions imposent des déplacements prolongés sans possibilité de se réapprovisionner facilement.
Certains personnels affectés aux greffes, aux SPIP, aux structures de semi-liberté, aux services administratifs, aux plateformes, aux missions extérieures ou aux services spécialisés sont eux aussi confrontés à des conditions de travail qui nécessitent une véritable adaptation.
FO Justice Paris souhaite également attirer l’attention sur les conditions de formation.
Comment accepter que des formations obligatoires continuent à être dispensées dans des salles dépourvues de climatisation, transformées en véritables bouilloires thermiques où il devient parfois difficile de rester assis plusieurs heures sans risque pour la santé ?
Former les personnels ne doit jamais signifier les exposer.
FO Justice Paris constate également que le télétravail demeure encore trop peu développé alors même que le ministère recommande expressément d’y recourir lorsque les missions le permettent.
Nous demandons qu’en période d’alerte canicule, le télétravail soit systématiquement privilégié dès lors que les fonctions sont compatibles avec cette organisation.
Nous demandons également la mise en œuvre d’un véritable plan pluriannuel de climatisation de l’ensemble des bureaux, salles de réunion et salles de formation de l’administration pénitentiaire.
La sobriété énergétique ne peut devenir un frein à l’amélioration des conditions de travail ni justifier que les personnels exercent leurs missions dans des locaux devenus insupportables durant plusieurs semaines chaque année.
FO Justice Paris demande également :
Un état précis des mesures réellement mises en œuvre dans chaque établissement et service au titre du plan canicule
La mise à disposition systématique d’eau fraîche en quantité suffisante
L’équipement des véhicules des PREJ en glacières afin de garantir une hydratation efficace des équipages
L’installation de zones rafraîchies accessibles aux personnels lorsque cela est possible
L’adaptation des horaires de travail pour les missions les plus exposées
Un allègement du port du gilet pare-lames lorsque les conditions opérationnelles le permettent et que l’évaluation des risques le justifie, afin de limiter les risques liés aux fortes chaleurs
L’actualisation des DUERP afin d’intégrer pleinement le risque lié aux fortes chaleurs
Une véritable stratégie d’anticipation des prochains épisodes caniculaires.
Les épisodes caniculaires ne constituent plus des événements exceptionnels.
Ils représentent désormais une réalité durable à laquelle l’administration doit répondre par une politique ambitieuse, cohérente et pérenne.
Les personnels n’attendent plus des recommandations.
Ils attendent des décisions, des investissements et des mesures concrètes.
FO Justice Paris sera particulièrement attentive aux réponses qui seront apportées aujourd’hui et veillera à ce que les engagements pris soient suivis d’effets, au bénéfice de l’ensemble des personnels.
Ce jeudi 2 juillet 2026, au Centre de détention (CD) du CP de Rennes-Vezin, un de nos collègues a été violemment agressé par un détenu pour un simple filet de linge.
Vers 14h30, lors de mouvements internes, le détenu B. se montre particulièrement énervé, son filet de linge n’ayant pas été ramassé par la buanderie.
Voyant que la surveillante de la buanderie est sur son aile, le détenu la rejoint et exige qu’elle le récupère.
Cette dernière lui rappelle alors la procédure de remise. Refusant toute explication, il devient immédiatement insultant et adopte une attitude agressive.
Constatant que la situation dégénère, un détenu présent à proximité tente de maîtriser l’agresseur. Ce dernier lui assène plusieurs coups de coude pour le repousser. Notre collègue du RDC intervient alors afin de faire retomber la tension. Il est violemment poussé, obligeant nos deux collègues à procéder à la maîtrise du détenu.
Lors de cette intervention, celui-ci oppose une violente résistance et assène plusieurs coups de genouau niveau du flanc de notre collègue. Alertés par le déclenchement de l’alarme, les renforts interviennent rapidement. Malgré leur arrivée, le détenu continue de se débattre avec violence avant d’être finalement maîtrisé puis conduit au Quartier Disciplinaire (QD).
Ce détenu n’en est malheureusement pas à sa première agression. Au mois de mars, alors qu’il était en régime ouvert au CD, il avait agressé un surveillant, ce qui lui avait valu un premier séjour au Quartier Disciplinaire avant son placement en régime fermé.
Bilan : notre collègue souffre de vives douleurs à la suite des coups reçus et déposera plainte. Un second agent présente également une douleur à la main gauche à la suite de la maitrise.
Le bureau local FO Justice apporte tout son soutien à notre collègue lâchement agressé pour un motif aussi dérisoire et reste à sa disposition pour l’ensemble de ses démarches administratives et judiciaires.
Le bureau local FO Justice exige une sanction disciplinaire à la hauteur de la gravité des faits ainsi que le transfert immédiat à l’issue de son séjour au Quartier Disciplinaire.
Le bureau local FO Justice apporte également tout son soutien aux personnels du Centre de détention. Les fortes chaleurs ne font qu’aggraver des conditions de travail déjà éprouvantes, alors que les bureaux restent toujours dépourvus de moyens de rafraîchissement pourtant demandé depuis plusieurs années.
Cette nouvelle agression rappelle qu’en détention, une situation en apparence anodine peut rapidement dégénérer et mettre en danger les personnels.