Publié le Laisser un commentaire

Prison de Saint-Quentin-Fallavier : Une visite de plus …

Ce jeudi, le bureau local FO Justice rencontrait le député en déplacement sur notre structure.

Si notre organisation syndicale se veut apolitique, il est toujours bon d’interpeler les politiques sur la situation vécue au quotidien par les personnels de notre établissement.

Après un état des lieux général de nos détentions sur le territoire, le centre pénitentiaire a été au cœur de nos discussions.

Nos revendications étant portées sur les conditions de travail dans lesquelles, notre administration nous demande de travailler, les demandes étaient simples :

Diminution urgente du tôt d’occupation de la maison d’arrêt

Avec ses 240% de taux d’occupation, la maison d’arrêt du CP de St Quentin est la plus surpeuplée de la Région. Des solutions sont pourtant envisageables entre aménagement de peine, réflexion sur la mise à exécution des petites condamnations datant de plus de 5 ans avec l’intérêt pour la société et l’impact sur la personne détenue. La question des OQTF et l’exécution de leur peine dans leur pays d’origine est l’un des sujets évoqués même s’il représente peu de personnes détenues sur notre structure. Les matelas au sol tuent notre quotidien.

Sécurisation de notre établissement

Nous avons insisté une nouvelle fois sur l’urgence du changement du parc de vidéo-surveillance obsolète depuis de nombreuses années. Le chantier DI ne pointant toujours pas le bout de son nez…

Nous avons également évoqué le fléau des drones et de leurs livraisons, plus de 20 fois par nuit, engageant directement la sécurité des personnels et de l’établissement. La pause de filets anti-drone reste pour le moment la meilleure option, les caillebotis et leur réparation représentant un gouffre financier et le système de cryptage des fréquences pas assez puissant pour être considéré comme efficace.

Sécurisation hors établissement

Encore une fois nous avons voulu pointer les incohérences de notre administration sur les escortes judiciaires. Si pour notre Directeur Interrégional, « la priorité reste les EJ », nous demandons la prise en compte de « l’impossibilité de faire » et le développement de la visioconférence pourtant acté dans le protocole d’Incarville mais sous utilisé.

Des moyens humains

Fo Justice a de nouveau dénoncé les organigrammes de références des plans 13000, ouverts avec des organigrammes au rabais et qui aujourd’hui souffrent d’autant plus de ce manque croissant de personnels tous corps et tous grades confondus. L’attractivité et la fidélisation des agents sur le CP étaient au cœur des sujets avec le manque cruel de logements décents pour le personnel, hors zone prioritaire. Créer de nouvelles places de prison pour désengorger la maison d’arrêt, oui, mais pas au prix de notre sécurité sans tenir compte de la souffrance des agents au travail.

Si le député nous a signalé ne pas avoir de baguette magique pour régler l’accumulation de difficultés que connait le CP, il s’est engagé à poser une question écrite retraçant nos difficultés, à notre Ministre, Garde des Sceaux, à l’Assemblée Nationale, afin que les problématiques de notre structure soient encore une fois évoquées en plus haut lieu.

Le bureau local Fo justice St Quentin Fallavier, seule organisation à être reçue, à vos côtés au quotidien et dans le combat de tous les jours pour améliorer vos conditions de travail.

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Saint-Mihiel : Une agression ? Non un carnage

Six agents ont été violemment agressés lors d’une intervention.

• Multiples coups de poing portés à plusieurs agents ;

• Morsures à la tête et aux mains ;

• Six collègues blessés, dont un toujours hospitalisé.

Cette agression particulièrement grave a nécessité l’intervention des agents du secteur fermé au QD, ainsi que la mobilisation de nombreux personnels afin de maîtriser l’auteur des faits et de garantir la sécurité de tous.

L’auteur des faits était pourtant bien connu de l’établissement :

• Nombreux signalements ;

• Comportements agressifs et cris répétés ;

• Montée sur les toits en octobre dernier ;

• Absence de transfert malgré les alertes.

Combien de signalements faudra-t-il encore avant que les mesures adaptées soient prises ?

Nous tenons à saluer le professionnalisme et la maîtrise exemplaire de l’élève intervenu dans cette situation particulièrement difficile.

Nos remerciements vont également :

• À l’officier de sécurité ;

• À l’adjointe au chef d’établissement ;

• Au chef de détention revenu sur ses congés ;

• À l’ensemble des collègues présents.

Tous ont su faire preuve d’un engagement remarquable, allant jusqu’à sacrifier leur pause déjeuner afin de soutenir les agents et gérer cette situation de crise tout en assurant la continuité du service.

Nous adressons une pensée particulière aux six collègues blessés ainsi qu’à leurs proches.

Nous souhaitons un prompt rétablissement à notre collègue toujours hospitalisé et lui apportons tout notre soutien.

Une sanction pénale à la hauteur de la gravité des actes commis.

Un transfert rapide de l’auteur des faits à l’issue de la comparution immédiate.

Une prise en compte réelle des signalements et des situations à risque.

Des moyens renforcés pour garantir la sécurité des personnels.

Nous remercions aussi les personnes ayant accompagnés les blessés sur les 2 centres hospitaliers. ( Directeur technique, attaché et officier BGD)

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Chaumont : Lutte contre le trafic

Le 10 juin, une fouille sectorielle a été réalisée au sein de la Maison d’Arrêt de Chaumont.

9 cellules ont été ciblées

Cette opération a été effectuée avec le soutien précieux de l’équipe des ERIS de Strasbourg.

Le résultat est à la hauteur du Trafic au sein de la MA de CHAUMONT

5 Téléphones saisis

57 g de résine de cannabis

5 chargeurs et 3 Chromecast

19 paquets de cigarettes de contrebande

De la pâte haute résistance métal

1 rasoir trafiqué en arme artisanale

Ces saisies confirment l’ampleur du trafic au sein de la maison d’arrêt et la nécessité de maintenir et de renforcer ces fouilles régulières.

Le syndicat local FORCE OUVRIERE de CHAUMONT remercie L’équipe des ERIS de Strasbourg pour leur professionnalisme et leur disponibilité et Le personnel de la MA présent sur place pour leur engagement et leur efficacité

La sécurité de notre établissement passe par des fouilles efficaces et une vigilance constante.

Le trafic représente une menace sérieuse et la lutte contre ces réseaux doit être soutenue.

La collaboration et la mobilisation de tous les agents sont essentielles pour garantir la sécurité et le bon fonctionnement de la maison d’arrêt.

Continuons à travailler ensemble pour un établissement sûr et maîtrisé !

Publié le Laisser un commentaire

Prison d’Angoulême : À force de chercher des responsables, on oublie les responsabilités

Depuis plusieurs mois, les personnels de la Maison d’Arrêt d’Angoulême exercent leurs missions dans des conditions toujours plus difficiles : 

  • Surpopulation chronique
  • Manque d’effectifs
  • Heures supplémentaires à répétition
  • Multiplication des incidents
  • Conditions de travail dégradées

Malgré cela, les agents continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme et sens du service public.

DES AGENTS QUI S’ADAPTENT, UNE DIRECTION QUI RECADRE

Face aux absences, aux retards et aux effectifs incomplets, les personnels sont régulièrement contraints de réorganiser temporairement le service afin d’assurer la continuité des missions.

Chaque jour, des choix difficiles doivent être faits sur le terrain.

Pourtant, la réponse apportée semble aujourd’hui être la même :

  • Mail de rappel.
  • Mail de recadrage.
  • Mail d’explication.
  • Mail sur les écrits professionnels.

Pendant ce temps, les problèmes de fond demeurent.

LA VRAIE QUESTION ?

Les personnels ne demandent pas à être exonérés de leurs responsabilités.

Mais lorsque les effectifs ne permettent plus de faire fonctionner l’établissement dans des conditions normales, faut-il s’interroger sur les agents qui tentent de maintenir le service…

…ou sur les causes qui les obligent à travailler en mode dégradé ?

LE MANAGEMENT PAR LA PEUR N’A JAMAIS REMPLACÉ LE DIALOGUE

  • Courriels
  • Pressior
  • Recadrages
  • Menaces
  • Sanctions

Force Ouvrière refuse que les personnels deviennent les variables d’ajustement d’une organisation déjà sous tension.

Les agents ont besoin :

v de soutien

v de reconnaissance

v d’écoute v de dialogue

et non d’une succession de rappels à l’ordre dès qu’une difficulté apparaît.

FO JUSTICE EXIGE

→ Le respect des personnels

→ Un véritable dialogue social

→ Des effectifs à la hauteur des besoins

→ La fin des méthodes de management fondées sur la culpabilisation

→ Une prise en compte des réalités du terrain

LES AGENTS NE SONT PAS LE PROBLÈME.

ILS SONT LA SOLUTION  qui permet encore à l’établissement de tenir.

NE RIEN CÉDER. DÉFENDRE TOUS LES PERSONNELS.

Publié le Laisser un commentaire

Méfaits du PPCR : Vers une issue ?

Obje : Échanges relatifs à la prise en compte de l’année de stage dans le calcul de l’ancienneté

Monsieur le Secrétaire général,

L’administration a pris très au sérieux le courrier adressé par l’organisation syndicale FO Justice relatif aux conséquences de l’absence de prise en compte de l’année de stage dans le calcul de l’ancienneté de carrière de certains agents.

Les éléments soulevés dans ce courrier ont été examinés avec une attention particulière par la Direction générale de l’administration pénitentiaire. Consciente des conséquences que cette situation est susceptible d’emporter pour les agents concernés, l’administration entend mettre en œuvre les mesures nécessaires afin de les rétablir dans leurs droits dans les meilleurs délais.

Dans cette perspective, et afin de poursuivre les échanges en vue d’identifier une solution adaptée, l’administration propose l’organisation d’une réunion multilatérale au cours du mois de juin. Les modalités pratiques de cette réunion vous seront communiquées prochainement.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de ses salutations distinguées.

Lire le communiqué

Publié le Laisser un commentaire

UEHC de Mont-de-Marsan : La situation n’est plus tenable !!!

L’UEHC de Mont-de-Marsan traverse une nouvelle fois une période très compliquée et intenable pour tous les agents de cette structure. Vu le contexte compliqué et explosif de l’UEHC, nous avions demandé une audience à la Direction Territoriale Aquitaine Sud le mardi 10 juin. Nous avions aussi relayé un courrier des agents mettant en exergue tous les dysfonctionnements qui perdurent et les conséquences qui en découlent mais aussi leurs souffrances au travail.

En effet le groupe de jeunes devient ingérable notamment par le comportement de quatre mineurs qui mettent à mal le groupe de pairs mais aussi toute l’équipe éducative.

Menaces au couteau, séquestration d’éducatrice dans une chambre, insultes, menaces, violences entre mineurs sont devenues le quotidien d’une structure qui n’est plus protectrice pour les mineurs accueillis.

L’équipe éducative n’a de cesse d’alerter sur cette situation sa direction de service qui reste apathique, sans réaction. Elle se sent seule face au manque de soutien institutionnel criant lors de situations extrêmement critiques. Des évènements graves (séquestrations, menaces, insultes…) sont survenus lors du week-end du 29 au 31 mai sans que l’astreinte de direction ne daigne répondre ni rappeler les collègues en souffrance.

Notre organisation syndicale n’a eu de cesse de rappeler depuis des années les problèmes récurrents qu’ont connu cette unité en termes de ressources humaines.

AUJOURD’HUI NOUS EN SOMMES À 13 ARRÊTS MALADIE !!!!

Et malgré tout la DT Aquitaine Sud ne nous rejoint pas lorsque nous demandons une cessation d’activité pour reposer le cadre institutionnel au sein de l’UEHC. Cela permettrait à l’équipe éducative de comprendre les évènements qu’elle vit depuis des années et d’essayer de trouver une solution à ces difficultés. Mais cet effort réflexif ne se fait pas avec la pression très lourde du quotidien d’un hébergement de plus en plus exigeant. Surtout que la création des UJPE en septembre rajoute une exigence à une équipe déjà fatiguée par tant d’épreuves.

La DIR SUD OUEST a toujours martelé : « un hébergement à la PJJ ça fonctionne coûte que coûte », malgré les conséquences pour les mineurs et tous les agents de ces structures !!!

La Direction Territoriale Aquitaine Sud se dit prête à recevoir les agents pour les entendre sur la situation.

Néanmoins nous ne pouvons pas rester silencieux et nous demandons à nouveau des prises de décisions rapides de notre administration quant aux demandes qu’a transmises l’équipe de l’UEHC de Mont-de-Marsan à sa direction territoriale.

L’absence de plus en plus fréquente de la directrice de service de l’UEHC soulève aussi des questions importantes surtout lorsque son équipe a un réel besoin de soutien.

Des cadres sont absents aussi durant les entretiens d’accueil, de synthèse mais aussi lorsqu’il y a des situations conflictuelles à résoudre.

L’appel à des intérimaires pour résoudre les problèmes RH interroge aussi en termes de continuité éducative, de cadre institutionnel, ceux-ci étant livrés à eux-mêmes face à un groupe de jeunes particulièrement compliqué à gérer.

Nous signalons aussi que la Direction Territoriale a essayé d’intervenir pour qu’un des mineurs les plus violents soit placé dans une autre structure. Néanmoins la magistrature s’est montrée inflexible et a même prolongé son placement au sein de l’UEHC allant à l’encontre de tous les signalements et notes d’incidents émis par l’équipe.

CETTE SITUATION N’EST PLUS POSSIBLE !!!

FO Justice PJJ sera toujours là pour tous les personnels et les équipes en souffrance.

N’hésitez pas à nous contacter.

Cessons de banaliser l’inacceptable afin de pouvoir être au mieux pour exercer nos missions !!!

Publié le Laisser un commentaire

Prison de Saint-Denis : Concours d’Éloquence – Laxisme et Déconnexion !

Alors que les agents subissent quotidiennement le manque d’effectifs, la surcharge de travail et un climat d’insécurité grandissant, la direction locale organise la finale d’un « concours d’éloquence » mettant en scène des détenus aux profils particulièrement préoccupants.

Le comble de l’incohérence ? La direction a choisi d’inviter les familles de ces détenus et d’organiser, à l’issue de l’événement, un goûter convivial. Pour les personnels de terrain, ce choix managérial constitue une véritable provocation et envoie un signal désastreux au sein de l’établissement.

Une provocation intolérable

Indécent. Alors que l’actualité nationale rappelle chaque jour la gravité des violences sexuelles et des trafics de stupéfiants, l’administration fait le choix de mettre en avant de tels profils au sein de l’établissement.

Déconnecté des réalités. Ces activités à caractère récréatif devaient pourtant être écartées au regard des orientations ministérielles appelant à davantage de fermeté. Notre direction préfère s’en affranchir au profit d’une opération de communication déconnectée des préoccupations des agents.

Méprisant pour les personnels. Pendant que les agents luttent quotidiennement pour assurer la sécurité de l’établissement dans des conditions toujours plus difficiles, la direction mobilise du temps et des moyens pour offrir un moment festif à des détenus particulièrement sensibles.

Nos exigences

  • Le recentrage de l’administration sur ses missions prioritaires : la sécurité, l’ordre et le respect des personnels
  • Une prise en compte réelle des difficultés rencontrées quotidiennement par les agents sur le terrain.

Le bureau local FO Justice condamne avec la plus grande fermeté cette décision, qui témoigne d’un profond manque de considération envers les personnels. Aujourd’hui, les agents sont légitimement écœurés par cette perte de repères et cette déconnexion croissante de l’administration vis-à-vis des réalités du terrain.