


Le dimanche 07 juin 2026, lors de l’extraction médicale d’urgence de la personne détenue V, cette dernière a tenté de s’évader de l’hôpital, a menacé et agressé le personnel d’escorte.
Le samedi 06 juin 2026, la personne détenue V va une nouvelle fois ingérer des piles et sera placée en CProu. Une extraction médicale d’urgence sera décidée le lendemain.
Après avoir effectué les examens médicaux, l’avaleuse de pile devient impatiente face à l’attente des résultats. Elle manifeste son désir de quitter l’hôpital et de signer une décharge mais le corps médical lui explique qu’elle ne peut pas partir.
Mécontente de la réponse, elle va déclarer aux agents « je vais partir toute seule, je n’ai pas besoin de vous ». Une heure plus tard, cette dernière va se lever brusquement de son brancard et se mettre à courir vers la sortie du box située à proximité immédiate de la sortie de l’hôpital. Immédiatement, les agents ont réagi et réussi à la maîtriser. En la remettant sur le brancard, elle va donner un coup de pied et insulter le collègue E de « Fils de pute ». Ne voulant pas s’arrêter en si bon chemin, elle va cracher en direction de la collègue Z. Au regard de son agitation, le corps médical aura recours à la contention physique de cette dernière sur le brancard et un sédatif lui a été administré.
Malgré ce dispositif, elle va réussir à se détacher mais les agents vont réussir à la remettre en sécurité et informer le corps médical de la situation. Elle va de nouveau menacer le collègue E « Dehors, je vais t’attraper et te taper, chien de la casse », ainsi que la collègue Z « Viens, je vais te foutre un coup dans la gueule ».
Constatant le vacarme produit par l’avaleuse de pile, le médecin va lui demander de se calmer et aura droit à « Ta gueule grosse chienne ».
Le syndicat local Force Ouvrière Justice Orléans tient à rappeler que la personne détenue V a déjà agressé des collègues de la MAF lors de sa précédente incarcération mais on la garde sur l’établissement !!!
Le syndicat local Force Ouvrière Justice Orléans tient à féliciter les agents d’escorte qui ont dû faire face à cette situation.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice Orléans accompagnera les collègues dans toutes leurs démarches.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice Orléans demande que les agents soient félicités officiellement.
Le syndicat local Force Ouvrière Justice Orléans exige le transfert de l’avaleuse de pile vers un autre établissement.
Au sein de notre établissement, le seuil symbolique et alarmant des 5 000 détenus écroués vient d’être franchi, atteignant désormais 5 025 personnes prises en charge.
Cette situation illustre une nouvelle fois la surpopulation carcérale chronique qui frappe notre administration et ses personnels. Derrière ce chiffre se cache une réalité quotidienne extrêmement difficile pour l’ensemble des agents : surveillants, personnels administratifs, techniques, d’insertion et de probation.
Chaque jour, les personnels doivent faire face à une charge de travail toujours plus importante, à des mouvements de détention complexes, à une gestion accrue des incidents, à des tensions permanentes et à une multiplication des situations à risque.
Cette surpopulation engendre inévitablement :
Force Ouvrière Justice tient à rappeler que les agents continuent d’assurer leurs missions avec professionnalisme malgré des conditions d’exercice devenues particulièrement préoccupantes.
Alors que le Contrôleur Général des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL) est actuellement en visite au sein de notre établissement jusqu’au 12 juin, nous espérons que ce constat objectif de terrain permettra de mettre en lumière les difficultés rencontrées quotidiennement par les personnels et l’urgence d’apporter des réponses concrètes à cette situation.
Force Ouvrière Justice continuera de défendre les intérêts des agents et d’alerter l’administration sur les conséquences directes de cette surpopulation carcérale, tant pour la sécurité des personnels que pour le bon fonctionnement de l’établissement.
Force Ouvrière Justice Défendre les personnels, faire entendre leur réalité.
Le lundi 8 juin 2026, un détenu de 24 ans, prévenu dans une affaire criminelle, a tenté de s’évader lors d’une extraction médicale.
Ce détenu étranger, incarcéré depuis le 19 octobre 2024 sur notre établissement, a essayée par deux fois de s’évader lors de son extraction médicale ce matin.
Vers 10h40, lors d’une extraction médicale vers le CH Riom, il a tenté de s’enfuir d’une salle de consultation par une porte une première fois et par la fenêtre dans un second temps.
Les 3 surveillants présents ont du le maîtriser par deux fois pour empêcher son évasion avant de le réintégrer vers le Centre Pénitentiaire de Riom.
Ce détenu était déjà connu pour des bagarres et trafics en détention et a été virulent avec les personnels lors de sa maîtrise.
Le Syndicat local FO JUSTICE félicite les agents de l’équipe ELSP présents pour leur réactivité.
Le Syndicat local FO JUSTICE demande des félicitations écrites pour les agents qui ont participé à l’escorte !
Quand certains rêvent de livraison express, nos collègues assurent la réception… mais pas celle qu’ils espéraient !
Le samedi 06 juin 2026, au bâtiment D1, alors que le terrain de sport profitait d’une journée presque ordinaire, un objet volant non identifié a décidé de faire escale dans les filins du terrain de sport côté droit.
Heureusement, les surveillants du deuxième étage avaient les yeux plus affûtés qu’un radar de contrôle aérien. Leur vigilance a permis de repérer ce visiteur clandestin avant qu’il ne puisse terminer sa mission.
Après récupération de l’engin, le “colis premium” contenait :
Le tout soigneusement emballé dans… deux paires de chaussettes suspendues à une ficelle. Comme quoi, certains innovent dans la logistique textile aérienne !
Ce lundi 08 juin 2026, un nouveau drone a été découvert à proximité des bureaux syndicaux. Cette trouvaille n’est pas le fruit du hasard mais bien celui du professionnalisme et de la vigilance des agents du PCI, dont l’attention permanente a permis de détecter cet engin avant qu’il n’atteigne son objectif.
Décidément, certains semblent confondre les établissements pénitentiaires avec des plateformes de livraison aérienne !
Malheureusement pour eux, les personnels continuent de démontrer chaque jour leur engagement sans faille au service de la sécurité.
Ces événements successifs illustrent une réalité préoccupante : les moyens utilisés pour contourner les dispositifs de sécurité évoluent rapidement et nécessitent des réponses adaptées.
Force Ouvrière Justice félicite l’ensemble des personnels ayant contribué à ces découvertes et particulièrement les agents du PCI pour leur réactivité et leur professionnalisme.
Chaque jour, les personnels pénitentiaires font preuve d’une vigilance collective constante pour garantir la sécurité de nos établissements.
Toutefois, les félicitations ne suffisent plus.
Les personnels ne peuvent pas être les seuls remparts face à des techniques toujours plus sophistiquées.
Leur vigilance est exemplaire.
Il appartient désormais à l’administration de leur donner les moyens nécessaires pour accomplir leurs missions dans les meilleures conditions de sécurité.
Force Ouvrière Justice restera mobilisée pour défendre les personnels et exiger les moyens indispensables à la sécurité de nos établissements.
Résultat : Le drone n’a pas atteint sa destination. Les objets prohibés ont été interceptés. La sécurité a été préservée mais combien passent à travers les mailles du filets… du moins ce qui restent !
Force Ouvrière Justice revendique :
✓ La mise en place immédiate de filets de protection au-dessus des cours de promenade afin de limiter efficacement les largages et projections par voie aérienne.
✓ La création d’une véritable brigade anti-drone, dotée de moyens techniques adaptés permettant la détection, l’identification et la neutralisation des appareils survolant les établissements pénitentiaires.
✓ Des investissements concrets dans la sécurisation périmétrique des établissements, afin de faire face à l’évolution constante des modes opératoires des réseaux criminels.
✓ Des moyens de lutte renforcés contre les projections et les survols de drones.
✓ La reconnaissance concrète du travail des personnels qui assurent quotidiennement la sécurité des établissements.
✓ Une politique pénale ferme contre les auteurs et commanditaires de ces tentatives d’introduction.
À ce rythme-là, certains pensent peut-être ouvrir une compagnie aérienne low-cost au-dessus des établissements pénitentiaires…
Félicitations aux collègues pour leur réactivité et leur professionnalisme.
Force Ouvrière Justice : toujours vigilants, toujours mobilisés, toujours au service de la sécurité de tous.
Force Ouvrière Justice La défense des personnels, la force du collectif.
À l’issue des échanges de ce jeudi 4 juin 2026 avec le Conseiller Pénitentiaire du Ministre de la Justice, FO Justice dresse un constat sans appel : si certaines orientations sont évoquées, aucune réponse concrète et immédiate n’est apportée aux difficultés majeures rencontrées quotidiennement par les personnels du Centre Pénitentiaire de Béziers.
UNE SITUATION DES EFFECTIFS CRITIQUE ET DURABLEMENT DÉGRADÉE
Le plafond d’emplois fixé à 855 postes dans le cadre du PLF 2026 est déjà largement insuffisant au regard des besoins réels. Au niveau national, les projections évoquent un besoin d’au moins 3000 agents supplémentaires entre 2027 et 2030 pour espérer stabiliser les effectifs.
Pour FO Justice, ces chiffres traduisent une réalité incontestable : les établissements fonctionnent déjà en sous-effectif chronique, au détriment de la sécurité et des conditions de travail.
SURPOPULATION CARCÉRALE : UNE ABSENCE DE MESURES D’URGENCE
Aucune mesure immédiate de régulation carcérale n’a été annoncée.
Les seules réponses avancées reposent sur :
➢ la création de 3000 places supplémentaires d’ici 2028,
➢ le développement de structures modulaires.
Ces perspectives, exclusivement à moyen et long terme, ne répondent en rien à la situation actuelle. Dans les faits, la surpopulation continue de s’aggraver, avec des conséquences directes sur les conditions de détention et la sécurité des agents.
DES CONDITIONS DE DÉTENTION ET DE TRAVAIL TOUJOURS PLUS DÉGRADÉES
L’objectif affiché de mettre fin aux matelas au sol repose sur des dispositifs indirects :
➢ aide à la sortie,
➢ orientation vers des établissements disposant de places vacantes.
FO Justice considère ces mesures comme insuffisantes et inadaptées à l’urgence. Aucune garantie concrète n’est apportée quant à leur efficacité immédiate.
Par ailleurs, la gestion des profils psychiatriques et les réflexions autour des structures hospitalières restent à l’état de projet, laissant les personnels seuls face à des situations de plus en plus complexes.
RECONNAISSANCE DES PERSONNELS : DES RÉPONSES INSUFFISANTES
Si une réflexion sur la reconnaissance des agents est évoquée, aucune mesure concrète n’est actée à ce stade.
Les contraintes budgétaires sont mises en avant, notamment :
➢ l’impossibilité de dépasser le plafond du 1/5ème pour des raison de budget,
➢ des discussions encore en cours concernant le paiement des heures au-delà de 108 heures.
Pour FO Justice, ces éléments sont inacceptables au regard de l’engagement quotidien des personnels.
Les heures supplémentaires s’accumulent, souvent sans reconnaissance ni compensation à la hauteur.
UNE ABSENCE DE RÉPONSES À COURT TERME
L’ensemble des mesures présentées repose sur des projections à moyen ou long terme, sans prise en compte de l’urgence immédiate.
Les personnels, eux, continuent de faire face :
➢ à des effectifs insuffisants,
➢ à une surpopulation croissante,
➢ à des conditions de travail dégradées,
➢ à une pression constante et accrue.
LES EXIGENCES DE FO JUSTICE
Face à cette situation, FO Justice réaffirme ses revendications :
➢ des recrutements massifs et immédiats,
➢ l’arrêt des redéploiements au détriment des détentions,
➢ la mise en place de mesures d’urgence pour réguler la population pénale,
➢ la fin effective des matelas au sol,
➢ le paiement intégral des heures supplémentaires,
➢ une véritable reconnaissance financière et professionnelle des agents,
➢ des réponses concrètes et rapides adaptées aux réalités du terrain.
POUR CONCLURE :
FO Justice dénonce un décalage persistant entre les annonces institutionnelles et la réalité vécue par les personnels.
Les réponses apportées ne sont ni à la hauteur des enjeux, ni à la hauteur de l’engagement des agents.
FO Justice continuera de porter avec détermination les revendications légitimes des personnels et d’exiger des mesures immédiates, concrètes et efficaces.
FO JUSTICE CP BÉZIERS RESTE MOBILISÉ
1. RENFORCEMENT DES EFFECTIFS
2. ADAPTATION DES MISSIONS AUX MOYENS
3. AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL
4. SÉCURITÉ DES PERSONNELS
5. LUTTE CONTRE LA SURPOPULATION CARCÉRALE
7. ORGANISATION CLAIRE DES SERVICES
8. RECONNAISSANCE ET CONSIDÉRATION
9. RÉPONSES IMMÉDIATES ET ENGAGEMENTS